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TROUBLE MAKER HAS SOME NEW FOR YOU




 

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Let's find some beautiful place to get lost (+) Lei ☆  Dim 4 Juin - 20:48


Let's find some beautiful place to get lost
Lei & Je Ha

Le miaulement attira mon attention et je m'accroupis pour approcher ma paume de la tête menue d'un chaton intrigué par les chaussons que je portais. Les griffes plantées dans le tissu noir, il avança la truffe pour mordre et tirer avec un acharnement qui me fit sourire. « Tu vas rendre dingue ta nouvelle famille. » murmurai-je amusé en l'attrapant. Les griffes sorties, il miaula de bon cœur tandis que je le ramenais vers son panier, où trois de ses frères et sœurs attendaient plus sagement, les yeux grands ouverts. Le rouquin aux poils angora frappa le brun fugitif avant de lui mordre l'oreille, en un geste qui déclencha une mini bagarre et occupa le fugueur. Les yeux pétillants, je m'éloignais vers l'ordinateur pour vérifier une nouvelle fois les différentes adresses indiquées. Je les notais mentalement puis coulai un regard vers l'heure dans la barre de tâche. 10H30. J'attrapai ma veste, arrangeai la couverture dans le carton posé sur le bureau puis m'approchai de nouveau du panier, où les deux frères se chamaillaient sous le regard attentif d'un blanc gris à moitié endormi et d'une jumelle plus intéressée. Je les attrapai un à un pour les placer dans le carton. Leurs têtes, aux grands yeux écarquillés, se levèrent en un mouvement synchronisé pour m'observer. Accroupis, je pris un moment pour les rassurer du bout des doigts. Je les laissai naviguer dans le pelage de ces petites boules de poils, en quelques caresses qui suffirent à apaiser les plus excités d'entre eux. Les pattes vacillèrent et ils se roulèrent en boule les uns contre les autres. Retirant doucement ma main, je soulevai le carton, attrapai mes clés et quittai le studio, dans lequel je les avais gardé quelques jours en attendant de leur trouver une famille d'accueil. La porte se referma en un claquement sec qui fit sursauter le brun à la patte légèrement handicapée. Je l'apaisai en lui tapotant légèrement la tête puis descendis les escaliers souplement pour sortir de l'immeuble. La pluie fine et mouchetée qui avait accompagné l'aube s'était effacée au profit d'un soleil presque chaud. J'installai les chatons sur le siège arrière, coinçai le carton à l'aide de la ceinture puis me glissai sur mon propre siège avant de démarrer en douceur. Il me fallut moins d'une demi heure pour rejoindre l'université et plus particulièrement le dortoir Gumiho devant lequel je devais récupérer Lei. Je me garais devant la maison, la tête légèrement penchée sur l'épaule pour fouiller du regard l'extérieur, puis saisis mon portable pour taper rapidement quelques mots à son attention. Des miaulements ponctuèrent le message dès que je l'envoyais. Je tournai la tête vers mes passagers qui s'agitaient  et dont les pattes avant dépassaient d'un carton contre lequel ils se tenaient debout. « Ne sautez pas. » grommelai-je en tendant le bras pour les décrocher et les forcer à se recoucher. La portière s'ouvrit au même moment sur la jeune fille, qui s'installa avec un entrain enfantin qui lui ressemblait. « Si tu pouvais prendre le carton sur toi,  » attaquai-je sans lui laisser le temps d'ouvrir la bouche, « ce serait pas mal. J'ai l'impression qu'ils ne vont pas tarder à sauter par dessus. » Comme pour souligner mes propos, le brun le plus excité et le plus aventureux de la tribu bondit hors du carton. N'ayant vu cet exploit que du coin de l’œil, je tournai la tête vers celui dont la curiosité le poussait à planter les griffes dans le cuir des sièges. « Je te jure. » grognai-je en l'attrapant pour le replacer dans le carton. « Ne bouge pas. » intimai-je à Lei avant qu'elle puisse faire le moindre geste. Je sortis de la voiture, en fis le tour et récupérai le carton en quelques mouvements précis pour le poser manu militari sur les genoux de la jeune fille, et ce sans lui laisser l'opportunité de refuser. Mais Lei était une perle, dont le caractère optimiste et joyeux contrastait de beaucoup avec celui que je lui opposai. Mon aura sombre et ma propension à râler la déstabilisait aussi peu que l'agressivité à laquelle elle s'était confrontée lors de notre première rencontre à l'hôpital. Aucune pique, aucun grognement n'avait eu raison de son enthousiasme et de sa volonté à m'approcher. J'étais celui qui avait cédé, en grande partie à cause d'un appareil photo par le biais duquel elle m'avait forcé à me secouer. Appareil que je remarquai posé à ses pieds lorsque je m'installai à nouveau derrière le volant. Je retins la question qui effleurait mes lèvres, afin de ne pas dériver du sujet essentiel qui s'agitait près de mon bras, et commençai après avoir démarré. « J'ai trouvé trois familles. » lui expliquai-je en laissant le volant glisser contre mes paumes tandis que je m'engageai sur la route quittant le complexe université. « L'une d'entre elle a d'ailleurs accepté de prendre les jumeaux. Je n'ai pas eu le cœur à les séparer d'autant plus qu'ils sont toujours fourrés ensembles, ce que tu as dû remarquer avant de me les confier. » Moins d'une semaine s'était écoulée depuis qu'elle m'avait demandé de garder la portée, qu'elle avait sauvé en compagnie de quelques amis, ou quelque soit la manière dont elle percevait les membres de son groupe. L'esprit inattentif, je m'étais plus concentré sur les petits, qu'elle avait placé sous mon nez, que sur une explication dont je n'avais retenu que des bribes, excepté la partie durant laquelle elle relatait la cause d'un sauvetage qui m'avait fait bondir. La voix du GPS chassa le frémissement glacé né d'un souvenir remémoré, qu'assassina définitivement le départ des deux premiers chatons. Il ne restait plus que les jumeaux aux pelages sombres et aux yeux clairs, réservés par une famille habitant en périphérie de la capitale, aux pieds des montagnes qui entouraient Séoul. Laissant la ville et ses bruits derrière nous, je m'engageais sur une routes bordée d'arbres et conduisis jusqu'à atteindre une maison entourée de forêt et de chemins de randonnée. Je m'arrêtai près du portail ouvert et me penchai sur le volant en sifflant d'admiration. « C'est superbe …. tu as quelque chose de prévu ? » demandai-je impulsivement à la brune en me tournant vers elle. « Ou tu l'as emmené simplement parce qu'il avait un soucis ? » fis-je en désignant son appareil du menton.


     
How to say it? Colère et méfiance se disputent son regard et son cœur, maintenus dans la solitude et l'obscurité. Mais cette agressivité, cette violence qui le nimbe et obscurcit la noirceur de ses yeux est déliée par cette pointe d'intérêt trahie et niée. I wanna avoid you, more and more. I tried to ignore this but no matter how much I avoided you, you're getting closer. To you, I'm a bad match. But you're softly coming to me, so I can't even escape. And I'm getting used to your eyes, your touch, your voice.

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Re: Let's find some beautiful place to get lost (+) Lei ☆  Ven 16 Juin - 11:57

jeha & lei

Le véhicule stoppe son avancée furieuse dans un atroce crissement de pneu, auquel vient s'ajouter le bref cri surpris de Lei. Omo omo omo, elle geint en arrachant du volant l'une des mains qu'elle y avait agrippé telles des serres, pour plaquer sa paume contre son cœur, choquée comme si le pied qui venait d'écraser la pédale de frein n'était pas le sien même. Mais qu'est-ce que tu fais !? Son moniteur d'auto-école semble à deux doigts de s'arracher les cheveux (ou d'arracher ceux de Lei mais honnêtement, elle préférerait qu'il se contente de s'auto-mutiler s'il faut vraiment en arriver à cet extrême, parce qu'elle ne serait pas très mignonne privée de ses mèches brunes et qu'en plus elle a réussi à forcer Nuo à la coiffer ce matin). Moi ? Mais je conduis... tout à fait normalement- enfin je le ferais si des passants ne se jetaient pas sous mes roues ! Il est vraiment bizarre et en plus il a le culot de la regarder comme si c'était elle qui l'était. Quels passants Lei ? Mais elle, là ! elle assène de sa voix encore chargée de panique en tendant un doigt accusateur vers la coupable (une vieille dame qui traverse tranquillement sur un passage piéton à une vingtaine de mètres de là) (on n'a pas idée d'être si inconscient, et si Lei ne l'avait pas vue à temps ? Tragédie). Tu avais. Parfaitement. Le temps. De freiner correctement. C'est elle ou il est exaspéré ? Elle ne voit pas pourquoi. Oui oui, c'est ce qu'on dit. Et ensuite on se retrouve à rouler sur de pauvres âmes innocentes, réplique-t-elle dramatiquement, réprimant un frisson en repensant à ce crime — un petit chat trop mignon (enfin elle suppose, c'était assez dur à juger avec les viscères et les globes oculaires qui sortaient de partout) qu'elle ne se pardonnera jamais d'avoir privé de couler des jours heureux lors d'une de ses pratiques. ... Je vois. Tu saurais avancer de quelques mètres et te garer ou tu aurais peur de blesser l'asphalte en lui roulant dessus ? Le sarcasme lui passe très loin au-dessus, l'adrénaline courant déjà dans ses veines à l'idée de remettre le contact. ça va, je gère, elle assure avec confiance avant de défaire sa ceinture et de sortir de la voiture en coup de vent, ignorant tout à fait les appels incrédules du moniteur. Qu'est-ce que c'était que ça encore !? Je vérifiais juste vite fait que la place était libre, elle informe une fois revenue au pas de course de son inspection. On ne sait jamais, une toute petite bête aurait pu être là à se dorer au soleil, ça n'aurait pas été poli de la déranger. Comme quoi, une fourmi en vacances ? Il renifle dédaigneusement, et elle répond patiemment : Mais non, les fourmis ne prennent pas de vacances. Décidément il ne sait pas grand-chose. Mais bon, elle l'aime bien quand même, ce pauvre homme. Déjà qu'il fait un métier qui ne lui convient pas — moniteur d'autoécole alors qu'il a peur en voiture, passe touuute l'heure à s'accrocher à la poignée de maintien au-dessus de sa fenêtre comme si sa vie en dépendait (il ne le fait pas avec les autres, sûrement parce qu'il a peur qu'ils se moquent, mais avec Lei il n'hésite pas parce qu'il sait sans doute qu'elle ne le juge pas).  

Ha, il fait encore le truc de la poignée. Lei secoue légèrement la tête, pleine de compassion. Je vais faire un créneau, elle informe, et il proteste aussitôt (il ne l'a toujours pas laissée en faire, depuis le temps qu'il la fait conduire) ; mais elle l'ignore (est-ce encore nécessaire de le souligner ? Elle le fait souvent). C'est plié en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et lorsqu'elle tourne vers lui son regard excité et ravi il a l'air complètement sous le choc. Slaaaaay queen ! elle s'auto-congratule (façon tumblr, en bonne addict), puisqu'il n'est pas en état de le faire. Puis, serviable, elle détache sa ceinture et celle du moniteur et vient lui ouvrir la portière. Il sort tout étourdi, part examiner l'avant et l'arrière et les côtés de la voiture comme s'il ne pouvait pas y croire (croire à quoi ?). Comment tu as fait ça ? Oh non, il ne sait même pas faire de créneaux ? C'est bizarre. C'est super facile, je vous montrerai un autre jour promis. C'est pas qu'elle ne veuille pas l'aider, mais le timing n'est pas idéal : elle est supposée retrouver Jeha dans pas longtemps.

Ils ont une portée de chatons à livrer à leurs nouvelles familles et comme à chaque fois, elle est à la fois super excitée et triste. Excitée parce que c'est évidemment un beau moment, de parvenir à placer des animaux, d'autant plus lorsqu'on considère que ceux que Boni et elle récupèrent sont généralement soit maltraités, soit en passe d'être injustement euthanasié. Triste parce que c'est toujours un déchirement de s'en séparer. Elle ne s'en occupe pas vraiment, certes. Le grand malheur de la vie de Lei est son incapacité à gérer les devoirs qui accompagnent les plaisirs et lui confier une vie serait une regrettable erreur. Mais elle les cajole dès que possible, passe du temps avec eux, s'y attache irrémédiablement, si bien que chaque séparation est un déchirement. Elle a vraiment de la chance de pouvoir compter sur Jeha : il est beaucoup plus organisé et n'est, contrairement à elle, pas du genre à reculer au dernier moment. Bref, il gère comme un chef toute la partie Adulte™ du boulot.

Une fois rentrée au dortoir Gumi, Lei récupère rapidement son appareil photo, troque son sac de ville contre un sac à dos où elle glisse notamment deux sandwichs et deux bouteilles d'eau — suggestion faite par Nuo lorsqu'elle lui a parlé de ses plans du jour. Elle ne sait pas exactement où ils vont, si ce n'est que c'est supposé prendre un peu de temps selon ce que lui a dit Jeha. Un texto l'informe qu'il l'attend déjà en bas, et elle ne tarde pas à le rejoindre. Sa- elle entame, aussitôt coupée dans son élan. Oooow donne-les moi oui, donne-les moi ! Elle accepte slash encourage en accueillant sans se faire priver le carton qu'il pose sur ses genoux. Tandis qu'il retourne au volant, le cœur de Lei fond littéralement à la vue des frimousses qui se lèvent pour l'observer curieusement. Bonjour vous, elle souffle tout attendrie en refermant tout en délicatesse ses paumes autour du corps souple du plus coquin et aventurier du lot, le surélevant face à son visage pour frôler son petit museau du bout du nez. Ils ne t'ont pas donné trop de fil à retordre ? Elle s'enquiert tout en jouant avec eux, caressant au passage la patte un peu raide de l'un des chatons, curieuse de savoir comment s'est passée leur presque-semaine ensemble. Il lui parle ensuite des familles et évidemment, l'idée que le duo d'inséparables puisse rester uni ne peut que lui plaire. Le temps du trajet, elle profite pour les immortaliser tous ensemble sur la pellicule histoire d'en garder un souvenir. Les premiers arrêts se passent sans encombre. Là encore, Lei sort son appareil quand on l'y autorise, puis traine un tout petit peu sur les au revoir en chuchotant à chacun de leur petit monstre d'être sage et de faire le bonheur de son nouveau maître ; avant de courber respectueusement la nuque et d'agiter les mains, saluant avec un plaisir enfantin tandis que la voiture s'éloigne. Le décor change tout à fait lorsqu'ils s'engagent en direction de la dernière maison, paysage prometteur qui ne lui fait pas regretter un instant d'avoir embarqué son appareil. Elle parvient à prendre quelques clichés en chemin — le type de ressource qui ne manque jamais de plaire sur la toile.

A vrai dire... tu viens de te faire kidnapper, elle annonce d'une voix basse, pour l'effet, les yeux plissés de malice et le sourire qu'elle retient trahi par les frémissements de ses commissures. Pour illustrer ses mots elle ouvre le sac à dos, en sort un des sandwichs et l'agite en guise de preuve. Quitte à faire de la route, j'espérais te convaincre de chercher une place sympa où prendre l'air et quelques photos. Mais là on n'a même pas le choix : ce serait un crime de repartir aussitôt arrivés ! Elle aime beaucoup la ville et son effervescence, qui rend merveilleusement bien sur papier glacé (et tout autant en version dématérialisée), mais la nature a un charme tout particulier, incomparable. J'espère que t'es partant, elle plaide au cas où, même s'il a l'air plutôt intéressé. Un immense sourire lui fend les joues lorsqu'il confirme son accord et elle tape brièvement des mains avec ravissement.

Le carton dans les bras, Lei s'extirpe de l'habitacle en dévorant les environs du regard. Qu'est-ce qu'ils ont de la chance, j'aurais adoré vivre là, elle soupire, bien que la villa des No n'ait rien à envier à... aucun endroit du monde, à vrai dire. Et puis soudain elle fronce le nez, changeant d'avis : Quoi que non : pas assez de voisins. C'est un poil isolé, pas vraiment son style à long terme. Tu crois qu'ils sont sympa ? elle demande brusquement, émettant les doutes habituels précédent le départ des animaux à confier, dû à un rush d'affection et de possessivité. Son regard se porte sur les jumeaux qui hissent leurs pattes avant sur le rebord pour voir ce qui se passe, retombent, recommencent sans se lasser. J'espère qu'ils les traiteront bien... Et la voilà qui devient un brin émotive, lèvres se courbant en une moue triste avec qu'elle libère une main pour caresser une dernière fois les adorables créatures.

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