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Au mois d'août, le vent est fou !
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Le rêve d'une vie... #HARA ♥

 :: Le reste du monde :: Les mondes parallèles
Zhang Hera
Zhang Hera
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Le rêve d'une vie... #HARA ♥ - Page 6 Empty Lun 11 Fév - 16:47

Le rêve d'une vie...
C'est l'Amour
Perfect HaRa ❤️

« Les rêves qui sommeillent dans nos coeurs
Au creux de la nuit
Habillent nos chagrins de bonheur
Dans le doux secret de l'oubli
Ecoute ton rêve et demain
Le soleil brillera toujours
Même si ton coeur a l'âme en peine
Il faut y croire quand même »

D’humeur malicieuse, je me plaisais à taquiner quelque peu ton esprit audacieux. Celui qui verrait là en ces mots, une bonne occasion d’envoyer paitre toute retenue dès lors que l’envie te prendrait soit de me témoigner l’ardeur de ton affection, soit de l’exhiber aux yeux d’autrui. Rappeler que j’étais tienne. Une condition qui, malgré ma fierté, bien loin de m’offenser me procurait un sentiment d’exaltation. Et parce que cette possession était réciproque. Tu m’appartenais et de mes griffes, tu ne t’échapperais que si leur étreinte je décidais de desserrer. J’escomptais que ce jour n’arriverait jamais. Que notre quotidien à venir resterait aussi plaisant, aussi grisant que le présent. Imagination débordante et provocation, nous n’avions matière à nous ennuyer. La routine nous saurons toujours conjurer. J’y croyais avec ferveur. Et j’entendais le pratiquer aujourd’hui. De mes propos, je suggérais à demi-mot, l’initiation d’un jeu dont nous deux seuls avions le secret. Tu le comprendrais, je n’en doutais…

J’aurais dû en douter.

Alors que sur tes lèvres, un sourire j’attendais, que dans tes yeux, la naissance d’une étoile je cherchais, ce fut une toute autre expression que tu affichais. De l’incompréhension tout d’abord, cependant de ta part, cela n’était pas forcément étonnant. Consciente que tu nécessitais parfois d’un temps de réaction, en revanche, je ne m’attendais certainement pas à celle-ci. Pourquoi t’exclamais-tu de la sorte si bruyamment et avec tant d’indignation soudainement ? Je te fixais, les yeux grands ouverts et incrédule. Quelle mouche t’avait donc piqué tout à coup ? Si tu ne souhaitais jouer à ce jeu de nous faire passer pour des étrangers afin de nous bécoter de temps à autre en ce lieu public, tu pouvais le dire autrement. Pas besoin de jouer à la vierge scandalisée ! À cet instant, mon regard se durcit alors brièvement. Étais-tu en train de te moquer ? Faisais-tu exprès de m’afficher en me faisant passer pour une personne venant de te faire une proposition indécente ? Car la suite de ton effarement y ressemblait fort bien, quand bien même, je n’y comprenais rien. « Hein… ? » Ce fut sur l’instant, la seule réponse que je fus en capacité d’émettre tant tu me prenais au dépourvu, et surtout me laissais dans un brouillard des plus opaques quand à l’origine d’une réticence si virulente à ma proposition, certes quelque peu aventurière mais qui n’en restait pas moins innocente. « Qu’est-ce que tu… »   Qu’avais-tu donc compris ? Puisque nous étions tous deux dans l’incompréhension de l’autre, j’essayais de me mettre dans son esprit pour dissiper le malaise. Sans doute m’en serais-je bien gardée, car à peine à la porte de ce que je connaissais de ton cerveau s’ouvrait que déjà… Je me prenais de plein fouet la vérité à ton sujet : « Yah ! Qu’aies tu aller imaginer là avec ton esprit détraqué ?! » À mon tour d’hausser le ton. Je me reculais à défaut de pouvoir te repousser, car je ne souhaitais même pas te toucher ! « Non ! Je ne veux pas savoir ! Efface ça ! Je ne suis pas comme toi ! » D’un frisson, encore plus sale que mon image de ta personne aux pensées si mal placées, ce fut bien celle que tu m’accordais. J’ignorais encore ce qu’il en était exactement dans ton esprit, mais assurément, si toi-même tu t’en offusquais alors tu imaginais bien plus que je ne l’accepterais jamais. « Ne me touche pas. » Tes pensées étaient sales, tes mains étaient sales et c’était ma personne toute entière que tu venais de souillée. Tu m’en dégoutais autant de toi que de moi. Tu n’avais le droit de me considérer ainsi. Si tu m’aimais comme tu le prétendais, jamais tu ne me penserais capable de… Je ne sais même pas quoi !

Et soudainement, je me rigidifiais. De colère, je ne bouillonnais même plus. Mon sang se fit aussi froid que celui d’un serpent tandis qu’un souffle glacé porta ce mot que tu ne connaissais que déjà trop : « Pervers. » Sentence cinglante à la sonorité étrangement familière, j’en détachais mon regard de toi et traçais mon chemin, passant à ta hauteur avec distance et indifférence. Je n’avais vraiment plus envie de te voir. Jusqu’à l’Escalator menant aux étages supérieurs mes pas m’emmenèrent. Un pied après l’autre, je m’engageais sur le tapis se transformant en marche comme par magie aux yeux des enfants. Alors que tout n’était que mécanique. La magie n’existait pas, tu venais de me le rappeler si vulgairement.


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Le rêve d'une vie... #HARA ♥ - Page 6 Empty Dim 17 Mar - 2:01

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« Les rêves qui sommeillent dans nos coeurs
Au creux de la nuit
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Dans le doux secret de l'oubli
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Le soleil brillera toujours
Même si ton coeur a l'âme en peine
Il faut y croire quand même »
Quel était ce sentiment? Ce n’était la première fois. Cette façon de me regarder, cette façon de me parler, ce nom que tu m’attribuait. Tout semblait si.. normal. Si mérité. A croire que, jamais, nous n'avions eu de raisons d’être aussi proche toi et moi. Etait-ce le cas? Me trompais-je? Je ne savais. A cet instant, alors qu’à chaque seconde tu t’éloignais, je nageais de plus en plus en eau trouble, incapable de me raisonner. Nous étions pourtant ensemble, nous avions dormi ensemble, nous vivions ensemble. Pourquoi ce terme semblait monnaie courante avec toi alors? Nous engueulons-nous souvent? Je n’avais pourtant de souvenir de telles disputes entre nous, à vrai dire.. Le plus troublant était que je n’avais aucun souvenirs de nous. Ce lieu, je ne le reconnaissais pas même, je n’avais idée d’où nous étions. C’était là, un bien bel endroit, digne d'un film, à l’atmosphère idyllique mais je ne le connaissais. Peu importait où je regardais, nulle trace d’une échoppe ou d’un panneau connu de ma personne. Étais-je fou? Comment pouvais-je vivre dans un endroit que je ne reconnaissais même pas? Étions-nous en vacances alors? Dans un pays étranger? Qu’elle genre de folie était-ce…

Néanmoins, avant de m’inquiéter d’un fait si peu important finalement, je prenais conscience que je devais te rattraper. Où étais-tu partie? Faisant volte-face, je courais dans l’élévateur dès que je t’y aperçu, me frayant un chemin agilement - ou presque - entre les personnes pour me placer face à toi dès que je t’eus rattraper. « Désolé! Je suis désolé. » Haletant de ma course mêlée à la chaleur, mes mains se posaient de part et d’autre du corridor mécanique afin d’empêcher toute fuite de ta part.. Excepté si tu décidais de descendre à nouveau. « Je sais pas ce qui… Enfin si. J’ai pensé que t’avais un fantasme du genre mais.. mais je peux pas te partager! Je peux même pas l’imaginer! Même imaginer qu’avant t’ai pu... Je déteste ça! » Dans ma peur de te voir disparaître, ta main j’attrapais alors, espérant que tu ne me repousse. « Je suis désolé, s’il te plait.. Pardonne moi. Je ferais ce que tu veux pendant un jour… Non une semaine! Toute une semaine! Je ferais tout! .. Sauf t’abandonner et te partager avec un autre, je deviens fou juste en y pensant. » Je ne pouvais t’imaginer dans les bras d’un autre, c’était trop douloureux. Et t’abandonner… Te laisser partir… Comment le pouvais-je? C’était inimaginable, invraisemblable, impossible. Je ne pouvais, je ne m’y résoudrais. « S’il te plait… » soufflais-je une nouvelle fois, espérant qu’une énième demande de ma part permettrait de t’amener à y réfléchir quelques instants au moins. Rien que quelques secondes, savoir que tu aies pu hésiter avant de prendre une telle décision..
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Le rêve d'une vie... #HARA ♥ - Page 6 Empty Mar 16 Avr - 23:28

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Au creux de la nuit
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Il faut y croire quand même »

Rêve désenchanté, comme une illusion qui venait de s’effondrer : ton masque était tombé. Derrière le romantique attentionné sommeillait toujours l’obsédé, pire encore celui qui ne connaissait de limite dans l’art de m’humilier. Si auparavant de ma malice entreprenante tu avais pu t’amuser, mes intentions essayées de détourner, tout cela restait mignon. Mais ne me connaissais-tu donc si mal pour ignorer que je n’étais disposée à plaisanter sur les vices de la sexualité ? Encore moins lorsque j’étais pointée du doigt en tant que perverse dévergondée  sur la place publique comme tu venais de le faire. N’avais-tu donc aucun respect ? Pas même pour celle que tu prétendais aimer ? Mais savais-tu seulement comment conjuguer ce verbe ? À la réflexion, j’en doutais. Et à nouveau, tous les souvenirs se troublaient. Nos échanges, notre complicité, cette intimité et plus encore ce quotidien partagé, la mémoire remettait tout en question. Incapable d’en remonter jusqu’aux origines. Comme si tout n’était que factice.

En revanche, ton apparition soudaine juste sous mon nez alors que perdue dans mes pensées je ne t’avais entendu me rattraper, elle semblait bien réelle. Qu’est-ce que tu ne comprenais dans mon rejet pour insister et oser te tenir encore dans mon champ de vision ? Qu’est-ce que tu ne comprenais dans l’ordre de ne me toucher lorsque de ma main tu te saisissais ? Il y avait-il seulement quelque chose que tu comprenais toi qui te confondais en excuse dont le contenu ne faisait que résonner avec désagrément à mes oreilles ? Tu n’avais saisi l’origine de ma colère. Alors, tu pouvais supplier, tu ne la calmais. Et ma voix rétorqua : « Alors pourquoi tu y penses ? » Un claquement cinglant, raisonnant en écho dans un univers se déformant sans heurter notre conscient. Au sommet des Escalators nous arrivions. Toi qui tournais le dos à cette butée, loin de t’en prévenir, je te regardais être fauché par la transition abrupte entre le mouvement et l’inertie. En arrière je te vis partir et, les fesses dans le sable tu atterris.

Changement de décors passant inaperçu, sous un ciel de crépuscule le vent marin soufflait à présent sur nos visages. Il dansait avec mes cheveux tandis que les pieds dans le sable de la plage, je te toisais ainsi échoué  que tu étais dans les minuscules dunes. « Avant de demander pardon, tu devrais au moins te poser les bonnes questions ! » Car tes excuses, tu formulais à côté du problème, tandis que celui-ci, tu avais avoué sans te rendre compte à quel point il me heurtait. « La question n’est pas de savoir si tu acceptes de me partager ou non ! » Incapable de supporter plus longtemps ta vue, je traçais mon chemin, passant à côté pour mieux m’éloigner. Néanmoins, après quelques mètres à peine, je m’en retournais. « Comment as-tu pu seulement penser que je veuille ce genre de choses ? Que j’ai pu faire ce genre de choses alors qu’avant toi, j’étais… » vierge. Le mot n’était parvenu à franchir mes lèvres. Alors, je ne l’étais plus ? À en croire notre réveil et ton attitude, il semblerait que non. Pourquoi ne me souvenais-je de ce moment ? Avais-je été ivre morte et dans un état d’inconscience, je me serais offerte à toi ? Mon regard balaya les alentours comme en quête d’une réponse apportée par le vent, par l’océan… Pourquoi cette plage me semblait-elle si terriblement familière ? Pas seulement la plage, mais nous deux… Ensemble… Fut-ce ici que nous l’avions fait ? Pourquoi ne parvenais-je à me rappeler ? À l’exception de… quelques images en écho… Allongés dans le sable, adossé contre un mur, nos souffles effleurant la peau de l’autre… Tes doigts caressant ma peau jusque… Un cri, mélange de plainte, d’agacement et de confusion à la fois m’échappa. À nouveau, je rivais mon regard sur toi, te pointant du doigt : « C’est trop facile de me laisser seule décider de ce qui te ferais pardonner ! Si tu es sincère, alors débrouille toi pour l’obtenir ce pardon ! À moins que tu n’aies pas autant d’imagination dans ce domaine que dans d’autres ! » L’option de te plier à mes désirs n’étaient que la voie de la facilité, je n’en voulais pas !

Aussi fâchée qu’étrangement embarrassée, sur le long de la plage je me remettais en marche.

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Le rêve d'une vie... #HARA ♥ - Page 6 Empty Lun 3 Juin - 23:15

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Pourquoi y avais-je pensé? Tu me le demandais mais moi-même ne savait. D’instinct cette conclusion m’avait sauté au cou afin de glisser d’entre mes lèvres pour t’atteindre. Cependant je ne connaissais son origine. Et m’y intéressé n’amenait avec lui qu’une chute dont je me préparais à souffrir… vainement. Contre une dune de sable j'atterrissais, un doux matelas tiède dans lequel mes doigts s’enfonçaient quelques instants, les suivants il s’élevèrent devant mes iris afin de libérer une fine cascade au vent. A ma mémoire nombres souvenirs faisaient leur apparition soudaine. A ma conscience, ce furent tes mots qui se dessinaient. Ou, plus exactement, ta colère; car il n’y avait d’autres adjectifs selon moi pour qualifier ton sentiment actuel que celui-ci. Avant que tu ne t’écartes, un bref regard je t’accordais pour preuve de mon attention offerte, pour qu’il ne tombe que plus brusquement par la suite sur les innombrables grains constituant le sol que tu foulais. Si la question n’était d’accepter de te partager, alors… C’était de penser que tu puisse le désirer? Une pensée à laquelle ta voix faisait écho dans une redondante confirmation de mes suppositions. Tu ne le voulais… Comment avais-je pu l’imaginer?

Conscient de mon erreur, je me redressais enfin, le postérieur recouvert de sable mais, plus encore que cela, c’était bien nichés entre le tissu rêche de mon jeans et celui plus doux de mon boxer qu’un certain nombres de grains avaient élus domicile. En ta direction je me tournais, tandis que de mes mains occupées, j’essayais d’extraire un maximum de sable en direction de mes jambes pour les voir tomber au sol. Une des tiennes décida de pointer en ma direction à ce moment précis alors que tu assurais mon idée comme étant une fainéantise de ma part. J’étais pourtant certain que tu te plairais à avoir serviteur à tes ordres pendant une semaine entière… Serviteur dans tous les domaines bien entendu. Lèvres tantôt pincées, à ce demi-tour que tu effectuais, je décidais d’enfin prouver cette sincérité dont tu doutais en attrapant ta main dans la mienne. « Attends ici. Je vais te prouver que je suis sincère. » Mes sentiments à ton égard ne sauraient être remis en question impunément. Seulement lors je te libérais de mon emprise pour courir plus loin sur la plage avant de disparaître derrière la légère mais florissante végétation des lieux. Comme si tout avait été prévu à l’avance, dans ce petit coin de paradis se trouvait tout le nécessaire pour un dîner romantique au bord de plage. A hauteur des différents coussins siégeaient feuille et stylo dont je me saisissais en m’asseyant à même le sol. Pieds sous les cuisses, position du tailleur nécessaire pour trouver un support à l’écriture, je me concentrais pour imbiber le papier de quelques mots peut-être enfantin… Peut-être embarrassant et ridicule. Mais néanmoins sincères et authentique. Je ne cherchais après les jolies phrases, je ne cherchais après la poésie, la seule expression des paroles portées par mon coeur ne suffisait-elle?

Court instant de travail et d’un petit bond je me dressais sur mes deux pieds. Le papier je pliais en deux avant d’y glisser un bijou en or blanc sorti de la poche arrière de mon jeans. Petit mot fermement maintenu entre mes doigts, dès alors je me mettais en tête de te retrouver afin que de ma surprise je puisse te faire part. Après quelques moments à errer sur la plage, enfin, je t’aperçus. Alors j’accourais vers toi et de ta main je me saisissais de la mienne encore libre. « J’ai fini. Viens avec moi. » Sur mes lèvres, un sourire se dessinait malgré le coeur tambourinant son anxiété. Et si tu te moquais? Et si tu n’aimais? Bien que je ne laissais apparaître le stress qui s’insinuait dans chaque pores de ma peau, celui-ci n’en était pas moins présent. Délicatement, de ta main tenue par la mienne, je te guidais vers le lieu de ma surprise si tu me le permettais.
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Le rêve d'une vie... #HARA ♥ - Page 6 Empty Mer 3 Juil - 20:35

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Je te détestais. En cet instant, de mes pas furieux dans le sable, je te détestais. Je te détestais de me mettre encore dans un tel état de rage. D’avoir osé penser de ma personne ainsi. Je me sentais si souillée et de ta part, c’était sans doute ce qui me faisait le plus mal. Ces perles se formant à mes yeux n’étaient cependant bien évidemment que conséquence du vent salé qui soufflait sur la plage. Des perles s’envolant lorsque tu me rattrapais soudainement. De ma main dans la tienne, tu m’empêchais de m’échapper aussi loin que je l’aurais souhaité. Me retenir pour mieux m’abandonner. Tu me sommais d’attendre avec une concision ressemblant à un ordre. Tu allais me le prouver ? Ce fut bien la seule curiosité et l’étincelle du défi de découvrir comment tu comptais t’y prendre qui me retint de reprendre mon chemin. Avais-tu seulement idée du niveau de colère que j’avais atteint ? Pour la calmer, il te faudrait soulever des montagnes. D’autant plus que d’un handicap tu venais d’écoper à m’abandonner, me laissant attendre seule. Tu avais intérêt à ne pas trop tarder. Quant à mon immobilité, il ne fallait pas trop y compter. Dans une marche lente et alourdie par le fardeau du coeur, je longeais le rivage. Mes pieds chatouillés par les vagues agonisantes sur le sable, je n’arrivais à penser. Tu m’obnubilais mais ton image ne s’associait plus qu’à de la contrariété et de la douleur. Et du flou aussi, à propos de comment tout ceci avait commencé…

De mon errance tu me tiras en reprenant cette main précédemment lâchée. Je n’étais en rien apaisé, mais je ne résistais. Je te suivais. La pointe de curiosité persistait noyée par le scepticisme. Des ténèbres qui s’estompèrent légèrement, très légèrement, lorsque j’aperçus ce que tu semblais avoir préparé. Ou avais-tu seulement saisi une opportunité ? Ma main, je te retirais. Mon visage ne se déridait. « Tu penses que ce sera suffisant ? » Après l’offense que tu m’avais faite, après la colère dans laquelle tu m’avais mise, t’imaginais-tu que d’un claquement de doigt tu obtiendrais le pardon ? Le décor était charmant certes, mais tu n’avais amené la plage et la vue sur l’océan jusqu’à nous. Elles étaient déjà là. À part déposer quelque coussins et allumer des bougies, qu’avais-tu fait ? Tu pourrais lancer une playlist romantique que tu ne t’en tirerais si facilement. Le cadre serait magnifique, idéal et merveilleusement romantique, mais… Ne t’en voudrais-je pas encore davantage de gâcher une telle situation par mon humeur que tu avais provoqué précédemment ? Je n’étais présentement disposée à apprécier ce cocon paradisiaque. Néanmoins, de mes bras croisés devant moi, je reprenais la marche dans sa direction. D’un coup d’oeil j’inspectais avant de choisir place où m’asseoir parmi tous ces coussins. Un moelleux qui ne m’adoucit pour autant. Rien ne suffirait, quand bien même par mon consentement, j’exprimais mes encouragements. Que tu poursuives dans ce sens pour obtenir mon pardon…

Bien malin que tu étais d’ainsi me faire asseoir face à ton plus grand allié en ce début de soirée. Sur l’océan mes yeux se posaient et l’ombre se dissipait. Emportée par les vagues vers le lointain…

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Le rêve d'une vie... #HARA ♥ - Page 6 Empty Mer 21 Aoû - 14:12

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Pour toi, j’étais capable de bien des choses; le savais-tu ? Ce soir, ce serait une simple surprise dans un premier temps, un décors planté dans le sable pour accueillir la femme qui avait capturé mon coeur. De nos pas se rapprochant toujours plus du lieu prévu à mon pardon, l’anxiété grimpait en flèche. Pas après pas, mètre après mètre jusqu’à atteindre son summum lorsque tu te défis de mon étreinte. Si cela serait suffisant ? Me connaissais-tu donc si mal toi aussi pour penser ainsi ? « Bien sûr que non ! » me défendais-je non sans une moue boudeuse pour ponctuer mes propos. Celle-ci disparaissait toutefois comme neige au soleil lorsque je te suivais du regard tandis que tu prenais place dans ce petit coin préparé pour toi. L’attention tu acceptais. Quelques pas dans le sable afin de me rapprocher et le papier détenu entre mes doigts j’ouvrais pour en relire le contenu. Quelques mots griffonnés que je finissais par abandonner. « J’avais écrit quelques trucs en pensant que ça serait plus jolis à entendre mais… même si je me fais maladroit, je préfère improviser finalement. » Un aveu de ma part, peut-être un choix à double-tranchant dans cette quête qui me poussait à cueillir ton pardon, mais une décision que je jugeais porteuse de sincérité et d’honnêteté. Bien plus qu’en lisant ces quelques phrases… Le papier je logeais dans ma poche, quant au bijou, je le déposais sur l’un des petits coussins face à toi avant de m’en reculer de quelques pas. « Je t’aime. » commençais-je bien rapidement avant de détourner les yeux, comme gêné et timide d’avoir à le formuler. « Je t’aime tellement… J’ai aucune idée de quand ça a commencé ou de comment c’est arrivé. Parfois je me demande si c’est pas arrivé à notre rencontre chez tes grands-parents; tu étais tellement froide, tu me regardais de haut, tu me taquinais un peu même… C’était agréable et nouveau. Depuis ce jour, sans le savoir, je t’ai traité différemment et… je voulais passer du temps avec toi. Je voulais te protéger, te voir sourire, rire, être heureuse et puis t’embêter aussi. Je voulais tellement ton attention. » Mon regard se posa une nouvelle fois sur toi, comme pour m’assurer que tu écoutais mais aussi que tu puisse apercevoir la sincérité qui brillait dans mes yeux. Malgré la douce brise du soir, mes joues chauffaient tant. « J’ai l’impression d’être dans un rêve. Un gars comme moi avec une femme aussi parfaite que toi... » A nouveau, mes yeux s’abaissaient mais en direction du sable cette fois-ci. « Je fais des erreurs, je suis maladroit et je dis beaucoup de bêtises. Je le sais mais… Ne finis pas les choses comme ça… Ne mets pas un terme à nous comme ça...  » Pour la première fois depuis ce qui semblait une décennie, ma vision se floutait à cette idée. Plutôt que vers le sol c’était en direction du ciel que s’élevait alors mon regard, décidé à ne pas craquer aussi aisément pour finir ce, déjà long, discours. « Je suis désolé. » Pour conclure, je préférais baisser les yeux en ta direction, quitte à afficher cette faiblesse que je préférais cacher. « Je suis sincèrement désolé. Ce soir, demain, les jours suivants et même les semaines à venir, je continuerais à me sentir coupable et à tout faire pour que tu me pardonne. Je peux pas être pardonné en une soirée avec seulement… ça » D’un geste vague je soulignais le décor incrusté dans le sable. « et avec un discours te promettant que je suis désolé et que je t’aime... » Je n’étais assez idiot pour le concevoir, dans les jours à venir, peut-être même les semaines, tu continuerais à te souvenir de ces propos idiots que j’ai pu formuler. Peut-être même, la rancune resterait gravé plus fermement que je ne le croyais ? Je n’avais la naïveté de croire que seul un discours et une surprise sauront apaiser ton coeur et ses émois que j’avais pu provoqué...
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Tu peux prétendre être assez fort pour l’éviter mais le Crimson saura toujours te trouver.

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Tous aux abris, la Doyenne débarque !
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