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LES INFOS EN PLUS DE STW




 

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This Christmas #HaRa ♥

 :: Le reste du monde :: Séoul
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Zhang Hera
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Dim 24 Déc - 18:50

This Christmas
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« I want to remember
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Le 24 décembre, la veille de Noël, jour particulièrement attendu pour nombres d’enfants à travers le monde. Mon coeur battait dans ma poitrine comme si j’étais même retournée en enfance et pourtant, la raison de mon empressement se révélait tout autre. En vérité, je m’en contrefichais quelque peu de la conception de cette célébration en Corée. Chez nous, à Singapour à l’instar de toute fête à portée commerciale – et pas des moindres – nous savions lui faire honneur, loin de la demie-mesure comme toujours. Cependant, ce n’était jusqu’à ma cité natale que je m’apprêtais à m’envoler mais plutôt pour une autre destination de prédilection de ma famille : le Canada, plus exactement la station de Whistler-Blackcomb. Plus encore que les paysages enneigés, mon billet à la main, il me tardait de retrouver enfin les miens ! Depuis combien de temps n’avions-nous pu être réunis tous les cinq ? Plus mon beau-frère mais, il ne comptait. Mes grands-parents seraient également de réveillon avec nous. Leur vol avait d’ailleurs précédé le mien de quelques jours. Tout le monde se trouvait déjà là-bas, il ne manquait plus que moi. Mon emploi du temps et mes obligations, qu’elles furent professionnelles ou estudiantines, ne m’avaient permis de quitter la Corée plus tôt. Fort heureusement, malgré un départ tardif en ce pays, un long vol avoisinant la dizaine d’heure, je pourrais être à présente à la table du déjeuner de ce même jour : 24 décembre. Le décalage offrait parfois bien des avantages. Ce n’était qu’en conséquence que je partais si tardivement : entre le nombre de vols limités et éviter que j’atterrisse là-bas aux premières heures de l’aube. Bien sûr, ma mère avait été du parti de me faire affréter l’un de nos jets privés, mais… à croire que j’avais appris à ne pas tant gâcher. Sous couvert d’un argument écologique, ne pouvais-je pas me contenter de voyager en classe affaire dans un avion partagé avec des inconnus ?



Si seulement avion il y avait eu…



À plusieurs reprises, mes paupières battirent à la vue du changement d’affichage du trafic des vols. Annulé ? Incrédule, je me persuadais presque d’être victime d’une hallucination. Cependant à au visuel s’ajouta l’auditif avec une annonce dans les hauts-parleurs prévenant de l’impossibilité actuelle de s’envoler en partance de la Colombie-Britannique où une tempête de neige de plus en plus virulente sévissait. Par mesure de précaution quant aux prévisions météorologique n’annonçant pas d’accalmie pour les douzaines prochaines heures, le service d’aéroport se voyait dans l’obligation d’annuler le vol. Sur le coup, je crus en tomber, mais mes jambes tinrent bon. De longues dizaines de minutes, j’avais tourné et tourné en rond dans le hall, ne sachant que faire. Ou plutôt, refusant de m’y résigner. Il n’y avait malheureusement pas d’autres solutions. J’envoyais un message à mes parents pour les prévenir. Je préférais ne pas les appeler. Malgré l’heure extrêmement matinale à Whistler, je ne doutais que l’un comme l’autre, ils ne devaient dormir que d’une oreille à l’affût du moindre signe de ma part par téléphone. Cependant, si j’entendais leurs voix, je redoutais de craquer. Je m’étais faite une telle joie de les retrouver. De véritablement souffler loin de la Yonsei, de la Corée, et de tout ce que cela représentait. J’en avais tant besoin et pourtant même ce répit m’était refusé ? Accablée, je soupirais avant de sortir du hall accompagnée par le chauffeur de mes aïeuls venus me rechercher avant que lui aussi, n’aille rejoindre sa famille.



Assise à l’arrière de la voiture, je regardais le paysage hivernale et multicolores grâces aux enseignes, vitrines et multiples guirlandes électriques qui ornaient la ville. Je ne ressentais aucun enthousiasme, aucun émerveillement. Tout au contraire, à nouveau, je méprisais ce pays. Ainsi, cette année, je passerais le réveillon seule dans l’immense maison de mes grands-parents. Seule avec Jethro et l’employé de maison auquel la garde avait dû confié. Mon coeur se serrait. De la rancoeur, j’éprouvais. Dirigée vers quelqu’un qui aurait pu, qui aurait dû être là. N’aurait-ce pas été normal que nous passion Noël ensemble ? Apparemment, non. Ses belles paroles, ses promesses, se contentait-il donc de les souffler à mes oreilles pour m’apaiser ? Pour me berner ? Quand il s’agissait d’agir, de les mettre en pratique… Je m’apprêtais à lui envoyer un message pour le prévenir que je restais finalement à Séoul avant de me raviser. En avait-il seulement quelque chose à faire ? Serais-je capable de m’adresser à lui sans laisser paraître toute ma rancune ? Le voudrais-je ? Sans doute pas. Mais puisqu’au moins lui devait passer une bonne soirée, je me retenais de la lui gâcher. Pour le moment.



Arrivée dans la cour de la propriété de mes grands parents, la voiture me déposa avant de repartir.  De mes pas, je foulais le sol recouvert d’une fine couche de neige ayant cessé de tomber du ciel depuis quelques heures. En provenance de l’intérieur, j’entendis un aboiement. Après avoir gravi les quelques marches du perron, la poignée je tournais et m’annonçais : « Jethro ! Je suis rentrée ! » Je l’entendis aboyer gaiement de plus belle en guise de réponse, suivit par le son de ses griffes sur le sol. Il accourait. Je m’accroupissais pour le réceptionner et le câliner énergiquement. Aurait-il fini par ne plus sauter dans les bras des gens ? Sa convalescence lui aurait peut-être été au moins utile pour lui inculquer à se montrer plus raisonnable. À l’approche d’une silhouette que je supposais être le vieux majordome sans proche à retrouver pour le réveillon comme chaque année, je me redressais, ôtais mon écharpe, m’apprêtais à en faire de même pour mon manteau que je lui tendrais alors quand mes yeux se posèrent sur cette personne qui indéniablement n’était pas lui : « Toi ? » Le mot m’échappa à ta vue, stupéfaite de rencontrer ton regard, ici, ce soir.
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Woo Haneul
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Lun 1 Jan - 5:09

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24 décembre, jour tant redouté de ma personne. Enfin… Plutôt l’un des jours tant redoutés de ce mois-ci. Habituellement, c’était en Chine que je me trouvais à cette heure-ci, assis à une table en verre sur laquelle reposait nombreux plats cuisinés par ma mère. Dans mes jeunes années, époque où je n’étais qu’un enfant croyant encore au Père Noël, ma mère venait à ma porte, d’un doux réveil elle me gratifiait avant de m’apporter un déjeuner cuisiné par ses soins réunissant mes mets préférés. Sucré mais jamais trop, seulement ce qu’il fallait, vitaminé pour me garder en bonne santé dans cette période froide mais aussi, et surtout, afin que je puisse rester réveillé jusqu’au soir. Journée libre où je pouvais m’adonner à mes activités préférées, pas un seul instant elle ne m’interdisait quelque chose. Ce jour était mon jour. Parfois, mon père parvenait à se libérer –ou plutôt, à y penser-, parfois, c’était en Corée que nous le fêtions avec le reste de notre famille. Jamais une seule année je n’avais passé ce jour seul, jamais la chanson de Noël n’avait manqué d’être suivie de celle célébrant un anniversaire. Parfois, ma mère se prenait même d’une envie de fusionner les deux ensembles, nous amenant à nous tromper mon père et moi lorsque nous l’accompagnions. Dans mes souvenirs, musiques et rires se mêlaient à longueur de journée pour l’égayer, l’alléger autant qu’elle se devait de l’être. Le soir, d’un festin ma génitrice nous régalait toujours, de joie elle nous comblait. Etait-elle seule aujourd’hui elle aussi ? J’osais espérer qu’elle ne l’était, que mon père, prévenant, saurait être à ses côtés pour la première fois que je m’éloignais d’elle en un jour qui lui tenait sans doute autant à cœur qu’à moi. Mais n’espérais-je pas trop ? Cet homme qui n’avait prévu l’accouchement de sa femme dans son planning, cet homme qui, parfois -même trop souvent- oubliait nos anniversaires, cet homme qui semblait parfois oublié que, d’année en année, son fils grandissait et n’avait plus goût pour les mêmes cadeaux qu’à ses cinq ans. Cet homme-là allait-il se souvenir que c’était bien seule que sa femme allait passer le Réveillon s’il ne faisait le déplacement ? Un soupir, pas de réponse à formuler à cette question. Je ne pouvais qu’espérer pour ma mère, assis bien sagement en tailleur sur ce tapis alors que, soudainement, contre ma main, une truffe froide se posait pour me tirer de mes pensées.

« T’as enfin décidé d’accepter ? » lui demandais-je avec un entrain feint. Tout autour de moi, ces guirlandes, ces lumières, même ce sapin fièrement dressé dans la pièce, tout semblait fait pour me rappeler quel jour nous étions. J’aurais préféré être dans une pièce vide de décoration, quitte à ce que certain trouve cela triste au vu de la période de l’année à laquelle nous étions, mais je n’aurais eu ces sentiments et ces souvenirs qui semblaient s’amuser à me torturer inutilement. Qui plus est, sans doute aurais-je été véritablement heureux pour eux ? Pour leur offrir le meilleur Noël possible en ma compagnie.  Un instant, mon regard se tournait vers notre félin qui célébrait son premier Noël, fièrement habillé d’une tenue de Père Noël c’était en jouant avec cette souris que je lui avais acheté qu’il occupait son temps. Celui d’après, un sourire aux lèvres, je reportais mon attention vers Jethro qui, de son côté, ne semblait accepter ce chapeau de Noël que je comptais bien lui viser sur le crâne pour la soirée. Si je n’étais d’humeur à faire la fête, je me devais néanmoins de leur offrir amour, cadeaux et attention en ce jour plus chaleureux que les autres. Noël n’était une fête purement humaine, les animaux pouvaient, eux aussi, en bénéficier pas vrai ? Alors encore une fois, déterminé, je levais ce chapeau vers le crâne du canin, doucement, je tentais de le poser pour ensuite le fixer… sans y arriver. Le voilà qui aboyait à présent. « Yah Jethro… Mìngyùn a été plus obéissant que toi ! Pourtant c’est ton dongsaeng, tu ne devrais pas donner l’exemple ? » Agitant le chapeau dans ma main, rapidement, l’animal me fuyait. L’avais-je vexé ? Il ne fallut pas longtemps pour comprendre que non, autre chose de plus important avait simplement retenu son attention. Une personne plus importante : toi. Que faisais-tu donc ici ?

Le sol je quittais pour me dresser sur mes deux pieds et avancer vers l’entrée sans faire attention à ce serre-tête idiot que j’avais enfilé pour accompagner nos animaux dans leurs costumes événementiel. A vrai dire, je l’avais même totalement oublié, plus occupé avec l’animal que je devais garder au cours de cette soirée et les dérives de ma nostalgie qui me surprenait. D’abord dos à moi, ton écharpe tu me tendais. Un instant je me demandais ce que ce geste voulait dire avant de l’attraper pour t’en débarrasser sans pour autant savoir où la placer. Ce n’était chez moi, ce n’était dans mes habitudes de faire office de… d’esclave ? De majordome ? Comment les appelais-tu ? Je ne me posais pas la question plus longtemps, je ne pouvais me permettre de m’égarer comme tout à l’heure ! Je devais travailler et non faire l’idiot à tenter d’habiller un chien avec un bonnet de Noël prévu à cet effet ! D’ailleurs comment allais-tu réagir en voyant le vêtement de Mìngyùn ? En voyant son cadeau ? Sans oublier celui de Jethro ! J’avais la sensation d’avoir fait une bêtise d’un coup, sans doute aurais-je dû déprimer sobrement avec nos deux amis sur pattes ? En parlant de cela d’ailleurs, je n’avais le temps de me reprendre que tu me faisais face, surprise de me voir ici. De toute évidence personne ne t’avais informé que je devais travailler… Tout comme personne ne m’avait informé de ta venue.

Léger temps de réaction à chercher comment me comporter avant de joindre mes mains sous mon visage, imitant cet aegyo populaire pour mieux faire passer la surprise. Le tout accompagné d’un sourire et finalement… Je me sentais idiot. « C’est moi ! » D’ordinaire sans doute, aurais-je eu l’air plus enjoué, moins gêné, mais comment ne pas l’être exactement ? Depuis mon réveil j’avais dû feindre un bonheur qui n’était pas, une insouciante qui n’était là, la dose était consommée. Le fond de force que j’avais était au fond d’une poubelle, certain qu’à partir de l’instant où j’avais mis les pieds ici je n’aurais à feindre tous ces sentiments habituellement si naturels. Alors, gêné et maladroit, je retirais mes mains de sous mon visage rapidement, ce sourire je perdais pour retrouver mon sérieux. Je le devais dans cette situation non ? Face à moi se trouvait ma patronne, celle qui risquait de me juger sévèrement pour toutes les fantaisies que j’avais entreprises dans la soirée. « Qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas être ailleurs en train de fêter le Réveillon ? » J’avais bien du mal à t’imaginer seule pour un réveillon de Noël. Que ce soit ta famille, tes amis, ne te désiraient-ils pas à leurs côtés ? Et ton fiancé, pourquoi n’était-il avec toi ? Si vous étiez arrivés ensemble, j’aurais compris le message, cette demeure je vous aurais laissé pour veiller sur les animaux au dortoir mais… toi seule, sous la neige, à cette heure-ci c’était impensable. A moins que tu n’aies décidé de venir te changer, désirant une tenue plus adaptée à votre sortie en amoureux pour, ensuite, aller le retrouver ?
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When it rains
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Zhang Hera
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Ven 12 Jan - 11:58

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Battements de cils, je demeurais plusieurs instants immobile et incrédule à ta vue. Me serais-je précédemment cogné la tête ? Aurais-je trébuché en gravissant les marches du perron, occasionnant un choc, une commotion effaçant de ma mémoire les dernières minutes et me rendant victimes d’hallucination ? Comment expliquer sinon, que tu te tiennes ici, présent devant moi, chez mes grands-parents ? Je doutais fort que tes qualifications aient pu les convaincre de t’embaucher comme employé de maison. Ton poste de garde-chien ne tenait déjà qu’à ma volonté sans laquelle tu aurais été bien rapidement évincé. Ou plutôt, jamais tu n’aurais été sélectionné. Surtout pas après que ma grand-mère m’ait vu porté ta veste sur mes épaules. Alors, pourquoi ? Pourquoi étais-tu là ? Alors même que je m’étais bien gardé de leur apprendre qu’en plus d’être étudiant de la Yonsei, tu t’avérais résidant de la fraternité que je présidais afin de ne raviver leur suspicion quant à tes intentions –notre relation – il me paraissait insensé qu’ils aient pu te laisser clé de leur propriété, créant volontairement cette situation dont… Reconnaissons-le, nous nous serions bien passée tous les deux, n’était-ce pas ? Cependant, comme tu ne manquas pas de me le faire remarquer, je n’étais nullement censé passer pas soirée à réveillonner entre ses murs. Tout au contraire, j’aurais dû être de plusieurs milliers de kilomètres éloignée de cette ville. Et de toi. Si par tes mots et tes aegyo tu avais la volonté de m’irriter, sans doute ne pouvais-tu pas mieux cibler.  Je ne te remercierais jamais assez – en toute ironie – de me rappeler combien j’étais déjà contrariée que mon réveillon soit annuler. Qu’en aucune façon, je ne devrais aboutir à me retrouver seule ici. Mais, je ne l’étais pas, puisque tu étais là. Recevrais-tu un supplément de paiement si tu te montrais stupidement accueillant ? Je n’y croirais. Certainement pas connaissant l’amabilité de la maison. Je soupirais. À peine quelques instants et déjà, tu me fatiguais. À ton visage, mes yeux se relevaient. Ta question, je retournais :  « Toi qu’est-ce que tu… » Ou m’apprêtait à te retourner interrompu par… Tout d’abord la poursuite de mon regard jusqu’à ton couvre-chef que je remarquais seulement. Décontenancée, je ne savais plus que penser. Devais-je en rire ou en pleurer ? M’agacer ou me moquer ? Mais la réponse me parvint dans un miaulement. En compagnie de Jethro, notre chaton s’agitait à mes pieds, se frottant contre mes chevilles en ronronnant et miaulant pour attire mon attention. Attention qui ne put ignorer ce costume dont Mingyun était affublé.  « C’est quoi ça ? » Interrogation ferme et froide, je désignais tour à tour, le manteau du chat, ton serre-tête et ce que tu tenais en main. Ah non, dans ta main il s’agissait de mon écharpe que je te reprenais alors vivement des doigts. Peut-être étais-tu employé, peut-être pourrais-je légitimement te considérer comme un larbin, cependant… Je n’allais pas laisser mes affaires entre tes mains alors que de toute évidence, tu n’aurais nulle idée d’où les ranger. Ma réaction et réflexion allait de soit. Ainsi, dévêtu de mon manteau et déchaussée avant de m’engager plus loin dans le hall, j’émettais un énième soupir. Je roulais brièvement des yeux pour achever leur parabole dans les tiens : « S’il te plait, dis-moi qu’à la liste de tes vices, il ne faut pas ajouter fétichiste tordu… » Franchement, j’ignorais si à cette phrase je me faisais plus autoritaire ou suppliante. Si tu avais ce genre de travers et de loisirs excentrique, je préférais que tu m’en épargnes la connaissance. Pas ça en plus de tout le reste. Qu’était le reste ? Je ne savais. Tout ? Tout ce qui chez toi m’agaçait ? Tout ce qui caractérisait ta personne ? Tout ce qui m’embrouillait et me rendait incapable de trancher si je t’appréciais ou ne te supportais.

Sans attendre ta réponse, mon chemin je traçais. Nos deux compagnons sur les talons, je me dirigeais alors directement jusqu’au dressing d’entrée, bien invisible aux invités où les domestiques rangeaient nos manteaux et vêtements d’extérieur. Une fois fait, je traversais le hall et m’arrêtais dans l’entrée du vaste salon richement décoré avec raffinement dans le thème des fêtes de Noël. Mes grands-parents demeuraient irréprochables dans la gestion de leur maison et des apparences  au cas d’accueil d’invités, quand bien même, l’esprit de Noël, il y avait fort à douter qu’ils connaissaient. J’y jetais un coup d’oeil. Brièvement, j’y entraperçu un souvenir de mon enfance où nous nous tenions toutes les trois, mes soeurs et moi dans ce salon. Esquisse d’un sourire, mes rétines effleurèrent les traces de ton installation dans cette pièce avec Jethro et Mingyun avant mon arrivée. « Tu es seul ici ? » Mon attention je t’accordais de nouveau. Une question dont la réponse m’apparaissait évidente bien que surprenante. Habituellement, chaque année, le même employé restait ici pour garder la maison en l’absence de mes aïeuls. Si ma voix s’était quelque peu adoucie du fait de ma sincérité quant à mon étonnement, et peut-être une once de compassion, je me ressaisissais bien vite. « Avant que tu ne tires de quelconques conclusion, tous les vols pour Vancouver ont été annulé à cause de la météo, donc je suis coincée et condamnée à passer la soirée ici. » J’ignorais quel genre d’interprétation tu pourrais te faire quant à ma présence impromptue. Que tu n’ailles pas t’imaginer, te consolider dans ton idée que je n’eus nul ami ou nulle capacité à savoir m’amuser. D’ailleurs, avant que tu ne puisses te permettre la moindre remarque, ta situation ne valait pas mieux que la mienne. « Et toi ? Tu as l’air de follement t’amuser… » Je me penchais pour attraper Mingyun et le porter, dégageant sa petite tête toute douce de ce costume grotesque. « Tu n’avais rien de mieux à faire que de tyranniser et ridiculiser ces pauvres bêtes pour le réveillon ? » De nous deux, tu décrochais incontestablement la palme du pathétique. Serait-ce par pitié que je te suggérais directement de rentrer chez toi puisque finalement, je serais là pour garder, et la maison et nos compagnons ? Ou cette petite pointe de chaleur persistant timidement dans mon coeur, malgré tout, incitant l’ombre d’un sourire que néanmoins, je réprimais fermement, ne serait-elle pas l’expression d’une once de soulagement ? À l’idée de passer cette soirée à tes côtés, n’étais-je que désabusée ou quelque peu consolée aussi ?
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Woo Haneul
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Ven 19 Jan - 3:22

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Incompréhension et confusion se mêlaient dans un cœur déjà trop lourd à supporter en ce jour. Mais c’était avec certitude que je pouvais l’annoncer : cela aussi tu l’ignorerais. Face à toi, un homme qui se comportait comme un enfant, insouciant et idiot. Sous tes yeux, une personne à qui la vie semblait sourire trois cent soixante-cinq jours par an, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. D’un sourire je te gratifiais en premier lieu, faux et difficile, mais tu ne le relevais. De mes yeux plus sombres que d’habitude je te couvais sans que tu n’y prête attention. Mais dans ton cœur, n’y avait-il pas qu’une seule personne ? Cette unique personne pour qui tu t’inquiétais, pour qui tu faisais l’effort de poser des questions ? A moins, qu’encore aujourd’hui, notre rencontre ne se déroulait dans de mauvaises conditions ? Etrangement, comparé à cette nuit que nous avions partagée il y a peu de temps, tu semblais bien plus froide et ferme. Devrais-je me mordre les doigts de t’avoir aidé à retrouver ton humeur naturelle ? Pourtant, je ne le regrettais nullement. Face à moi, la Hera que j’avais rencontré, celle que tu devrais être. Malgré tout, un instant, j’osais me révéler un brin troublé par cette distance qui s’imposait à moi. Inaccessible à nouveau.

Silencieux, les lèvres pincées, je te laissais découvrir le massacre vestimentaire que j’avais organisé pour nos compagnons à quatre pattes. Etait-ce si atroce pour que tu le relève de la sorte ? Mon regard je baissais vers ce chapeau de Noël initialement prévu pour Jethro avant de l’éloigner de tes yeux, derrière mon dos. Tu n’avais à le voir, n’est-ce pas ? Quand bien même tu finirais par en prendre conscience d’un instant à l’autre… « Bien sûr que non… » Soufflais-je à ton accusation des plus grotesques mais tu ne semblais disposé à l’écouter. Ou, en tout cas, si tu l’entendais, tu fus extrêmement douée dans l’art d’ignorer autrui. Vers le salon tu te dirigeais sans y prêter attention, me laissant idiot sur place. Avais-je même besoin de me justifier d’une quelconque façon ? Immobile un instant, un vague sourire se dessinait sur mes lèvres, tentant de m’encourager mentalement à supporter tout cela encore un peu. Juste un peu plus… Volte-face je faisais ensuite pour te suivre à l’instar de Jethro et Mìngyùn sans pour autant rentrer véritablement dans ce salon que j’avais pourtant investi un peu plus tôt. Comme si ta soudaine présence rendait tout bien plus difficile, bien plus professionnel. Comment pouvais-je me laisser aller quand je ne savais comment me comporter ?

Devais-je être le sérieux employé qui avait un travail à effectuer envers et contre tout ? L’insupportable Gumiho face à sa présidente en te mettant un serre-tête dans les cheveux sans autorisation ? L’enfant Haneul qui faisait de son mieux pour offrir un premier Noël correct à nos compagnons sur patte tout en oubliant la misère du sien ? Entre mes doigts je venais serrer ce chapeau pour chien que je gardais derrière moi alors que ta voix, de nouveau, s’élevait dans les airs. Désirais-tu vraiment une réponse à cette question pourtant la plus évidente ? « Tu trouves la pièce  surchargée de gens ? » Celle-ci je te montrais d’un mouvement de bras, un air semi-embarrassé au visage avant que ton explication je n’écoute. Pourquoi aurais-je tiré des conclusions hâtives de ta présence ici ? Bien que finalement… J’étais  heureux d’en apprendre la raison. Ton fiancé ne t’avait planté. Ta famille tu n’avais évité. Tes amis tu n’avais ignorés. Sans oublier que, grâce à celle-ci, je comprenais un peu mieux ta froideur. Sans savoir pourquoi, un sourire se dessinait sur mes lèvres en t’imaginant faire un scandale à la compagnie aérienne ; toi, Zhang Hera, femme dont les foudres un humain normal voudrait éviter de s’attirer. Mais avant qu’un mot ne passe mes lèvres, voilà que ma question m’était retourné.

Mon index je pointais vers mon visage, surpris de voir que tu t’interrogeais sur ma présence en ces lieux. Sur mes traits, une expression pensive prenait forme, de toute évidence à la recherche de la réponse parfaite. Je ne pouvais te dire la vérité, je ne voulais le faire. Alors te mentir ? Pour dire quoi ? Mais une perche n’avais-tu pas tendue juste avant ? Face à moi, ce chapeau je lançais dans les airs pour le rattraper ensuite au creux de ma main. « C’est mon passe-temps préféré le jour du réveillon ! Les chats de ma mère avaient tous une tenue de lutin ou de petits cerfs et ils courraient partout dans la maison en miaulant. Ma chatte était la mère Noël et le plus vieux mâle de la maison faisait le Père Noël ! Ils étaient tellement mignons. » Déclaration mensongère rapidement suivi d’un chapeau posé sur la tête de Jethro auquel j’accordais quelques caresses par la suite. Ta personne j’évitais du regard de toute évidence alors qu’enfin, j’osais formuler cette phrase que je voulais faire depuis ton arrivée. « A moins que tu veuilles que je te tienne compagnie, je vais rentrer. J’étais là pour les garder à la base… » Et tu ne désirais ma compagnie, n’est-ce pas ? Tu semblais aller bien, hormis ta mauvaise humeur envers la compagnie aérienne plus qu’évidente… Sur ton visage, pour le peu que j’avais osé le regarder, je n’avais décelé la trace de tristesse ou de peur ; alors pourquoi m’attarder ? Je ne désirais être un poids sur tes épaules, une personne que tu devrais supporter alors que tu voudrais sans doute être seule. A moins que je ne faisais que me voiler la face ? Certainement que je préférais me dire que tu ne voulais de moi plutôt que d’avouer que je fuyais face à toi. C’était moins douloureux ainsi, plus facile et, également, plus rapide. Une confirmation de ta part et mes affaires je n’avais plus qu’à prendre pour partir, alors ne pouvais-tu la formuler rapidement ? Me ferais-tu cette faveur, juste pour ce soir ?
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Lun 22 Jan - 8:24

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Mes yeux parcouraient le salon élégamment décoré, digne d’un magazine, comme toujours, au sein duquel tu semblais avoir dressé ton siège avec pour seul compagnon mon chien et notre chat. Malheureux compagnons subissant les conséquences de ton ennui qu’ils avaient pourtant déjà la bonté de combler par leur seule présence. Une promenade du regard qui se rabattit bien vite sur ta personne lorsque tu me répondis avec ironie. De mes iris, je te dardais froidement. Ma question s’avérait parfaitement légitime malgré ce que tu pensas. Le majordome pouvait très bien être resté dans la chambre qu’il occupait actuellement, être en train de prendre une douche ou tout simplement isolé afin de s’épargner ta présence ! Ô combien il aurait de raison d’agir ainsi ! J’étais presque certaine que Jethro et Mingyun en réclamerait autant. Ou peut-être pas, puisque ceux-ci semblaient t’affectionner particulièrement. Mais outre ta précédent insolence, le plus affligeant fut assurément ta révélation sur tes passe-temps de réveillon. Les yeux écarquillés, je t’écoutais narrer cet aveu composé d’absurdité. J’imaginais la scène mais ne pouvais même pas en rire tellement je trouvais cela… grotesque ? Encore, tu aurais été un enfant… Non, il était vrai qu’au fond, tu n’étais qu’un gamin. Je soupirais. Un sentiment d’humiliation émergea. Comment avais-je pu un jour m’en remettre à quelqu’un comme toi ? Comment avais-je pu trouver du réconfort dans l’étreinte des bras d’un crétin comme toi ? Et dans mon dépit, je m’étranglais tandis que sans scrupule, Jethro tu coiffais. Je remarquais bien comme tu n’assumais. Comme de ton regard, tu m’évitais. Ce qui pourtant ne m’empêcherait pas de souffler tempête. Si seulement, tu ne m’avais pas prise au dépourvu auparavant.

Tu partais ? Je me figeais. De mes yeux grands ouverts, je te fixais. Tu partais ? Pourquoi cette pensée me dérangeait ? Car cela signifiait que je resterais seule ? En te rencontrant ici, je n’avais pas eu le temps de réfléchir à mon soulagement latent. Ô certes, j’aurais préféré qu’il en soit autrement, qu’il en fut un autre que t… Et puis, non, pourquoi pas toi ? Je n’étais plus à une troisième nuit près ! Au moins, le malaise était déjà pour partie dissiper. Tu n’étais pas non plus un parfait inconnu. J’avais dû apprendre à faire avec ta personne. Avec ton omniprésence dans mon sillage et ô combien je t’ai redevable pour ton silence. Ne préférerais-je cesser là de cumuler les moments où je n’avais plus d’autres choix que de me résigner à te faire confiance ? Peut-être, mais pour aujourd’hui, il était déjà trop tard. Tu savais que si tu t’en allais, je passerais cette soirée dite festive seule.

Alors, mon silence incrédule je finis par rompre du claquement de ma voix. « Yah !  Que crois-tu faire tir-au-flanc ? » Le ton cingla. Autoritaire, je manifestais mon mécontentement. Celui d’envisager de m’abandonner. Celui d’avoir manoeuvrer de telle sorte que je sois en position de réclamer ta présence. Je détestais cela. Par fierté, vers la porte j’aurais dû te pousser. Mais au fond, j’angoissais à l’idée de ma solitude une fois que tu t’en serais allé. Alors, je te retenais mais bien sûr, sous un prétexte détourné : « Mes grands-parents t’ont payé pour rester garder la maison jusqu’à la relève de prochain domestique, crois-tu que tu puisses te permettre de rentrer chez toi… Oh et puis, casse-toi ! » Puisque, tu le souhaitais, pourquoi t’obligerais-je à rester ? Puisqu’un jour tu es bienveillant et le suivant insupportable. À croire que ta gentillesse ne fut chaque fois qu’intéressée. À présent que tu savais tout effort vain, tu n’en avais plus que faire de mes états d’âme ? Eh bien, c’était tant mieux ! « Va rejoindre ta famille si ça ne te dérange pas de me savoir passant seule le réveillon ici pendant que la mienne est réunie à l’autre bout du monde. » Pourtant, dans mon intention, je ne lâchais le morceau. Je refusais tout autant d’être seule que de m’abaisser à te supplier de rester. J’usais d’un autre procédé pour arriver à mes fins. Je te culpabilisais. Je te blessais un peu aussi, car je me doutais bien que tu n’avais nul proche à retrouver pour que tu aies accepté de travailler au cours d’une telle soirée. À cette heure-ci, tu ne risquais pas de partir en Chine, et s’ils étaient venus dans la péninsule, tu n’aurais pas été là devant moi.


Ma voix sèche et implacable se radoucit. Mes yeux je baissais légèrement. Dans un souffle, ma requête je formulais : « En revanche, si tu es dotée d’une once d’empathie, reste ici et… » Ma tête je redressais. De toute ma fière prestance je me parais. Sur mes lèvres, un sourire mi ironique mi sincère se dessinait : « Range moi ces costumes ridicules et regarde ce que les domestiques t’ont préparé pour le diner pendant que je vais prendre une douche. » Ta décision j’avais prise pour toi, ne te laissant plus tant le choix. Nos compagnons je déshabillais laissant choir leurs accessoires sur le sol. Puis, rayonnante et triomphante, je m’exclamais : « Nous aussi, nous allons réveillonner ! » Dans ta direction, brièvement mon attention j’avais porté, te signifiant ainsi que pour aujourd’hui, je t’inclurais dans ce nous. Après tout, n’étais-tu pas un peu le père de Mingyun ? Un père et son fils se doivent de passer la nuit de Noël ensemble ! Je me reportais ensuite vers le chien et chaton qui jubilaient autour de moi, sans vraiment savoir pourquoi, juste réceptif à mon entrain soudain. « N’est-ce pas mes amours ? » Et Jethro aboya. Mingyun miaula. Mes talons je tournais, avec eux qui me suivaient, je te laissais. Prestement, dans l’escalier je m’engageais. Les marches je grimpais et disparaissais, m’enfermant un petit moment dans ma chambre qui possédait évidemment sa propre salle de bain. Derrière la porte, assis et attentifs nos deux compagnons m’attendirent, le chaton imitant manifestement les habitudes de son frère canidé avec lequel il n’avait tardé de nouer de complicité.
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Jeu 15 Fév - 16:18

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En cette soirée où neige s’entassait, formant des couches épaisses et froides à l’extérieur ; où mon conscient espérait trouver refuge dans une liberté qui ne me serait offerte ; où mon cœur trouverait réconfort en ta présence ; ta voix claquait une nouvelle fois dans les airs. Me surprenant, faisant sursauter mon corps et ramenant mon regard à ta personne. Me voyais-tu vraiment tel que tu l’énonçais ? Un homme qui, même payer, ne faisait son travail ? Pourtant, je n’avais plus aucun intérêt à rester ici si tu te trouvais dans la demeure… A moins que tu ne comptais les surveiller ? Cette hypothèse me venait alors à l’esprit bien qu’elle m’étonnait à voir comme tu avais reçu leur accueil et comme tu semblais leur offrir de l’attention également. Bien rapidement, ton discours changeait du tout au tout. Pointant du doigt… Non. Tu transperçais de tes crocs une plaie déjà trop douloureuse, appuyant sur un point sensible que je ne désirais te dévoiler alors que tu m’offrais le tien à découvert. Nos cœurs battaient-ils à l’unisson d’un manque que nous ne pouvions combler ? C’était en tout cas ce que je comprenais de tes reproches, me mettant dans une position délicate. Mais n’était-ce ce que tu désirais ? Me faire culpabiliser. Me faire prendre conscience de combien ma requête était égoïste. Que tu souhaitais ma présence à tes côtés, ou en tout cas une présence humaine pour que tu te sentes moins seule. Mais étais-je prêt à te l’offrir ? Le pouvais-je ?

Silencieux un long moment, tu fus une nouvelle fois celle qui brisait le silence. Ta demande tu formulais plus clairement et, tristement, mon regard je gardais vers toi. Ne te doutais-tu pas de mes intentions à présent ? Je ne pouvais partir et t’abandonner de la sorte même si je l’avais voulu. Je n’étais pas un monstre pour laisser une femme triste derrière moi… Surtout s’il s’agissait d’une certaine singapourienne, égérie de Samsung avec qui j’avais adopté un petit chaton… Alors je resterais bien que je ne savais comment le formuler à cause de l’embarras qui m’habitait, malaise palpable qui s’envolait à tes ordres. Enfin… Etait-ce des ordres ? Ne me faisais-tu pas plutôt comprendre que tu savais que j’allais rester ? Un sourire passait mes lèvres alors dans un voile de timidité qui ne m’était familier, qui semblait si étrange et me mettait mal à l’aise au point de ne vouloir décrocher mot. A moins que ce n’était le résultat d’un bonheur innocent et idiot, mais qui me rendait muet ? A croire comme mon cœur s’était réchauffé en si peu de temps, il y avait fort à parier que le changement avait été assez brusque… Accentué par la scène dont j’étais témoin et que mon regard couvait avec une infinie tendresse. Savais-tu combien te voir ainsi agir avec nos compagnons à quatre pattes étaient adorable ?

Pourtant, du spectacle je me forçais à me défaire. Les accessoires je ramassais alors que vous vous mettiez en route vers les escaliers, sans doute pour que tu puisses aller prendre ta douche. Rangeant tout ce qui était à présent inutile et, à tes yeux, ridicule dans le sac à dos prévu pour l’occasion, c’était vers la cuisine que je me dirigeais ensuite. Du frigo je sortais les plats en réfléchissant à la soirée à venir, comment devais-je me comporter avec toi ? De quoi devrions-nous parler ? Je n’étais dans un état à bavarder à outrance,  à boire ou même m’amuser… mais est-ce que ça ne viendrait pas tout seul une fois encore ? Cette nuit au bar, nous n’avions rien à nous dire et pourtant, combien avions-nous appris l’un sur l’autre ? Pas un seul moment il n’y avait eu d’instant de malaise, de blanc maladroit... Alors… Je n’avais à véritablement m’inquiéter à ce sujet, n’est-ce pas ? Les mains sur le rebord du plan de travail, les yeux rivés vers la nourriture, je me demandais pour combien de temps tu en aurais. Avais-je le temps de m’amuser à tout organisé joliment ? Dans mon esprit, je cherchais un souvenir me permettant d’avoir un ordre d’idée… Bons nombres me venaient, notamment des matins où j’avais fait le mort dans le lit pour ne pas avoir à subirles câlins matinaux de certaines conquêtes chinoises, autant dire que ceux-là semblaient être une éternité… Mais il y avait surtout ces matins avec elle. Si je n’en gardais un bon souvenir pour sûr, j’arrivais néanmoins à venir avec l’idée que tu devrais en avoir pour une bonne demi-heure minimum. Ce qui me laissait le temps de m’afférer à la tâche !

De plats je me munissais alors pour tout assembler le plus joliment possible. Les mains plus occupées que l’esprit, ce dernier s’interrogeait alors sur un sujet qui m’intriguait depuis bien des années : que faisiez-vous sous la douche pour prendre autant de temps ? Je comprenais le temps de pose de l’après shampooing, les shampooings que vous deviez utiliser, les différents produits pour le corps. Mais tout de même… Une demi-heure ? Que pouvait-il se passer en une demi-heure ? Une moue pensive au visage, je tentais de retracer le moment où le pied tu posais dans la douche au moment où tu en sortais enveloppée dans une serviette, chronométrant chaque moment… Avant que mon esprit ne s’égare totalement. En essayant de comprendre, je n’avais fait que remuer des souvenirs que je préférais ne pas voir ressurgir. De mon arrivée dans le dortoir où ta peau de porcelaine j’eus l’occasion de découvrir, à ta première venue dans ma chambre où ton corps j’avais eu l’occasion d’avoir sous le mien. Le tout mêlé à une imagination exacerbée, le mélange était détonnant, bien violent qu’un shoot laisser sur un radiateur une heure, plus captivant que n’importe quelle merveille du monde, plus électrisant qu’une dose d’héroïne. C’est qu’en fait… Tu devais vraiment avoir une peau douce. Je mourrais d’envie de la toucher maintenant, de la gouter. Pourquoi étais-tu donc fiancée ? Ne pouvais-je désirer une femme libre ? Que tu sois inaccessible pour te faire désirer était une chose, mais fiancée en était une autre, j’avais le sentiment de pêcher à la simple pensée de nous sous la douche… Ma conscience revenait brusquement, comme un électrochoc. Nous ?! Mes joues rougissaient légèrement, gêné et, soudainement, maladroit dans mes gestes. Qu’allais-je imaginer au juste ? Dire que tu étais sous la douche à l’heure actuelle, totalement nue, découverte et vulnérable… Mon avant-bras je venais à pincer alors –envoyant un arc électrique dans tout mon corps– et me traitait de pervers mentalement pour redescendre sur Terre. Je ne devais avoir ce genre de pensées, définitivement pas ! Au moins, tu avais su me détourner de mes pensées tristes… A ton insu.
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When it rains
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Zhang Hera
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Ven 16 Fév - 12:59

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Sous l’eau de la douche, je prenais le temps de réfléchir. Ou plutôt mes pensées avaient profité de ce moment pour s’imposer dans mon esprit. La vague de dépit me revenait. La désillusion de ne partir pour le Canada était difficile en encaisser. D’autant plus qu’elle se combinait à ma vraisemblable inexistence aux yeux de Hyeon. Puisque nous étions fiancés, cela ne signifiait-il pas qu’à l’occasion des fêtes nous devions penser à les vivres avec l’autre en priorité ? Que nous devenions l’un pour l’autre, la première personne de notre famille ? Apparemment, non… Je coupais l’eau. Enveloppée dans ma serviette je sortis de la douche, essuyais ma peau puis me rendis dans ma chambre. Là, j’y croisais mon reflet dans un miroir. Mon désarroi s’accentua. Je m’assis sur le rebord du lit. Immobile pendant une durée indéterminée, je me serais presque laisser tenter à l’idée de m’écrouler. M’étendre sur le matelas et ne plus me relever. Mais derrière la porte, j’entendis légèrement couiner. Jethro et Mingyun me rappelait à la réalité. À ta présence aussi ! Je ne pouvais te laisser indéfiniment seul dans la cuisine ! Alors, je me relevais. Ce soir encore, je serais une battante ! Hors de question que je sois la seule à ne pas profiter de la soirée ! Les portes de mon placard j’ouvris et réfléchis à quels vêtements enfilés. Nous étions la veille de Noël, devais-je m’apprêter pour l’occasion ? Sauf que tu ne l’étais et cela causerait un décalage malséant. Alors, mes robes j’oubliais et mon choix je reportais sur des habits bien plus confortable et décontractée. Mes doux vêtements d’intérieur me faisaient de l’oeil et je ne leur fis l’affront de les ignorer. J’enfilais donc un semblant de pantalon jogging-d’intérieur élégant, un t-shirt un peu long mais cintré au motif de la fleur nationale de mon pays. Brièvement, je passais le sèche cheveux dans ma chevelure, la brossant soigneusement avant de l’entachée avec une négligence maitrisée. Oui, la simplicité serait parfaite pour cette soirée ! Quitte à faire dans l’exclusivité autant le faire jusqu’au bout !

Ainsi fin prête, je redescendis les escaliers accompagnée par les deux farceurs à quatre pattes. Ceux-ci gesticulaient autour de moi  avec un enthousiasme manifeste ralentissant ma marche dans le hall tandis que j’approchais de la cuisine afin d’éviter que l’un de me fasse un croche pied.  « Allons voir ce que Papa a préparé les enfants ! » leur dis-je, enjouée et un soupçon espiègle. Et sur ces mots, dans la cuisine j’apparaissais. Je savais que tu m’avais entendu. Comment ne le pourrais-tu ? Mais je n’en rougissais – bien que peut-être un peu –, j’assumais cet éphémère attribution. « Eh bien quoi ? Pourquoi serions-nous les seuls à ne pas passer Noël en famille ? » De surcroit, n’étais-tu pas le père de Mingyun déjà ? Quant à Jethro, il n’avait guère de référent masculin autre que toi. Alors, pourquoi pas ? J’avais décidé de prendre cette soirée à contre-pied. De la savourer avec légèreté et puisqu’il nous fallait une famille pour réveillonner, pourquoi ces deux-là ne seraient pas nos enfants ? Quant à nous deux… S’il fallait préciser ne pourrions-nous pas nous considérer comme des divorcés qui ont su rester en bon terme, à l’instar de mon père et sa première épouse ?

Curieuse, je m’approchais de l’ouvrage auquel tu semblais t’être affairer le temps que je me lave. Mes yeux parcoururent le large plan de travail. « Je ne te soupçonnais pas des gouts aussi raffinés. » Que tu aies le soucis de la présentation m’étonnait sincèrement. Je te voyais plus comme le fils avachi dans le canapé à picorer dans les gâteaux apéritifs pendant que ta mère oeuvrait à dresser la table. Je me demandais comment c’était Noël chez toi, chez les gens normaux, et la question ne tarda pas à m’échapper tandis que j’hésitais à savoir quel met je pourrais bien gouter. « Alors, c’est comment un Noël dans une famille lambda ? » Dressiez-vous aussi une table somptueuse ? Avec un premier temps de banquet arrosé de champagne ? Mettiez-vous les petits plats dans les grands comme tu semblais chercher à faire ? Ou bien les mots d’ordre s’avéraient plutôt : famille, chaleur et confort ? « Tu sais quoi ? Nous n’allons pas nous installer froidement à table ! Posons nous plutôt tous ensemble dans le salon devant la télé comme les gens le font ! » Je ne t’avais laissé répondre à ma question précédente que déjà j’enchainais et décidais. Après tout, quand bien même ce n’était ma maison de Singapour, et d’autant plus en l’absence de mes grands-parents, j’étais aussi ici chez moi, alors j’entendais passer la soirée en tant que tel. Et puis, je pouvais me passer de manière avec toi, n’est-ce pas ? « Au pire pour les miettes… nous avons un aspirateur magique automatique avec nous ! » De ma tête se penchant légèrement sur le côté, accentué par la direction de mon regard, je désignais Jethro dont la truffe redressée s’enivrer des douces odeurs flottant dans la cuisine et séduisant son sens de l’odorat. « C’est Noël pour tout le monde après tout ! » Notre ami le canidé serait loin de refuser de ramasser quelques aliments tombés par maladresse ou mégarde, involontaire.

Sans plus attendre, directive mais de bonne humeur, je chargeais tes mains de deux plateaux sur lesquels reposaient tes préparatifs. J’en pris un à la suite et ouvris la marche jusqu’au salon où je déposais mon chargement sur la table basse, faisant de la place pour que tu puisses libérer tes mains aussi. « Voilà ! » Je jetais un regard, satisfaite, puis me laissais souplement tombée sur les épais coussin du canapé. Prête à m’y lover, je me redressais aussitôt finalement.  « Ah non ! » Je bondis sur mes pieds remarquant qu’il manquait quelque chose. « Allume la télé, je vais chercher du vin ! » Je te confiais la télécommande et disparaissais plusieurs minutes hors du salon, suivie par notre chaton. Jethro lui préférait ne pas quitter son poste d’aspirateur de garde à l’affût. Accompagnée d’un léger tintement, celui des deux verres à vins pris entre mes doigts, Mingyun et moi firent notre retour, une bouteille dans l’autre main. « Je n’y connais rien mais je reconnais celui-là ! C’est un des préférés de mon père ! » Alors forcément, il ne pouvais qu’être bon ! Je te tendis la bouteille pour que tu te charges de l’ouvrir et posais les verres sur la table basse, protégée par des sous-verres évidemment. Me redressant, je vérifiais une nouvelle fois que nous avions tout avant de me rassoir.  
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Sam 24 Fév - 23:47

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Egaré dans un aparté incontrôlé de mon esprit, ce fut presque d’un sursaut que j’accueillais le bruit de tes pas se rapprochant. Ceux-ci semblaient plutôt lents, parfois maladroits même… Avais-tu du mal à te mouvoir avec nos compagnons à quatre pattes logés dans les tiennes ? L’idée faisait naitre un sourire sur mes lèvres, distrait et attendri pour sûr, la scène délicatement se dessinait dans mon esprit pour s’y inscrire le temps de quelques secondes. Nouvel égarement bien plus innocent mais bien plus court car une interrogation me venait de celle-ci : t’étais-tu apprêtée pour cette soirée ? Je ne l’avais fait, car ignorant que quelqu’un serait à mes côtés pour le fêter, alors le juste retour serait que tu ne le fasses également… Pourtant, cette idée me distrayait, m’intéressait et je me languissais de te voir arriver à mes côtés pour avoir réponse. Alors qu’une nouvelle pièce je posais dans ce plat, je me faisais bien trop curieux, à l’instar d’un enfant, me voilà qui me penchait un brin en arrière dans l’espoir de t’apercevoir. Une main sur le rebord du meuble pour me maintenir en place sans tomber, c’était pourtant ce que je manquais de faire l’instant suivant. « Papa ? » Interrogation en écho à ton affirmation des plus enjouées destinée à nos animaux. Pourtant, dans mon cœur, ce n’était la joie qui le faisait s’emballer, mais bien l’évocation de cette place que je représentais et cette angoisse qui, naturellement s’installait pour tout balayer sur son passage. Alors évidemment, lorsque tu faisais tes premiers pas dans la cuisine, ce fut avec des yeux inquiets que je te fixais, attendant une explication quant à ce choix de mots. Nous considérais-tu comme une famille à part entière ? Visiblement oui à en croire tes propos suivants qui, en rien, ne me réconfortaient. Devrais-je admettre, qu’une fois encore, tu étais parvenue à faire dérailler mon esprit au point qu’il se figeait un court moment sans pouvoir fonctionner correctement ?

Une famille…
L’étions-nous ? Mon regard se posait sur le chat que nous avions adopté. Ce chat qui, parfois, dormait dans ma chambre, parfois dans la tienne… N’était-ce là une garde partagée comme deux parents divorcés avec leur enfant ? Jusqu’à présent, jamais je n’avais eu cette idée en tête ; jamais ne m’avait-elle-même une fois traversée l’esprit. Mais ne venais-je pas d’instaurer un pilier de stabilité dans une vie que je désirais aussi libre que l’air ? Homme irresponsable que j’étais… Pourquoi regrettais-je brusquement ce choix alors qu’à mes côtés tu te tenais enfin avec curiosité. Avec une grâce indéniable même pour moi qui ne ressentais que malaise à cet instant. « Je sais… je suis un enfant négligé à tes yeux. » A toi j’offrais mon attention encore une fois, détaillant enfin ces vêtements qui t’habillaient discrètement. Simple mais efficace, décontracté sans être négligée… Tu devais parfaitement savoir combien tout te mettais en valeur pour ainsi te permettre ce genre de simplicité en ma présence. A moins que… tu ne voyais l’intérêt de faire d’effort avec moi ? Ceci étant la plus mauvaise présentation dans laquelle tu te permettais de t’afficher face à autrui… Une petite grimace de mécontentement traversait mes traits avant que tu ne viennes aiguiser ma curiosité. Noël dans une famille lambda ? Quelque part, cette interrogation je pouvais me la poser également, bien qu’elle ne m’ait jamais grandement intéressée à vrai dire. Pour moi qui étais un habitué du Noël combiné à un anniversaire, l’idée de fêter l’un et l’autre séparément sonnait bizarrement, étrangement. Mais beaucoup de familles le vivaient ainsi alors l’interrogation se posait. A quoi cela pouvait-il ressembler exactement ? Que faisaient-ils ? Que mangeaient-ils qui soit si différent de mes habitudes ? De nos habitudes puisque toi non plus ne savait à quoi cela pouvait ressembler tout en sachant que tout était radicalement différent.

« C’était pas ce qui était prévu ? » L’étonnement se lisait dans ma voix puisque, pas un seul instant, l’idée de manger à table ne m’était venue. Le réveillon de Noël n’était, à mes yeux, pas le genre de soirée que nous devions passer assis froidement autour d’une table, comme tu l’avais si bien annoncé. Elle se devait d’être chaleureuse malgré la distance qui nous séparait de nos familles, d’être heureuse même si nos cœurs se faisaient plus lourds que d’habitude. Ce genre de soirée où peu importait les problèmes, les examens, les contrariétés, peu importait tout ça et bien d’autres, elle se devait d’être source de bonheur. Même si ce n’était qu’une soirée, ce sentiment éphémère après lequel n’importe quel être normalement constitué courait, au moins une fois dans l’année il se devait d’être présent.  N’était-ce pas pour cette raison que j’avais paré nos compagnons de telles tenues plus tôt ? Que j’avais préféré me jeter corps et âme dans une insouciance et une puérilité exacerbée ? Bien que ce n’était qu’une facette pour masquer un manque évident, un mensonge qui devenait probablement une réalité à tes yeux inattentifs dès lors que j’étais celui qui le formulait. Alors à ta blague sur Jethro en guise d’aspirateur, je souriais. Faussement… à moitié ? En certains points, je savais que ce sourire était sincère car tu avais réussi à balayer bon nombres de pensées désagréables par ta présence, par tes propos qui pouvaient se faire piquant sans m’apparaitre si douloureux dans leur finalité. « Il va grossir s’il mange ce genre de trucs et je vais devoir encore aller courir avec lui dans le parc… » Depuis mon arrivée, combien de fois avais-je déjà couru avec Jethro dans le parc ? Combien d’heures plutôt, avais-je couru avec lui pour canaliser son énergie de jeune chien ? En plus des séances que j’avais commencé à prendre à la salle de sport pour, comme tu me l’avais si gentiment fait remarquer, muscler ce corps de crevette qu’était le mien. Ne me torturais-tu pas assez à la fraternité en tant que présidente pour, qu’en plus, tu le fasses dans mon travail ? Probablement que ta présence venait de donner un coup de boost positif à ce karma d’habitude si négatif, Jethro serait donc celui qui m’aiderait à retrouver cet équilibre... Vous deviez être le yin et le yang régissant ma vie pour que les choses se déroulent de la sorte…

Un soupir, discret et résigné, passait mes lèvres pour ne laisser derrière lui qu’un amusement certain. Dans la douleur, toujours trouvé un tremplin pour rebondir, pour ne se laisser abattre. Alors les heures à m’amuser et me rapprocher de ce canidé serait donc de bons augures et non un supplice inévitable après cette nuit. Chargé des plateaux je te suivais et les déposais sur la table assez rapidement, aussi agilement que je le pouvais pour ne rien renverser. Mon regard se tournait vers toi ensuite, t’observant tomber dans les coussins avec une souplesse qu’il m’était rarement donner de voir. Une cheerleader… Comment je pouvais l’oublier ? Surtout comment je pouvais oublier cet uniforme, cette jupette si courte qui flottait au vent et ce haut qui… Alors que tu bondissais hors du canapé, blottissant la télécommande entre mes mains, je prenais conscience, encore une fois, que je m’égarais dans des pensées qui n’avaient lieu d’être. Noël : une soirée innocente, enfantine, chaleureuse. Ne pas l’oublier. Jamais ! « Du vin ? » m’étonnais-je une fois de plus sans oublier que… cette boisson était bien loin de figurer dans mon top cinq des alcools préférés, mais assurément entre lui et le champagne, il valait bien mieux le vin. Sur le canapé je m’installais en fixant notre compagnon à quatre pattes qui, pour une fois, semblait préférer ma présence à la tienne. « A l’avenir je mettrais du saumon dans mes poches pour que tu me suives.. » Ma main libre se perdait dans son pelage un bref instant, me faisant renifler par ce gourmand de façon frénétique. « Y a rien à manger. Ne t’excite pas sur mes doigts. » Argument qui ne l’empêchait pas de continuer malgré tout. De l’autre main, j’allumais alors la télévision comme tu me l’avais demandé et… semblais bien incapable de savoir sur quelle chaine nous mettre. Quelle chaîne connaissais-je de Corée ? Celle des dessins animés que je regardais quand j’étais petit avec mon frère, pas sûr que tu en sois véritablement friande... Néanmoins, à choisir entre ce film que je ne connaissais et les dessins animés… Je choisissais les dessins animés : direction Pororo spécial Noël.

Je pointais l’écran du doigt pour Jethro, l’invitant à s’intéresser à autre chose que mes doigts. « Regarde Pororo ! Il est avec son ami le renard.. Comment il s’appelle déjà ? Eddy ! Il s’appelle Eddy. » Je me tournais vers lui qui.. Semblait plus intéressé par le plateau sur la table que ce que je lui racontais. Pour l’embêter, je bouchais ses narines un instant avant de faire une petite moue. « Tu t’en fiches totalement.. » Pas étonnant venant d’un chien qui avait le choix entre nourriture ou télévision, mais tout de même ! J’avais fait l’effort, certes minime vu que je connaissais bien ce dessin animé, de retrouver le nom du renard ! Peu après, te voilà de retour avec une bouteille et deux verres ; t’accueillant avec un sourire. De la bouteille que tu me tendais je me saisissais sans broncher pour retirer la protection qui se trouvait dessus dans un premier temps. « Je fais confiance à ton père dans ce cas, je m’y connais pas en vin. » Pas encore et certainement jamais. Ce n’était un alcool que j’affectionnais au point de vouloir en connaitre les plus subtiles saveurs bien que j’eus l’occasion d’en goûter un certain nombre fut une époque. Je me levais ensuite pour me diriger en cuisine à la recherche d’un tire-bouchon, posant la bouteille sur un plan de travail le temps de mes fouilles. Après avoir fait un tiroir, puis un deuxième, les manches de ma chemise je remontais à mi bras pour poursuivre avec plus de ferveur. Lorsqu’enfin, je mettais la main sur celui-ci, je me dirigeais vers le salon avec la bouteille en main. Occupé à enfoncer le fer de l’outil dans le liège du bouchon, mon attention se portait vers l’écran de télévision puis vers toi, un brin mal à l’aise. « Je savais pas quoi mettre… C’est la seule chaine que je connais en Corée. » Très certainement, tu préférerais Pororo qu’un film érotique involontairement affiché sur l’écran parce que j’ignorais totalement les chaîne et qu’une publicité passait quand j’étais encore devant l’écran…

Le tire-bouchon bien enfoncé dans le liège, me voilà à tirer sur l’un pendant que je maintenais l’autre en place. Les lèvres pincées, les muscles des bras contractés sous l’effort bref, il ne me fallut pas bien longtemps pour venir à bout de la résistance dans un petit « pop » bien significatif. Du bas de la bouteille je me saisissais de ma main dominante, l’autre venant dans mon dos, pour remplir d’une quantité suffisante les verres tel un véritable professionnel. Une fois servit, je reposais la bouteille sur la table sans faire de bruit pour me saisir d’un verre et te le tendre avec élégance. « Madame.. » Formulais-je en français malgré un accent chinois assez prononcé, attendant que tu t’approprie le verre pour m’asseoir et me saisir du mien également.
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Mer 28 Fév - 13:00

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Dans la cuisine, en compagnie de Mingyun, moins gourmand que son frère canidé, je me mettais en quête d’une bouteille à déguster. Ou plutôt, j’ouvris la porte masquée et quasi invisible si on ne connaissait son existence pour descendre de quelques marches dans une petite cave. Une réserve conçue spécialement pour la conservation des vins dont mon grand-père possédait une assez belle collection. La haute société exigeait d’impressionner les invités et plus encore dans son cas : son gendre dès lors que l’occasion lui en était donné. Donner sa fille à un homme plus fortuné encore qu’on ne l’était avait pour avantage d’augmenter le prestige et l’influence familiale. En revanche, l’égo devait aussi s’y accommoder, ce qui n’était pas chose aisée. Concernant mon géniteur, il n’aurait vraisemblablement pas ce problème car ses filles de sang et enfants par alliance, nous avions déjà tous quatre choisis notre moitié pour la vie. Le croyais-je. Parmi ceux, aucun ne le surpassait, tout au contraire. Et dans mon cas, puisque principale héritière, le choix de mon fiancé ne faisait pas l’unanimité. Mais, hors que question d’y penser ! Autant au clivage familiaux qu’à celui qui m’avait abandonné pour cette soirée initialement privilégiée pour être passée en famille. Ah mais… ne l’étais-je pas ? Pourtant, il ne semblait être sa simple petite amie, ou belle compagne au bras juste pour faire joli. N’étions-nous pas destinés à nous marier ? Si j’en croyais la bague à mon doigt, pourtant si. Si la femme d’un homme n’est pas la première personne de sa famille, qu’est-elle ? Ne suis-je pas cessée représenter la mère de ses futurs enfants ? Si je voyais loin ? Peut-être et pourtant, par notre engagement mutuel c’était bien vers ce destin commun que nous avions décidé de marcher.

Un soupir, d’un revers de main, je chassais ces pensées et me concentrais sur la légèreté recherchée pour profiter de la soirée. De retour dans le salon, l’esprit néanmoins entre deux, je ne remarquais instantanément le programme télévisé pour lequel tu avais opté. Lorsque que la bouteille que je te présentais tu pris entre tes mains, par ta remarque je me sentis quelque peu vexée. Ton intention n’était pas mauvaise mais à tes mots tu devrais prendre garde en terrain miné. « Encore heureux que tu fais confiance à mon père ! Qui serais-tu pour remettre sa parole en doute ? »  Tu ne tarderais certainement pas à apprendre à quel point la parole de mon père était sacrée. Sa personne toute entière était vénérable. Il valait mieux que tout homme sur cette terre. Il se dotait d’une grande culture, d’une admirable sagesse et savait faire preuve d’une humanité que trop rare dans le monde des affaires. Mon père ne portait assurément pas sans raison, lui aussi le prénom d’une divinité. Non pas grecque mais bien chinoise en ce qui le concernait. Le dieu même de la fortune à croire que la lecture des astres ne s’était pas trompée le jour de sa naissance, et pour cette raison que malgré son grand âge, mon père avait fait quérir la même spécialiste pour lire dans les signes et les étoiles la destinée de ma naissance. Bien sûr, homme pragmatique qu’il était, il savait tout ceci essentiellement folklorique, mais justement, il était homme à s’attacher et respecter ses racines. Tout comme il témoignait d’une grande curiosité au sujet des croyances et traditions des autres cultures et grandes civilisations. Érudit aux connaissances bien plus étendu que son champ d’affaire, il aimait avoir foi aussi en quelques mythes de ses origines. Certainement pas autant que ma mère qui, du fait de la constellation de signe céleste réunies pour ma naissance, m’avait presque littéralement érigé au rang de déesse. Mais depuis que je vivais en Corée, j’apprenais à devenir humaine. Et parfois, je m’entichais de curiosité pour la vie des humbles. Pour la simplicité, à l’instar de cette soirée impromptue que nous nous apprêtions à partager. 


Mais peut-être avais-tu un peu trop pousser la simplicité à l’extrême alors que je me rasseyais sur le canapé et découvrais le programme diffuser à l’écran. Des dessins animés ? Indéniablement, tu dues deviner, ou lire sur mes traits, mon interrogation quant à ce choix. Certes, j’avais prôné la convivialité et la chaleur familiale mais je ne me sentais pas encore l’âme de retomber en enfance non plus. Ou pour y parvenir, il faudrait attendre que j’ai pu ingurgité quelques gorgées de vin. Après deux verres de ce nectar, sans doute plus rien ne serait impossible, alors pourquoi pas finir la soirée lovés sur le canapé sous un plaid devant la Reine des Neige ou un autre film d’animation des studios Disney. À cette image, je me visualisais soudainement la tête reposant sur ton épaule, les yeux à demi-clos face à l’écran et je sentis le feu me monter aux joues. Damn, je ne pouvais me permettre de rougir avant d’avoir bu ! L’alcool aurait au moins pour avantage de se servir d’excuse. Afin de chasser cette représentation de nous deux un peu plus tard dans la soirée, je me penchais finalement en avant afin d’attraper la télécommande. De mes doigts sur les boutons, je changeais de chaines. Mingyun posté au pied de l’écran, les yeux rivés vers celui)ci Après quelques hésitations, j’optais finalement pour un zap. « Ce sera très bien pour un fond sonore le temps de manger, non ? »  Nous pourrons regarder un film ensuite. Mais puisque nous étions la veille de Noël, nous n’allions pas commencer directement à diner, l’attention sur l’écran sans qu’un seul mot ne soit échangé, non ? Quand bien même, j’ignorais ce que nous pourrions bien trouver à nous dire. 


Par chance, le silence gênant qui nous menaçait ne parvenait pour le moment à s’imposer dans le salon. Tandis que tu servais à présent le vin, je te regardais. Un léger sourire pointait au coin de mes lèvres. Jouais-tu les mettre d’hôtel ? Je m’amusais de cette attitude que je savais ne pas correspondre à tes codes sociaux. Te moquais-tu de mon milieu ? Te plaisais-tu à t’imaginer en faire partie ? Ou, jouais-tu tout simplement, avec cette insouciance qui te caractérisait tant ? Portant ma main à ce verre que tu me présentais, j’arquais un sourcil en t’entendant prononcé un mot français. Voilà qu’encore une fois, ma curiosité tu avais piqué. Je te laissais t’asseoir, puis je montais à mon tour les genoux à demi sur les coussins du canapé, jambes repliées, à mon aise. Tournée vers toi, je tendis mon verre dans ta direction pour t’inviter à trinquer dans un légèrement tintement entre nos contenants entrechoqués. « Santé ! » À mon tour, j’employais du français pour répondre à celui que tu avais utilisé. Peut-être avec un accent un peu moins prononcé que le tien. Différent tout du moins, comme à nos habitudes respectives, car ton chinois différait du mien. Il m’arrivait même de devoir veiller à mes mots lorsque je m’adressais à toi dans cette langue natale commune pour ne pas utiliser de singlish comme il était si coutumier dans ma cité. Puis, à mes lèvres je portais ce nectar pourpre. Son parfum effleura mes narines. Le liquide franchit la barrière de chair et s’engouffra dans ma bouche. Une seule petite gorgée, je goûtais avec modération. Petite fille que j’étais en fin de compte à ne guère être friande des boissons d’adulte et qui souhaitait consommer en imitant ce père qu’elle admirait tant. Néanmoins, celui-ci me plaisait assez bien pour mes gouts difficiles en matière de vin.

À l’aise car chez moi, car j’avais décidé qu’il en serait ainsi. Même si je restais digne et élégante peut-être saurais-je te montrer que je n’étais pas toujours aussi rigide que tu le pensais. Après le vin porté à mes lèvres, ce fut autour d’un toast végétarien de parvenir jusqu’à mes lèvres, tandis que par le même temps, de ma main libre, je me saisis du bout des doigts d’un hors d’oeuvre au saumon que je portais ensuite dans ta direction.  « Comment connais-tu des mots de français ? » posais-je finalement une nouvelle question la première. Pour la personne fermée que j’étais, ne devrais-tu pas reconnaitre que j’étais tout aussi capable d’engager les conversations ? D’ordinaire, le silence, l’indifférence et ignorer les individus m’entourant ne me dérangeait pas mais avec toi, je n’y parvenais. Chaque moment de flottement me mettait mal à l’aise. Je ne réussissais à effacer ta présence dès lors que tu te tenais dans mon sillage. En cela aussi, tu étais vraiment agaçant. Aujourd’hui néanmoins, je ne m’en énerverais pas. J’essaierais ? Et pour l’heure, j’avais en priorité une curiosité à satisfaire. « Enfin, est-ce que ton vocabulaire se limite presque autant qu’à ton coréen d’il y a deux mois ? As-tu seulement retenu quelques mots et tirades grâce à des films ? » Je me souvenais parfaitement de tes lacunes aberrantes lorsque nous sommes rencontrés. Sans parler du jour suivant. Nous éviterons. Du moins, je me pinçais discrètement les lèvres soucieuses de ne pas avoir raviver pareilles images dans ton esprit à la simple évocation de ce retour dans le passé du mois auparavant. J’enchaînais alors, te sachant tout à fait capable de juger une réplique stylée et la mémoriser afin de la ressortir devant l’une de ses filles dont tu ne te cachais d’être si friands, voire te vanter de ton habilité à les faire tomber. « Ou l’as-tu appris à l’école ? » Cette langue s’avérait assez couramment étudiée en Chine donc cette éventualité me paraissait plausible bien que je ne te percevais comme un fervent élève assidu des langues étrangères. Ou plutôt, tu devais faire partie de ceux qui les appréciaient au sens propre – bien que douteux – du terme. « Voire peut-être es-tu déjà allé en France ? » Cela t’irait bien d’accumuler une cagnotte avec tes amis pour aller draguer des françaises au pays de la Tour Eiffel. À moins que ce soit les pistes de ski enneigées qui vous y aient attiré. Les deux d’ailleurs n’étaient pas incompatibles du tout. Alors plus encore que curieux, le regard que je t’adressais se fit, un peu malgré moi, soupçonneux. D’instinct, je te jugeais pour ta frivolité. Probablement le trait de ton caractère que je détestais le plus.
 
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Lun 12 Mar - 5:12

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Verre fragile entre les doigts, ce fut avec délicatesse que le rebord de celui-ci j’amenais à rencontrer le tien. Doux tintement aigu parvenant à mes oreilles en même temps qu’un mot que je ne m’attendais à entendre de cette voix si unique qu’était la tienne. Bien plus encore lorsqu’une langue étrangère tu utilisais. Où donc avais-tu appris à parler cette langue qu’il m’eut été enseigné à une époque de ma vie ? Ce fut avec des pupilles vibrantes de curiosité que je te fixais alors que du bout des lèvres je me délectais d’une boisson que je n’avais goûté depuis des années. Il n’était coutume dans mon entourage de boire ce type de boisson, mes amis étant bien plus portés vers les alcools forts et les shooters, quant à ma mère, la question de l’alcool ne se posait. Elle n’en buvait qu’en de rare occasion et mon anniversaire n’en faisait partie, étant resté son bébé il semblait hors de question qu’elle puisse même songer à cette éventualité d’elle-même. Me perdant dans une pensée pour elle, venait alors la question de savoir si je devrais au moins lui envoyé un message… Lui dire que je n’étais seul pour Noël alors qu’elle aussi, profite comme elle le devait de cet événement. Ce fut une odeur qui me sorti de mes pensées, fragrance de ce poisson que tu venais de me tendre afin de t’accompagner dans la dégustation de ces toasts préparés par tes domestiques très certainement. De celui-ci je me saisissais de ma main libre, te remerciant d’une voix basse lorsque celui-ci se trouvait entre mes doigts avant que ce ne soit mes lèvres qui ne s’en délectent. Vraisemblablement, la nourriture était également bien différente entre nos deux familles. Fondant sur mes papilles, un goût aussi prononcé que doux, une texture onctueuse... Etait-ce véritablement du saumon que je venais de gouter ? Nous n’avions les mêmes standings, mais je ne savais si je saurais me délecter de ces mets à longueur de temps comme tu parvenais à le faire. A mes yeux, la nourriture était quelque chose d’important, une source de bonheur tout autant qu’une autre, mais à toujours te délecter d’une nourriture de haute qualité, n’étais-tu lassée ? Tu ne pouvais trouver mieux et atteindre un septième ciel gustatif comme je venais de le vivre, à moins de parvenir à mettre main sur de nouvelles recettes, de nouvelles compositions…

Tandis que je me perdais en réflexion inutiles et superficielles, à mes tympans parvenaient chacune de tes interrogations me concernant. Alors ce fut avec attention que je te fixais, attendant le moment où tu aurais fini d’évoquer toutes les hypothèses que ton esprit pouvait imaginer. Si j’eus lancé le sujet en premier avec ce simple mot que bien des gens connaissaient, je ne m’attendais cependant pas à te voir aussi enthousiaste à l’idée d’en apprendre l’origine. Souhaitais-tu seulement faire la conversation ou portais-tu un véritable intérêt à la réponse que tu cherchais ? Ma cuisse remontait sur le canapé, me tournant un peu plus vers toi, comme ce soir-là au bar, mon coude, à nouveau, se posait sur le dossier qui nous soutenait et mes doigts reposaient contre ma joue pour soutenir le poids de mon crâne. Une position familière que, sans doute, tu devais avoir oublié… « J’ai déjà été en France quelques fois. » Un premier aveu que je formulais à ton encontre avant que mon attention ne se porte sur mon verre. Dans celui-ci, le liquide pourpre je m’occupais à tourner lentement, marquant son passage sur un verre translucide. Que devrais-je dire pour expliquer la présence de français dans mon ancien quotidien ? L’excuse, l’explication je cherchais sans avoir à devenir trop personnel car c’était bien là un sujet que je souhaitais écarter le plus possible. « Au lycée je connaissais quelqu’un qui avait des origines françaises et on était dans le même groupe d’amis alors on a parfois organisé des voyages ensembles là-bas. » C’était plus simple expliqué de cette façon, plus rapide également. Une connaissance… Un faible terme pour ce que cette femme avait été mais méritait-elle-même plus sachant que jamais je ne l’avais connue finalement ? Mes lèvres se pinçaient alors que d’une nouvelle gorgée de vin je m’autorisais, espérant faire disparaitre aussi rapidement ces pensées de ma mémoire. « Quant à mon niveau… Je pense que je peux survivre là-bas sans avoir à parler anglais… Au moins quelques jours. » Je n’étais bilingue, ou plutôt trilingue vu mon agilité pour le coréen à présent, mais je pouvais sans problème affirmer connaitre plus de phrases qu’un playboy pourrait en avoir dans son registre pour draguer de la demoiselle. Car j’avais dû malgré moi parler avec une partie de sa famille là-bas, parfois même faire face à des commerçants, alors non.. Je n’aurais pu survivre avec seulement des tirades de films. « Et toi alors ? Tu parles français ou tu connais juste quelques mots ? » Si ton intérêt fut attiré par mon maniement d’une langue étrangère, c’était avec tout autant de curiosité à ton égard que je me trouvais. Vers le plateau je me tournais enfin pour me saisir d’un toast qui, à première vue, me semblait végétarien, et te le tendre. Les femmes d’abord, n’était-ce les bases de la galanterie ? Tant qu’à parler de la France, autant me montrer gentilhomme aux petits soins pour sa dame.
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