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TROUBLE MAKER HAS SOME NEW FOR YOU




 

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I AM YOU, YOU ARE ME (+) MIWON

 :: Digital City :: Quartier Ouest :: Salon de thé
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Goo Mi Ah
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Lun 13 Nov - 22:15
I AM YOU, YOU ARE ME
ft. Miwon ♥

C’est nerveusement que Mia regarde l’heure à son téléphone toutes les 5 secondes alors qu’elle est encore en plein cours de management. Il y a une raison à ce geste répétitif que ses copines ont toutes remarqué: le cours a dépassé largement sa durée et ça n’arrange certainement pas la brunette qui a des plans de prévus. Les sourcils froncés, elle pousse un long soupir peu discret qui attire alors l’attention de leur prof. Curieux, il se penche pour regarder l’heure sur l’écran de son macbook, puis s’exclame: « Oh, désolé! Je n’ai pas vu l’heure les filles... Le cours est terminé. » Un sourire satisfait aux lèvres, la jeune Kim remballe ses affaires dans son sac et reçoit les remerciements de ses camarades de classe. Ben oui, sans son soupir, le prof n’aurait jamais remarqué qu’il avait dépassé le temps imparti.  

Et voilà le dernier cours de la journée terminé. Pour dire vrai, Mia s’était languie la fin de la journée pour arriver à un rendez-vous qu’elle attendait avec impatience. Non, elle ne trompe pas Taehyun, je vous rassure tout de suite, même s’il y a bien un jeune homme à qui, depuis quelques mois maintenant, elle accorde tout son temps. Elle sort donc son téléphone et, de ses doigts agiles, tape rapidement un message destiné à son rendez-vous du jour.

Citation :
J'arriiiive! Attends moi   :bago:


Le pas pressé, elle marche rapidement jusqu’au lieu de rendez-vous qui se trouve au centre de la digital city, et elle se bouge, parce qu’à cause de son idiot de prof, elle a déjà 5 minutes de retard. Le temps de se rendre à l’Arizona, ça fera 10 minutes si ce n’est plus. Heureusement qu’elle a de l’endurance, elle peut compter sur ses performances athlétiques pour ne pas souffrir d’un affreux point de côté à l’arrivée. Elle lève les yeux au ciel, voyant que les nuages commencent à s’entasser. Il fait un temps presque hivernal et ses mains sont froides, elle a hâte d’arriver au salon de thé pour se réchauffer devant une bonne tasse bien chaude et de croiser à nouveau ce regard rieur qui a bouleversé sa vie en début d’année 2017.

Après une longue marche, Mia pousse la porte du salon de thé et cherche du regard ce visage qu’elle a l’impression de connaître depuis toujours. Et quand elle le trouve, son sourire s’agrandit. Elle laisse la porte se refermer derrière elle, dans un « kling kling » provoqué par le carillon accroché au plafond et s’approche de la table sans trop perdre de temps, l’on dirait presque que sa vie dépendait du nombre de secondes qu’elle mettrait pour rejoindre le jeune homme qui l’attendait. Qui est ce jeune homme? Son petit-frère. J’ai gardé le suspens jusqu’au bout, peut-être même mes propos ont pu prêter à confusion à quelques endroits pourtant, si vous les relisez, croyez moi qu’ils ne changent rien. Il n’y a pas de confusion, Siwon a bien bouleversé la vie de Mia il y a quelques mois, et elle ne se voit plus passer une journée sans le voir ou sans lui passer un coup de fil. Non, ça, c’est hors de question pour la brunette, pas après avoir passé 20 ans sans lui. Souriante comme jamais, elle approche donc du jeune homme. « Désolée. elle se penche pour étreindre tendrement son frère. Le prof n’a pas vu l’heure. » achève-t-elle en se redressant. Au fond, qu’est-ce qui l’empêchait de s’échapper des cours quand c’est comme ça? Elle se pose la question, elle aurait dû faire ça. Elle ignore les risques majeurs quand ça concerne Siwon, rien n’est plus important que lui.

La styliste en herbe pose ses affaire sur la chaise à ses côtés et pose ses mains à plat sur la table face à elle, posant le regard sur son frère. « Comment tu vas? » Ce n’est pas une question qu’elle pose habituellement. Pour tout dire, elle ne la pose jamais sauf quand elle tient un minimum à la personne. C’est important de poser cette question et de regarder la personne quand on le fait. « J’espère que tu ne m’as pas trop attendu. » lance-t-elle en attrapant la carte des thés proposés. Elle ne va presque jamais à l’Arizona, mais pour une occasion de la sorte, retrouver son frère devant une boisson chaude et discuter de la pluie et du beau temps, pourquoi pas. C’est un endroit tout à fait mignon et joliment décoré, aux aspects plutôt zen qui inspirent la détente. D’ailleurs, Mia se rend vite compte du calme qui règne dans les lieux malgré que le frère et la soeur ne soient pas les seuls présents en ces lieux. Aurait-elle fait une entrée remarquée? Elle ne s’en est pas rendue compte en tout cas, et elle sait que si c’est le cas, Siwon ne se gênera pas pour lui dire.

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Pil Siwon
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Mar 14 Nov - 21:09
I am you, you are meMi Ah & SiwonLe regard perdu dans la contemplation du ciel, je ne fais pas particulièrement attention au cours qui se déroule dans la pièce où je me trouve. Je suis dans la Lune, plus intéressé par le ciel promettant déjà une nuit sans étoiles que par le cours qui parle pourtant des astres. Mon menton coincé dans ma paume, je ne peux pas retenir le petit sourire presque enjoué qui se dessine sur mon visage. L’heure de la fin de mes cours approche lentement mais sûrement et il faut avouer que je n’attends que ça depuis mon réveil. Je n’y crois toujours pas et l’idée de rejoindre une personne qui en quelques mois m’est devenue vitale me paraît toujours comme un miracle… Un miracle… Sourire amusé sur mes lèvres à présent, je finis vraiment par croire que parfois, les étoiles nous sourient et que l’on a droit à un peu de chance… Je n’aurais jamais cru possible en 2014 que dans trois ans, je serais toujours en vie et, tout aussi incroyable, à me réjouir d’un rendez-vous avec une personne appartenant à cette classe que je déteste tant.

Le professeur me tire de mes pensées qui ne peuvent être que réjouissances en annonçant la fin du cours. Je range mes affaires et mon cours auquel je n’ai presque pas touché et pose négligemment mon sac sur mon épaule pour me presser de me diriger vers la sortie de la classe. Le professeur me retient et tente une remarque sur mon intérêt inexistant pour le cours. Je ne peux pas nier que quand il faut travailler ou être attentif, je ne suis pas des plus présents mais aujourd’hui, c’était pire que d’habitude et cela n’a pas échappé à mon supérieur. Je hausse les épaules avec une petite moue, ses conseils ne pouvant pas m’être réellement utiles. Je décide moi-même de ce que je fais en cours et je ne le trouve pas bien placé pour se permettre de me dicter mon comportement. Il sait bien que c’est inutile d’insister, que je suis trop libre pour qu’il essaye encore de me mettre dans un chemin trop droit pour moi et il me laisse alors m’en aller.

Mon pas d’habitude presque paresseux se presse, s’accélère pour traverser le couloir et descendre les marches deux par deux pour arriver rapidement à la sortie du bâtiment. Les quelques personnes que je croise me lancent des commentaires sur mon air pressé et je leur souris légèrement sans pour autant m’arrêter, je n’ai pas envie de m’arrêter aujourd’hui et de prendre mon temps. Arrivé à l’extérieur mes bras sont cueillis par le froid et je remets rapidement mon pull pour me couvrir et éviter d’avoir trop froid le temps du trajet. Les mains dans les poches, le pas nonchalant mais rapide, je rejoins le lieu de rendez-vous en me demandant si elle sera déjà là. Ce n’est pas le cas, je le sens rien qu’en entrant dans le salon de thé : celle qui partage le même sang que moi et à laquelle je suis lié n’est pas présente. Je m’installe alors à une table de deux et joue distraitement avec mes mains se réchauffant doucement dans l’ambiance chaleureuse de l’endroit. Il fait calme, cela contraste tout à fait avec l’impatience qui me consume à peine me suis-je assis à la petite table. Je dois avoir l’air d’un enfant qui attend impatiemment que le père Noël arrive et cette pensée me fait sourire, c’est un peu ça au final… J’ai l’impression de ne plus l’avoir vue depuis si longtemps alors que cela ne date que d’avant-hier et que je l’ai encore appelée hier soir. Une grande sœur inattendue, c’est ce qui définit Mia. Je savais que j’avais une grande sœur mais j’imaginais ne jamais avoir l’occasion de la rencontrer et même si l’envie ne me manquait pas, j’étais aussi sceptique quant au fait que sa vie s’était déroulée dans un monde que je ne supportais pas.

Mais quand elle est arrivée dans une rencontre plutôt surprenante –je ne peux que sourire davantage en y repensant-, elle est comme devenue l’étoile qui me guiderait toujours dans mes nuits même les plus profondes. Je ne la connais pas encore comme je le souhaiterais et réciproquement mais je sais que ça ne peut que tarder et que je refuse d’avoir le moindre secret pour elle. Mon regard se dépose sur la brique qui me sert de téléphone et je lis son message avec un sourire soulagé sur les lèvres, c’est stupide mais j’ai toujours la crainte qu’un jour, elle n’arrive pas, qu’un jour, comme de nombreuses personnes apparues dans ma vie, elle s’évapore en me laissant seul. J’attends alors qu’elle me rejoigne et je fixe l’heure, mon regard suivant la trotteuse dans chaque seconde qu’elle fait passer dans un petit « tic » qui est clairement audible dans le calme de la pièce. Un calme qui est bouleversé en m’apportant une bonne nouvelle lorsque je tourne mes yeux plissés vers l’entrée de l’endroit. Son sourire apaise tout de suite l’inquiétude que son retard avait fait naître en moi et je me redresse alors quand elle s’approche de moi. Elle se penche et ses bras m’étreignent tendrement. Je suis déjà libre mais quand elle est là, j’ai l’impression de l’être encore plus comme si savoir qu’elle est là pour me protéger et que je peux la garder près de moi me rassure et me remplit de confiance. Je pose mon dos contre le dossier de ma chaise en lui offrant un sourire rieur et détendu, ne trouvant que ses excuses ont lieu d’être.

-L’important, c’est que t’es arrivée !

Je l’observe comme elle s’installe en face de moi et me sens confiant comme elle pose son regard sur moi. Elle est aussi heureuse de me revoir et ce sentiment d’amour fraternel qu’elle m’offre sans cesse m’est à présent vital. Elle me demande comment je vais et je passe une main dans mes cheveux mal coiffés en posant plutôt mes yeux sur la carte pour tenter de faire un choix. Je hausse les épaules et un petit rire s’échappe de mes lèvres.

-Je vais comme après des heures de cours ! Et toi ? Comment s’est passée ta journée ?

J’aimerais tout savoir des minutes qu’elle vit quand je ne suis pas là. Même en étant son petit frère, j’ai une envie folle de la surprotéger, de la garder pour moi tout seul comme un radin garderait son argent mais je ne veux pas qu’elle se sente étouffée par cette toute nouvelle relation qui nous lie. Elle me dit qu’elle espère que je n’ai pas trop attendu et je redépose la carte après avoir fait mon choix.

-J’ai attendu vingt ans pour te voir, je peux t’attendre quelques minutes tant que tu finis par arriver !

Parce que si elle ne venait pas, ce serait une catastrophe mais ça, je ne veux même pas l’imaginer. Je lève nonchalamment mon bras pour appeler le serveur quand ma sœur a fait son choix et grimace légèrement. Hier, j’ai été faire une prise de sang à l’hôpital pour vérifier que ma maladie ne refaisait pas surface et la douleur n’est pas tout à fait partie. Je n’en ai d’ailleurs pas encore parlé à Mia mais c’est comme si je craignais sa réaction, n’arrivant pas à m’imaginer celle-ci.

-C’est la première fois que je viens ici, c’est cool comme endroit.

Je vais rarement dans des lieux au-dessus de mes moyens qui sont évidemment très limités mais j’apprécie l’ambiance qui plane sur notre petite table, ambiance grandement améliorée par la présence de ma grande sœur en face de moi.
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Goo Mi Ah
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Mer 15 Nov - 23:30
I AM YOU, YOU ARE ME
ft. Miwon ♥

Oui en effet, Siwon a raison. L’important dans l’affaire, c’est qu’elle soit arrivée. De toute façon, il n’aurait jamais été question qu’elle pose un lapin à son petit-frère. Au contraire, elle aurait plutôt tendance à annuler tous ses plans si Siwon venait à l’appeler à la dernière minute pour la voir. C’est comme ça, elle le fait passer avant les autres, n’en déplaisent à certains. Depuis qu’elle l’avait retrouvé, elle ne savait plus être raisonnable sur le temps à accorder aux uns et aux autres. Faut dire que Mi Ah ne porte pas grand monde dans son coeur, alors forcément, ça laisse plus de places aux autres mais son frère, c’est encore un autre niveau. D’ailleurs, si elle ne fait pas gaffe, elle se surprend à l’admirer. Parce qu’elle est encore subjuguée à l’idée d’avoir retrouvé une partie d’elle, son sang. Le soir où la vérité a éclaté au grand jour, elle a tout de suite su. Elle a comme reconnu ce sentiment de grande soeur, comme si elle l’avait toujours ressenti au final. Car oui, pendant toute sa vie, Mia s’était sentie cruellement seule au fond. Elle avait beau être accompagnée le 3/4 du temps, ça ne comblait jamais ce manque énorme qu’elle ressentait au plus profond d’elle. Comme s’il lui manquait quelque chose pour toujours et qu’elle ne retrouverait jamais.

« Ma journée… » appuyée sur la paume de sa main, elle regarde la carte des thés, très peu emballée par les choix. Et par sa journée aussi, rien de plus barbant qu’une journée de cours. « J’ai l’ai passé à la FAC. C’était une journée chargée aujourd’hui, je n’ai eu qu’une demi heure de pause pour manger ce midi. » elle lève les yeux vers Siwon en levant ensuite les yeux au ciel pour finalement pousser un soupir, suivi d’un sourire néanmoins amusé. « L’avantage c’est que demain je n’ai cours que le matin par contre. » Oui, elle avait organisé son emploi du temps de sorte à avoir une seule journée chargée, le reste de la semaine étant plutôt tranquille pour elle. Et puis, c’est surtout basé sur son emploi du temps à la boutique. Mine de rien, Gina commençait à réclamer les services de Mi Ah un peu trop souvent. « Et toi alors? Les cours, ça se passe bien? » elle lève les yeux pour le regarder, intéressée, parce qu’elle adhère à 100% à ce qu’étudie le jeune homme. Faut dire, c’est quand même super intéressant l’astronomie, ça passionne la jeune styliste qui, si elle avait été un peu plus scientifique, se serait certainement lancée dans une filière semblable. Quoique… Elle est bien en stylisme aussi. C’est sa voix, sa passion. Le seul problème reste les débouchés. Soit elle perce et elle s’assure un avenir tranquille, soit elle ne perce pas et elle est bonne à se trouver une nouvelle orientation professionnelle.

A la remarque de Siwon, Mia ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire tendre. Elle s'excuse pour 5 minutes de retard, s'est-elle suffisamment excusée pour avoir été absente pendant 20 ans? Malgré la remarque qui la fait sourire, c'est un sourire amer qui apparaît sur ses lèvres, ainsi, elle ne peut s'empêcher d'attraper doucement la main de son frère, la serrant tendrement dans la sienne alors qu'elle lève les yeux vers lui. « Et je compte bien les rattraper ces 20 ans. Crois moi sur parole. » elle ne s'étale pas plus, à vrai dire, ils en ont déjà beaucoup parlé de ça mais ça lui paraît encore dingue que personne n'ait daigné lui parler une fois de son frère. Elle en veut énormément à ses parents, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle les évite au maximum depuis. Toute excuse est bonne pour ne pas dormir chez elle...

Son choix s’étant porté finalement sur un thé noir caramélé, elle regarde son frère lever le bras pour interpeler le serveur. Or, son oeil de lynx n’échappe pas à la grimace qui déforme le visage de Siwon lorsque celui-ci a levé le bras. Elle fronce les sourcils, tapotant nerveusement ses ongles contre le bois de la table. Quand le serveur arrive, il la sort presque de ses pensées en lui demandant ce qu’elle prend. Et une fois les choix formulés, le serveur repart. A ce moment là, Siwon s'exprime alors sur le lieu. Bien joué, il a réussi à détourner quelques instants l'attention de sa soeur. La belle brune lève les yeux, regardant tout autour d'elle avant d'acquiescer une fois. Oui, l'endroit est sympa et reposant, de temps en temps ça peut faire du bien à l'esprit. Surtout quand on est une kamikaze comme Mi Ah. « C'est vrai? Tu aimes? Moi non plus je ne viens pas souvent, faut dire que le thé c'est pas mon truc mais c'est l'ambiance et le style qui me plaisent. C'est... Cosy!  » termine-t-elle, reposant le regard sur lui.

Un court silence s'installe. La styliste ramène ses mains sur la table, entrelaçant ses doigts entre eux tandis que ses bracelets tapent légèrement contre le bois de la table. Elle montre le bras de son frère d'un signe du menton, faisant référence à la grimace qu'il a eu toute à l'heure, quand il a interpelé le serveur. « Tu t’es fait mal au basket? » demande-t-elle le regard intrigué, un petit sourire sur les lèvres. Elle est d’ailleurs très fière de le savoir dans le club de basket de l’université, et honte à elle de ne pas encore être allée le voir à un de ses entraînements. « D’ailleurs, c’est quand le prochain match? Que je bloque ma soirée pour toi! » Et ce n’est pas une parole en l’air, peu importe si elle a encore une soirée mondaine de prévue, elle l’annulera. Qu’importe ce que Gina lui dira, elle n’en a que faire, elle ne veut surtout pas faire passer son frère après le reste. Elle a attendu toute une vie pour se sentir importante dans la vie de quelqu’un, et Siwon le lui fait bien ressentir. Elle se rend compte qu’elle est devenue indispensable pour lui, comme il l’est devenu pour elle. Ce fut automatique entre eux, dès le moment où elle a su qu’il était son petit frère, elle a fondu en larmes dans ses bras et l’a gardé contre elle pendant de longues minutes. Elle lui a même promis que sa vie serait plus simple maintenant qu’ils sont réunis. D’ailleurs, elle sait qu’il n’a pas eu la même vie qu’elle et c’est une chose qu’elle vit mal, tous les jours, sans en parler à qui que ce soit. Mais cette rancoeur est toujours présente là, dans sa poitrine. Une rancoeur qu’elle voue en partie à sa mère adoptive, la coupable, celle à cause de qui Siwon n’a pas eu droit à une belle vie. Et quand elle regarde son téléphone, bien que ça la fasse sourire parce qu’elle sait qu’il vit plutôt bien tout ça, elle, ça la confronte sans cesse à l’idée qu’il n’a pas été aussi chanceux qu’elle, et surtout qu’elle a été la grande absente de sa vie.

Et croyez moi, avec un caractère comme celui de Mia, les choses seront rattrapées au double, voire au triple.

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Pil Siwon
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Ven 17 Nov - 1:09
I am you, you are meMi Ah & SiwonMon regard s’ancre sans difficulté dans le sien comme si ses yeux avaient le simple pouvoir de me détendre, de me mettre à l’aise et de me faire oublier tout ce qui pourrait me tourmenter. C’est étrange ce sentiment d’être protégé, d’avoir enfin quelqu’un qui est là et qui me fait sentir qu’il le sera toujours. Je ne veux jamais la laisser partir, je veux savoir que chaque fois que nous nous séparerons, ce sera pour vite se retrouver et passer encore du temps ensemble. Je ne connaissais, pendant près de 20 ans, rien d’elle et alors qu’avant, cette idée m’était supportable, elle m’est à présent inimaginable. Je veux connaître tous les détails de son passé, de son présent et si possible de son futur. Je veux pouvoir fermer les yeux et entendre les mots rassurants et pleins d’amour qu’elle me sert lorsque nous sommes réunis et je veux pouvoir voir son visage qui bien que la ressemblance n’est pas frappante, est comme mon reflet, celui que je cherchais mais que mes yeux ne trouvaient pas même lorsque je faisais face à un miroir. Face à elle, je sais qui je suis, je peux voir dans ses yeux sombres ce que je suis et ce que grâce à elle, je vais pouvoir devenir. Parce que tant qu’elle est là, tant qu’elle me soutient et me donne l’amour d’une grande sœur trop longtemps absente, je me sentirais aussi apaisé que ce petit salon de thé.

Je sors de mes pensées lorsqu’elle reprend la parole en mentionnant sa journée. Je me fais très attentif, voulant capturer chaque détail de cette journée même son air n’a pas l’air particulièrement emballé, me faisant d’avance comprendre que celle-ci n’avait rien d’extraordinaire. Une journée de cours, je comprends bien pourquoi cette petite moue ennuyée est passée sur ses traits, elle doit être contente que ça soit terminé à présent. Je le suis en tout cas et encore plus en me disant qu’elle a réservé la fin de cette grosse journée à son petit frère. Je suis pourtant simplement heureux de revoir un petit sourire sur ses lèvres quand elle annonce qu’elle n’aura cours que le matin demain et donc que cette journée particulièrement fatigante est derrière elle. Je réponds à son sourire mais je n’ai pas le temps de demander plus de détails qu’elle me questionne sur mes cours. J’ai une petite moue à mon tour et pousse un petit soupire identique au sien en posant ma carte devant moi, mon choix fait.

-Oh tu sais, moi et les cours… C’est intéressant mais qu’est-ce que c’est chiant à étudier !

Je ris légèrement en repensant à la remarque de mon professeur, c’est peut-être intéressant mais je ne fais pas plus attention que ça… Je passe une main dans mes cheveux mi-longs, coiffure qui me gêne un peu mais qui semble me donner un charme, et souris à ma sœur en me disant que nos conversations sont bien plus passionnantes que toutes les étoiles de l’univers ! Je m’appuie mes deux coudes sur la petite table où nous sommes installés face à face et souris un peu plus en acnrant mon regard à nouveau dans le sien.

-Et pour toi ? Le stylisme t’intéresse toujours autant ?

Je suis curieux sur ses études, j’ai l’impression que je n’en sais jamais assez sur elle et j’ai envie de savoir son avis sur tout tout le temps même sur les choses les plus futiles et inutiles. Je suppose que c’est toujours sa passion mais je veux l’entendre dire, savoir qu’elle se plaît dans ce qu’elle entreprend comme études me semble important comme si c’était ma propre vie. Je balaye son inquiétude par rapport à mon attente d’une phrase et malgré le sourire qui éclaire son visage, je déteste voir cette pointe amer sur son visage et m’en veux déjà d’avoir prononcé ses mots qui lui rappellent son absence dans ma vie et la mienne dans la sienne… Elle prend alors ma main et sa paume contre la mienne m’arrache un sourire rassuré, le sourire du petit frère qui a besoin d’être rassuré par sa grande sœur. Ses mots ont un effet de baume sur mon cœur ayant souffert jusqu’à manquer de cesser de battre. Ma tête se hoche doucement et mon regard dans le sien, sans besoin de mots, lui fait comprendre que je la crois plus que je n’ai jamais cru personne. Je le sais maintenant, je le sens qu’elle va tout faire pour que nous passions des moments inoubliables tous les deux.

J’appelle le serveur en tentant vainement d’ignorer la douleur dans mon bras et fixe le garçon alors qu’il se rapproche de nous, ne semblant occupé avec aucun autre client au moment où je l’appelle. Je me tourne vers ma sœur lorsqu’il nous demande ce que nous commandons et j’ai la sensation de la sortir de ses pensées, me demandant bien à quoi elle pouvait bien penser… Nous passons tout de même commande et mon choix s’est porté sur un thé assez relaxant, je pense. Lorsque le serveur est parti pour chercher nos boissons chaudes, je retourne toute mon attention d’un coup bien présente vers ma sœur pour lui faire part de mon appréciation sur le lieu que je qualifie comme la traduction de mon prénom. Elle me répond qu’elle ne vient pas non plus très souvent parce que le thé c’est pas son truc, nous avons ça en commun, mais comme moi, elle apprécie l’ambiance du lieu qui est, je trouve, très relaxante.

-Je pense pareil, puis c’est encore mieux vu qu’on y est ensemble. Sans toi, je viendrais jamais ici.

C’est vrai, cette ambiance est parfaite pour que j’y retrouve ma grande sœur et je pense que c’est peut-être dans le même état d’esprit qu’elle m’a proposé de se retrouver ici. Je m’en fous au final d’où on se retrouve tant que l’on s’y voit ! Ce serait même dans une poubelle que je m’en foutrais ! Je serre à mes paroles la main de Mia pour qu’elle sente bien que je suis content de partager des moments privilégiés qui m’ont évidemment manqué dans ma vie passée. Elle entrelace ses doigts avec les miens et un court silence s’installe entre nous. Mais pas un silence comme ceux gênants qui s’installent souvent dans les relations insignifiantes, non, ce silence est aussi apaisant que les mots que l’on s’échange et me conforte dans ce lien unique qui nous se tresse chaque jour entre nous et qui est incassable. D’un mouvement de tête, elle montre mon bras sans que je ne comprenne exactement ce qu’elle désigne avant qu’elle ne prenne la parole en me demandant si je me suis fait mal au basket. Je pose mon regard sur mon bras couvert par mon large pull et pince mes lèvres en hésitant quelques secondes, juste assez pour qu’elle pose une autre question qui me permet un peu de répit avant de répondre à la première. Je souris un peu plus, j’ai toujours eu un certain talent dans ce sport malgré le contretemps dans ma vie qui m’a empêché de construire une réelle passion autour du basket.

-Le prochain match a lieu samedi prochain en début de soirée ! Si tu viens, je suis sûr que je gagnerais ! Ce serait super que tu viennes me voir.

Je souris encore un peu puis je repose mon attention sur mon bras. La simple pensée de la piqure me relie inexorablement à cette maladie s’étant écrasée sur mes épaules il y a déjà trois ans. D’un mouvement d’épaule, je constate que la douleur est toujours présente et détourne mon regard en n’osant pas vraiment croiser celui de Mia. J’ai un peu peur pour une fois, c’est derrière moi mais j’en garderais toujours un souvenir atroce d’une mort trop précoce et trop proche et les tests seront ma façon de m’en rappeler régulièrement. Mais ma sœur ne sait pas encore, elle, et elle ne se doute pas de ce que j’ai vécu vu la différence entre nos deux vies. Ma main se resserre un peu autour de la sienne et alors que je tente un début de mensonge, je me rattrape vite en baissant mon regard comme un enfant pris la main dans le sac.

-Oui… Enfin, non… C’est à cause d’une prise de sang que j’ai dû passer hier à l’hôpital…

Je murmure presque, je n’ose pas non plus mettre les deux pieds dans le plat. Elle n’est pas du tout au courant pour ma leucémie et comment le pourrait-elle ? Elle n’avait jamais entendu parler de moi avant et ses parents n’avaient apparemment pas l’intention de la prévenir qu’elle avait un petit frère et donc encore moins que celui-ci avait manqué de perdre la vie à l’âge de 17 ans. Les boissons arrivent et ma main libre enroule la tasse brûlante comme pour s’y réchauffer alors que je n’ai toujours pas relevé mon regard vers ma sœur de peur d’avoir vraiment fait naître une inquiétude dans ses yeux et je me décide alors d’ajouter rapidement comme pour la rassurer maladroitement.

-Mais ce n’est rien de grave tu sais ! C’est juste pour vérifier que je n’ai plus rien !
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Sam 18 Nov - 23:22
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Sa main dans celle de son frère, elle le regarde, un sourire aux lèvres comme la grande soeur attendrie qu’elle est depuis qu’elle l’a trouvé, ou retrouvé. En fait, il est plutôt difficile d’employer ce deuxième terme puisqu’elle ne l’avait jamais connu avant ce jour de Février où il a tenté de lui voler son pique nique. Quand elle y repense, elle le fait avec ce même sourire, même si sur le coup elle n’avait qu’une seule envie: l’étriper. Mais avec le recul, elle arrive à en rire, et à ne pas dramatiser de l’horrible concours de circonstances qui s’est abattu sur eux. Dans un commissariat… Mia en a encore l’odeur dans le nez et la nausée du stress ressenti quand elle a appris toutes ces choses. Au milieu des flammes, la seule chose qu’elle semblait voir clairement, c’était l’amour profond et sincère d’un petit frère qu’elle venait à peine de retrouver. Et depuis ce jour, ça a toujours été lui en premier, toujours sa priorité, la source même de son bonheur. Qu’elle soit malheureuse importe peu maintenant, elle sait que son bien-être dépend directement de celui de son frère. Il sourit, elle sourit. Il s’énerve, elle s’énerve. Il pleure, elle pleure. Comme des jumeaux en sommes, c’est ça qui fait leur force. Ils ne sont pas jumeaux, ils ont passé 20 ans loin l’un de l’autre mais rien ne les empêche d’être fusionnels. Leur histoire, c’est leur force. Et un jour, elle reviendra dans ce café avec lui, ce journal intime entre les mains. Et ils liront les pages des jours heureux de leurs parents ensemble, parce que pour l’instant, Mia ne s’en sent pas capable. Elle a trouvé une certaine force en Siwon, une force qui lui permettra d’ouvrir ce journal, et de le lire. Et d’y trouver peut-être des passages émouvants, des photos poignantes de leurs parents, vivants et heureux.

Alors elle le regarde comme la 8ème merveille du monde, ce gosse qui a grandi seul, presque livré à lui-même dans un bidonville puant, pollué par les voitures qui passaient à quelques mètres de là sur la rocade. Elle le regarde lui parler de ses études avec ce même ton qu’il emploie habituellement, sa légèreté alors qu’il lui avoue qu’il trouve ça chiant. Elle le regarde sans le quitter une fois des yeux, le regard même un peu rêveur tandis que son sourire, tout aussi expressif, s’agrandit doucement. Et lentement, elle secoue la tête de gauche à droite. Il trouve ça ennuyant, pas étonnant: c’est un génie. Tout peut lui réussir s’il le souhaite, mais les cours ne sont pas assez excitants pour lui. Pas assez pour attirer son attention, elle le sait, elle a remarqué ça chez lui. Il aime les choses quand elles sont palpitantes, et les cours, ça n’a rien de palpitant. M’enfin il doit quand même faire gaffe de rester attentif en cours, sinon, son rêve lui passerait sous le nez. « Oh oui! » répond-elle à la question de Siwon concernant son intérêt pour le stylisme. « C’est toujours pareil, j’adore ça. J’ai vraiment trouvé ma voie. » déclare-t-elle, un large sourire aux lèvres parce qu’elle nage en plein bonheur en ce moment.

La commande passée, les deux jeunes étudiants se confient alors leurs avis sur le lieu du rendez-vous. Pour être tout à fait honnête, Mia a longtemps pensé qu’il ne voudrait jamais mettre les pieds ici. Après tout, ça pue le riche, et elle sait qu’il les a en horreur. Contraste me direz-vous, avec Mia qui vient tout droit d’une famille de la haute société. Mais elle n’en porte que le nom alors, car quand on la connaît, on sait pertinemment qu’elle n’a rien d’une vraie riche. Elle mange avec les mains, elle prend le métro elle fréquente les coins que tout le monde fréquente, et elle s’habille dans les magasins basiques, elle évite les grandes marques. En fait, ça c’est grâce à son père. Il lui a toujours appris à vivre en dessous de ses moyens même si sa mère, parfois, lui demandait de se tenir mieux à table ou d’être simplement respectueuse. Oui, enfin, sa mère a toujours trouvé à lui redire, malheureusement. Alors, Mia est bien contente au final d’avoir été élevée comme ça. Ainsi, peu de personnes savent qu’elle est en fait l’héritière de Posco et c’est tant mieux, c’est ce qu’elle a toujours voulu. Ce salon de thé est donc un endroit qu’elle ne fréquente pas souvent mais, pour un moment de calme et de douceur, elle le choisit 100 fois. Parce qu’avec son frère, elle a besoin de cette ambiance reposante. Elle ne supporterait pas de l’emmener dans un bar du centre-ville, bruyant et mal fréquenté.

Le sujet dérive sur le basket, le temps pour Mia de prendre des informations qu’elle juge importantes: la prochaine date du match. Car oui, son frère est dans l’équipe de l’école et ce serait vous mentir si je vous disais que Mia n’est pas fière; c’est tout l’inverse. Elle est si contente pour lui mais elle n’a pas encore ressent cette fierté de le voir courir sur le terrain, marquer des points et crier fièrement « c’est mon petit frère!! » Du coup, elle veut remédier à ça, au plus vite. Et, quand son frère lui annonce la date de samedi prochain, Mia prend son téléphone et le déverrouille aussitôt pour aller dans l’application calendrier afin de marquer la date. Ça ne sert à rien puisqu’elle n’oubliera pas, mais c’est pour le plaisir de voir le nom de son frère sur le calendrier. Une fois encore, puisqu’il y apparaît quand même pas mal depuis un certain temps. « Évidemment que tu gagneras. » rétorque-t-elle en levant les yeux un instant vers lui, finissant d’enregistrer le tâche. « Je serai ta supportrice numéro un. Plus forte encore que les cheerleaders. » elle lève les yeux un instant vers lui, un regard taquin parce qu’elle sait qu’il doit lui arriver d’admirer ces filles. « Je viendrai, compte la dessus. » et elle pose son téléphone à plat sur la table. Elle n’a, en plus, rien de prévu pour ce samedi soir là donc c’est déjà tout bloqué pour elle.

Mais les choses se compliquent quand elle voit son frère agir bizarrement.  Le regard fuyard, comme s’il appréhendait sa réaction pour quelque chose qu’elle ignore mais qui ne lui plaît pas trop pour l’instant, puisqu’il vient de parler d’une prise de sang. Main dans la main, elle le sent resserrer son étreinte et Mia baisse les yeux un instant vers elles. C’est à ce moment là que le serveur arrive avec leurs commandes. Aussitôt, Mia se décale légèrement pour laisser la place à l’homme de déposer la tasse ainsi que le sucre et les petits biscuits, mais très franchement, la brunette n’y fait pas attention, bien trop perturbée par ce que vient de lui dire son frère. Son pouce caresse alors doucement la main de son frère tandis que l’autre commence à tourner la cuillère dans sa tasse, le regard rivé vers lui. Un regard inquiet, intéressé, voire même bouleversé. « Mais ce n’est rien de grave tu sais ! C’est juste pour vérifier que je n’ai plus rien ! » Elle fronce les sourcils, il ne la regarde toujours pas et ça commence à l’inquiéter. Il ne baisse jamais les yeux de cette façon d’habitude, et là il le fait. Il doit y avoir une raison, une raison sombre qui fait bien d’inquiéter la styliste. « Que tu n’as plus rien… De quoi tu parles? » Ses sourcils sont toujours froncés mais ça, elle ne peut l’empêcher. Elle craint le pire, elle a l’impression qu’elle va apprendre quelque chose qui va vite gâcher les beaux jours qu’elle vit depuis quelques temps. « Regarde-moi. » dit-elle, la voix douce, en secouant doucement la main de Siwon pour attirer son attention. Elle le soutient du regard, elle veut être sûre qu’il n’a pas oublié ce qu’elle lui a dit le soir quand ils sont rentrés du commissariat. Elle lui a fait la promesse de toujours être à ses côtés et de toujours le soutenir quoiqu’il lui arrive, quoiqu’il ait fait. Elle serre tendrement sa main à nouveau, caressant ses phalanges avec son pouce. « Tu peux tout me dire… Tu le sais bien. » De son autre main, elle cesse de tourner la cuillère dans sa tasse pour venir rejoindre la seconde, enveloppant alors celle de son frère. elle cligne plusieurs fois des yeux, son air interrogateur toujours présent. Elle voudrait le mettre en confiance mais l’inquiétude prend le dessus sur son assurance.

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Dim 19 Nov - 17:43
I am you, you are meMi Ah & SiwonChaque mot qu’elle prononce avec ce sourire aux lèvres me suffit à être heureux, à me sentir bien. J’ancre mes yeux dans les siens et rien que le regard qu’elle me lance, ce regard qui n’est semblable à aucun autre, m’emplit d’une confiance inégalable. Alors c’est ça, avoir une grande sœur… C’est ça de se sentir protégé… Je n’aurais jamais cru connaître ce sentiment il y a à peine quelques mois et pourtant… Comment ne pas sourire lorsqu’un regard comme celui de Mia nous couve ? Elle me rassure sur le fait que sa passion est toujours tournée vers le stylisme et que donc, ses études lui conviennent tout à fait. Je crois que si nous continuons comme ça, notre bonheur va nous étouffer qu’on aura rien vu venir. Mais mourir de bonheur, c’est toujours mieux que de malheur et je suis plutôt soulagé de ressentir enfin ce genre de sentiments, comme quoi, tout n’est pas que noir…

Nous parlons une fois le serveur passé de l’endroit où elle m’a emmené et je le parcours une nouvelle fois des yeux. L’endroit pue le riche à un dégoûté les pauvres comme moi mais j’avoue ne pas me concentrer dessus, trop intéressé par ma sœur pour dénier de penser au lieu où nous sommes. Je me détourne alors bien vite de celui-ci pour ne pas commencer à fixer toutes les personnes dont la richesse empeste et polluerait presque l’ambiance douce et calme de l’endroit. Mia fait partie de ce monde-là aussi et j’ai eu beaucoup de mal à me faire à cette idée, un membre de ma famille, qui partage le même sang que moi, mais qui n’a pas du tout eu la même vie que moi. Pourtant, détester Mia lorsqu’on m’a appris qu’elle était ma sœur et qu’elle a commencé à me couvrir d’un amour fraternel sans limite, c’était tout simplement impossible. Elle a même réussi à me faire entrer dans un endroit où je fais tâche mais rien ne m’arrêterait si c’est pour partager un simple moment avec elle. Je ne nous vois pas aller ensemble dans un endroit où être au calme et nous parler sans limite et tabou est impossible. Nous avons besoin de notre monde, j’ai besoin de cette bulle qui se forme autour de nous, autour d’une table dans un petit salon de thé ou d’un banc dans un parc vide. Moi qui ai si souvent besoin de palpitations, d’événements excitants mon quotidien, la présence de ma sœur transforme tous ces désirs d’aventures en un amour sans faille qui ne me donne qu’une envie : lui tenir la main et ancrer mon regard dans le sien. Je me fais calme, comme une tempête que les étoiles ont fini par bercer pour quelques minutes, quelques heures avant que le vent ne se lève à nouveau. Je ne suis plus la grêle qui s’abat où qu’elle aille pour n’avoir aucune limite mais simplement des flocons de neige qui frôlent le sol ou les vêtements pour fondre doucement. Les endroits qui ont mes préférences sont évidemment des lieux qui se conforment à ce calme intérieur lorsque je suis en présence de ma grande sœur…

Nous dérivons à nouveau, changeant de sujet pour se tourner vers le basket, sport qui a tant d’importance dans ma vie d’homme à 200% libre. Elle veut venir à un match et je sais déjà que lorsqu’elle sera dans les gradins, des ailes me pousseront dans le dos et me suffiront pour marquer tous les points et gagner, gagner pour rendre ma sœur fière de moi. Elle sort son téléphone très différent du mien et je devine qu’elle note la date du match sur son calendrier. Je me redresse, fier en sachant que mon nom apparaît dans son téléphone même si ce n’est sûrement pas la première fois et un sourire en coin dessine mes lèvres quand elle souligne mes propos en me donnant confiance pour ma future victoire. Elle ajoute qu’elle sera plus forte que les cheerleaders avec un sourire qui me taquine probablement. Il faut avouer que ces supportrices sont faites pour que les joueurs les observent un peu et reprennent du courage. Et puis, l’une des jeunes filles comptant parfois dans le groupe me donne habituellement encore plus de motivation que les autres. Je chasse cette pensée n’ayant pas sa place dans la conversation que j’ai actuellement avec ma sœur et tente de ne pas voir apparaître les traits de la cheerleadeuse en question dans mon esprit. Je lève alors mon pouce en ancrant à nouveau mon regard s’étant un peu détourné à la pensée des supportrices dans celui de Mia.

-Je te fais confiance, je me réjouis déjà de monter sur le terrain avec tes encouragements !

Je ris en imaginant ma sœur dans les gradins, comptant sur elle pour me donner encore plus de force, même si j’imagine déjà que la simple pensée qu’elle me regarde me donnera des ailes. Le sujet s’assombrit alors avec mon regard comme je réponds à sa première question concernant mon bras me faisant un peu souffrir. J’ai connu pire et c’est probablement ça le problème. Je n’ose pas me confier, j’ai une confiance infinie en elle mais j’ai peur qu’elle le prenne mal, qu’elle s’inquiète pour rien et cela me ferait souffrir de voir une telle lueur dans son regard par ma faute. Mon regard évite le sien de peur de déjà y lire cette inquiétude. Je reste immobile alors que le serveur apporte nos boissons et plonge mes yeux dans le liquide fumant qui se présente devant moi en me demandant si j’ai réellement bien fait d’aborder ce sujet alors que nous sommes censé passer un bon moment ensemble. Alors je tente de la rassurer, sentant son pouce caresser doucement le dos de ma main, me faisant clairement comprendre qu’elle sent que quelque chose cloche. Je tente un sourire mais les souvenirs de cette souffrance solitaire ne sont pas des plus agréables et je sens en moi la fissure dans mon cœur recommencer à me faire souffrir. Elle répète la fin de ma phrase et je pince mes lèvres et continuant d’observer la boisson presque transparente dans la tasse posée devant moi. J’ai foiré en répondant franchement, elle n’a peut-être pas besoin de connaître toutes les embûches que la vie a foutues sur mon chemin… Ou peut-être que si, parce que je me suis promis de ne jamais rien lui cacher, parce que les tabous ne peuvent que détruire une relation de frères et sœurs comme celle que nous avons. Sa main secoue la mienne et elle m’intime de la regarder, je m’exécute immédiatement en plongeant mon regard noirci par la maladie passée dans le sien. C’est trop tard pour faire demi-tour, elle doit savoir et veut savoir même si je sens dans les yeux qui croisent les miens qu’elle s’apprête à souffrir et que ce sera de ma faute, parce que ma vie passée n’a pas été rose. Ma main dans la sienne répond à son étreinte et je continue à hésiter alors qu’elle ne fait qu’attendre que je le lui dise mais quels mots choisir ? C’est difficile à exprimer même si elle tente de m’assurer que je peux tout lui dire. Tout, c’est ça aussi et ça l’inquiète, ça la rend curieuse et ça va changer probablement la façon dont elle voyait ma vie sans elle. Sa deuxième main se libère et entoure la mienne comme pour m’encourager, comme pour m’inciter à m’ouvrir, m’inciter à cesser d’hésiter. J’avale difficilement ma salive mais hoche la tête, mes lèvres jusqu’ici pincées en une ligne silencieuse s’entrouvrent pour commencer à ajouter un événement en plus dans le passé qu’elle me connaît, un événement qui a mis une pause mortelle dans ma vie il n’y a pas si longtemps.

-Je… Il y a trois ans… Je suis tombé gravement malade, Mia…

Je baisse une seconde mon regard sur nos mains entrelacées pour y trouver le courage nécessaire pour mettre des mots sur ce passage difficile de ma vie. La pause que je fais n’est pas longue mais elle l’est assez pour me replonger dans ce sentiment de solitude noire et étouffante qui avait oppressé ma poitrine pendant de longs mois sans me laisser savoir si j’en serais libéré un jour ou si je mourrais avec. Sa réaction m’est imprévisible mais je ne m’arrêterais parce que maintenant, elle doit savoir et que même si ce n’est pas joyeux, même si ce sont de mauvais souvenirs et si ça a failli m’être mortel, il faut qu’elle sache. Je prends une nouvelle inspiration et pose mon regard dans le sien avec un sérieux qui ne me caractérise pas. Je ne veux pas tout raconter d’un coup alors je décide de ne lâcher qu’une phrase, tout de même révélatrice, puis d’attendre avec nervosité sa réaction.

-J’ai été atteint d’une leucémie…
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Mar 28 Nov - 22:13
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C’est incroyable, la génétique. Ce qu’elle peut créer, la puissance d’un sentiment entre un frère et une soeur qui ont pourtant tenu 20 ans loin l’un de l’autre sans même avoir connaissance de leur existence. Mia pourrait en vouloir au monde entier pour ça mais ça ne servirait à rien, elle connaît les coupables de cette séparation trop longue à son goût, ils ne sont pas nombreux et se fatiguer à les haïr lui gâcherait ces retrouvailles qu’elle savoure depuis maintenant quelques mois. Il est entré dans sa vie telle une bombe qui explose, un jour où il a essayé de lui voler sa nourriture. Elle ne savait pas encore à cet instant qu’elle était en train de courir après son petit-frère, son sang. Pourtant, quand on lui a tout expliqué, ça a été immédiat. Elle a renoué avec ce sentiment longtemps perdu. Le sentiment d’une grande soeur qui se doit de protéger son petit frère, d’être l’épaule la plus solide de toutes pour le soutenir. Encore plus quand elle a compris qu’il volait de la nourriture pour survivre. Ça, ça lui a brisé le coeur. Pourquoi avait-elle eu la chance d’être bien lotie et lui non? Pour deux personnes venues des mêmes entrailles, il est impensable que leurs mondes diffèrent après tant d’années. Et encore aujourd’hui, Mia a du mal à comprendre ou du moins à l’accepter. Elle fait tout pour égaliser les choses mais son frère semble apprécier, finalement, cette façon de vivre. Vivre avec peu, mais être heureux quand même. Encore plus maintenant qu’ils se sont retrouvés.

Encore qu’elle se trouve assez forte pour réussir à l’emmener dans un tel endroit. L’Arizona n’est pas si cher dans les prix mais il est fréquenté par des gens raffinés et Mia ne préférait ce lieu que pour le calme qu’on y trouve. Faut dire qu’elle avait un peu le trac de le mener ici, elle sait qu’il a en horreur les pratiques des riches et les lieux qu’ils fréquentent d’habitude, mais son frère fait les efforts nécessaires, il apprécie chaque endroit qu’elle lui fait découvrir et elle s’attend à ce que lui aussi, un jour, il lui montre les endroits qu’il fréquente. Une chance que Mia ne soit pas une vraie riche, et ce grâce aux habitues de son père. Il lui a toujours appris à vivre normalement, comme une famille de classe moyenne mais sa mère détestait ça. En fait, il y avait toujours ce conflit entre ses parents quant à l’éducation de Mia. Sa mère voulait la faire fréquenter les plus belles écoles de la capitale, son père préférait les écoles publiques. Et c’était son père qui gagnait, systématiquement. Sa mère voulait envoyer les chauffeurs la récupérer à l’école, son père, lui, se libérait du boulot pour aller la chercher personnellement à l’école avec sa voiture. Une vie simple dans une richesse qui suffirait à nourrir et loger tous les pauvres de Séoul.

Aux paroles de son jeune frère, la brune se met à sourire. Elle aime le voir si emballé, dynamique, heureux de faire ce qu’il aime. Oh certes, elle a entendu par de nombreuses personnes que son frère est un véritable bijou sur un terrain de basket, mais elle veut voir ça de ses propres yeux. Sentir cette fierté, arborer ce sourire, et scander son nom, dans la victoire et la défaite. Ses mains entourant toujours la tasse, elle ne sait pas encore qu’elle est en train de lancer un sujet des plus sensibles. Elle a simplement fait sa curieuse, elle a vu la grimace qu’il a tiré, cette désagréable impression qu’il souffre mais elle ne sait pas de quoi. D’abord, elle a pensé naïvement que c’était au basket mais vu ses dires, elle comprend qu’il y a quelque chose de plus sombre derrière. Son coeur s’emballe, elle a peur de faire face à une vérité qui lui déplait, mais elle doit inciter son frère à s’exprimer. Alors, elle prend sa main, elle lui montre qu’il peut lui faire confiance mais ça, il le sait déjà. Oui, il peut tout lui dire, il n’y a pas de secrets qui subsistent entre frères et soeurs et d’ailleurs, c’est ce qu’ils veulent. 0 secrets. Pour autant, ça lui fait penser qu’elle n’a pas été capable de lui parler de son ex petit-ami, de ce bourreau qui la tenait par la menace et parfois les violences qu’il lui faisait subir. Tout cela est si compliqué, ça n’apparaît pas dans la mémoire de Mia pourtant, c’est bel et bien réel. Et à chaque fois qu’elle y repense, elle entre dans un état de panique. Alors elle dégage vite cette pensée et se concentre sur Siwon. Et sur ce qu’il va lui dire.

Les premiers mots qu’ils prononcent ont d’abord un effet immédiat sur la brunette. Son pouls s’accélère, l’angoisse monte. Il dit qu’il est tombé gravement malade il y a 3 ans. Gravement? La première chose qu’elle se demande, c’est: est-ce qu’il a guéri? Est-ce qu’il est toujours malade? Ça, c’est les premières questions qui traversent son esprit. Puis, vient la raison. Comment est-ce possible qu’un gars à peine âgé de 20 ans aujourd’hui, donc 17 ans à l’époque, tombe gravement malade? Dans quel monde merdique vit-on, au juste?  Pourtant, elle n’affiche pas d’expression pour le moment, elle se contente de resserrer doucement sa main alors que les questions fusent dans son esprit. Puis, la suite: une leucémie.

Elle fronce légèrement les sourcils, avant d’esquisser un sourire qui se veut des plus crispés. Elle n’a pas bien compris, du moins elle pense ne pas avoir compris. Elle croit que rien de tout ça n’est vrai, alors elle regarde autour d’elle et là, les choses lui reviennent en pleine gueule. Oui, c’est bien réel. Elle est bien là, dans ce salon de thé à tenir la main de son frère qui vient de lui annoncer qu’il a été gravement malade il y a 3 ans. Seul, pauvre et malade. La totale. Son coeur s’émiette à une vitesse folle, il lui fait terriblement mal et ses yeux, larmoyants, se baissent sur le table entre eux. Ses mains relâchent doucement l’emprise sur celle du jeune basketteur, Mia se sent cruellement coupable. Même si elle n’y est pour rien, même si elle n’aurait rien pu y faire, elle se sent terriblement coupable. Elle aurait dû être là, avec lui, dans ces moments difficiles. Au lieu de ça elle menait sa vie tranquille, loin des soucis de santé. Mia, elle pourrait fondre en larmes en imaginant son petit frère, malade, seul et triste, dans un hôpital qui respire la mort. Elle se mord alors la lèvre, elle retient ses larmes comme elle peut et ses yeux foncés se lèvent enfin, croisant le regard de son petit frère, inquiet sûrement de sa réaction.

« Non… » dit-elle en premier. Elle secoue la tête, elle nie toujours. « Non. T’avais 17 ans, t’étais en pleine forme, tu… » et si ce mal le ronge encore? Et s’il revient? C’est encore pire. Elle ne veut pas y penser parce que ça la plonge dans un chagrin immense, une peine profonde que rien ni personne ne pourrait soulager. « C’est pas possible. » Elle maintient son regard, la bouche entrouverte. Pourtant, il lui suffit de croiser le regard très sérieux de Siwon pour comprendre que c’est tout à fait possible et que, pire encore, c’est exactement ce qui s’est passé. Elle se laisse alors tomber au fond de sa chaise, les mains quittant celle de son frère. Sa boisson chaude va refroidir mais ce n’est que le cadet de ses soucis. Ses mains tremblent légèrement, elle angoisse. S’il a une suite à lui avouer, elle ne veut pas l’entendre. Elle ne veut pas savoir s’il est encore à surveiller. Tout ce qu’elle veut entendre, c’est qu’il va bien, qu’il est totalement guéri. « J’aurais dû être là… » prononce-t-elle, le souffle court, la voix aigüe poussée par l’émotion intense. Et elle se mord la lèvre, les yeux perdus dans le vide, rivés sur la table. « Je suis tellement désolée. » elle serre les lèvres et ferme les yeux, provoquant alors la chute de quelques larmes. Elle a honte, il n’y a pas de mots. Elle a honte d’avoir été si heureuse pendant que lui souffrait de tous les maux possibles. « J’aurais voulu que tu sois heureux. » elle ne supporte pas l’idée que le plus beau cadeau que la vie lui ait fait, ait pu souffrir pendant trop longtemps d’une telle maladie, et seul. Sans sa soeur, sans ce pilier qu’elle veut être pour lui désormais. Elle est rongée par les remords. Mais elle oublie qu’elle est aussi une victime dans l’histoire.

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Pil Siwon
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Sam 2 Déc - 22:52
I am you, you are meMi Ah & SiwonNager dans un bonheur pareil me semble presque irréel, comme si ce n’était tout simplement pas possible que de tels sentiments me soient offerts, à moi. Pourtant, c’est bien là, c’est une vague de regards, de sourires et d’amour qui m’emplissent et qui comble le vide trop longtemps resté en moi. Maintenant que j’y ai goûté, c’est comme devenu ma raison de vivre, ma drogue, mon oxygène et je refuse de le laisser s’éloigner de moi pour me laisser dans la solitude une nouvelle fois. Alors je veux être égoïste, je veux garder tous les souvenirs passés et à venir pour moi, je veux garder ce moment où elle a ancré un regard rempli d’amour dans le mien et qu’elle m’a pris comme j’étais, comme son petit frère. Ces moments-là sont à nous, sont à moi ce que j’ai de plus précieux dans ma vie et quiconque oserait tenter de me la prendre, de l’éloigner de moi, devra me passer sur le corps.

Je m’étonne de ne pas me reconnaître mais en même temps d’être tant en harmonie avec moi-même. Le lieu, l’ambiance, les personnes m’entourant jusqu’aux boissons posées devant nous, rien ne me correspond mais tout colle parfaitement. Parfaitement avec ce qu’elle et moi échangeons, avec le lien unique et incomparable qui nous unira –j’ose l’espérer et j’y crois de tout mon cœur- pour toujours. Je ne suis étrangement plus le garçon vivant à 200% dans une liberté sans limite, je ne suis pas à la recherche de grandes aventures, d’émotions fortes ou autres. J’ai simplement besoin de la chaleur de ses regards comme si elle suffisait à m’apaiser et à me rendre en même temps plus confiant, plus fort encore. C’est naïf, c’est sûrement trop plein d’un espoir qui m’aurait dégoûté il y a quelques mois mais à présent, je veux continuer d’y croire et d’imaginer que ces moments peuvent perdurer à l’infini. Elle ne devrait jamais me laisser comme ceux qui se sont éloignés de moi, je crois qu’elle veut autant que moi que plus jamais nous ne soyons séparés.

Pourtant toute la joie planant sur cette table avec la douce odeur s’échappant de nos tasses fumantes se disperse rapidement quand un sujet que j’aurais souhaité éviter fait son apparition. Une brume voile mon regard qui se fait plus hésitant, plus sérieux, plus triste et je sais qu’elle va le remarquer, que je ne vais pas pouvoir éviter ces paroles à lui confier. Relation sans secrets, je me contentais juste de contourner ce petit problème, cette petite zone d’ombre, le plus longtemps possible pour ne pas ancrer mon regard dans des yeux tristes qui me feraient trop mal à affronter. Je serre ses mains qui étreignent les miennes pour prendre du courage dans sa présence, du courage pour faire ressurgir les souvenirs de mort qui me pèsent toujours. J’avale difficilement ma salive, la maladie, il y a trois ans, une petite précision, c’était une leucémie. Mes traits sérieux mais inquiets ne sont tournés que vers ma grande sœur, sa réaction m’important plus que n’importe quelle autre. Ses sourcils froncés font battre mon cœur d’une anxiété qui m’empêcherait presque de respirer et le sourire crispé, le sourire loin d’être heureux comme celui qui brillait sur ses traits il y a un instant et je me mets à peser que j’aurais dû réellement me taire, oublier encore un peu ce sujet si délicat. Je cherche son regard qui m’évite, son regard qui se baisse et j’essaye maladroitement de retenir ses mains qui défont leur pression dans les miennes. J’ai l’impression soudain de me sentir terriblement seul, à nouveau abandonner sans son sourire, son regard et sa présence. Mon cœur est froid, solitaire et je me retrouve comme dans l’hôpital où j’ai passé de long mois, comme de nouveau dans cette pièce au mobilier réduit et à la couleur blanche ne faisant que m’emprisonner dans cette solitude qui m’empêche de respirer comme d’habitude.

Enfin, ses yeux quittent la table pour s’ancrer dans les miens et l’humidité que j’y lis directement brise mon cœur déjà serré à un point que je ne supporte pas. Mes lèvres ne forment qu’une ligne pincée dans un sérieux et une inquiétude qui ne me ressemblent pas tellement et mes yeux ne la quittent pas une seconde, soutenant son regard, pour y déceler toutes les émotions qui s’y noient. Le premier mot qu’elle prononce me surprend un peu, elle nie, elle semble ne pas comprendre ou ne pas vouloir comprendre ce qui m’est arrivé et je ne m’attendais pas à ce qu’elle tente de fermer les yeux. 17 ans et en pleine forme, cela aurait été tellement plus simple, ça aurait été tellement plus facile mais la vie n’est rien de tout cela, en tout cas pas pour tout le monde. Je me demande même si, en pensant à tout ce que j’ai vécu, c’est réellement surprenant que j’ai vécu ça en plus. La vie s’est acharnée sur moi et en même temps à laisser ma sœur vivre dans le confort et la santé. Je préfère cela, je ne le dirais pas mais si elle a été épargnée et que c’est moi qui en ai payé le prix, ça ne me dérange pas. Mais ça semble la gêner elle et c’est ce qui me rend si mal. Elle laisse son dos se coller contre celui de sa chaise, me laissant sans ses mains contre les miennes et sans sa chaleur me permettant de ne pas me sentir affreusement seul. J’ai l’impression d’être sous une douche froide, sa réaction me détruit, je déteste la voir si mal et d’autant plus comme c’est de ma faute. J’ai gâché de mes paroles un moment précieux avec ma sœur et, malgré le fait que je lui ai promis de n’avoir aucun secret pour elle, je ne peux pas m’empêcher de penser que je n’aurais pas dû le lui dire, qu’elle aurait été mieux sans le savoir. Elle aurait dû être là, ma famille aurait dû être là, mes amis auraient dû être là, mais ce n’était pas le cas, j’étais seul et je trouve qu’elle n’a pas à dire cela parce que ça ne changera pas mon passé. Elle s’excuse et tout empire d’un coup, mon corps se tendant à la vue des larmes qui roulent sur ses joues comme elle ferme ses yeux. Je secoue la tête, ma main se tend, mes doigts frôlent sa joue pour essuyer la tristesse qui les salit.

-Ne pleure pas, grande sœur, tu ne savais pas. Tu pouvais pas savoir…

Je tente de capturer son regard mais il est caché derrière ses paupières et ne pas voir ses pupilles me rend fou d’inquiétude. Elle ne pouvait pas savoir, personne ne pouvait prévoir ce qui m’est arrivé il y a trois ans, moi encore moins. La solitude a été terrible, aussi douloureuse que la maladie qui étranglait mon corps et l’étouffait, mais maintenant je veux espérer que c’est définitivement derrière moi et que je n’aurais plus jamais à revivre des jours pareils – ou du moins que je ne le ferais pas seul. J’essuie ses larmes sur ses deux joues avec beaucoup de douceur pour tenter vainement de faire disparaître cette tristesse insupportable ancrée sur ses traits. Je me rassieds en espérant de voir son regard à nouveau s’ancrer dans le mien et j’aimerais plus que tout la réconforter.

-Mia, je vais mieux ! Tu vois bien, je suis en plein forme, je suis en vie et je suis près de toi.

Je souris, j’attrape sa main et la serre doucement mais avec beaucoup de réconfort. Je déteste la voir ainsi, c’est presque plus insupportable que la mort qui planait au-dessus de moi il y a déjà trois ans. Je ne suis plus seul, je sais que je ne serais plus seul dorénavant et c’est ce qui compte le plus. J’aimerais qu’elle soit rassurée, j’aimerais qu’elle comprenne que je vais bien, que j’ai survécu et que c’est ce qui compte. Elle n’a pas à savoir que c’était horrible, que j’aurais préféré mourir tout de suite plutôt que de subir ces longs mois de souffrance et que la solitude a été bien plus insupportable en cette période. Personne n’a besoin d’entendre ça, je n’ai pas non plus besoin de m’en rappeler.

-Je suis heureux maintenant et c’est tout ce qui compte. C’est derrière moi tout ça, il faut juste que je vérifie régulièrement, pour être sûr.

De mon autre main, comme si tout était tout à fait normal, je prends ma tasse de thé et l’apporte à mes lèvres pour les tremper dans le liquide brûlant mais apaisant que je ne goûte normalement jamais. Je ne quitte pas ma grande sœur des yeux, j’aimerais la revoir sourire, la revoir rire en me tenant la main innocemment comme il y a quelques minutes. Elle sait que je préfère vivre dans ma liberté, au jour le jour pour ne pas penser ni à hier ni à demain. Je hausse les épaules de façon probablement trop nonchalante et tente un petit sourire en direction de ma sœur.

-Tu peux pas changer le passé alors occupons-nous plutôt du présent !
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Goo Mi Ah
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Dim 21 Jan - 14:17
I AM YOU, YOU ARE ME
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Elle ne pouvait pas savoir, en effet. Elle ne savait même qu’il existait, qu’elle avait un petit frère quelque part sur ce monde alors comment pouvait-elle savoir qu’il était atteint d’une leucémie? On peut tergiverser sur le sujet pendant 2 heures, lui dire qu’elle ne pouvait rien y faire, Mia ne peut s’empêcher de se sentir terriblement coupable de tout ça. Parce que les coupables là-dedans sont ses parents, alors elle prend la responsabilité sur ses épaules. Mais la faute vient d’eux, et non pas de la brunette. Néanmoins, elle a tendance à se considérer autant coupable que ses parents alors qu’elle est une victime de cette histoire, tout comme son frère. Ils se sont payés leurs têtes et Mia n’était déjà pas prête à leur pardonner mais là, c’est l’histoire de trop. Son père savait-il que Siwon était gravement malade? S’était-il donné la peine de prendre de ses nouvelles, comme il avait assuré à Mia? Oui, il avait dit à Mia qu’il n’avait jamais cessé de veiller sur le jeune homme mais plus elle en apprend et moins elle y croit. Elle aime tant son père que ça lui briserait le coeur de savoir qu’il lui a menti et qu’il ne s’est jamais soucié de Siwon.

Des larmes menacent de couler sur les joues blanches de la jeune femme, larmes que Siwon s’empresse d’essuyer de ses deux pouces. Elle doit être forte, c’est elle la grande soeur, ce n’est pas à lui de sécher ses larmes pourtant, elle est bien plus fragile que lui. Elle le sait. Il a vécu tellement de galères auxquelles elle n’aurait jamais survécu. Encaisser les coups d’un homme représente certes une épreuve de taille, mais rien comparé à la pauvreté, la faim, et la maladie. Que son petit-frère soit passé par tout ça la rend folle mais lui donne d’avantage la force de lui donner tout ce dont il a manqué pendant ces années. Elle est décidée à changer l’avenir. Le passé reste le passé, on n’y reviendra pas, c’est certain. Mais si elle peut changer le futur, alors, elle le fera. « Mia, je vais mieux ! Tu vois bien, je suis en plein forme, je suis en vie et je suis près de toi. » sa voix retentit et la fait reprendre ses esprits. Ses yeux bruns se lèvent vers lui et le dévisagent un moment, peut-être de longues secondes durant mais elle ne le quitte pas des yeux, elle se répète sa phrase sans cesse. Il est en vie et il est près d’elle: combien de personnes pleurent encore leurs proches aujourd’hui? Ceux qui n’ont pas survécu à cette terrible maladie? Il faut qu’elle réalise la chance qu’elle a d’avoir pu le retrouver, le rencontrer et de passer tant de bons moments avec lui aujourd’hui. Leurs mains entrelacées, la brune baisse les yeux pour contempler cette étreinte, avant qu’un sourire n’étire légèrement ses lèvres. Un sourire qui exprime à la fois cette souffrance insoutenable de savoir qu’il a traversé le pire, mais un sourire quand même, symbole d’un courage, d’une force et d’une croyance sans faille en l’avenir qui s’offre à eux. « Je suis heureux maintenant et c’est tout ce qui compte. C’est derrière moi tout ça, il faut juste que je vérifie régulièrement, pour être sûr. » c’est le suivi imposé, c’est normal. Toute personne atteinte d’un cancer doit être contrôlée régulièrement pour être sûre que cette saloperie ne soit pas de retour. Aussitôt, Mia pose son regard sur le bras où Siwon a été piqué, avant d’acquiescer plusieurs fois, sans grand enthousiasme. Vérifier, oui. Mais, est-il condamné à ça? Est-ce qu’il devra faire ça toute sa vie ou y a-t-il un stade à passer pour enfin avoir la paix? « Pendant combien de temps encore dois-tu…. Vérifier? » demande-t-elle, la voix presque tremblante, encore sous le choc de l’annonce. Et aussi un peu énervée de savoir que ce genre de chose arrive à son petit frère.

« Tu peux pas changer le passé alors occupons-nous plutôt du présent ! » A nouveau, ses yeux encore brillants d’émotion se lèvent vers son jeune frère qu’elle regarde, ou du moins, qu’elle admire. Elle le regarde boire son thé et parler de ça avec une telle force: elle l’envie. Elle, elle n’a même pas encore le courage de parler de ce qu’elle a vécu pendant presque 2 ans tant elle le renie. Et face à elle, son frère de 20 ans qui parle de sa maladie, fier de l’avoir vaincu. « Tu es si fort… » lâche la grande soeur Kim. « Beaucoup plus fort que moi. » rajoute-t-elle, un sourire amer aux lèvres alors que sa main libre vient tourner la cuillère dans sa tasse. Un geste auquel elle ne prête pas attention puisqu’elle est tout sauf attentive à ce qu’elle fait. Elle pense simplement à ce qu’il vient de lui dire… Les mots ne quittent pas ses pensées. « Je n’aurais jamais imaginé que tu aies à traverser tout ça. » Ses sourcils se froncent légèrement, quelle vie de merde. « Mais maintenant que nous sommes ensemble, je te promets que les jours à venir seront beaucoup moins sombres. » et elle adresse un sourire un peu plus rassurant à voir, tandis que sa main se resserre sur celle du jeune homme. Son autre main cesse de tourner la cuillère dans sa tasse pour finalement s’en emparer et boire quelques gorgées chaudes qui réchauffent sa gorge. Avec ce froid dehors, rien de tel qu’une bonne boisson chaude pour se préserver des microbes. Et après un court moment de silence, la grande soeur repose sa tasse sur la table, esquissant un nouveau sourire. « Parlons du présent, tu as raison. » Oui, il y en a tant encore de sujets à aborder pour eux. Taehyun doit être le sujet le plus sensible qu’ils aient rencontré, alors ils vont peut-être éviter d’en parler, par contre, Mia est un peu trop curieuse sur les affaires amoureuses de son petit frère. « Tu sais que tu as beaucoup de succès auprès des filles de ton âge? Il y en a pas mal qui viennent me voir pour me poser des questions à ton sujet. » Et c’est vrai, si bien que Mia est parfois obligée de les envoyer se faire voir.

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CODES ©️ LITTLE WOLF.


she had a smile that could light up a room
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Pil Siwon
❝ TEAM ANIM ҉ HERE TO PLEASE YOU
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Jeu 22 Fév - 22:07
I am you, you are meMiwonQuand on vit dans une famille qui n'est pas la sienne,
on ne s'attend pas à retrouver quelqu'un qui partage le même sang. Mais on s'est retrouvé et l'on ne pourra maintenant plus jamais nous séparer. Trop longtemps séparés,
je ne pourrais plus te laisser t'éloigner.
Le passé a été compliqué mais le présent, ensemble, est simplifié...
Je vois ma sœur dans un moment de faiblesse et cela par ma faute et je souffre de la voir blessée ainsi un peu par ma faute, par mon passé qui semble la toucher plus que je ne l’imaginais. Je remarque les larmes menaçant de s’échapper de ses yeux et mes pouces viennent immédiatement essuyer avec douceur les perles qui mouillent ses joues. Je sais qu’elle va s’en vouloir, j’aurais dû me douter que comme cela me touche, elle allait réagir ainsi mais j’aurais préféré ne pas la voir aussi triste à cause d’un événement s’étant produit dans mon passé. Mais je me devais de le lui dire, elle doit être au courant au cas où… Enfin, il n’y aura pas de cas où pourtant, je tenais à tout lui dire, pour n’avoir aucun secret pour elle. Je la regarde avec un peu de tristesse, pas par rapport à mon passé mais par rapport à ses sentiments qui m’envahissent comme s’ils étaient les miens. C’est probablement cela, le lien entre un frère et une sœur et c’est aussi agréable que toujours un peu étrange lorsqu’on le ressent pour les premières fois. J’ai une soudaine envie de la voir cesser de pleurer et retrouver son doux sourire qui est d’habitude si présent sur ses traits. C’est pour cela que je commence à la rassurer du mieux que je peux, pour qu’elle ne laisse plus toutes ces pensées négatives la perturber et qu’elle puisse profiter à nouveau du moment que l’on passe ensemble maintenant que nous nous sommes retrouvés. Lorsque je reprends la parole en annonçant que je vais mieux à présent, ses yeux bruns s’ancrent à nouveau dans les miens et elle m’observe un instant. Je lui offre un sourire rassurant en serrant un peu plus sa main dans la mienne et elle y répond alors, laissant le coin de ses lèvres se soulever légèrement. Je continue alors, je suis sincère, il faut tout de même que je vérifie, on ne sait jamais que la maladie revienne. C’est déjà loin selon moi mais je ne veux pas prendre de risques, c’est comme pour me rassurer, pour me dire que c’est derrière moi et que je peux aller de l’avant. D’une voix un peu tremblante, elle me demande combien de temps je dois encore vérifier et je continue de sourire en haussant un peu les épaules.

-Je ne sais pas… La maladie peut revenir n’importe quand alors c’est mieux que je sois toujours un peu surveillé, non ? Ne t’inquiète pas, Mia, j’ai vraiment peu de chances de la contracter une seconde fois !

Après avoir répondu à cette question, je lui propose de laisser le passé derrière nous pour se préoccuper du présent, de ces instants où l’on se retrouve comme une famille qui n’a jamais été séparée même si ce n’est pas tout à fait exact. Je suis surpris par ses mots lorsqu’elle annonce que je suis fort et je l’observe sans comprendre, elle ajoute que je le suis plus qu’elle et je reste silencieux. Elle tourne sa cuillère dans la tasse posée devant elle sans réellement y prêter attention et je comprends que ce qu’elle vient d’apprendre la préoccupe un peu et ça m’ennuie de lui causer tant de pensées s’inquiétant à mon sujet. Elle ne s’attendait pas à ce que j’aie traversé tout cela et je le comprends, je pense que personne n’aurait pu le deviner même pas moi. Elle continue en me promettant que les jours seront meilleurs maintenant qu’elle et moi sommes réunis. Cette simple annonce fait naître sur mes traits un sourire large et soulagé de savoir qu’elle veut bien laisser cet événement malheureux derrière nous pour pouvoir aller de l’avant ensemble. Nos mains se serrent ensemble comme pour lier cette promesse de ne plus être séparés par qui que ce soit et d’affronter le futur comme une famille. Une famille… Je continue de sourire en observant cette grande sœur que je n’espérais plus boire quelques gorgées de la boisson encore chaude. Un silence s’installe entre nous mais je m’y sens à l’aise. J’ai enfin avoué à ma sœur une partie sombre de mon passé qui l’était déjà bien assez et je me sens un peu mieux, comme si je m’étais débarrassé d’un secret un peu trop lourd à porter. Je l’observe avec un sourire et sirote sans vraiment y faire attention, me plongeant dans les souvenirs de ces derniers mois où j’ai pu si souvent voir ma grande sœur et apprendre à la connaître, rattraper ce temps perdu par notre séparation injuste. Je plonge mon regard dans la boisson fumante entre mes mains et me convainc que maintenant, le pire est passé et que je vais pouvoir vivre ma vie comme je l’ai toujours souhaité et sans les problèmes si lourds à porter qui pesaient sur mes épaules il y a trois ans. Je sors de mes pensées lorsqu’elle annonce que l’on doit effectivement se concentrer sur le présent et je souris en me détendant à nouveau comme une conversation un peu plus légère que celle que nous venons d’avoir. Elle engage alors le sujet de filles, me demandant si je suis au courant du succès que j’ai auprès d’elles et je suis un peu surpris quand elle me raconte que certaines viennent même la trouver pour lui poser des questions à mon sujet. Je ris un peu, imaginant Mia faire face à des filles intéressées par moi qui l’interrogent sur moi puis bois quelques gorgées de ma boisson au goût assez étrange puisque je n’y goûte pas souvent. Je reporte mon regard sur ma grande sœur et lui fais un petit sourire assez à l’aise puisque le sujet est un peu moins sérieux, quoique…

-Je ne sais pas si j’ai du succès comme tu dis ! Je… Je crois que je plais aux filles mais…

Je m’arrête une seconde et détourne le regard de ma grande sœur alors qu’un autre visage féminin fait son apparition dans mon esprit. Ses traits se dessinent clairement devant mes yeux comme si elle était juste devant moi et un petit sourire passe sur mon visage, un sourire un peu différent des autres parce qu’il ne peut apparaître que lorsque je pense à elle. Je passe une main dans mes cheveux puis tourne à nouveau mon regard vers ma grande sœur en me demandant si je lui parle d’elle ou pas. Je me rappelle rapidement de Taehyun et imagine que, si une fille devient particulièrement importante dans ma vie, Mia serait contente de le savoir. Je bois une gorgée de ma boisson et reprends mon sourire détendu qui éclaire souvent mes traits.

-Mais je pense… je veux dire, je suis déjà… amoureux… Enfin c’est assez compliqué !

Je repense à cette situation compliquée entre Boram et moi, tout serait bien plus simple si…

-Du coup, ne réponds pas aux filles qui viennent te trouver, je ne suis pas intéressé !

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