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This Christmas #HaRa ♥

 :: Le reste du monde :: Séoul
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Zhang Hera
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Mar 13 Mar - 16:08

This Christmas
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Difficile de mettre mots sur ce que j’attendais de tes réponses. Espérais-je t’entendre démonter mes idées toutes faites à ton sujet ? Ou au contraire, me serais-je satisfaire d’avoir confirmation ? Pour partie, je te considérais comme un cas désespéré de la part duquel, je n’attendais rien. D’autre part, je ne parvenais à enrayer mes impressions de contrariétés à ce sujet. À cause de ce pan de ton comportement que je ne cautionnais, je ne pouvais t’apprécier durablement autant que je m’y surprenais parfois. Jusqu’à ce que la réalité de ta personnalité ne refasse surface et que ce soit la déception assurée. Alors, à travers mes interrogations, je m’y parais et préparais. Pourtant de tes mots, je n’obtins ni satisfaction ni déception. Le choix de tes explications me laissa dans un vague flottement. Tu étais bien déjà allé en France, et avec des amis. Mes suppositions s’avéraient relativement confortées. Cependant, je n’étais éclairé quant au fait de vos activités. Je doutais sincèrement de votre pratique d’un tourisme culturel. En groupe d’adolescents, vous ne deviez certainement consacrer votre temps à arpenter les boutiques de la capitale synonyme de luxe. Vous aviez dû beaucoup vous amusez et probablement, ne pas cracher sur l’hospitalité des cuisses des françaises. Oh certes, il ne fallait tomber dans les clichés, mais indéniablement, les occidentales étaient bien plus ouverte et disposée aux relations intimes d’une nuit que les asiatiques. J’avais pu le constater de mes propres yeux durant mon année en Angleterre. Une des raisons pour laquelle, j’avais détesté cette expérience et n’étais parvenue à me faire de place. Quel genre de miracle s’était produit à la Yonsei pour que je devienne celle que je suis aujourd’hui ?

Je laissais de côté mes suspicions pour prendre la parole à mon tour, expliquant ce terme plus que récurrent et populaire formulé en français. « Je ne connais que quelques mots, » dis-je simplement, d’un ton neutre pour commencer. Puis, ce verre logé avec ravinement dans ma main, je le levais avec grâce afin d’exposer son nectar pourpre à la lumière nous révélant quelques potentiels reflets. « Tu sais bien comme le français est parfait pour avoir l’air snob ! » lançais-je en forcément le trait et l’accent, tel un cliché de l’aristocratie européenne. Je tins la pose plusieurs instants avant de pouffer légèrement puis revenir à une posture plus normale. « Et ma mère a en tête que mon père acquiert un vignoble français depuis un certain temps, » te racontais-je. « Juste pour le prestige de dire qu’ils sont propriétaires de grandes vignes de qualité en France. » Je soupirais en secouant doucement la tête. Ma mère me désespérait parfois. Mais le jeu de la concurrence et la surenchère dans les milieux riches était ainsi. Et au sein de cette cour risible mais dominante, ma génitrice ne convoitait nulle autre place que celle de la reine. Elle brillait grâce au prestige, à la fortune et la réputation de son mari. C’était dans un tel dessein qu’elle m’avait élevé également. Une femme épouse un homme riche et vit ensuite à ses crochets. Ou dans mon cas, le laisse gérer et entretenir les biens hérités. Cependant, au fil de mes études, mon regard sur l’avenir changeait aussi… Le sujet néanmoins ne se prêtait pas au futur mais plutôt au passé. Ces voyages que je me remémorais en levant vaguement les yeux en direction du plafond. « Évidemment, je suis aussi déjà allée à Paris avec ma famille. » Aussi superficielle était-elle, ma mère avait quelque chose de géniale. Les séjours que nous avions partagés que ce fut à cinq ou à six demeuraient inoubliables. « J’ai porté une robe au Salon du Chocolat à 13 ans. » Comment l’oublier ? Je posais alors mon verre sur la table basse protégée et me levais. Sous les yeux curieux de nos compagnons qui pour autant ne quittaient plus leur poste de surveillance des plats, je me dirigeais jusqu’à un meuble sur les étagères duquel trônaient quelques photographies encadrées. Je me saisis de l’une d’elle, puis revint jusqu’au canapé.

La photographie je te tendis avant de reprendre place entre les épais et confortables coussins. Sur celle-ci j’apparaissais lors du défilé où je portais une création confectionnée en chocolat. « Je n’étais vraiment pas à l’aise, » me souvenais-je en riant légèrement. « Mais il y avait des chocolats vraiment délicieux là-bas ! » Je n’étais pas gourmande mais mes papilles avaient été plus que ravis par ces délices. À cette pensée, j’en eus l’eau à la bouche. Comme pour balayer cette envie que ne serait présentement assouvie, je me saisis à nouveau de mon verre que je portais à mes lèvres une fois bien lovée dans le canapé. D’une fine gorgée je me délectais, tentant d’apprendre à savoir savourer véritablement ce nectar si fameux. Puis, j’en revins à toi : « Alors, la France, avec tes amis vous étiez plutôt : Paris, ski ou la côte d’Azur ? » Si j’essayais de t’imaginer, je te voyais susceptible de t’amuser et faire n’importe quoi dans les trois cas.
 
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Woo Haneul
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Mer 25 Juil - 21:32

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Que cherchais-tu en me posant de telles questions? Je ne savais si cette discussion revêtait d’une politesse exacerbée entre deux personnes n’ayant d’autre compagnie pour cette soirée ou si ton intérêt s’avérait sincère bien que tout à fait étonnant en connaissant tes prédispositions à mon égard. Je ne savais, je ne te comprenais et n’arrivais à trouver explications à ton comportement. Tu m’avais semblé si indisponible à ton arrivée, si froide et distante, et pourtant, à présent, c’était dans ton canapé, assis à boire du vin et converser que nous nous trouvions. Une situation étrange et si.. intime que s’en était presque dérangeant. Presque. Car je ne savais relever ce sentiment à cet instant, je n’y prêtais attention. Comme toujours à tes côtés, le reste n’avait d’importance. Mes yeux n’avaient que ta personne dans leur champ de vision, observant avec minutie ton imitation de bourgeois provenant de l’hexagone européen, m’arrachant un léger rire. Je ne gardais cette image-ci des français, pour moi, et ceux que j’ai pu côtoyer, cette langue s’avérait même plus romantique que tu ne semblais pouvoir l’imaginer; mais nous n’avions la même expérience n’est-ce pas? Riche comme ta famille étais, tu n’avais dû avoir l’opportunité de te perdre dans les rues mondaine de la ville pour y entendre le charme de cette langue au quotidien, ne gardant alors qu’une image partiellement faussée de celle-ci. Je ne saurais vouloir te prouver l’inverse, je n’avais grand intérêt pour ce pays si ce n’était pour certaines spécialités culinaires qu’il pouvait offrir et y retourner ne m’intéressait nullement. Tu pouvais bien en penser ce qui te plaisait, je me plaisais bien plus à te voir me conter les projets de ta famille quant à ce pays ou encore à t’entendre te perdre en souvenir de tes séjours passés dans la capitale de la mode. Mes lèvres demeuraient finement étirées à t’imaginer plus jeune dans les rues de Paris bien que ton portrait j’avais du mal à retracer le temps de quelques secondes, quelle enfant pouvais-tu être? Avais-tu toujours été aussi majestueuse ou avais-tu connu une phase plus adorable et innocente durant ton enfance? Mais la question tu balayais en me tendant un cadre dans lequel se trouvait une photo de toi plus jeune, enfant à la fois si adorable et si noble. Car plus que la robe dans un premier temps, c’était sur ton visage que mes yeux se posaient, faible que j’étais face à cette attirance dévorante à ton égard. Je te savais fiancée, je savais que tu tenais à cet homme et pourtant, je ne savais faire taire cette envie de m’approcher un peu plus de toi, d’effleurer ton monde du bout des doigts à défaut de véritablement pouvoir y accéder. Je n’y étais autorisé et tu ne le voulais, bien qu’à cet instant, tu semblais disposée à m’ouvrir une brèche vers celui-ci.

Enfin, je portais mon attention sur la robe dont tu faisais allusion lors de ce salon. Visiblement faite de chocolat - chose qui, jusqu’à lors, ne semblait avoir prit forme dans mon esprit - je m’étonnais qu’une telle chose puisse exister, et, même, je m’interrogeais sur son utilité. Y en avait-il une? « C’était vraiment du chocolat? » demandais-je avec une note de surprise évidente dans la voix sans qu’un seul instant je ne quitte la photographie du regard. Ce ne fut que lorsque celle-ci j’approchais de ton visage en un geste que tu pourrais facilement identifier comme une comparaison de ta personne actuelle avec celle qui se trouvait sur la photo que je m’autorisais à m’aventurer sur tes traits présents. « Cette enfant est devenue la jolie femme qui se trouve devant moi… Tes parents t’ont vraiment bien élevée. » Pour qu’une fleur telle que toi parvienne à s’épanouir si joliment, il ne pouvait en être autrement. Tu devais avoir été élevée en étant aimée , chérie et choyée par tes parents, je n’arrivais à le concevoir autrement. Mais la photographie je reprenais vers moi avant que tu n’ais pu m’en débarrasser, trop heureux de pouvoir partager une fragment de ta vie, aussi infime puisse-t-il être; bien qu’à présent, il me semblait inévitable de répondre à ta précédente question sur mes activités passées dans l’hexagone. Dans mes souvenirs je fouillais un instant pour me remémorer ces moments oubliés, ces lieux où j’avais pu séjourner le temps de quelques jours. « Quant à mes voyages avec mon amie, hm… On a principalement été à Paris, la résidence secondaire de sa famille se trouve là-bas. » Un instant, mon regard quittait la photographie pour se lever vers le plafond, visiblement en quête de réponse à en croire l’air pensif qui redessinait mes traits. « Une fois on a été à la neige… C’était où? Chya… Cha.. ça finit en « ix ».. » Mais après quelques instants, je secouais la tête en abandonnant toute tentative pour retrouver le nom de cet endroit. Je tournais alors mon regard vers toi, affichant une légère moue renfrogné. « J’ai oublié le nom et c’est pas important. J’ai pas aimé ce voyage. » La neige n’avait jamais été mon ami, alors séjourner pendant plusieurs jours dans un chalet, entouré de cette masse blanchâtre gelée qui me faisait horreur? Très peu pour moi.. Encore une chose qu’elle devait ignorer à mon propos... « Et une fois à St. Tropez. La plage, le soleil, les bikini... » Les bels hommes avec lesquels elle a dû passer du bon temps… Que de bons souvenirs de voyage en perspective! Je portais mon verre à mes lèvres naturellement, espérant faire passer ces pensées aussi vite que la gorgée pourpre qui glissait le long de mon oesophage. Bien que pour cela, je devais également songer à trouver un autre sujet si tu m’y autorisais bien entendu... « Tu viens de Singapour, mais t’étudie en Corée, t’as été en France et tu allais passer Noël à Vancouver.. T’as visité beaucoup de pays? » Sans trop savoir pourquoi, j’étais pratiquement certain que les Etats-Unis risquaient d’être sur la liste de tes voyages, une destination bien trop prisées par bon nombres de gens, l’American Dream encore dans la tête des plus rêveurs, la classe de New York City.. Il y avait tant de raisons d’y aller que cela ne me surprendrait, mais excepté ce pays, je ne savais trop quel autre contrée aurait pu attirer ton attention...
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When it rains
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Mer 25 Juil - 21:48

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Cette année où j’avais l’âme tellement en peine, où je m’isolais et me renfermais sans que personne ne le décèle. Ou pensaient-ils que ce n’était une passade. Conséquence du départ de mes ainés et de ma rupture brutale avec Iwan. Combien se persuadaient aussi que cette querelle n’était qu’éphémère ? Une guerre de plusieurs années pourtant, un amour à jamais enterré, trop profondément pour qu’aucun bourgeon ne puisse renaitre de ce terreau infertile. Seules des iris violettes pourraient peut-être y renaitre, symbole d’une amitié précieuse. Cette année là, ce salon du Chocolat fut l’un de mes meilleurs souvenirs. Un voyage, une expérience inédite accompagnée d’une mère pour laquelle, malgré nos différences et nos tempéraments, je ne cacherais ma complicité. D’autant plus en ce temps où je m’inscrivais bien davantage dans sa mentalité. Bien que ce ne fut jamais comparable au respect et l’adoration que je vouais à mon père, ma génitrice j’admirais aussi. 


L’esprit empli de ses doux souvenirs j’acquiesçais alors que tu t’étonnais et peinais à croire que cette robe avait belle et bien été confectionnée en chocolat. Et pourtant c’était le cas. Amusée par ton ignorance vraisemblable sur ce salon, je souriais doucement. N’en avais-tu donc jamais entendu parlé de ce défilé qui se déroulait chaque année dans la capitale française. Toi qui semblait quelque peu coutumier de l’hexagone n’aviez vous jamais eu la curiosité de découvrir ce salon ravissant les papilles ? J’en fus à mon tour légèrement surprise, mais pas autant que de te voir placer la photographie dans son cadre à côté de mon visage. Je t’adressais brièvement un regard interrogateur. Que ton intention soit la comparaison n’était difficile à comprendre, en revanche, je ne saisissais pourquoi. J’avais la sensation palpable que ce geste me paraissait étrange de ta part. Comme ton compliment qui provoqua l’apparition d’une teinte rosée sur mes joues. N’était-ce pas incommodant de ta bouche ? Je n’avais pas de compliment à recevoir de ta part et encore moins… En être touchée ? Alors, je détournais bien rapidement cette vague confusion en me concentrant sur mes parents. Je ne savais quelle image tu pouvais avoir des gens de mon milieu. De ses géniteurs fortunés sous stigmatisés, mais les miens étaient différents. Peut-être pas de prime abord, oui mon père était souvent absent, oui ma mère était superficielle et matérialiste, mais tous deux étaient aussi aimants que bienveillants envers leurs enfants.

Si j’avais bien été élevé par mes parents, ton éducation par contre me semblait plus douteuse. De trois possibilités que j’avais évoqué, tu répondais avoir expérimenté chacune d’entre elles, ne manquant évidemment pas de préciser le tourisme des bikini sur lesquels tu avais bien allègrement te rincer l’oeil. Ce comportement m’exacerbant, immanquablement, je me fis à nouveau un peu plus froide lorsque ce fut à mon tour de reprendre la parole. Les sourcils légèrement encore froncés par ma désapprobation à laquelle suivait la consultation de ma mémoire, je réfléchissais. « Hum… Je pense que la liste serait trop longue pour être citée dans son intégralité. » Quelques instants, j’orientais mon regard vers l’écran de la télévision dont nous nous étions totalement désintéressé. Sans la regarder non plus, elle me servit juste de point d’ancrage pour rassembler mes souvenirs derrière les portails de mes yeux. « J’ai visité plus ou moins presque chacun des pays d’Europe de l’ouest, les pays Scandinaves aussi, la Russie, à l’opposé le Kenya lorsque j’étais petite et qu’il n’était pas encore trop risqué de s’y rendre, l’Egypte, la Tunisie, plusieurs îles, le Costa Rica… » te dictais-je, me déridant peu à peu jusqu’à ce nom qui me décrocha même un sourire m’incitant à me retourner vers toi. « C’est vraiment très beau là-bas, tu devrais y aller un jour ! » Mon séjour n’y avait pas été des meilleurs, mais j’avais beaucoup aimé cette destination au cours de l’été de mes quinze ans. « Et puis, l’Argentine, le Mexique, les États-Unis évidement, le Canada… D’ailleurs, nous allons en vacances chaque année à Whistler plus exactement. Là où j’aurais dû être ce soir… » Sourire éteint, mes yeux se baissèrent. Brièvement, avant que je ne chasse ce vague à l’âme d’un revers de la main. « En revanche mon frère et mes soeurs habitent à Ottawa même si je n’ai pas vraiment l’occasion de leur rendre visite. » Il avait fallu qu’ils partent vivre à l’autre bout du monde.  « Et aussi, j’ai fait ma première année de médecine en Angleterre avant d’atterrir à la Yonsei… » Un vague soupir de débit s’immisça entre les lèvres dont je vins combler l’interstice par le rebord de mon verre. Un soupçon pensive, j’ingérais une fine gorgée de vin. Je ne regrettais mon départ d’Angleterre au contraire, sans doute aurais-je mieux fait de m’abstenir d’y aller. En revanche, je demeurais partagé au sujet de mon exil forcé au sein de l’université sud-coréenne. Cette expérience s’avérait riche et certainement bien heureuse dans sa généralité, même si ce soir, je n’avais le coeur à placer mes fiançailles en tête des bienfaits de ma vie ici. Cependant, comment ne pas repenser à ma cité natale, à son université nationale, la meilleure de tout le continent asiatique dont j’avais été privée ?

Là encore, je me hâtais de ne pas m’égarer dans des pensées trop empreintes de nostalgie pour cette soirée traditionnelle festive. Alors, je rebondissais sur ta personne et tes propres anecdotes. « Vous choisissiez des destinations assez chics avec ton ami, je ne l’aurais pas cru… » Étant donné que tu aies employé par mes grands parents pour promener mon chien, je ne t’imaginais pas avoir de tel moyen. Je te concevais difficilement comme proche d’individus plus fortunés au point d’avoir plusieurs pieds à terre dans des lieux prisés d’un pays tel que la France. « Ah, et le nom que tu cherchais devait être Chamonix, » corrigeais-je ton hésitation précédente. D’après mes connaissances, je supposais que tu parlais de la célèbre station.  « Tu n’as pas aimé, alors que c’est l’une des plus belles stations françaises ? » Sans y avoir jamais été car nous avions nos habitues à Whistler, je n’avais encore jamais entendu quelqu’un s’en plaindre. Puis, je crus comprendre et roulais des yeux. « Pourquoi je m’étonne, les combinaisons de ski ne valent pas les bikinis, n’est-ce pas ? » Du regard je te jugeais avant d’avaler une nouvelle petite gorgée de vin. À croire que j’avais le réflexe de le porter à mes lèvres chaque fois que tu me décevais. Que je me rappelais qui se trouvait en face de moi, et non la personne que je m’égarais parfois à espérer. « Il t’arrive d’avoir d’autres centres d’intérêts que les femmes en petite tenue ? » raillais-je d’un ton amer. 

 
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Dim 7 Oct - 21:50

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La France… Un pays que j’avais bien trop souvent oublié depuis ma rupture avec elle et pour cause, il se trouvait à des milliers de kilomètres de la Chine ou encore de la Corée du Sud. Je n’avais de raison de m’y intéresser et je ne le faisais d’ailleurs. Ni sa culture ni ses traditions ne savaient susciter un intérêt à mes yeux, encore moins les gens qui composaient ce, pourtant, noble pays. Si des points positifs je me devais de lui trouver afin de n’en garder l’image d’un fiasco amoureux de lycée ce serait certainement en premier la Paris Game Week, en second cette charcuterie composée principalement de viande de porc: le saucisson; et en dernier sa langue nationale qui sonnait parfois si romantique à mes oreilles. Ni plus ni moins. Bien que jamais je n’avais eu l’occasion de m’aventurer dans ce salon si connu mais jamais je n’en avais eu la véritable envie non plus. Pourquoi s’embêter à retourner dans un tel pays lorsque vous pouviez vous rendre aux Etats-Unis ou, plus proche, à Tokyo pour avoir exactement les mêmes informations? De doux souvenirs flottaient dans mon esprit alors que ma question sur tes voyages était formulée et suspendue dans l’air dans l’attente d’une réponse. Je ne savais quel fut mon meilleur voyage… Mon premier Blizzcon à Anaheim lorsque j’eus atteint la majorité? Mon premier voyage au Japon pour le Tokyo Game Show la même année? Peut-être l’immersion dans le quotidien d’un astronaute le temps d’une journée lors de ma participation à un événement organisé par Electronic Art? Je n’arrivais à choisir, tous revêtaient d’un parfum si différent et si unique qu’il m’était impensable d’arriver à en élire un en particulier à garder en mémoire. Simple visiteur? Ou intervenant? Cette problématique même suscitait un embarras et une confusion dans mon esprit, chaque place avait ses bénéfices et ses revers, ses défauts et ses qualités, pour le passionné que j’étais, les deux représentaient un réel plaisir à vivre.

Alors certainement que pendant un instant, mon regard adouci s’était égaré dans ma réflexion, perdu à détailler un point invisible à la réminiscence de ces souvenirs; probablement que la commissure de mes lèvres s’était, elle, finement étirée pour former le début d’un timide sourire; mais je ne perdais pourtant une miette de ta réponse dès lors que tu commenças à la formulée l’instant suivant. Quittant son poste d’observation, mes iris se posaient sur tes traits finement dessinés qui, peu à peu, se détendaient et j’écoutais la liste de ces pays où tu avais séjourné en m’interrogeant sur la longueur de celle-ci. Quand avais-tu eu le temps d’effectuer tant de voyage en la vingtaine d’année que tu avais au compteur? C’était presque impensable, non en terme d’argent, car je pouvais supposé que ta famille avait ce qu’il fallait en voyant la demeure de tes grand-parents mais bel et bien en terme de disponibilité. Je n’en revenais pas et pourtant, je te croyais sur parole. Car tes yeux lorsque tu te tournais vers moi annonçaient que tu y avais été, qu’un souvenir plaisant tu en gardais bien que j’espérais n’avoir à t’imaginer sur une plage ensoleillée avec ton fiancé abonné aux portés disparus à en croire la difficulté que j’avais à repeindre son visage dans ma mémoire. L’avais-je déjà vu? J’en doutais… Mais tu me détournais de mon interrogation en ingérant une nouvelle gorgée de vin, était-ce la quatrième depuis que j’avais servi les verres? Je n’avais l’intention de jouer aux chaperons cette nuit, tu étais en sécurité ici chez tes grands parents, mais je savais combien l’alcool pouvait avoir un effet sur toi. Je n’en avais été que trop témoin déjà et désirait t’éviter une nouvelle expérience de ce genre. Pour toi, car assurément je me fichais pas mal de te voir dans un tel état; mais toi… Comment te sentais-tu après?

Je n’avais le temps de réagir à ton récit que, déjà, tu m’interrogeais sur le précédent que j’eus porté; à moins que je ne m’étais égaré en essayant d’imaginer combien de gorgées de vin il t’était nécessaire de boire pour être ivre? Ce n’était impensable, c’était même fort possible. Je pariais mentalement pour trois verres avant de te voir progressivement sombrer. Bien qu’au fil de tes propos, c’était moi que tu jetais au fond d’un trou. N’avais-je d’yeux que pour les femmes si peu vêtue selon toi? Mes sourcils se fronçaient et sur mon minois, une moue boudeuse prenait forme; signe que tu m’offusquais à me catégoriser de la sorte. « Heey… C’est pas vrai… J’ai plus d’intérêt pour les filles habillées. » Seulement alors, je reprenais mon sérieux pour prononcer les mots suivants; sachant combien ceux-ci n’aideraient en rien dans la situation. Néanmoins, cela ne me stoppait pas, bien décidé à rentrer dans ton jeu… ou était-ce le mien? Celui dans lequel je m’étais plongé il y a tant? « J’ai l’impression d’ouvrir un cadeau en les déshabillant comme ça.. Noël à toute heure! » En grandissant, les femmes ne devenaient-elles pas le cadeau le plus précieux des hommes? Une surprise nouvelle à chaque rencontre aussi sensuelle qu’innocente puisse t'elle être. N’en étais-tu pas une à mes yeux après tout? Toujours aussi surprenante, toujours aussi amusante, je ne savais m’ennuyer de toi qu’importe le nombre de fois où nous nous rencontrions… qu’importe… le nombre de fois où je me rappelais que tu étais jouet d’un autre garçon… « Non plus sérieusement. » Je ne voulais jouer à cela face à toi, c’était inutile de toute façon, tu ne trouverais cette blague amusante pas vrai? « Je déteste la neige. Alors tu te doute qu’un séjour dans un chalet, entouré avec que de la neige, le froid, le ski… C’est pas pour moi. » Mes mots s’accentuaient d’un mouvement négatif de la tête, te prouvant combien je ne pouvais apprécier ce genre de voyage. Jamais, même maintenant, l’amas blanc à la fenêtre me ferait frissonner rien qu’à l’observer. « Mais elle avait voulu y aller, comment j’aurais pu dire non.. » soufflais-je plus pour moi-même qu’à ton intention, mes propos mourant dans le verre que je portais à mes lèvres une nouvelle fois. Je regrettais d'avoir dit oui pour ce séjour, à passer mes journées tantôt collé à la cheminée en regardant des programmes dont je ne comprenais un traître mot ou à faire les boutiques pour acheter des souvenirs et autres objets qui, aujourd’hui encore, n’avaient trouvé utilité. « Mais t’as fait beaucoup de voyages! Quand t’as trouvé le temps d’aller dans autant d’endroit? Vous avez beaucoup de vacances à Singapour? » Ou n’étaient-ce là que des séjours d’un ou deux jours dans chaque pays, chaque année différent? Avec les déménagements à répétitions de mes parents et le système scolaire que j’avais subit, je n’avais véritablement eu le temps d’effectuer autant de voyages que je l’aurais souhaité. Les peu que j’avais fait pour des conventions m’avaient déjà trop souvent valus des journées à rattraper les cours perdus..
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Dim 7 Oct - 21:56

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Ma question mesquine posée, d’une énième gorgée de vin je me délectais comme si celle-ci pourrait effacer le goût amer que ces propos m’avaient laissé en travers de la gorge. Pourquoi me surprenais-je encore à espérer autre chose de ta part ? Pourquoi tombais-je si souvent dans l’illusion de te croire, de te vouloir différent que tu étais ? Il n’y avait chez toi, assurément que ton visage de beau. Si tes yeux j’osais sondé, sans doute y verrais-je toute la médiocrité de ton âme. Derrière de si profond iris ne se cachaient qu’un ramassis d’immondices. De tes pensées, il n’y avait rien à tirer. Tu te complaisais dans la futilité et de préférence la luxure versatile aussi. Que tu ne sois une personne fiable était une chose, mais un individu aussi volage… Je le détestais. Je ne pouvais supporter cette facette de ta personnalité. Pourquoi ? Peut-être parce que ta belle gueule d’ange s’avérait bien trompeuse à ce sujet ? Que tu en jouais pour faire tomber les filles alors qu’en vérité, tu ne leur témoignais aucune once de respect. À moins que ce ne fut l’assurance et le détachement avec lequel tu assumais, et tes penchants immoraux, et ta considération des femmes en tant qu’objet sexuel tout juste bon à te satisfaire. Quel homme déplorable tu faisais. Si je n’avais pas certifié savoir faire la part des choses entre le professionnel et le personnel, j’aurais aimé cesser de te payer rien que de savoir quel genre d’individu tu étais. Cet argent à quoi le dépensais-tu ? Aux verres que tu offrais aux filles et aux taxis pour les ramener jusqu’à la fraternité où la visite guidée se résumait à ta chambre ? Mes doigts se contractaient progressivement sur mon verre de vin. Dire que j’étais en train de passer mon réveillon de Noël avec toi. Comme si la tension qui grimpait en moi lui était perceptible, Jethro se détacha de son obsession – manifestement lui savait mieux se contrôler et faisait preuve de bien plus de fidélité que tu n’en serais jamais capable – pour la nourriture trônant sur la table basse. Les oreilles légèrement couchés, la queue timidement remuante, il contourna ce meuble pour venir au pied du canapé sur les coussins duquel il posa le museau en me réclamant quelques caresses que sans doute, le canidé souhaitait apaisante. Tendresse qu’il reçut de mes doigts, et quelques instants de mon regard, mais mon ressentiment ne semblait se tempérer si aisément. Le pire était que tu me révulsais déjà alors que je n’aurais pu anticipé le contenu de tes réponses tant  la vulgarité de ta mentalité dépassait mon entendement.

Ma remarque n’était vraiment ? Osais-tu nier l’évidence que pourtant tu revendiquais sans honte précédemment, presque dès le jour de ton arrivée à la fraternité ? Ou bien… Tu me provoquais. Indéniablement, tu te moquais bien de moi avec ta réponse des plus déplacées. Ton intérêt pour les filles habillés, rien que prononcé ainsi, il s’annonçait suspect et la suite n’avait fait que confirmer ce jugement. Déshabillais-tu chaque fille que tu croisais du regard ? D’instinct, les sourcils froncés, je croisais un bras devant moi, à hauteur de ma poitrine. Barrière de l’esprit pour t’empêcher d’imaginer… Non, de te rappeler ce qui t’avait déjà été donné l’occasion de voir. Je frémis légèrement, dégoutée par ce retour de mémoire. La tête reposant à présent sur la jambe, Jethro émit un petit couinement en appuyant davantage son museau afin d’insister sur sa présence. À la fois s’excuser d’une faute potentielle qu’il aurait commis et aussi, soucieux de mon état d’esprit. De la cause de mon agacement, car lui il t’aimait bien. Lui, il ne pouvait comprendre à quel point tu étais révulsant. Et moi, parfois, je l’oubliais… Une omission que bien vite tu veillais toujours à combler. Si telle s’avérait ta notion d’un cadeau de Noël comme tu devais être déçu ce soir. Tu avais dores et déjà intérêt à avoir compris que cette année tu n’aurais de présent à déballer au pied du sapin. Tu avais intérêt à ne même pas y penser un seul instant au risque de subir le courroux de la fourchette, parfait objet pour crever des yeux un peu trop vitreux.

Ton ton changeait néanmoins tandis que tu prononçais cette négation et prétendait au sérieux ? Étais-tu sincère? Avais-tu préféré te raviser à la sensation du regard noir que je te portais ? Trop couard pour assumer ta misérable personnalité finalement. Mais surtout, pensais-tu que je te croirais ? Que tes mots précédents j’effacerais ? Si tu ne les pensais alors il t’aurait mieux valu ne pas les formuler, à présent, ils te collaient à la peau. À l’instar des précédents, à chacune de nos rencontres. D’autant plus que ton murmure suivant l’aveu de ton aversion pour la neige ne faisait que confirmer la seule source de volonté chez toi. Cet ami que j’entendais jusqu’à lors au masculin, je comprenais m’être trompée. Une fille, du moins ce séjour-ci, tu l’avais fait avec une fille. Voilà qui expliquait pourquoi tu avais participé à un voyage si lointain pour une destination que tu étais pourtant sûr de détester. Pathétique.

Et tandis que tu tentais une pirouette pour détourner de sujet en ramenant la conversation sur mes propres voyages, je t’aurais bien volontiers applaudi non sans ironie. Malheureusement, je ne le pus, mes mains trop occupées. Cependant, mes lèvres jusqu’à lors fermement closes daignèrent s’ouvrir pour toi. Pour ton amour de l’hiver, je t’offrais ce souffle glacial et cinglant : « Tu n’es vraiment qu’un pervers. » Nul besoin d’hausser la voix, ma froideur te témoignait à merveille tout mon mépris et mon aversion envers ta personne. En revanche, ma langue ne se contenterait de si peu, incapable de résister à son envie de railler : « Tu as dit elle ? » relevais-je avec une pointe de sarcasme. « J’imagine bien alors que tu n’allais dire non à un séjour à la neige si tu avais quelques espoirs qu’une fille y fasse le paquet cadeau pour toi. » En plus, tu n’avais pas de fierté. Digne d’un clebard crevard. « Aux sports d’hiver, la neige et plusieurs couches de vêtements, ça devait vraiment être Noël ! » Ma voix résonna de manière un peu plus forte dans la pièce, conclue par un bref éclat de rire narquois.

Aussitôt émis, aussitôt étouffée, toute mon ironie teintant ma voix et peignant mes traits je ravalais, au gré d’une nouvelle gorgée de vin avalée. Quelle bonne idée d’avoir sortie cette bouteille de vin finalement, sans doute me faudrait-il m’en enivrer pour supporter de partager cette soirée avec toi. « Et oublie tes questions, l’envie m’est bien passée de discuter avec toi, » tranchais-je à nouveau froidement. De mes voyages ou de ma vie en général, je ne souhaitais certainement plus te parler. Cela ne te regardait et vu ton esprit, c’était à se demander quelles arrières pensées se cachaient derrière ta curiosité. « À se demander ce qui m’a pris de vouloir le faire. » Je n’aurais donc de cesse d’abaisser naïvement la palissade en ta présence. De croire en toi, pour que tu ne sois véritablement que déception…

 
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Je n’avais souhaité cela…

Mon regard aurait dû se détourner de toi à cet instant, mon attention n’aurait dû être ainsi captivée par ta beauté; peut-être qu’ainsi, je n’aurais fait ce pas en avant? Ce mouvement malhabile qui m’amenait à ne rencontrer terre ferme mais vide obscur, j’avais la sensation que le sol se dérobait sous mon pied alors que mon corps, soumis à la gravité, chutait immanquablement. La pénombre s’opacifiait tout autour de moi, me guidant violemment dans un lieu inconnu, dangereux à en croire les écorchures dont je me voyais gratifié. A moins que ce ne fut le vent qui me tirait vers ce précipice qui n’en fut la cause? Je ne savais… A vrai dire, je me savais condamné à cet instant et ne cherchait à comprendre ce qui fut à l’origine de ces fraîches blessures. Si mon regard s’était détourné, si j’avais regardé où mes pieds s’aventuraient juste une seconde auparavant, aurais-je pu éviter tout cela? Car assurément je ne l’avais souhaité… Mais mon sort ne s’était-il vu scellé à l’instant où tu eus prononcé cette question sur mon goût pour les femmes dénudées? Quoi que ma réponse pouvait être, ton avis n’aurait changé pas vrai?

Un pervers…

Je n’étais que l’un d’eux pour toi. Je l’avais oublié l'espace d’un instant... L’espace de ce même instant, j’avais tout oublié, certain que nous pourrions passer une agréable soirée ensemble. Je ne m’attendais à ces cadeaux dont je faisais la mention précédemment et je me surprenais même à n’en éprouver l’envie. Converser de la sorte avec toi n’était-il pas mieux qu’une centaine de cadeaux? M’approcher un peu plus de toi, apprendre à te connaître, n’était-il pas mieux qu’un millier de ces cadeaux? Je me brûlais les ailes en essayant d’approcher ces murs qui t’entouraient, j’avais conscience de combien cela serait douloureux une fois la chute entamée, pourtant j’essayais. Je ne savais pourquoi, mais j’essayais rien qu’un peu, voir de l’autre côté de ces remparts solidement érigés, pouvoir en dessiner une brève esquisse, moi qui n’arrivait à me suffir des apparences avec toi. J’avais soif d’apprendre à ton propos, un peu plus, toujours plus, qu’importait combien cela me blessait. Je n’arrivais à mettre terme à cette curiosité par moi-même. Mais tu l’avais fait… D’une certaine façon, tu y étais parvenu. Une fois notre situation replacée en une simple et courte phrase, je me savais en train de tomber. Enfin. Et mon coeur se soulevait à cette sensation, et mes pensées se voyaient figées par la brute réalité à laquelle je devais faire face.

Tu ne me croirais. Si je t’avouais que ce « elle » dont il était question fut une femme que j’avais aimé, tu ne me croirais. Je n’étais qu’un coureur de jupon, un obsédé qui raffolait de ces femmes qui succombaient à mon beau minois, mes propos ne servaient qu’à mettre celles-ci dans mon lit, les vérités devenaient mensonges à tes yeux. Rien ne servait de se battre, j’avais déjà touché le fond du gouffre dans lequel j’avais fait faux-pas et en remonter semblait impossible tant la chute fut longue. Enfin, mes iris se détournaient de ta personne, conscient du fossé qui nous séparait. Cette image que j’appréciais tant à l’époque car il m’était bien plus aisée de fuir, à présent, je semblais la détester. Pris au piège dans une cage, je ne savais comment m’en libérer. Les ailes brûlées, la gorge nouée et la volonté laissée au placard, je n’avais de solutions autre que me résigner. Là encore, n’y verrais-tu qu’une facette du joueur que je représentais à tes yeux? Si j’apparaissais amical alors je jouais; si j’apparaissais faible alors je chassais… Il n’y avait de fin. L’indifférence serait-elle la clef? T’esquiver était-ce une solution? Je ne pouvais fuir ce soir, je ne voulais te savoir seule dans cette grande demeure, mais pouvais-je y rester pour autant? Les yeux rivés sur le verre que j’avais en main, quelques instants de silence avant qu’enfin je ne m’en détourne pour river les yeux vers l’écran. Je me fichais du programme que tu avais choisis, je ne voulais simplement pas me perdre une fois de plus dans cette contemplation douloureuse que tu représentais. « Tu me déteste.. » soufflais-je pensivement, me demandant ce que je faisais encore ici à cet instant tout autant que je ne pouvais bouger. « Je l’avais oublié. »

Sur mes lèvres, un vague sourire s’esquissait. Nulle joie à l’horizon plutôt une vague déception, probablement de la tristesse? Mes iris s’en voyaient couvertes inconsciemment elles aussi et je reposais le verre de vin sur la table basse. Ce soir, je ne devais boire. Je ne savais que trop comment j’étais après avoir bu dans cet état alors hors de question d’être ainsi devant toi, quand bien même ce n’était un verre de vin qui allait me rendre ainsi, je préférais prendre toutes les précautions nécessaires. « Ne me parles pas alors... » te soufflais-je une nouvelle fois, las. Je n’étais originellement d’humeur à supporter de telles paroles alors après une telle claque au visage… Assurément encore moins. Mon coude revenait se poser sur le dossier du canapé tandis que ma main se perdait dans mes cheveux, je ne savais si je jouais, les recoiffais ou tentait tout simplement d’apporter inconsciemment un peu de douceur à un coeur meurtri; mais assurément, c’était là le seul moyen que je trouvais pour m’occuper. Quand à mon regard, c’était avec une attention exacerbée que je fixais l’écran, bien que totalement désintéressé par ce qui y passait.
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When it rains
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Je l’avais oublié aussi. Durant un petit moment, j’avais vraisemblablement oublié que je te détestais comme tu le disais. Si un tel ressentiment était vrai ? Je ne savais. Sans doute… Probablement ? Incontestablement, tu m’ouvrais toujours les yeux sur tes travers lorsque je me laissais séduire à les fermer. Lorsque je t’accordais du crédit et de l’intérêt. Semblerait même une once de sympathie. Mais tout n’était qu’illusion. Je réinventais ton portrait alors, les égarements de mon pinceau tu finissais par ramener dans le vrai. Une vérité qui incarnait presque tout ce qui me révulsait chez un homme. Les femmes n’étaient qu’objet. De jolis ornements destinés à satisfaire tes yeux. Des réceptacles pour tes besoins. Vecteurs de désirs et de possessions. Tu prenais puis tu jetais, n’est-ce pas ? Oh peut-être ne contais-tu fleurette et ne te cachais de tes intentions superficielles. Ne le faisais-tu pas devant moi ? Sans aucune honte pour ta mentalité et le comportement qui l’accompagnait. Sans doute en tirais-tu bonne conscience ainsi. Tu n’avais manipulé, tu n’avais dupé, alors si les filles y consentaient, pourquoi te remettre en question ? Peut-être parce que ce joug masculin nous pesait bien plus que vous les hommes, vous ne l’imaginiez. Ou là encore, jouiez-vous de fausse modestie en feignant de l’ignorer tandis qu’au fond, vous vous félicitiez pleinement ? D’un côté, ces femmes qui se donnaient à vous juste pour quelques instants de plaisir, sans que vous ne leur accordiez la moindre considération. De l’autre, la femme soumise, servile, obéissante et chaste pour tenir la maison. L’épouse et les maitresses. Les apparences de ce monde avaient peut-être changer, mais le fondement des mentalités descendaient bien du passé. Cette condition des femmes aux yeux d’une société dirigée par les hommes m’insuportait. En tant que femme, par ma nature, je me sentais rabaissée en ce monde. Parce que mon seul sexe m’interdisait d’égaler les hommes, moi qui les surpassait pourtant de si loin.

Et le silence retomba. Dans le salon, le vent de l’hiver venait de souffler. Même les flocons parsemant le sol à l’extérieur et le froid de descendre ne saurait égaler la chute de température soudainement abattue sur cette pièce. Jethro en avait effectué un pas en arrière avant de s’asseoir sur son derrière. Les oreilles basses et l’air penaud, il battait de la patte en signe d’une quête de grâce. Mingyun lui ne prêtait attention à la situation. Pour l’heure, la télévision semblait davantage titiller sa curiosité. À son instar, vers l’écran nos regards s’étaient rivés. Je n’en écoutais pas un traitre mot de ce qu’il se disait. Peut-être mes rétines en fixaient telles les images mais celles-ci ne s’y incrustaient. Dans ce silence, je pensais. Je repensais aux désillusions cumulées pour cette seule maudite soirée du réveillon de Noël. À commencer par mon cher fiancé qui le passait en famille… Un rictus amer aux lèvres, mes iris se posèrent sur la bague à mon annulaire. En famille, et qu’étais-je moi ? Sa future femme, non ? Me tiendrait-il toujours à l’écart de la sorte comme la femme de plus basse extraction qui avait eu la chance de s’élever grâce à son mari, soumise et reclus à la maison comme dans les dramas ? Quelle ironie ! Quelle fausse idée de ma personne aussi ! Et depuis notre dispute du mois précédent, je n’avais plus envie d’arrondir les angles comme avant. Mon tempérament rancunier se réveillait. Puisque je n’étais de sa famille, alors, nul besoin pour lui de savoir que je n’avais pu la passer avec la mienne. Seconde déception, celle de ce satané avion. Enfin, la cerise sur le gâteau portait ton nom ! Cependant, je devrais sans doute reconnaitre avoir été seule fautive de penser que peut-être nous pourrions combler la solitude ensemble. Que nous puissions nous entendre et passer un agréable moment. Sauf que sans doute n’avions-nous pas la même notion de ceci. Que je ne pouvais ignorer ta véritable personnalité que je détestais.

D’ailleurs, il était autre chose que je détestais : que l’on me dicte mon comportement ! Alors que je ressassais tes dires précédents, ce fut ta dernière phrase jusqu’à lors quasiment ignorée qui attisa soudainement ma susceptibilité. Assurément durant de ce court – et pourtant interminable – laps de temps silencieux, loin de se calmer, mon esprit n’avait fait que s’échauffer. Et le volcan finissait par entrer en éruption. « Yah ! » m’exclamais-je brusquement d’un claquement de voix ferme à en faire sursauter nos deux compagnons à quatre pattes. « Pour qui te prends-tu à me dire ce que je dois faire ou non ? » me retournais-je alors dans ta direction. « Dans cette maison en plus ? » Après un tour rapide sur les alentours afin d’appuyer mon propos, mes yeux revinrent te darder. Je te fixais une poignée d’instant avec cette intensité qui… fut finalement rompue alors que je détournais le regard dans un sifflement désabusé : « Aish ! Sérieusement ! » râlais-je en me levant du canapé. « Pourquoi c’est toujours comme ça avec toi ? » Debout face à toi, je te toisais à nouveau, bien que plus que du mépris, au fond, c’était de la déception que tu m’inspirais. « Chaque fois que je pourrais commencer à t’apprécier un peu, tu ne peux pas… » Dans mon irritation, les mots m’échappaient. « Tu ne peux pas t’empêcher d’être… » Mes gestes d’agacement cessèrent. Mon regard t’enveloppait exprimant un tout autre sentiment que de la colère, mais bel et bien mon désarrois qui s’exprimait. « D’être toi… » Un soupir, je me rendais à l’évidence. À quoi bon t’en vouloir alors que j’étais celle et seule à me méprendre. Je ne voulais te voir tel que tu étais, en conséquence, inexorablement, tu me rappelais. « Reste à l’aise, je vais passer la soirée dans ma chambre. Pourrie pour pourrie de toute façon ! » Ce serait certainement, le pire de mes réveillons de Noël. Sur ces mots, je tournais les talons et partais hors du salon en direction des escaliers me menant à ma chambre.

 
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