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This Christmas #HaRa ♥

 :: Le reste du monde :: Séoul
Zhang Hera
Zhang Hera
❝ GOLDEN ★ MEMBER
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Jeu 14 Mar - 19:46

This Christmas
I hope you come to me
like destiny filling us up
Perfect HaRa ❤️

« I want to remember
Your especially warm hands
Melted my frozen heart
Feels like it is only you »
Une porte qui s’ouvre, le vent qui s’engouffre, invité non désiré qui patientait prêt à se glisser dans le moindre interstice. Celle-ci je lui ouvris en grand. Déposant quelques flocons sur le seuil de marbre, le manteau neigeux tenta d’étendre son territoire au-delà de la conquête du perron déjà difficilement accessible à cause de ce porche le recouvrant. Le protégeant. Une protection dont je ne voulais guère non plus. Dans la fraicheur, je cherchais à me plonger, à l’instar de mes pieds descendants les quelques marches et s’aventurant sur le revêtement blanc qui remplaçait à présent le sol de la cour. Sous les lumières du soir, le jardin de mes grands parents se revêtait de blanc. Le spectacle était beau, mais il ne fut la raison de ma respiration saccadée, entrecoupée, douloureuse à en étouffer. Furieuse, inexplicablement blessée, je suffoquais. Cet air si glacé, j’inspirais. Ma gorge il agressait mais qu’importait, mes bronches ne réclamaient qu’à s’en abreuver toujours plus. Les yeux vers le ciel, mon esprit appelait à sa fraicheur pour le soulager. Pourquoi fuir une maison qui était la mienne ? Pourquoi te fuir ? Pourquoi m’énerver face à toi au point que seul le froid de décembre et sa douce pluie de neige semblaient à être même de m’apaiser ? Je pourrais t’ignorer. Mon chemin j’aurais pu continuer, comme mon intention première était. Puisque je ne voulais te voir alors m’enfermer dans ma chambre me l’aurait permis. Par fierté ? Qu’avais-je à gagner à te laisser la maison en m’enfuyant dehors ? Mais surtout, pourquoi ne parvenais-je à passer outre ? Pourquoi te laissais-je toujours tant m’atteindre ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi… Tant de questions à chaque fois. Chaque fois que tu étais là. À commencer par la première d’entre elle : pourquoi l’étais-tu ? Pourquoi toi ?

Sur mes épaules, soudainement le poids de la neige y tombant s’alourdit. Dans un sursaut, tu me surprenais y déposant soudainement un manteau. Occupée par mes pensées, où tu ne cessais de t’immiscer, peu à peu t’y imposais, je ne t’avais entendu approcher malgré la neige froissée sous tes pas. Dans un tressaillement, je me figeais. L’oreille je tendais tandis que je comprenais que tu reculais. Au son de ta voix, sans doute aurais-je dû me retourner. Pourtant, je ne le fis. La respiration presque aussi saccadée que les battements de mon coeur, je fixais un point au loin. Je cherchais une étoile sur laquelle trouver ancrage. Tes mots, m’énervaient-ils ou me déstabilisaient-ils ? Je ne savais. Tu me perdais. Tu ne parlais d’autre chose que du ski. Vérité ou pirouette, l’évidence me pousserait à pencher pour la seconde, parce que les circonstances ne se prêtaient vraiment pas à démontrer ta dextérité sur des skis. Cependant, c’était toi. En tout honnêteté, je devrais te reconnaitre l’originalité d’être capable d’essayer. Si mon humeur n’avait été telle sans doute même aurais-je été curieuse de te voir à l’oeuvre. Te mettre à l’épreuve de démontrer ton aisance à ski, ici à Séoul, dans la maison et jardin de mes grands-parents. Impossible tout simplement. Alors, inéluctablement, comment aurais-je pu entendre ta suggestion autrement ? À croire que tu me prenais vraiment pour une idiote en cherchant à te rattraper. Tu ne cherchais à me faire des avances… Ces mots me froissèrent, tout autant que je te revendiquerais bien qu’il valait mieux pour toi ! Que tout serait vain ! Parce que jamais tu ne m’intéresserais. Parce que comme tu le disais… J’allais me marier.

Et là, tout s’arrêta. Les battements en bataille se figèrent. Un poids si lourd accablait brusquement mon coeur. Je n’en connaissais la raison. Je n’en connaissais que l’origine présentement évidente : toi ! Alors, la machine se remit en marche et prestement, je me retournais. Je te fixais de mes yeux grands ouverts pour découvrir comme les tiens vagabondaient sur la neige. Je ne comprenais cette logique que tu m’expliquais. En vérité, je ne l’écoutais qu’à peine. Mon esprit était demeuré figé sur tes paroles précédentes. Ainsi, même lorsque tu proposais ton départ, que ton programme du soir, tu remettais à mon bon vouloir et qu’enfin tes yeux tu relevais, je ne t’y répondais. Timides prunelles qui tentaient une percée dans ma direction, elles rencontrèrent mon regard qui ne s’en détachait dès lors plus. D’un pas déterminé, je franchissais la distance qui nous séparait et ses yeux capturés, j’y plongeais les miens avec intensité. « Redis-le. » Que j’étais fiancée. Que j’allais me marier. J’avais besoin que tu me le répètes. D’un pas ferme sur le tapis neigeux recouvrant le sol, je te rejoignis. Face à toi je me dressais. Parfaitement campée sur mes deux pieds, mon regard je relevais. Je l’ancrais dans le tien. « Ce que tu as dis, répète-le en me regardant dans les yeux. » Parce que j’avais besoin de me l’entendre dire. Que quelqu’un me mette face à cette réalité. Réalité qui ressemblait plus à une chimère. M’aiderais-tu à réaliser ? À me projeter dans cet avenir si évident qui pourtant, au fil du temps, s’estompait au gré des mois passants. J’avais besoin que tu me le répètes. Je ressentais la nécessité d’être frappée par cette réalité de plein fouet. Mais avec ton regard pour filet… Mais tu ne comprendrais. De tous ces mots prononcés, comment saurais-tu déceler ceux que je voulais entendre répéter ? Alors, j’abandonnais. Mon regard s’abaissait. Je soupirais. Je murmurais dans un souffle brumeux porté par l’air glacé de cette nuit enneigée : « Laisse tomber… » D’un pas je reculais. Une masse mouvante attira mon attention par-dessus ton épaule. J’aperçus un Jethro curieux qui nous observait depuis les quelques marches de l’escalier. Un sourire éphémère naquit, et je m’en retournais…

Quelques pas incrustés dans le revêtement blanc, mes empreintes témoignaient de mon passage. Quelques mètres à peine, et je m’arrêtais. Mes yeux se perdaient, cherchant réponse, tantôt dans les étoiles, tantôt dans les arbres. À moins que ce ne fut-elle qui les détiennent : la neige. Les yeux rivés sur la belle, je m’accroupissais. Mais avant de trouver réponse, ne me fallait-il pas cerner les véritables questions ? Et de mon doigt s’égarant à l’effleurer, puis la profaner afin d’y dessiner, il sembla que la poudre de glace éclaira mon esprit sur la voie : « Pourquoi ? » Ce mot, ainsi que ceux qui suivirent : « Si je suis fiancée alors pourquoi je me suis là avec toi ? » J’ignorais si tu les entendis. Peut-être que oui, peut-être n’écoutais-tu pas ? Ma voix parvenait-elle jusqu’à toi ou une fois encore la neige t’obnubilait plus que moi ? Toi aussi, tu avais mieux à faire que de te préoccuper de moi. Tu avais plus important, que de penser à moi. Mais pour ta part, c’était normal. Tu n’avais aucune raison de le faire. Et pourtant… « Pourquoi est-ce que je serais seule sans toi ? » Une énième question et ce coeur que plus ou moins consciemment je dessinais dans la neige du bout de mon index, je l’agrémentais d’une fissure. Mon coeur qui se brisait… Sur ma joue, à défaut de larmes que ma fierté froissée refusait de verser, un flocon de neige se déposa et lentement, il se liquéfia, ruisselant le long de mon visage… Et soudain, je tombais.

Dans ma chute, une plainte de surprise quelque peu aiguë m’échappa. Les fesses dans la neige, voilà qu’un certain polisson particulièrement poilu s’en était empressé de venir panser ma peine. Avec toute cette délicatesse qui le caractérisait. Si Jethro ne m’avait sauté brutalement dessus, sa masse n’en était pas moins venue s’imposer contre moi avec un certain excès de vigueur terrassant instantanément mon équilibre, tandis que de ses pattes, il effaçait toute trace de ce coeur éploré dessiné. Une légère réprimande que le canidé ne sembla même pas remarquer et puis, je me laissais aller à le câliner, jouer avec lui à cette bataille d’affection qu’il aimait tant. Bien que certainement se montrait-il plus doux et prévenant avec moi qu’avec toi lorsque vous vous adonniez à ce jeu. Au bout de quelques instants, de mes mains j’entourais sa belle frimousse et la fixais, une poignée de seconde. Aussi longtemps que la capacité d’immobilité de Jethro me le permit avant qu’il ne lance un nouvel assaut. Cette fois, je me retrouvais littéralement allongée dans la neige avec pour seul échappatoire de rouler sur le côté avant de me redresser. Ton manteau tombé dans la manoeuvre, je le ramassais et vers toi je me tournais sans pour autant te le rendre. Au contraire, je comptais bien le garder.  « Tu as raison, j’ai besoin de prendre l’air, » annonçais-je en l’enfilant. Mes yeux effectuèrent ensuite un allé et venu entre le chien et toi, puis, j’étayais mon intention : « Je vais promener Jethro, garde la maison en mon absence et quand je reviendrais, tu pourras rentrer chez… » Mais avant que ma phrase ne se termine, une pensée me frappa : tu n’avais de chez toi. De ce que je connaissais de ta personne, tes parents vivaient en Chine. Si cette soirée de réveillon tu ne la passais ici alors, tu la passerais sans doute au dortoir, seul… Dans cette chambre que tu avais à peine eu le temps de t’approprier d’un point de vue affectif. Alors cette sentence je laissais en suspend. « Nous verrons à mon retour. » Je n’avais envie de te voir, encore moins de te supporter. Mais je ne te souhaitais de te retrouver en proie à une terrible solitude. Et je ne voulais être seule non plus…

Sur ces mots, je m’accordais néanmoins un petit moment de solitude. Une solitude nuancée par la présence de mon fidèle compagnon. À celui-ci je fis signe de me suivre et aussitôt, il s’enthousiasma d’aboiements impatients, bondissant dans la neige en se dirigeant vers le bout de l’allée menant au portail. Comme en ce mois d’octobre des laisses pour le sortir y étaient suspendue, toutes prêtes à l’usage. De ce moment seule loin de toi j’avais besoin notamment pour réfléchir à mon verdict. Si je préférais te garder ou te renvoyer. Et j’avais d’autres choses à penser aussi, quand bien même il s’avérait presque impossible que tu ne viennes parasiter la moindre de mes réflexions….

 
(c) DΛNDELION


I keep thinking of you
Without a word, feelings keep growing
This can’t go on like this
How did I become this way?
How did I fall for you this much?

I don’t even know
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Tu peux prétendre être assez fort pour l’éviter mais le Crimson saura toujours te trouver.

Evolution de contexte en cours !
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Shark Attack !
Après avoir sué pendant 12 longs mois et fait preuve d'un travail d'équipe admirable, nos p'tits requins s'imposent en tête du classement et remportent la coupe des fraternités, pour la troisième année consécutive. Un trophée, ma foi, bien mérité. Alors, bravo à vous, les Sango ♡

La team animation, la
radio et la TM recrutent
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