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set fire to the rain ♡ JANA

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Yu Sana
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Mer 19 Juil - 15:51

set fire to the rain
sana ♡ jasun

Ses yeux profonds sont faits de vide et de néants, ses petits doigts frêles tremblotant sur l’écran fissuré de son téléphone. Les larmes ne coulent plus depuis bien longtemps, ses petits yeux enflés et noircis bien trop irrités pour ne lui permettre de pleurer. Son corps amincis est douloureux ; faible et la supplie silencieusement de ne guère bouger ; à moins qu’il ne s’agisse de son esprit qui lui cri de faire profil bas, de se faire petite toute petite. Elle regrette tellement son geste ; elle regrette d’avoir désobéis, d’être sortie sans autorisation et d’être allé voir Jasun. Elle avait pourtant essayé de se repentir ; elle avait exprimé ses regrets, justifié sa fugue par un désir de voir sa famille juste le temps d’une après-midi. Mais les paroles n’avaient qu’empiré son châtiment. Elle était sienne, voué à l’aimer. Il l’ancrait dans sa chair ; dans son âme ; dans son être. Elle se refusait à mettre des mots sur ce qu’il lui infligeait ; maltraitance, viol, torture psychologique ; tout cela lui semblait bien trop extrême pour qu’elle n’accepte cette triste réalité qu’était la sienne. Il n’avait pas toujours été ainsi ; pas au début ; pas les premières années. Il l’aimait ; elle n’en doutait guère ; il l’avait toujours aimé ; à sa manière à lui. Et elle s’accrochait ; persuadé qu’il finirait par redevenir comme avant ; doux et attentionné ; jeune adolescent dont elle était le premier amour. La drogue et l’alcool finiraient par se détacher de lui et un jour, il réaliserait à quel point elle comptait pour lui. C’est ainsi qu’elle se noyait dans ses propres mensonges ; cela était toujours plus facile que de n’être confronté à ces abus quotidien dont elle était la victime. Plus facile que de n’admettre l’angoisse qui l’emplissait; cette crainte qu’un jour il ne finisse par la tuer pour de bon; cette peur paralysante à chaque fois qu’il la poussait sur le lit conjugale. Plus facile que de n’admettre qu’elle ne l’aimait plus depuis des années; que la peur avait pris le dessus sur une affinité envolée; qu’elle était belle et bien amoureuse de son demi-frère et qu’elle ne pouvait rien faire contre cela. Plus facile que de reconnaître son infidélité; de n’avouer que lorsqu’il la pénétrait c’était à Jasun qu’elle pensait avec pour espoir de rendre l’instant moins douloureux. Son corps endolori n’était rien comparé à son être; détruit ; brisé ; nécrosé.

Elle inspire profondément ; l’air est chaud ; étouffant et sa gorge sèche est irritée. Elle est fatiguée, nauséeuse et se sent prise de vertiges ; elle ne sait plus très bien si elle a encore toute sa tête, elle se sent flancher, elle a cette impression de devenir folle, de rire hystériquement et de gémir dans la seconde qui suit. Sana aimerait tellement fermer les yeux et ne plus se réveiller ; s’enfoncer dans un sommeil sans fin ; s’offrir aux abysses. Mais elle a peur ; peur qu’on ne la réveille brutalement ; que son visage meurtri ne soit, une fois de plus, écrasé contre le plan de travail de la cuisine. Elle n’a même pas confiance en la mort, persuadé que celle-ci est bien trop belle pour ne l’autoriser à la rejoindre. Assise en tailleur sur cette chaise en bois brisé, elle n’a de cesse de jeter des regards inquiets vers la porte du salon. Les cris de joie y sont perceptibles, une joie qu’il n’a plus partagé avec elle depuis plus d’un an mais auquel ses amis avaient le droit. Joint en bouche, alcool sur la table basse et ps4 comme passe temps. Il fût un temps où leur présence la rassurait ; il n’oserait jamais la frapper devant eux. Vrai/faux pas devant eux mais dans l’arrière cuisine là où malgré les murs en pierres ; ils pouvaient tout de même l’entendre. Non assistance à personne en danger ; elle riait. Quel était ce concept ? Dans une société aussi nombriliste.

Elle renifle péniblement caressant de nouveau son téléphone du bout des doigts. Il s’inquiète pour elle. Sérénité ou inquiétude, autarcie ou ivresse, nous échappons rarement à ce dilemme. Pourquoi fallait-il qu’il lui rende la tâche plus complexe ; ne pouvait-il donc guère tirer un trait sur elle ; sur eux. « je te l’ai déjà. Je suis tombé dans les escaliers et mon front a percuté le mur. Je dois te le dire dans quelle langue Jasun ? Lâche l’affaire tu me fatigues. » Elle plisse douloureusement les lèvres ; cela ne lui ressemblait pas. Elle aurait aimé se lamenter, le supplier de venir la chercher, de l’arracher de son emprise. Mais elle n’avait pas le droit ; elle était la seule responsable de son actuel malheur ; elle avait vu les choses venir, escalader en violence. Elle aurait pu partir ; plus tôt ; lorsqu’il en était encore temps. Mais elle ne l’avait pas fait. Parce qu’elle était têtue, paniqué à l’idée de décevoir ses proches et bien trop fière pour admettre que l’homme pour lequel elle avait quitté le cocon familial la battait. Son téléphone se met à vibrer la faisant sursauter alors que son cœur se serre douloureusement lorsqu’elle voit le prénom de son demi-frère sur l’écran de l’appareil. Qu’est-ce qui était pire sana ? L’inceste ou la maltraitance ? elle rejette l’appel, son pouce s’écrasant sur l’écran alors qu’elle vient poser sa tête sur la table en bois, le souffle court. Par désespoir on affirme, par désespoir on nie, par désespoir on s'abstient d'affirmer et de nier.




yu sana
I decided long ago, never to walk in anyone’s shadows▬ If I fail, if I succeed, at least I’ll live as I believe. No matter what they take from me, they can’t take away my dignity
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Yu Jasun
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Mer 19 Juil - 19:54

set fire to the rain
sana ♡ jasun

Jasun sent son coeur cogner contre sa poitrine à tel point qu'il est prêt à parier qu'il va en sortir. En fait, il est comme ça depuis une bonne heure maintenant, depuis qu'il a vu Sana pour ainsi dire. Elle est venue à la maison aujourd'hui, oui, elle est venue rendre visite à sa famille. Faut dire que depuis qu'elle sort avec cet espèce de sous-merde, déchet humain même, elle ne vient pas beaucoup les voir aux Yu. Le pire, c'est de l'imaginer dans les bras d'un autre tout en se cachant derrière cette image de grand-frère adoptif qu'il doit avoir pour elle et pour les autres. C'est une véritable torture mentale, il est pas sûr de pouvoir supporter ça longtemps en fait. Tout comme il est pas sûr de pouvoir supporter longtemps de la voir se ramener à la maison avec des bleus, des croutes de sang, des coquards ou que sais-je, de toute façon, c'est la même chose, elle est abimée. Sa Sana. La sienne. Depuis qu'elle a quitté le cocon familial, elle lui revient plus cassée jour après jour. Sa poupée. Qui sur ce putain de monde a le droit de lever la main sur elle et de lui faire du mal? Tapi dans l'ombre, depuis la rambarde d'escalier, il la regarde parler avec sa mère, elle rit, elle fait comme si tout va bien mais elle a ce putain de rond noir à son oeil gauche et Jasun ne fait pas attention à son rire si cristallin qui lui manque tant pourtant. Tout ce à quoi il fait attention, c'est ce coquard, il baisse les yeux, ils voit des bleus sur ses bras. Un sourire nerveux étire ses lèvres, quel con pouvait croire à ses salades? Ils sont devenus fous les Yu ou quoi? Ils voient pas le spectacle qui se joue sous leurs yeux? Ya que Jasun qui est capable de le voir? Ou est-ce que c'est l'amour fou qu'il porte à cette fille qui le pousse à jouer les paranos? De sa main droite, il serre la rambarde de toutes ses forces, il la regarde parler avec sa mère, avec son frère, avec les autres membres de la famille qui semblent vite oublier ces vilaines marques qu'elle arbore. Après quelques minutes à rester seul, il finit par descendre les escaliers un à un, le regard fixé sur elle alors qu'elle continue de parler avec les uns et les autres membres de la famille. A peine arrivé que son regard glacial croise celui de son père: pas un mot ce soir ne doit sortir de la bouche de cet homme, auquel cas, Jasun allait lui arracher les yeux. Il ne veut entendre personne, et certainement pas Sana lui mentir. Alors oui, il est là, il est avec les Yu, avec Sana, mais il ne parle pas et il ne participe à aucune conversation. Il se contente de regarder les minutes passer alors que ses mains, posées sur le dossier d'une chaise où Soonae est assise, se resserrent dessus, serrent le bois entre ses mains comme s'il allait le casser d'une seconde à l'autre. Le seul qui le remarque, c'est Yongsun. Il remarque ces doigts devenir blancs sous la force qu'il y met, Jasun va craquer. C'est indéniable. Il ne peut simplement pas regarder Sana avec son si beau visage abimé.

Leurs regards se croisent. Oui, elle a levé les yeux pour le regarder. Le temps d'une seconde, il perçoit derrière son sourire la douleur. La douleur de ne pas pouvoir crier "à l'aide" à pleins poumons, et croisant ce regard si faussé, Jasun ne peut stopper ses nerfs qui passent à travers son corps, et qui le fait serrer la mâchoire. Ils échangent un regard, oui, le seul ce soir, avant qu'elle rentre chez elle et retourne dans les bras de cet enfoiré. La voix de celle qu'il aime s'élève, il l'entend leur dire qu'elle va y aller. Il baisse la tête alors, il se demande s'il doit tenter une dernière fois. Il va s'en donner la peine. Après tout, il a eu la preuve maintes fois: il peut se tirer les filles qu'il veut, il peut toutes les avoir à ses pieds s'il le souhaite mais pas une ne lui apporterait ce qu'il cherche vraiment. Ce qu'il cherche vraiment est dans la même pièce que lui ce soir mais s'apprête encore à lui filer entre les doigts pour un avenir encore bien trop sombre, aussi sombre que son oeil. Alors il lui attrape le manteau des mains. Il pleut dehors. Il l'empêche de se rhabiller. Je te raccompagne. lâche-t-il froidement. La bonne ambiance s'en est allée, il a toujours eu ce rôle là chez les Yu, Jasun. Celui qui te plombe l'ambiance avec sa froideur. Et de son regard, il fait comprendre à Sana qu'il ne faut pas insister. L'aîné attrape alors les clés de sa voiture et quitte la maison, se contentant de mettre la capuche de son sweat. Il court jusqu'à la voiture aux côtés de sa soeur adoptive et s'installe au volant. Il la laisse s'installer à son tour, mais l'ambiance est froide. Elle est glaciale. Ils ne se parlent pas, il démarre la voiture, le bruit du moteur qui tourne comble, Dieu merci, le silence pesant entre eux. Et alors qu'il quitte le quartier, il pose enfin les yeux sur elle. Et c'est agressif, qu'il lui demande. T'as rien à me dire?! Il jongle du regard entre la route et Sana, ou du moins, ce putain de coquard qui, plus il regarde, plus éveille tous les démons en lui. Sa main droite quitte le volant, elle vient attraper le menton de sa soeur adoptive. C'est quoi ça? Hein?! Il parle de son eil, bien sûr. Il serre la mâchoire, ils se disputent. Elle lui demande d'arrêter, de la laisser tranquille mais putain ça le rend malade. Je peux pas te laisser tranquille, tu le comprends ça?!? JE. PEUX. PAS. il appuie sur chacun des mots.  Non, il peut pas, parce qu'il l'aime cette fille. Il l'aime comme un fou. Il accélère, il se rend pas compte. Il lève le ton, il se rend pas compte non plus. Il l'effraie plus qu'elle ne l'est déjà et ça non plus il s'en rend pas compte. Mais c'est plus fort que lui, il peut pas la laisser retourner dans les bras d'un fils de pute. Il te frappe? son ton redevient calme, soudain, l'idée qu'il a en tête depuis quelques jours ose franchir la barrière de ses lèvres. Oh putain, rien que d'en parler, il sent son coeur taper de fureur contre sa poitrine. Dis-le moi. et elle se met à lui crier dessus, elle pleure, elle lui ordonne d'arrêter la voiture. Quel connard tu es Jasun, t'aurais jamais dû t'arrêter et lui dire de se barrer. T'aurais dû la raccompagner jusqu'à la porte quitte à rendre visite à son mec, tiens, ça aurait été une bonne idée tiens. Mais ce soir t'as le diable en toi, et ce soir, tu ne le sais pas encore à ce moment-là, mais tu vas mener à la mort de quelqu'un.

Il rentre chez lui, il ne dîne pas, il ne se joint pas à la famille qui regarde un film en famille. Non lui, il claque la porte de sa chambre pour s'y enfermer. Aussitôt, première chose qu'il fait: envoyer un message à Sana. Oui il l'a laissé partir mais il peut pas rester dans l'ignorance plus longtemps. Il est persuadé qu'elle se fait frapper, le silence qu'elle a eu au moment où la question a passé ses lèvres toute à l'heure dans la voiture, n'a fait que confirmer les craintes qu'il a depuis quelques jours.

Comment tu t'es fait ça? Réponse:  je te l’ai déjà dit. Je suis tombé dans les escaliers et mon front a percuté le mur. Je dois te le dire dans quelle langue Jasun ? Lâche l’affaire tu me fatigues. Mais quelle excuse bidon, ça le fait sourire nerveusement. Il regarde un oeil à l'horloge dans sa chambre. 20h12. Il ne tiendra pas la soirée comme ça. Il reprend alors les clés de sa voiture, et après avoir hésité peut-être 2 minutes, il quitte à nouveau la maison. Jasun, tu ne manges... il a entendu la voix de son père mais il ne l'a même pas laissé finir. Jasun claque la porte d'entrée, il marche rapidement jusqu'à sa voiture. Et il prend la route, jusqu'en ville, jusqu'à se garer en bas de l'immeuble où vit désormais sa soeur adoptive avec son adorable fiancé. Évidemment, on ne lui ouvre pas en bas, à l'interphone. Il appuie alors nerveusement sur tous les boutons jusqu'à ce qu'un abruti lui ouvre sans même demander de qui il s'agit. Montant les marches deux par deux, il se retrouve bien vite devant la porte de l'appartement qu'elle habite. Il toque. Une fois. Au moins il essaye d'être cordial, mais les 5 secondes d'attente qu'on lui fait subir sont trop longues à son goût, surtout ce soir où il est dans un état de colère noire. D'un coup de pied violent et sec, il défonce la porte de l'appartement, la capuche de son sweat tombe alors, révélant son visage à la lumière du salon. Salon embué par la fumée de cigarettes et de joints, l'aîné des Yu plisse les yeux, il cherche Sana du regard mais bien vite, il se fait aimablement aborder par son beau-frère, cher beau-frère, et ses potes. Non mais c'est quoi ton problème au juste?!? j'vais t'apprendre à rentrer chez les gens moi! lance un de ses potes. Je cherche Sana. répond Jasun, étrangement calme, et avec un air si innocent qu'on comprend de suite que c'est du foutage de gueule à 100%. Tu veux quoi, p'tite merde? T'es jaloux que j'la saute tous les jours ou quoi? la voix du fiancé de Sana vient de lui confier ces mots doux. Le scientifique tourne lentement la tête vers lui, et ils échangent un regard bien différent. Si le fiancé semble être amusé, Jasun lui, essaye de lui faire comprendre que ce soir, c'est tout sauf de l'amusement qu'il va lui offrir.




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Yu Sana
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Jeu 27 Juil - 16:43

set fire to the rain
sana ♡ jasun

"La personne que nous aimons sans être aimé voit dans nos générosités une dépendance de plus qu'elle contracte envers nous et rien ne lui répugne davantage que de sentir se multiplier les liens la joignant à qui elle n'aime pas." Avait-elle toujours été soumise ou l'était-elle devenu au fil des années? Elle n'était guère capable de répondre à cette simple question, elle ne savait pas qui elle était ni même qui elle avait été. Elle avait dévellopé cette addicition pour son partenaire, sentiment intense de dépendance conforté par la peur, de l'abandon, prête à supporter l'insupportable si cela pouvait lui assurer de ne guère être seule. Parcequ'elle avait toujours eu ce sentiment profond d'être incapable de survivre par elle-même, de ne pas pouvoir s'en sortir, faire face à sa famille, déranger, être une plaie pour celle qu'elle aimait. Elle avait appris à se convaincre; appris à ne pas prendre d'initiatives et qui pour lui plaire, le satisfaire et ne pas l'énerver avait appris à être d'accord, à ne pas répondre, à acquiescer. Que pouvait-elle bien espérer d'autre? Qu’elle pourrait aisément le quitter et que sa famille prendrait soin d'elle, oubliant la manière dont elle avait quitté le domicile familial, tournant le dos au sien pour faire sa vie avec celui qu'elle pensait aimer. et jasun, qu'imaginait-elle? un amour parfait comme dans les contes de fées qu'elle aimait tant regarder plus jeune? elle n'était pas idiote, pas vraiment. rien n'aboutirait, rien de sérieux. parce que tout deux portaient le même nom de famille, frère et soeur par la loi. et sana avait honte, honte de ses sentiments, honte de cette attirance, honte de la manière qu'elle avait d'observer son frère, avec envie, désir et passion. un sentiment de honte, de culpabilité et d'impuissance bien plus difficile à supporter que les coups qu'elle recevait. son visage posé sur le bois frais de la table, elle se permet de fermer les yeux le temps d'un instant. il était bien trop occupé avec ses amis pour ne se soucier d'elle, et elle, sana, avait grandement besoin de se reposer, son jeune corps douloureux la suppliant de ne guère bouger.


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" il ne me bat pas." son ton est catégorique, froid et sa voix cassante. La tête appuyé sur l'appuie tête de la voiture de jasun, elle regarde à l'extérieur de la fenêtre. Elle sait très bien qu'une fois qu'elle aura croisé son regard, il saura pour sûr qu'il la maltraitait. ses paroles la blessent bien plus qu'elle ne le voudrait, bien plus que celles de son partenaires, bien plus que les coups. Parcequ’il a raison; parcequ'elle l'aime et que cet amour la détruit à petit feu. Elle n'est pas capable d'admettre, d'avouer à quel point elle est tombé bien bas, parcequ'elle ne veut pas que son amour ne se transforme en pitié, elle ne veut pas qu'il soit impliqué dans ses erreurs, elle ne veut pas le décevoir. " tu aurais du t'abstenir de me ramener. " elle aurait du éviter cette situation, éviter de se retrouver seul à seul avec lui; parcequ'il représentait sa seule véritable faiblesse. elle pouvait tout surmonter, tout. si ce n'est de voir la pitié dans son regard. alors elle préférait qu'il la déteste, quand bien même cela serait douloureux, cela resterait acceptable, qu'il déteste le fait qu'elle soit avec un autre homme, qu'il lui trouve tout les torts du monde et que cela lui permette de tourner la page; sur eux et leur sentiments immoraux. " arrête la voiture jasun. je ne te permets pas de me hurler dessus, pas parceque tu es incapable d'accepter le fait que j'appartienne à un autre que toi. fais toi à l'idée. tu es mon frère, je suis ta soeur. ça s'arrête là. Maintenant tu arrêtes la voiture, je rentre à pied. " elle a crié. à bout de nerfs. pourquoi fallait-il qu'il lui crie dessus, pourquoi fallait-il qu'il fasse pareil ? elle se mord l'intérieur de la joue; se pince la cuisse, se fait violence. elle doit tenir, juste le temps de quitter l'habitacle de sa voiture, juste le temps qu'il croit en ses paroles et la laisse partir. les larmes coulent d'hors et déjà sur ses joues, encore une fois. les mots était douloureux, si douloureux qu'elle aurait préféré mourir que de les prononcer. c'est ce qu'elle finirait par faire. elle le savait, il n'y avait aucun échappatoire. ses dents se referment sur sa langue alors qu'elle glisse hors de la voiture, sans un seul regard pour jasun. un regard et elle craquerait, un regard et elle s'effondrerait. alors elle marche, tête baissée, les larmes s'écrasant sur ses joues, la gorge serrée. ce qui l'attend n'est rien comparé à ce qu'elle vient de faire. tirer un trait définitif sur l'homme qu'elle aimait; un adieu, un aurevoir. il souffrira probablement au début, puis, avec les années; il finirait par tourner la page et l'oublier, elle voulait y croire.




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des fracas l'arrachent à son sommeil, l'esprit confus, perdue alors qu'elle redresse la tête, appeurée, persuadée le temps d'un instant que jae avait pénétré dans la cuisine prêt à s'en prendre à elle pour telle ou telle raison. elle passe une main dans ses cheveux puis sur son visage; elle se frotte les yeux tout en grimaçant de douleur. sa langue vient laper sa lèvre inférieure, que les derniers coups ont laissés fissurés en deux. elle est encore déboussolé; à moitié réveillé et la peine refait d'hors et déjà surface. sana aimerait tellement en finir; une fois pour toute. ne plus rien ressentir, ne plus souffrir. elle voulait arracher ce coeur qui n'avait de cesse de se serrer dans sa poitrine, cesser de respirer, ne plus être. mais elle n'avait pas le courage, elle ne l'avait jamais eu. une lâche, une bonne à rien, comme il se plaisait tant à le dire. elle se relève, flanchant légèrement sur ses fines jambes alors que des bruits sourds se font entendre depuis le salon. et si il avait perdu le jeu ? et si il était énervé? elle ne voulait pas prendre, pas encore. elle n'avait pas la force d'encaisser plus de coups, pas en si peu de temps. elle s'approche discrètement de la porte, les mains tremblantes alors qu'elle écoute discrètement ce qu'il se passe dans le salon. jae semble énervé, hors de lui. à cette pensée, elle ne peut s'empêcher de pincer les lèvres, anéantie. mais ce n'est rien comparé à ce qu'elle ressent lorsqu'elle perçoit la voix de jasun, son jasun.  pourquoi? pourquoi était-ce si difficile de la laisser partir? pourquoi ne pouvait-il donc guère se contenter de sa petite vie de jeune adulte sans se soucier de la sienne? pourquoi fallait-il qu'il vienne se mêler de ses affaires, qu'il s'introduise chez jae? et pourquoi, pourquoi se sentait-elle si soulager d'entendre sa voix lorsque tout ce qu'elle voulait c'était le tenir à distance, loin d'elle, loin des emmerdes? elle sursaute à l'entente de son prénom. elle ne veut pas qu'il la voit ainsi; elle veut le voir. contradiction éphémère. ses gestes sont naturels, désespérés, dépourvus. sa main se referme sur la poignée de la porte qu'elle tourne machinalement, l'entrouvrant lentement, ses yeux apeurés cherchant jasun. il aurait surement été préférable qu'elle ne croise pas son regard, qu'elle ai le temps de faire chemin arrière sans qu'il ne la remarque, qu'elle lui évite ce spectacle. et pourtant c'est bien son regard de jais qu'elle croise, son coeur ratant un battement alors qu'elle baisse automatiquement le regard, son corps se mettant à trembler de plus belle. " jasun, je-je, je suis désolé. " elle ne trouve rien de mieux à faire que de s'excuser, stoïque dans l'embrasure de la porte. elle n'est bonne qu'à ça sana; s'excuser, baisser la tête et acquiescer. elle se sent tellement honteuse, tellement anéantis, si seulement il savait ô combien elle s'en voulait de lui avoir mentis, de le lui avoir caché. elle aimerait tellement s'éclipser, disparaître, mais en même temps sana, elle ne veut pas qu'il la laisse ici; elle ne veut pas qu'il l'abandonne. elle a beau avoir honte, elle a beau se sentir minable, elle sait très bien ce qu'il se passera une fois jasun partis; mais elle ne sait pas si elle en ressortira vivante. un léger coup d'oeil à jae lui suffit pour comprendre les dégâts. sa voix, grave et sifflante vient d'ailleurs appuyer ses pensées lorsqu'il finit par se retourner vers elle; son regard noir l'assaillant. " retournes dans la cuisine tout de suite sana, fais pas la conne, tu sais très bien comment tout ça va finir. "   il n'a pas besoin d'hausser la voix pour se faire comprendre, son ton sec est très clair. une menace, non, une affirmation. il ne cherchait pas à l'effrayer, il lui annoncer clairement la continuité des choses. peut-être aurait-il pitié si elle se pliait à ses désirs. et pourtant elle n'arrive pas à bouger, sa tête se relevant craintive alors qu'elle regarde de nouveau jasun. elle voit la pitié dans ses yeux, cette même pitié qu'elle avait si longtemps crainte de voir dans le regard qu'il poserait sur elle. et elle ne peut s'empêcher de bégayer, une larme s'écrasant sur son visage alors qu'elle entrouvre les lèvres. " laisse moi partir avec jasun, je t'en prie jae. laisse moi partir. " une supplication. elle n'a plus aucune estime d'elle même sana, elle veut juste partir, loin très loin. elle voit en jasun une porte de sortie. deux ans de calvaire qui prendrait fin. elle rêvait les yeux ouverts la sana, naïve et inconsciente. elle aimerait se jeter dans les bras de jasun, quitter les lieux, ne plus regarder en arrière mais les amis de jae la sépare du jeune homme. quelques pas et ils s'occuperaient sans aucun doute de l'enfermer à nouveau dans la cuisine. " putain tu fais chier, t'es vraiment qu'une bouffonne. " elle sursaute à la voix de jae, reculant d'un pas à la vue de son visage que la colère déforme d'hors et déjà. d'un regard apeuré, elle supplie déjà jasun de quitter les lieux, de partir. elle rêvait les yeux ouverts et la réalité la rattrapait violemment, la porte de la cuisine se refermant violemment sur elle alors qu'elle s'accorde un dernier regard à jasun. " je t'en prie pars. " finit-elle par crier en tapant contre la porte de la cuisine. pars mon amour, sauves toi avant que plus personne ne puisse nous sauver.







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Yu Jasun
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Dim 6 Aoû - 11:54

set fire to the rain
sana ♡ jasun

Tu veux quoi, p'tite merde? T'es jaloux que j'la saute tous les jours ou quoi? un sourire mesquin étire les lèvres de Jasun le temps d'une seconde, ou deux peut-être. Oh oui, il était jaloux, il crevait de jalousie depuis le jour où elle lui avait annoncé qu'elle partait de la maison pour s'installer avec cet inconnu. Parce que faut le préciser ça aussi, ce mec, il a dû venir peut-être une fois chez les Yu. Pas plus, et Jasun était donc censé l'accepter dans sa famille? Non, pour l'aîné des Yu, ce mec ne ferait jamais partie de leur famille. Jamais, même lorsqu'il aura passé une bague au doigt de sa soeur adoptive, même lorsqu'il l'aura mise enceinte. Alors, le blond se met à acquiescer plusieurs fois, toujours ce sourire mesquin aux lèvres, s'apprêtant à répondre lorsqu'il voit le regard de son interlocuteur changer de direction. Jasun suit son regard, et là, il devine le visage de Sana derrière le bâillement de la porte de la cuisine. Voir à nouveau ces bleus lui fait serrer les poings d'une force inimaginable, ceux qui se trouveront sous ces coups souffriront, promis juré.  jasun, je-je, je suis désolé. Jasun baisse les yeux vers ses jambes qu'il devine tremblantes à travers cette si petite ouverture. Regarde la. Entends la. Tu trouves ça normal qu'elle tremble comme ça, qu'elle en bégaye à ce point? Où est passée ta Sana? Sûre d'elle, à la gentillesse si réchauffante qu'elle a fait fondre ton coeur de glace? Le regard menaçant de Jasun se pose alors sur son cher beau-frère. « T'excuse pas Sana... » répond l'étudiant, le regard toujours fixé sur Jae. « T'excuse pas. Tout se termine ce soir. » il est sûr de lui quand il parle, parce qu'il sait que ce soir, après son passage, tout sera terminé. Quand Jasun dit une chose, il la fait, il n'échoue jamais. Et il veut, dans ce regard, que son beau-frère comprenne que ce soir est sûrement la dernière fois qu'il pourra parler. Que le dernier regard qu'il croisera avant de mourir, ce sera celui de Jasun.

retournes dans la cuisine tout de suite sana, fais pas la conne, tu sais très bien comment tout ça va finir. Aussitôt, Jasun fronce les sourcils à l'entente de ces mots menaçants. Est-ce qu'il vient de la menacer, là, sous ses yeux? Ça ne passe pas, mais Jasun va être patient. Il ne veut pas faire tout ça sous les yeux de Sana. Elle a assez connu de violence, celle de ce soir, il ne veut même pas qu'elle en voit un morceau. Parce que ce soir, il va faire du sale. Ce soir, il va tous les tuer. Tous autant qu'ils sont. Et s'il ne parvient pas à les tuer alors au moins il s'assurera de leur faire passer un long séjour à l'hôpital. Il n'y a pas de raisonnable qui existe quand il s'agit de faire du mal à Sana. Tous ceux qui y ont pris part, de près ou de loin, seront punis ce soir, à commencer par ces 4 hommes. laisse moi partir avec jasun, je t'en prie jae. laisse moi partir. Jasun ferme les yeux un moment, il ne faut pas qu'elle le supplie comme ça, ça le rend faible, incapable de retrouver les forces qu'il avait en arrivant, parce que voir la fille qu'il aime dans un tel état le brise en mille morceaux. Fort heureusement, ça le rend aussi fou de rage, et Jasun gagnait systématiquement le corps à corps quand il était poussé par la haine. Et bien vite, Jae bouge de là, il se dirige à grands pas vers la porte de la cuisine qu'il ferme violemment devant Sana. Jasun baisse les yeux, il regarde ses mains. Elles tremblent, elles sont prête à frapper, à faire mal. Il inspire doucement, il écoute les paroles de Jae à l'encontre de Sana mais à ce stade là, c'est du vent, ça ne traverse plus son esprit. Il est bien trop concentré sur ce qu'il s'apprête à faire. Derrière la porte, Jasun entend la voix de Sana s'élever, le suppliant de partir. Partir? Pourquoi?

D'un geste rapide, Jasun retire son sweat qu'il jette au sol. La porte est fermée, Sana est derrière. Elle ne verra donc pas ce qui va se passer ici, et c'est tant mieux. Voilà, on va pouvoir discuter entre hommes. Étonné, l'aîné des Yu se tourne vers la porte de l'appartement en morceaux derrière lui, avant de reposer son regard sur son beau-frère, qui s'approche de lui. Parce que tu crois que je suis venu ici pour discuter? il lui saisit l'avant-bras. Et il sourit, amusé, secouant doucement la tête. J'suis venu ici pour te tuer. Il voit alors les yeux de son interlocuteur s'arrondir, de surprise. Je pèse mes mots. Ce soir, c'est ton dernier soir. Un hochement de tête en sa direction, puis Jasun pose le regard sur ses 3 copains qui étaient prêts à lui sauter dessus d'une minute à l'autre. Il esquisse à nouveau un sourire sarcastique plus menaçant cependant, avant de reprendre la parole. Je suppose que tes 3 pigeons vont voler à ton secours? Aucun problème. Je m'occupe de leurs cas d'abord, t'as qu'à en profiter pour te préparer une arme assez puissante pour m'arrêter. Parce que je te l'annonce de suite... Un de ses amis arrive alors, en courant, prêt à sauter sur Jasun. Ce dernier le saisit par le poignet qu'il lui tord sans perdre de temps. Il lui fait une clé de bras, et le placarde contre le mur d'une telle force qu'il lui a semblé sentir son nez se casser sous le coup. Et il le lâche. Une trace de sang apparaît sur le mur alors que le jeune tombe aussitôt au sol, sonné. Ya rien qui pourra m'arrêter. finit Jasun en relevant le regard vers Jae. Il regarde ses deux amis restants, déstabilisé, perturbé, apeuré. L'aîné des Yu lève doucement ses mains en l'air, pour les lui montrer. Je vais utiliser que mes poings ce soir. Mais ça devrait suffire à te faire la peau.

Et là, les choses sérieuses commencent. Les deux compagnons de Jae se précipitent vers Jasun, mais le boxeur semble si à l'aise dans ses mouvements et ses esquives qu'il n'est pas difficile de savoir qu'il va vite prendre le dessus. Il bloque les deux poings de ses adversaires, met un coup de pied dans le ventre à l'un, et une fois son autre main libéré, fout un coup de poing à l'autre en plein visage. Ses gestes sont violents, ils sont puissants, et il voit du coin de l'oeil Jae s'éclipser dans sa chambre. Or, Jasun est bien trop concentré sur ce qu'il fait, les deux sont coriaces, Jasun se prend même quelques coups dans la bagarre mais rien qui puisse le stopper. Il est, d'ailleurs, si pressé de régler son compte à l'autre enflure qu'il ne perd pas de temps avant de mettre K.O un deuxième gars, qu'il balance sur la table du salon. Or, il l'a vu, dans la chute, le pauvre est tombé sur les cervicales. Il ne se lèvera plus. Le troisième lui saute sur le dos, pensant pouvoir avoir le dessus en le prenant par surprise. Il passe ses bras autour du cou du Yu, mais Jasun parvient à se libérer de son emprise. Ils tombent tous deux au sol, mais cette fois, pas de répit: Jasun l'assène de coups de poings à répétition au visage, si bien qu'il commence à s'arrêter quand il sent la chair s'écraser sous ses phalanges: cet homme est défiguré.

L'aîné des Yu se redresse, il cherche du regard sa proie. Où est-elle passée?





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Jeu 5 Oct - 15:38

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sana ♡ jasun

C'était une porte en bois, cela était relativement simple à distinguer et pourtant c'était belle et bien la première fois qu'elle prenait le temps de s'attarder sur celle-ci. Elle avait probablement était repeinte il y a de cela quelques années, une peinture blanche de bas de gamme qui avait finis par s'émietter à plusieurs endroits, le côté de la porte arborant des marques noirs, salissures de mains que l'on avait préféré poser directement sur la porte plutôt que sur la poignée censé servir à ouvrir celle-ci. Et, à quelques endroits, elle pouvait distinguer des creux, des morceaux de bois enfoncés, des tâches de nourritures mais aussi de sang séché. Cette porte lui avait toujours parus succinte; à vrai dire elle avait toujours préféré s'en tenir éloigné non de par la nature de celle-ci mais bien à cause de ce qui se cachait de l'autre côté de ce monceau de bois. et pourtant la voici qui tambourinait contre celle-ci de toute ses forces, tirant sur la poignée avec pour espoir de finir par faire céder celle-ci et pouvoir pénétrer dans la pièce où se trouver jasun.

Elle hurle à s'en arracher les poumons, tentant vainement d'attirer l'attention sur elle alors que des bruits de fracas se font entendre de l'autre côté de la porte. Elle crie à s'en déchirer la gorge, ses poings s'écrasant sur le bois désuet. la panique s'engouffre en elle, lui tordant les tripes. Elle n'avait pas peur pour elle, elle ne se souciait guère de ce qu'il lui arriverait après, après que la porte n'ai finis par flancher. Seule la pensée de voir son amant blessé la terriffiait. Elle se haïssait de par sa faiblesse, se détestait d'avoir laisser entrevoir sa souffrance entrainant ainsi des événements qu'elle n'était guère capable de contrôler. N’aurait-ce pas été plus simple de disparaître, ne plus être, ne pas se soucier de la désolation et l'affliction que cela causerait à ses proches, franchir le pas, y mettre fin. elle y avait songé, piégée dans cette bouche inconditionnelle et interminable. Quand est-ce que sa relation avec Jae avait-elle pris un tel tournant ? Quand est-ce que ces deux adolescents naïvement amoureux étaient-ils tombés dans une relation abusive et prohibitive ? Elle ne le reconnaissait plus, ne se reconnaissait plus elle même, où était passé la jeune adolescente épanouie, radieuse et enjouée ? les dents serrés elle s'empare d'une des chaises de la cuisine qu'elle soulève avec peine, tentant de l'écraser contre la porte avec l'espoir superflu que cela la fasse céder. En vain. Elle recommence, une fois, deux fois, trois fois. Ses bras bien trop minces sont incapables de soulever correctement la chaise en bois qu'elle laisse retomber sur le carrelage, les larmes s'écrasant sur ses jours, ses yeux rougies par l'irritation alors qu'elle frappe contre la porte suppliant jae de la lui ouvrir.

" L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.” elle ne compte guère les secondes; elle a perdu toute notion du temps, ses poings s'écrasant automatiquement sur la porte malgrès les nombreuses entailles et plaies qui recouvrent ses mains. Les cris et les échos des combats sont encore perceptibles bien que moins intenses et c'est stupéfaite qu'elle chute en arrière balayé par l'ouverture brutale de la porte, Jae, dont le visage est déformé par la rage se précipitant sur elle, s'emparant d'une poignée de ses cheveux avant de ne la traîner dans le salon. " LÂCHES MOI ! JAE LÂCHE MOI, tu me fais mal ! " hurle t-elle tout en essayant en vain de se relever, ses ongles râclant le sol alors qu'elle cherche du regard Jasun, paniquée. Mais ce qui finit par s'offrir à son regard n'a rien de rassurant. sa tête frappe violemment le sol alors qu'elle tente de fermer les yeux, soudainement prise de nausée. L'odeur du sang s'insinue en elle et les cris de Jae l'oblige rapidement à rouvrir les yeux, ceux-ci se posant presqu'automatiquement sur les deux corps recourbés et inconscients des amis de son petit ami. Qu'a t-elle fait ?

Elle tente de relever le regard vers Jasun, ses lèvres gercées et fissurées tremblantes, incapable de s'exprimer correctement. Elle ne le reconnait pas non plus, son visage déformé par la colère, du sang imbibant ses vêtements et ses poigns serrés la prennent de court. " jasun non " réussit-elle à le supplier de sa voix cassée, tendant sa main vers lui, chose qu'elle regrette presqu'immédiatement. un cri s'échappant d'entre ses lèvres, lacérant sa gorge alors que ses yeux fixent avec épouvante le pied de Jae qui écrase férocement ses doigts, remuant avec sadisme son pied de droite à gauche, s'assurant ainsi qu'elle ne serait guère capable d'utiliser sa main gauche à l'avenir. Elle n'arrive pas à percevoir les paroles qu'échangent les deux hommes, son estomac prit de sombresauts alors qu'elle tente d'ignorer la douleur et de refouler la nausée. la pression sur ses doigts se relâchaient après de longues minutes à moins qu'il n'eût s'agis que d'une poignée de seconde. elle n'ose guère regarder ses doigts, rapportant sa main meurtrie contre son corps alors qu'elle tente de se relever en position assise, Jae à présent bien trop concentré sur son adversaire. et si ils échouaient, et si, si cela prenait une tournure différente de celle escomptait ? et si il s'agissait de leur fin, à elle mais aussi à jasun ou pire, et si elle finissait par le perdre, si elle finissait par se le voir arracher. que ferait-elle ? si elle perdait tout, comment réussirait-elle à vivre ? les yeux écarquillés par la panique elle manque de s'étouffer, son regard terrifié croisant le temps d'une fration de seconde celui de Jasun alors qu'elle assenait un violent coup de pied derrière les genoux de Jae, le faisaint chuter brutalement à ses côtés. " L’essentiel en enfer est de survivre.”








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Yu Jasun
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Sam 21 Oct - 11:47

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Jasun est dans un état de rage absolue qui l’aveugle, qui lui fait même perdre pieds. Quand il entre dans cet état là, il n’est plus la peine de l’appeler, d’essayer de le raisonner. Il n’est plus vraiment lui-même. C’est ce qu’on appelle un état second. Un état qui le rend violent, mais à la fois incroyablement précis dans ses coups. Le mélange atomique de la haine et la violence avec la pratique, et ça donne un jeune homme capable de tout détruire sur son passage, avec comme seule arme ses poings. Et il n’est pas prêt de s’arrêter, il met toute sa haine dans ses coups, il ne fait pas du brouillon, c’est précis et efficace. C’est puissant. Il l’a ressenti au moment où il a écrasé la tête de ce gars contre le mur et qu’il a senti l’os de son nez craquer sous sa force. Et il n’a même pas tiqué, il a même regardé cette trace de sang sur le mur, ce corps inanimé par terre, avant de prendre la suite du combat. Et de les enchaîner, rapidement, proprement. Il n’a pas le temps. Ces garçons ne sont qu’un hors d’oeuvre pour lui. Ce qu’il veut, Jasun, c’est le plat principal. Et quand il juge avoir assez mis de coups de poings au troisième et dernier ami de Jae, l’aîné de Yu se relève, admire neutre le résultat de sa haine. Trois jeunes hommes au sol. L’un défiguré, l’autre assommé et le dernier semble touché aux cervicales, donc in capable de bouger. Sûrement paralysé des jambes. Or, il est encore conscient. Alors, balayant d’abord le salon du regard à la recherche de Jae, Jasun finit par s’approcher de ce troisième gars. Il ne veut pas de témoin sur ce qui va suivre. Il attrape alors un pied de la table qu’il a explosé en le balançant dessus, l’arrache et s’approche du jeune homme, un pied de chaque côté de son corps. « Non… J’ten prie… » Jasun n’a aucune expression sur son visage, le sang bouillant coule encore dans ses veines, rien ne peut l’arrêter. Pas même les suppliques de ce pauvre gars. Alors d’un coup sec, il lui frappe sur la tête avec ce pied de table, et aussitôt, le jeune homme tombe inconscient. Jasun se redresse et jette le pied de table au sol avec nonchalance.

Quand il voit Jae sortir de la cuisine, tenant Sana par les cheveux. Vision d’horreur. « LÂCHES MOI ! JAE LÂCHE MOI, tu me fais mal ! » les yeux du beau brun s’écarquillent, il est encore confronté à cette image de la femme qu’il aime, souffrante, soumise à cet enfoiré. Il déteste l’entendre crier comme ça, et ça a le don d’animer encore plus cette colère ravageuse en lui. Il regarde Sana, il regarde ses mains essayer désespérément de s’accrocher à quelque alors qu’il la tire un peu plus, la ramenant près du corps d’un de ses amis, au visage défiguré, assommé. Puis, ses yeux basculent sur lui, sur ce Jae qui est entré dans leurs vies y'a un an ou deux de ça, pour venir y foutre la merde. Il n’avait jamais eu de bons rapports avec lui, même au début, Jasun l’a toujours détesté profondément. Pourtant, il n’avait rien d’un type mauvais, c’était même un naïf, un gros naïf visiblement amoureux de sa soeur, mais c’était à l’époque la jalousie qui poussait Jasun à haïr ce type. Aujourd’hui, il a une bien meilleure raison de le faire. Il en a même plusieurs. Il lui a volé l’amour de sa vie, il l’a enlevé à la famille tout ça pour lui faire subir les pires atrocités. Comment peut-on traiter une femme de la sorte? Une femme que l’on est censé aimer? Mais il y'a pire encore que de supporter cette vue. C’est voir le regard de Sana se lever vers lui. Et ce regard, il est presque accusateur. Elle lui en veut, elle ne le reconnaît peut-être pas mais c’est après tout l’effet que lui fait l’amour qu’il lui porte. Cet amour dévastateur, qu’il n’a jamais su oublier avec une cinquantaine de filles différentes. Il n’y en a jamais une qui lui est arrivée à la cheville, il ne veut qu’elle, et il est prêt à tout pour la sortir de ce merdier. Quitte à devenir un tout autre homme à ses yeux, un homme violent lui aussi, effrayant parfois, capable du pire. Et il la regarde, il la regarde de son air froid et sérieux, aucune émotion ne passe sur son visage, il ne ressent rien. « jasun non » Pas même quand elle prononce ces mots. Il ne ressent pas de regrets, ni de peine. Il ne regrettera aucun des gestes qu’il a commis ce soir.

A nouveau, un cri sort de sa bouche. Jasun regarde le pied de Jae écraser les doigts de sa belle. Le Yu ferme les yeux un instant, le cri de la jeune femme lui fait serrer les poings. Il est en train de devenir fou et il va faire une connerie sous peu. Lui, il le sait, et il ne se dit pas que c’est mal, il se dit que c’est normal de ressentir ça. Et il se donne raison. Tant mieux si je commets des crimes, c’est mérité. Voilà comment il pense. Il rouvre les yeux, il regarde le pied de ce type écraser férocement la main de Sana. Le petit-ami de Sana pose les yeux sur le Yu après qu’il ait retiré son pied. « Allez, arrête ton cirque. Approche. » Jasun esquisse un petit sourire sarcastique alors qu’il fait signe à Jae de venir vers lui. Son interlocuteur perd le sourire aussitôt les mots de Jasun lancés. « Quoi? T’as peur? » Et le sourire sarcastique ne quitte pas les lèvres du jeune coach. Jae fait un pas en arrière, Jasun en fait un en avant. « T’as raison d’avoir peur. » Jasun acquiesce plusieurs fois, continuant de faire des petits pas en sa direction alors que l’autre recule progressivement. Et puis soudain, Sana lui fout un coup de pied derrière les genoux, le faisant chuter brutalement. Et tel un guépard chassant sa proie, Jasun ne perd pas de temps. Il se saisit de Jae par la mâchoire, et il appuie ses doigts dessus, si fort qu’il pourrait lui trouer les joues. Le Yu approche son visage de celui de sa victime, et il lui articule, près de l’oreille. « Tu vas comprendre ce que ça fait d’avoir mal. » Et aussitôt, il lui assène un coup de pied violent dans la hanche, pour le faire tomber par terre. Un premier coup semblable à ceux qu’il avait l’habitude de mettre à Sana. Mais ce n’est pas fini. Une fois au sol, Jasun se penche sur lui et lui met une droite au visage, un coup violent qui assomme pendant quelques secondes le jeune homme. Ça, c’est pour tous les bleus sur la joue qu’elle a ramené quand elle allait chez les Yu rendre visite. « J’tai pas permis de t’endormir. » Une deuxième droite. « Réveille toi. » Jae ouvre les yeux difficilement, il commence à saigner du nez, sa joue est irritée par les coups. Jasun se redresse et son pied vient alors s’écraser sur la main gauche de son cher ex beau-frère en devenir. Ça aussi, c’est un juste retour des choses. Sauf que là, il appuie, il appuie, et il tourne le pied de droite à gauche comme il l’a fait à Sana. Il lui brise les os de la main, il les sent céder sous son poids, et Jae hurle de douleur. Jasun aime bien l’entendre comme ça, psychologiquement il se sent bien.

Or, l’erreur fatale que fait le Yu, c’est de se tourner trop tôt pour regarder Sana. Le souci prend le dessus. Il l’attrape par le bras pour la relever, il ne veut plus la voir au sol. Pour lui, tout ça est fini. Il prend alors sa main dans les siennes et constate qu’elle a quelques doigts de cassés. Et puis, plus rien. De ce qu’il se souvient, il entend encore Sana crier son nom au moment où un énorme coup vient lui ouvrir le crâne. Et Jasun s’écrase au sol aussitôt, à moitié conscient. Et il se prend des coups de batte, ou du moins quelque chose qui y ressemble, sûrement le pied de table avec lequel Jasun a assommé le pauvre gars toute à l’heure. Et des coups, il s’en prend encore. Dans le ventre, sur les jambes, au visage parfois et la volonté de se relever le fait reprendre bien vite conscience. Il se saisit du pied de table, or, il est déjà trop tard. L’emprise de Jae sur l’objet se relâche… Considérablement. Ses forces semblent le quitter, Jasun le sent aussitôt. Bientôt, du sang va couler de son t-shirt, et des gouttes vont tomber sur le pantalon de Jasun.





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Yu Sana
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Dim 10 Déc - 15:05

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elle était terrorisé, en plein désarroi, sa main meurtri et ensanglanté plaqué contre sa poitrine alors qu'elle sentait le sol trembler sous son corps et le plafond se déformer au dessus de sa tête. le choc qu'elle avait reçu à l'arrière du crâne la laissait complètement confuse et paniqué, ses sensations décuplés et son regard affolé posé sur jasun qu'elle était incapable de reconnaître. qu'avait-elle causé ? elle ne s'entend pas crier, elle ne s'entend pas gémir, elle ne se voit pas replier ses genoux contre son corps, se balançant d'avant en arrière et pourtant tout cela est bel et bien réel? sana perd toute notion de la réalité, elle perd littéralement la tête, apeurée, traumatisé, des hauts le coeur s'emparant de son estomac au fur et à mesure qu'elle observe cet homme qu'elle aime se transformer en un monstre assoiffé de sang, un être méconnaissable guidé par un désir incontrôlable de vengeance. et tout cela est de sa faute, elle les entend les voix qui n'ont de cesse de lui répéter à quel point elle est méprisable, qu'elle attire le malheur sur toute personne se souciant ne serait-ce qu'un peu d'elle. elle les entend lui murmurer des paroles dédaigneuses, " tu aurais du mettre fin à tes jours sana. " " voilà ce que c'est que d'aimer son frère. " "tu aurais mieux fait de mourir"

ses yeux aveuglés par les larmes, elle reste là immobile observant la scène qui se déroule devant ses yeux, inutile, incapable, insignifiante. pourquoi n'a t-elle donc pas le réflexe de prendre le téléphone et d'appeler la police, pourquoi faut-elle qu'elle reste ainsi médusé et silencieuse. peut-être est-ce parcequ'elle espère secrètement que jasun le tue sous les coups, peut être parcequ'elle sait pertinemment que la police ne fera rien si ce n'est retarder le moment où jae finirait par la tuer. alors aussi égoïste cela puisse paraître, elle dévisage le visage tuméfié de son agresseur, une pointe de satisfaction ancré sur ses fines lèvres malgré ce regard toujours alarmé qu'elle pose sur les deux jeunes hommes. elle manque de vomir le peu de nourriture qu'elle a absorbé lorsqu'elle entend les doigts de jae se briser sous le pied de jasun, cette fois-ci aucun sentiment de satisfaction, juste la douleur, le dégoût, la peine. elle ne sent plus les doigts de sa main gauche et refuse strictement de s'attarder sur ceux-ci. relevant lentement la tête, elle finit par croiser le regard de jasun qui malgré les traits déformés par la colère se fait rassurant. elle veut y croire, sana, à cet instant même son coeur lui même veut y croire. le corps de jae inanimé au sol, elle est presque persuadé que tout est finis, que cela ne deviendra qu'un mauvais souvenir. peut être réussira t-elle à se persuader que rien n'a eu lieu, qu'il s'agit d'un très mauvais rêve, vivre dans l'ignorance, la contrevérité. les marques ancrés dans son corps finiraient par disparaître, les traumatismes seront refoulés loin au fin fond de son être là où elle ne serait elle même guère capable d'y accéder et la vie reprendra son cours, elle pourra compter sur jasun pour lui offrir une vie meilleure, loin de toute souffrance. oh oui, elle voulait y croire sana, de tout son être. elle y cru jusqu'au bout, jusqu'à l'instant où jasun s'empare de son bras pour la relever, prêt à l'emmener loin de ce carnage, un endroit où ils pourraient refaire leur vie, loin de tout. elle y croit jusqu'à ce qu'un objet contendant s'écrase sur le crâne de son amant, le fissurant alors qu'il chute à ses pieds semi conscient. elle crie si fort qu'elle finit par ne plus être capable d'émettre le moindre son, la vision d'horreur de jae aveuglé par la haine la pousse à se reculer plutôt que d'essayer de protéger jasun qui subit d'hors et déjà les foudres de son (ex) petit-ami. elle glisse en arrière avant de se tourner, à quatre pattes, se traînant le plus loin possible, ses larmes glissant le long de ses joues se mêlant au sang sec de sa plaie. elle se traîne de toute ses forces, utilisant la force de son bras droit et de ses jambes pour atteindre la cuisine. elle n'a plus toute sa tête sana, elle n'est même pas capable de dire si elle cherche à se mettre à l'abris ou à prévenir les secoure. elle sait juste qu'elle doit s'éloigner le plus rapidement possible qu'importe la douleur, qu'importe cette vision d'horreur qu'est celle du corps inconscient de jasun. à bout de souffle elle réussit difficilement à se relever à l'aide d'une des chaises de la cuisine, son regard examinant rapidement la pièce à la recherche de quoique ce soit qui puisse lui être utile. son téléphone est le premier objet qu'elle perçoit cependant elle réalise bien rapidement que cela ne sauvera guère la vie de jasun, cela prendra trop de temps, temps qu'elle ne possède guère, qu'il ne possède guère.

et c'est à ce moment précis que son regard se pose sur le plan de travail de la cuisine, fixant avec appréhension le couteau de boucher parfaitement rangé sur celui-ci. il ne lui faut pas longtemps pour se décider, se ruant sur l'objet qu'elle saisit fermement de sa main droite alors qu'elle se rue d'hors et déjà vers le salon. elle tremble sana, elle est paniqué, déboussolé. ses jambes ont du mal à la maintenir debout et pourtant, pourtant la vision de jae sur jasun suffit en elle même à lui donner la force nécessaire pour se précipiter sur lui. L'instinct de survie est plus fort que n'importe quoi, plus fort que l'amour même, quoi qu'en disent les bonnes âmes. C'est la nature. elle n'était guère en accord avec ce dicton, l'instinct de survie l'avait certes poussé à se trainer jusqu'à la cuisine mais l'amour l'avait entraîné de nouveau dans ce salon morbide où l'odeur du sang à elle seule aurait suffit à faire perdre connaissance. elle vocifère, hurlant à plein poumons alors qu'elle se jette sur le dos de jae plantant violemment le couteau dans son dos. elle avait toujours imaginé que cela était difficile de poignarder quelqu'un, qu'il fallait probablement une force incommensurable pour réellement enfoncer une lame dans le corps d'un être humain et pourtant ce fût avec une aisance révoltante qu'elle sentit la lame s'insérer dans la chair de son assaillant. elle est aussitôt expulsé en arrière, son dos frappant brutalement le sol, lui coupant la respiration le temps d'un instant alors qu'elle se relève rapidement malgré les vertiges. le couteau est à présent méconnaissable, recouvert d'une couleur rouge vive. tremblante, elle relève la tête vers un jeune homme estomaqué que la douleur du premier coup semble avoir laissé interdit, abasourdis. il la fixe, les lèvres entrouvertes, laissant tombé l'arme contendante qu'il a utilisé pour frapper jasun et chutant à genoux devant elle alors qu'il semble chercher à reprendre sa respiration. elle aurait du s'arrêter là, elle aurait pu courir vers jasun, s'accroupir et vérifier si il respirait encore. mais à ce moment présent, elle ne songe plus à rien de concret, elle n'est plus capable de logique et de réflexion. elle ne voit que la mort, celle de jasun et probablement la sienne. elle se remémore les mois de souffrance, les viols à répétitions et les coups quotidien. elle entend de nouveaux les voix qui lui ont si souvent suggérer d'y mettre fin, de se pendre, de se couper les veines ou d'avaler cette boite de somnifères qui trainaient sur la table basse. mais cette fois les ordres sont différents, il n'est plus question d'elle. son regard sombre posé sur son attaquant, elle n'affiche aucune expression, comme si sana avait d'hors et déjà quitté ce corps. elle s'entend crier, elle se sent enfoncé à nouveau la lame, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois. elle a arrêté de compter, hurlant de tout son être, les larmes dévalant sur son visage. plus jamais il ne la touchera, plus jamais elle ne souffrira, plus jamais elle n'aura à le craindre.  








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Dim 31 Déc - 13:18

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sana ♡ jasun

Depuis déjà tout petit, Jasun était un garçon aux problèmes comportementaux. Nombre de fois son père a voulu le mener au psychologue mais le garçon refusait toujours de s’y rendre, il n’avait aucun problème mental, il était tout à fait normal et ne se sentait pas fou. Or, un fou ne sait pas qu’il est fou surtout quand on est un gamin. Son problème, c’était son contact au monde extérieur. Il était toujours fermé aux autres parce que les autres, c’est le mal. Parce que les autres l’ont habitué à tant de merdes, de moqueries sur son bégaiement qu’il a fini par ne ressentir que de la haine pour eux. De la haine et du mépris. Ses coups de poing, c’était son moyen d’exprimer correctement son mécontentement. Et quand il rentrait le soir à la maison, qui regardait ses poings, en sang, et passait ses mains dessus comme pour calmer les douleurs? Sana. Dès le départ, elle était la seule présente pour lui en dehors de Danny. Sana était toujours là, à la maison. Assise dans le salon, lisant ou regardant la télé. Parfois, quand il passait la porte d’entrée et qu’elle ne le voyait pas, il la regardait pendant de longues secondes. C’était les seuls moments où il acceptait de se dire qu’elle apaisait son coeur. Mais ressentir ça pour une fille supposée être sa soeur adoptive était proscrit et c’est pour ça qu’à la minute où elle remarquait sa présence, il redevenait ce frère adoptif froid, expéditif qu’elle arrivait à approcher sans mal.

Aujourd’hui, ses poings sont encore en sang. Mais ils le sont pour elle. Il a promis à son père de la protéger comme si c’était sa soeur, mais ce soir, il ne la protège pas pour ça. Il la protège parce que son coeur a autant saigné que le sien au moment où il a su que son mec levait la main sur elle. Et encore… Ce n’est peut-être pas comparable. Il a envie de le tuer, c’est clair et net. Il ne sait pas faire appel à sa raison en cette situation et il veut simplement le faire disparaître de cette planète. Que lui et sa férocité quittent cette planète trop douce pour un tel être. Ce soir, c’est son job. Il a déjà fracassé ses copains, c’est à son tour d’y passer. Et Jasun prend le dessus au moment où Sana met un coup de pied dans les genoux de Jae pour le faire chuter. Ça paraît facile jusque là, mais il n’aurait jamais dû se précipiter sur Sana pour voir comment elle allait. Il n’aurait jamais dû. Parce que c’est ce geste qui a conduit à cette tragédie. Quand il prend le premier coup de pied de table sur le dos, il serre les dents, pourtant, il a mal. Des échardes lui sont rentrées dans la peau, traversant le tissu de son t-shirt, et le coup était si puissant qu’il a eu l’impression que sa colonne vertébrale allait se briser. Mais il a résisté, il a mis de côté la douleur en se disant que c’était mental et il a encaissé tous les autres coups que Jae lui a mis, aussi forts étaient-ils; il n’a jamais lâché.

Tombant au sol, il se tourne sur le dos et parvient juste à temps à se saisir du pied de table avant qu’il ne frappe violemment sa poitrine. Un coup pareil lui aurait bloqué la respiration et l’aurait sûrement tué. Jae force de son côté pour que Jasun lâche le morceau de bois mais il ignore qu’il est tombé sur plus coriace que lui, Jasun ne lâchera jamais. Il se pense même sur le point de reprendre le dessus lorsqu’il sent Jae lâcher son emprise sur l’objet. Mais Jasun comprend vite ce qu’il se passe quand il lève les yeux vers lui pour le regarder. Ses yeux sont ronds, sa bouche entrouverte. Jasun sent quelque chose tomber sur son pantalon, il baisse aussitôt les yeux. Des gouttes de sang. Et le bruit lui parvient alors aux oreilles mais il refuse d’y croire. Le bruit d’une lame de couteau entrant en contact avec la chair, profondément, puis ressortant. Plusieurs fois. Ses mains se mettent à trembler, son coeur s’emballe et il lève le visage pour regarder Jae. Le sang monte à sa bouche, Sana lui assène un dernier coup de poignard qui traverse son thorax. Jasun voit la lame sortir: vision d’horreur. Il en a un haut le coeur mais le stress est si important qu’il ne sent rien à part son coeur cogner contre sa poitrine.

Le corps de Jae lui tombe dessus de tout son poids, révélant alors Sana, tenant le couteau ensanglanté en ses mains. Aussitôt, Jasun se débarrasse du corps du jeune homme et le projetant sur le côté avec force. Il a le sang du défunt sur son t-shirt, il en a partout à vrai dire et sur le moment, la première pensée qui lui vient, c’est qu’il pourra se faire accuser à la place de Sana, et c’est tant mieux. Assis par terre, sur sa jambe droite et la bouche encore ouverte du choc, il lève la tête vers la jeune femme. Ses mains tremblent, mais son regard a changé. Il ne la reconnaît pas. La souffrance engendrée depuis des années semblent avoir laissé place à une vengeresse, et ce n’est pas plus mal. C’est compréhensif, mais Jasun, là, il sait plus quoi penser. Il sait plus quoi faire, plus quoi dire. Il la regarde simplement, il voit défiler les années à venir, tous les deux séparés, elle en prison et lui en liberté. Et quand l’idée le traverse, la peur prend tout son corps. Il se relève, vivement, et lui prend le couteau des mains aussitôt pour y laisser ses empreintes volontairement. « Donne moi ça. » dit-il, le souffle coupé, dégageant son regard sur le corps sans vie de Jae. Qu’est-ce qu’ils ont fait… C’est la question qui lui vient en premier en voyant le corps au sol et le flaque de sang s’étaler peu à peu. Le couteau à la main, Jasun passe ses mains dans ses cheveux, avant de reposer le regard sur Sana. Son regard change, elle prend conscience de ce qu’elle a fait, il refuse qu’elle cède à la panique alors c’est à lui de montrer l’exemple. Ils ne vont pas céder à la panique, la légitime défense peut être prise en compte et s’il faut, Jasun payera le meilleur avocat de la ville pour ça.

Mais d’abord, il doit parler avec Sana. La première réaction, c’est de prendre son visage entre ses mains, le couteau toujours empoigné dans sa main droite. « Regarde moi. » répète-t-il à Sana pour qu’elle lève les yeux vers lui. « Ça va aller, ça va aller. C’est bon. » Oui, c’est bon. Tout ira bien. C’est peut-être faux mais il y croit dur comme fer: ça va aller. Il va faire en sorte que les choses aillent. Et pour commencer, il veut se faire accuser à sa place. Alors, ses mains quittent le visage de Sana pour aller dans la cuisine à la recherche d’un chiffon pour effacer les empreintes de la demoiselle sur la lame du couteau. Il prend le premier torchon qu’il trouve et commence alors à passer le tissu frénétiquement sur la lame. « T’iras pas en prison, Sana. » il appuie sur chacun de ses mots parce qu’il veut qu’elle y croie dur comme fer. « T'iras pas. » répète-t-il. C’est lui qui ira en prison à sa place et ça ne sera pas autrement. C’est de sa faute si tout a dégénéré ce soir. Il est hors de question qu’il vive avec l’idée que celle qu’il aime soit derrière les barreaux par sa faute. Hors de question. Et pourtant... Ça risque de se passer comme ça. Jasun a encore du mal à réaliser ce qui vient de se passer. Alors il se tourne, doucement, il regarde par dessus son épaule pour apercevoir le corps sans vie de Jae, étalé au sol. Et le Yu ne bouge plus. Il se laisse envahir par l'adrénaline du moment. Il commence à réaliser ce qu'ils ont fait. Ils sont des meurtriers. Ni plus, ni moins.





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Lun 29 Jan - 16:15

set fire to the rain
sana ♡ jasun

sang pour sang, elle observe son chef d'oeuvre, les yeux vitreux, les lèvres pincés en un petit sourire qui mélange satisfaction et folie. son coeur se desserre délicieusement, le poids si longtemps porté sur ses fines épaules s'envolant subtilement alors qu'elle passe son index progressivement sur la lame du couteau. elle n'est plus que débris, brisé au plus profond de son être, et pourtant, en cet instant, elle a l'impression d'enfin respirer. et ce, pour la première fois en deux ans. il l'a mérité n'a t-elle de cesse de se répéter, il n'aurait jamais du la sous estimer sifflote une voix au creux de son oreille, c'était bon en crie une autre à l'arrière de son crâne. elle n'est plus là, tout signe de rationalité ayant disparus, incapable de songer , non fonctionnelle. les mains de jasun sur ses joues ne lui font aucun effet, strictement rien. elle se contente simplement de sourire, des gouttes de sang ayant giclé sur son visage parcourant sa peau. les mots du jeune homme lui paraissent lointaines, tout comme la panique qui l'habite. elle n'y est guère sensible, il n'y avait rien de pire que ce qu'elle avait pu vivre aux côtés de cet homme, strictement rien. alors comment aurait-elle pu s'inquiéter des conséquences de son acte ?

elle l'observe silencieuse, ses yeux posés sur lui finissant par le quitter pour aller scruter le corps inerte de jae. était-il réellement mort ? peut-être devait-elle s'assurer qu'il l'était réellement. elle ne pouvait se permettre de lui offrir la chance de survivre. poignarde le encore une fois, deux, trois même, non tranche lui la gorge, plus radicale. les voix se mélangent avec toutes pour unique but de s'assurer qu'il ne reviendrait jamais à la vie. un sacrifice pour un bien, non pas seulement pour elle mais pour la prochaine et celle d'après. elle ferme sa main dans le vide, juste pour se rendre compte que jasun lui a retiré le couteau il y a déjà une poignée de minutes. ses mains suffiraient se disait-elle. elle n'avait plus rien à perdre se répétait-elle. soupirant, elle passe une main dans sa chevelure blonde la teintant d'un rouge âcre alors qu'elle se traine aux côtés de son bourreau et à présent victime. il semblait si différent, si innocent dans cette position. il ne lui faut d'ailleurs qu'un geste pour pouvoir croiser son regard, vide, dénué de vie. alors on pouvait être mort et avoir les yeux ouverts ? passionnant. si passionnant qu'elle en éclate de rire, un rire inhumain, dénué de compassion, vulgaire. un rire qui se noie au fin fond de sa gorge lorsqu'elle tourne la tête vers les amis de jae, qu'elle observe les uns après les autres avant de ne finir par tomber sur l'un d'entre eux, ayant repris conscience. alors c'est ce à quoi son regard ressemblait lorsque jae la frappait, c'était à ça que s'apparentait la peur, le désarroi, la détresse. elle aussi elle pouvait procurer ce sentiment, elle, cette enfant autrefois si pure, si rayonnante et si attentionnée.

"tout ira bien jasun." soupire t-elle en se retournant vers lui. " il est mort, tout ira bien. " elle se veut rassurante, elle n'a pas conscience que son attitude dépasse l'entendement et que ses mots n'ont rien de rassurant. pourtant elle essaie, parcequ'elle contrairement à jasun n'a pas peur. elle pense même un instant à appeler la police, confesser son meurtre, elle n'a aucunement l'intention de s'enfuir, elle n'irait de toute manière pas bien loin et il était hors de question d'embarquer jasun dans ce qui bientôt se révélerait être le reste ou plutôt la fin de sa vie. mais elle n'a guère le temps de les appeler qu'ils sont déjà dans l'embrasure de la porte, armes en main, leur criant des ordres qu'elle ne comprend pas réellement. elle lève simplement les mains, qu'elle plaque à l'arrière de son crâne. une lueur de panique traverse son regard lorsqu'elle tourne la tête vers jasun vers qui l'on s'approche d'hors et déjà. " j'ai tué jae, pas lui, c'est moi qui l'ai tué. je dirais tout. " il la détestera probablement, la haïra, peut être en souffrira t-il le temps d'un instant, de quelques mois, quelques années puis tout cela finira par disparaître pour laisser place à la vie qu'il méritait, une vie heureuse loin d'elle et de son aliénation.








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Yu Jasun
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Mar 8 Mai - 11:36

set fire to the rain
sana ♡ jasun

C’est un cauchemar. Cette soirée a tourné au fiasco et ça, c’est de sa faute. Son unique faute. Il n’aurait pas dû venir jusqu’ici. Il n’aurait pas dû putain. Et c’est appuyé contre le meuble de la cuisine qu’il regarde la scène se jouer sous ses yeux. Il a pris part à ce meurtre, mais il regarde surtout la femme de sa vie se transformer en une femme qu’il n’aurait jamais soupçonné voir un jour. Une meurtrière, une femme dénuée de compassion. Le t-shirt ensanglanté, Jasun a la respiration saccadée alors qu’il entend le rire psychotique de Sana qui s’approche du corps sans vie de celui qu’elle a aimé il fut un temps. Qu’est-ce qu’ils ont fait… Il ne sait plus. Il ne sait plus ce qui s’est passé ce soir mais ce qu’il sait, dans un élan de raison, c’est qu’il a sous les yeux le résultat qu’il voulait en venant là ce soir. Il le voulait mort, ce type. Il ne serait pas reparti de cet appartement sans être sûr qu’il ne ferait plus jamais de mal à Sana. Alors oui, il a, en quelques sortes, ce qu’il a toujours voulu avoir. Mais ce n’est pas son oeuvre. C’est celle de Sana. Elle n’aurait jamais dû avoir ce geste. Et c’est ça qui l’effraie le plus. Ce n’est pas la mort, ce n’est pas non plus la culpabilité. C’est de la perdre, qui lui fait peur, là.

Ses mains s’agrippent à l’évier derrière lui dans lequel gît le couteau plein de sang. Il tourne la tête légèrement, regardant l’arme du crime avant de reposer les yeux sur sa belle. Il ne peut pas imaginer une vie sans elle. Il se voyait aller loin avec elle, il avait de meilleurs projets pour eux. Espérait sûrement que les choses se règlent sans un meurtre en dénouement. L’aîné de la famille ferme les yeux alors qu’il entend la voix de Sana lui dire que tout ira bien. Comment peut-elle dire ça, bon sang? Oh non. C’est la fin d’une souffrance mais c’est aussi le début d’une autre. Il ne bouge plus Jasun, il ne peut plus bouger. Il entend des bruits de pas, en trombe, monter les escaliers du bâtiment. Ils sont là. Ils arrivent pour eux. De son regard vide et pourtant encore si sombre, Jasun lève les yeux vers un des amis de Jae qui reprend peu à peu connaissance. Qui a appelé les flics? Personne n’aurait pu ici. Ce doit être les voisins. Faut dire que Jasun avait provoqué un sacré vacarme en arrivant ici. Ils passent la porte, l’un d’eux regarde l’état dans lequel elle est à cause du pied de l’aîné des Yu qui l’avait défoncé. Très vite, 3 d’entre eux se jettent sur Sana tandis que 3 autres arrivent sur Jasun. De gestes qui manquent de tendresse, ils lui prennent les mains et lui mettent dans le dos, comme il sont en train de le faire à Sana. Son regard noir ne quitte pas Sana alors qu’elle prend la défense de Jasun. « La ferme. » lance-t-il à la jeune femme, menaçant. Il y a un moyen qu’il prenne à sa place mais ça ne fonctionnera pas si elle fait ça. « Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant une cour de justice. » un soupir passe les lèvres de l’aîné alors qu’il est menotté et entraîné hors de la cuisine, passant devant Sana.

Comment une histoire qui aurait pu être si belle, devient tout d’un coup votre plus sombre cauchemar.

A l’entrée, les voisins sont tous à leur porte. Certains en pyjama, d’autres habillés plus classes parce qu’ils étaient sur le point de sortir faire la fête. Le sang sur le t-shirt de Jasun en choque plus d’un. Mais le jeune homme n’y fait pas gaffe. Il les regarde tous, il ne baisse pas les yeux, il n’a pas peur de la suite. Il se fout de prendre 10 ans de prison, de ne plus voir la lumière du jour. Tout ce qu’il veut, c’est pouvoir voir Sana libre de vivre et d’aller où elle veut après avoir passé des années sous le joug d’un enfoiré. Mais non. Faut arrêter de se voiler la face. Après ce qui s’est passé ce soir, ce n’est pas demain que Sana retrouvera une vie normale et renouera avec le bonheur. Et c’est ça qui le détruit.

Soudain, l’image des Yu lui vient. Son père. Sa belle-mère. Kwangsun. Eunae. Sang. Senji… Que diront-ils? La brigade criminelle se charge de conduire Jasun dans une de leur voiture. Il tourne la tête pour vérifier que Sana est bien derrière lui. Elle est traînée comme une chienne par ces enfoirés. Ils manquent de tendresse. Le sang de l’aîné ne fait qu’un tour. « Lâchez la ou j’en crève un. » Il se prend un coup de genoux dans le reins qui le fait chuter mais il ne peut même pas avoir ce luxe, ils l’empêchent de tomber en le tenant fermement par le t-shirt. Direction le commissariat pour une nuit des plus longues. Et interminables.

[…]

Le calme après la tempête.
Cette pièce est sombre et étroite. Vide. Seule une table, deux chaises et un miroir s’y trouvent. Une chaise vide est face à lui. Ses mains sur la table et les mains menottées, Jasun a le regard rivé sur le table face à lui. Le regard vide dans lequel il revoit défiler les scènes de cette soirée infernale. Le chef de la brigade criminelle est sur le point d’entrer dans la pièce. Deux de ses agents sont partis chez les Yu pour prévenir la famille de ce qui s’est passé ce soir. Alors Jasun s’attend à voir débarquer son père et sa belle-mère dans quelques minutes. Et qu’est-ce qu’il leur dira à ce moment-là? Que c’est de sa faute? Que c’est lui qui a conduit Sana à commettre ce meurtre? Que c’était ce qu’il voulait en allant chez elle, le tuer? Aussi incroyable que ça puisse paraître, oui. Il va leur dire la vérité. Il voulait la protéger, il voulait le tuer de ses propres mains. Quoiqu’à en voir son t-shirt ensanglanté, pour l’instant, il est le suspect numéro 1. Dans les couloirs, il entend les pleurs des familles des victimes à qui Jasun a sûrement cassé quelques membres. Eux aussi ils vont témoigner, ils témoigneront contre lui. Et c’est déjà ça de gagné. A partir de maintenant, Jasun ne perd pas de vue son objectif: aller en prison à la place de Sana.

Ses poignets tenus l’un contre l’autre dans ces menottes lui font presque mal mais il ne ressent plus la douleur à cet instant. Il entend la porte s’ouvrir. Il voit l’ombre du chef de la BC se tenir devant lui. « Votre famille va arriver. » lance-t-il à Jasun, refermant la porte derrière lui. L’aîné secoue longuement la tête, le regard toujours perdu sur la table face à lui. « Votre père a fait appel à un avocat. » Rien d’étonnant, à force de traîner dans le business, il connaît sûrement les meilleurs. « J’en veux pas d’avocat. » le flic vient s’assoir face à lui. « On vous a pas demandé votre avis. » L’interrogatoire promet. « Où est Sana? » c’est la seule chose qu’il souhaite savoir. la seule.





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