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Woo Haneul
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Mar 18 Déc - 19:43

Friday
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«What is this girl?
I can’t help but love her
Let’s meet this coming Friday
Time, please go faster,
I want to rush the clock
Take all of my heart on that day »
tenue +Entre nous, tout n’était que jeu. Une partie qui s’était lancée il y avait de cela plusieurs mois, peut-être à notre toute première rencontre? Déjà ce jour-là, j’avais souvenir de m’être comporté de cette façon, de me plaire à t’embêter quitte à me brûler les doigts, mais y avais-tu répondu comme tu le faisais si bien à présent? Je n’étais seul joueur dorénavant, nous étions adversaires dans un univers bien à nous où nulle règle n’avait été établie au préalable, où nulle règle ne pouvait être établie car nous suivions notre instinct tels deux fidèles canidés suivraient leurs maîtres. Nous lui faisions confiance, nous ne nous étions posé de questions, tout semblait si naturel et évident. Mais rien ne l’était… Ce n’était que bien trop tard que cette conclusion m’avait frappé quelques jours auparavant et à ce moment précis la partie s’était suspendue. Celle-ci avait pris un tournant brusquement et seuls deux solutions s’offraient à nous: la finir définitivement ou avancer au niveau suivant sans savoir ce qu’il nous réservait. Mais n’avions nous pas déjà fait route en eau trouble? Qu’avions-nous à perdre à essayer de continuer si ce n’était finir blessé. La douleur n’était-elle préférable aux regrets de n’avoir rien su faire? Malgré l’appréhension, j’avais décidé de faire ce pas de moi-même; incapable d’imaginer un quotidien où tu n’étais, incapable d’imaginer une fin de partie aussi triste que celle qui s’était dessiné devant mes yeux à la piscine… Le regrettais-je à présent? Absolument pas. Désirais-je nous voir continuer à avancer jusqu’à la prochaine étape bien qu’ignorant de quand celle-ci ferait son apparition? Bien qu’il était encore tôt pour se prononcer concrètement sur ce sujet, à cet instant, j’étais certain que la réponse serait affirmative au fil des semaines. J’étais heureux malgré ces moments de doutes qui persistaient, je me sentais léger quand bien même il arrivait à ma poitrine de s’alourdir; j’avais le doux sentiment que tout m’était permis alors que ce n’était le cas. Sans doute était-ce là la raison m’ayant poussé à agir ainsi avec toi précédemment? Homme inconscient de ses propres actes, suivant son instinct sans réfléchir, t’avais-je blessé en me comportant de cette façon? A ta première question, je ne savais me remettre en question sérieusement, ne te serais-tu caché de la sorte que j’aurais très certainement pu en rire, certain que tu m’accompagnerais. Mais cette joie innocente tu effaças bien rapidement de ton ordre m’indiquant de ne plus jamais recommencer une telle chose et à la place naissait la question: t’avais-je blessé?

De dos tu te tournas, un pas en avant tu effectuas afin de marquer une distance entre nous et je comprenais. Et notre bulle éclatait autour de moi pour laisser enfin passer le brouhaha assourdissant du restaurant, des gens assis à leur table aux personnes devant nous mais aussi celles de derrière qui ne se gênait pour faire de nous les principaux acteurs de leur conversation. Tout me parvenait si clairement à présent que je me demandais comment j’avais fait pour ne rien percevoir jusqu’à présent… Un pas en avant j’effectuais à mon tour, non pour clairement te rejoindre puisque me trouver à tes côtés semblait difficile à ce moment, mais pour ne déranger aux suivants. « Je suis désolé » étaient les mots que je voulais te faire parvenir avant que tu ne réfléchisse de trop à ce qui s’était passé, voir pire, que tu ne décide de tout arrêter avec ce type indécent que j’étais par moment. Pourtant je n’avais le temps de les formuler que tu me devanças en lançant une menace que je ne savais interpréter. De quelle faim parlais-tu exactement? Mon esprit précédemment échauffé par l’excès de confiance dont j’avais fait preuve me susurrait au creux de l’oreille qu’il n’y avait de mauvaise compréhension de tes propos. Tu parlais de ça, il n’y avait doute à avoir et pourtant… je ne parvenais à m’en convaincre. Puisque j’avais moi-même jouer sur le sens de mes propos précédemment, quel règle t’interdirait de faire de même? Les iris visées sur une partie de ton visage, je cherchais un indice, une réponse mais ma quête fut vaine. Tu ne m’aidais et tu ne le voudrais certainement non plus. N’était-ce pas plus amusant de voir l’autre nager péniblement en quête de réponse? Pourtant, d’autres ne prenaient la peine de réfléchir au préalable…

« yah yah.. t’as entendu? » lançait un des garçons derrière nous, tapant du coude son ami qui jetait un regard en ta direction, semblant choqué que de tels propos puissent passer tes lèvres bien que ses yeux brillaient d’une lueur qui, assurément, me ferait sortir de mon calme habituel si je l’avais vu. « J’ai entendu! Derrière son air de princesse, elle sait aussi écarter les cuisses. » J’entendais son ami rire à ses propos qui me faisaient faire volte face bien trop rapidement pour simplement leur demander de se taire. Plateau vide en main, il finissait bien vite par atterrir sur la tête de celui qui se trouvait derrière moi dans un bruit sourd qui les faisait reculer d’un pas tous deux. Poussant des plaintes en se tenant la tête d’un côté, balbutant une phrase que je ne prenais la peine d’écouter de l’autre; je les dardais d’un regard noir qui leur insufflait de se taire. « Vous voulez mourir? » Mon regard s’attardait sur l’un puis l’autre, tous deux plus petits que moi et, sans doute, était-ce là ce qui les faisaient se taire, à l’instar d’un chiot gardant la queue entre les pattes postérieures dès lors qu’un plus grand lui aboyait dessus... A moins qu’ils ne faisaient parti de ces personnes n’ayant le courage d’affronter de face ceux sur lesquels ils rigolent par derrière? Déchets qu’ils étaient.. « Vous êtes bien silencieux soudainement. Excusez-vous. » Je ne supportais ce genre de personnes… Et je supportais encore moins de les entendre ainsi parler sur toi; alors je ne démordrais: ils s’excuseraient. D’ailleurs, bien vite, une idée me venait à l’esprit, arrachant un sourire à mes traits pourtant si sérieux, certain de les prendre à leur propre jeu de commérage en pointant du doigt le sol. « En vous agenouillant. Vous avez dit vous-même que c’était une princesse, alors assumez et traitez la comme telle. » Sans doute poussais-je trop loin… sans doute pas assez. Je ne savais. Je voulais seulement les voir s’humilier devant toute une flopée d’étudiants pour être certains qu’ils ne recommenceraient à dire de tels insanités sur toi. Autrement, il y avait toujours moyen de les suspendre à un pont avec mon matériel de saut pendant quelques heures… Ainsi, ils auraient au moins le temps de réfléchir à ce qu’ils avaient fait en toute sérénité.
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Dim 13 Jan - 13:37

Friday
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«As much as I flutter, I want to get closer
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tenue +  Effronterie aux lèvres, insolence au corps, de quelques mots soufflés par-dessus mon épaule à ton intention, je mettais laissé un peu trop loin dans le jeu. Chaque instant en ta compagnie tournait en partie de défi. À qui taquinerait le plus l’autre ? Qui renoncerait en premier ? Nous commencions à nous connaitre assez pour savoir qu’aucun de nous deux n’était d’un tempérament à abandonner. Nos joutes espiègles n’étaient pas nouvelles. Elles avaient probablement pris naissance dès le premier instant, celui de notre rencontre où déjà, en effet, n’avais-je jouer avec toi ? Puis au fil des mois, de chamailleries en querelles, d’attaques frontales aux piques plus subtiles, dans la bonne ou la mauvaise humeur, nous n’avions guère jamais cesser de nous chercher des noises. Nous embêter. Cependant, d’ordinaire, nous ne jouions pas publiquement, pas si ouvertement. Quand bien même nous nous étions déjà un peu trop emporté dans un lieu fréquenté – le parc d’attraction pour ne pas le nommer –, personne ou presque ne nous y connaissait réellement. Pas comme maintenant. Le restaurant universitaire s’avérait assurément le pire endroit pour espérer rester discret en tant normal, alors avec un tel comportement… Nous deux déjeunant ensemble était un tableau digne de susciter déjà bien des interrogations. Nous avions mis le feu aux poudres. Étais-je parée pour l’explosion ? Je m’en inquiétais un peu. Néanmoins, plus que les pensées d’autrui, ce qui me préoccupait présentement, suite à mon sous-entendu plus ou moins voulu, c’était bien les tiennes. Que se passait-il dans ta tête ? À quel point trépignais-tu que nous passions un cap plus intime ? T’envoyais-je des signes encourageants malgré moi ? Combien de temps attendrais-tu ? Comprendrais-tu ? De nouveau dos à toi, les battements de mon coeur s’accélérait tandis que du bout des dents je me mordillais la lèvre nerveusement. Un geste qui s’accentua douloureusement sous l’effet de surprise à t’entendre tonner soudainement derrière moi.

Lèvre mordue dans une discrète plainte à peine audible, je me retournais les yeux grands ouverts, interrogateurs puis stupéfaits à la vue du spectacle que tu offrais avec la complicité de deux inconnus. Je ne comprenais ce qu’il te prenait d’un seul coup. Pourquoi t’énervais-tu ? Que c’était-il passé alors que je me perdais dans mes pensées pour que ton comportement ait si brusquement changé ? Pire encore, prendre ombrage ne te ressemblait pas. Sans doute ne fus-je pas la seule surprise parmi la foule qui désormais t’observer avec une intrusive curiosité. « Qu’est-ce que tu… » Question soufflée, inachevée, tu me déconcertais de plus belle. S’excuser ? Que t’avaient-ils fait ? Non, par la suite de tes mots, je ne tardais à cerner que j’étais la principale intéressée de leur méfait. Une princesse ? Je m’y reconnaissais. Que trop bien. Ce surnom, cet ascendant, ce piédestal sur lequel j’avais été érigé durant toute ma scolarité jusqu’à l’université… Si j’aspirais à être respecté, que mon autorité soit reconnue, ne saisissais-tu pas comme j’étais désormais satisfaite de mettre défaite de cette étiquette ? Visiblement non. Tu ne me connaissais encore vraiment, pas assez, alors les erreurs tu cumulais. La légèreté qui flottait précédemment venait de lourdement retomber en une poignée d’instant. Le désagrément, le mécontentement me pesait tout autant que le poids des regards rivés sur nous. Que le poids de l’hésitation sur les épaules de ces deux-là qui par le regard communiquaient. Les jambes un soupçon fragiles, discrètes flexions, ils se questionnaient quant à l’attitude à adopter. S’exécuter ou tenir tête ? La réponse, je ne tarderais à leur donner.

Spectatrice légèrement en retrait, actrice invitée sur la scène sans avoir été concertée, puisque j’étais concernée, je n’allais certainement pas me contenter de regarder. Ce pour de multiples raisons. « Yah ! Vous êtes ridicules ! Tous les trois ! » Sur le claquement de ma voix, ferme et indignée, je fis mon entrée. Une apparition qui me valut l’attention de mes interlocuteurs et d’une bonne partie du public. Mon regard ne manquait de se poser également sur toi, ne serait-ce qu’une poignée d’instant, afin de te signifiait que ton comportement je ne cautionnais non plus. Puis, mon courroux s’en retournait vers les présumés coupables. « Vous ! Je n’ai que faire de voir des types comme vous agenouillez. » Une première sentence qui fit naitre un étonnement indéniable sur les traits de leur visage. Mal assuré, ils se redressaient lentement un peu plus droit sur leurs jambes, tandis que sur ton cas je revenais.  « Toi, qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? » Plantant mon regard dans le tien, je pointais également mon index sur ton torse. Celui-ci retombant ensuite dans le vide, j’ajoutais sévèrement : « Je n’ai pas besoin de ton aide pour me défendre et encore moins de cette façon. » L’idée que je puisse être tout autant humiliée que ces deux là par de tels agissements ne t’avait donc pas traversé l’esprit ? À quoi pensais-tu ? T’imaginais-tu que j’en serais satisfaite ? Et toi, ne me rabaissais-tu pas en jouant au preux chevalier de la demoiselle en mal de respect ? Je savais me débrouiller seule ! Ma réputation tu bafouais.

Mon attention avait glissé derechef en direction des deux individus que je présumais lâche : « Qu’avez-vous dit ? Osez donc le répéter puisque ça avait l’air si drôle et que je n’ai pas entendu. » Évidemment, ils n’obtempérèrent. Affichés devant le réfectoire entier, ils baissèrent les yeux en se perdant en balbutiement dans la quête vaine d’un échappatoire. « C’est bien ce que je pensais. » La voix froide, d’un dernier regard je les toisais avec dédain : « Les minables comme vous ne méritent même pas qu’on s’emporte. » Une leçon dont j’espérais que tu te souviendrais également. Ils ne valaient pas la peine que tu t’énerves. Que tu te donnes en spectacle. Me détourant de ces détritus, du geste de ma main se déposant sur ton bras, je te signifiais d’en faire de même. Un contact doux mais qui ne s’éternisa. Je reprenais ma place dans la file d’un pas devant toi, mon calme recouvré. La distance apparente aussi… Cependant, je n’avais véritablement terminé avec ces deux-là. Nul ne me manquait de respect véritablement impunément. Je préférais seulement davantage la subtilité. Et ma vengeance avait un visage. Notre incartade n’avait pas manqué d’attirer l’attention, y compris celle du personnel du réfectoire parmi lesquels : « Madame Song ! Comment allez-vous ? » D’un regard j’avais capté son attention et la responsable des employés de restauration s’était rapprochée en comprenant mon intention de m’adresser à elle. Exceptionnellement, son visage dur et austère esquissa un sourire. Elle m’appréciait. Qui pouvait résister au charmant sourire que je lui adressais ? De surcroit, en général, je ne lui apportais que de bonnes nouvelles : « J’ai deux volontaires pour vous aidez avec les poubelles après le service ! » Les travaux d’intérêt généraux représentaient toujours les meilleurs punitions. Pour préserver nombre des membres de ma fraternité, j’avais dû apprendre à oeuvrer avec le système de l’université. Madame Song était aussi connue pour son tempérament affable et une autorité à laquelle il était difficile de se soustraire une fois que quelqu’un se trouvait dans sa ligne de mire. Ces deux-là le savaient probablement déjà. « Le tri, c’est important, n’est-ce pas ? » Me tournais-je une dernière fois vers eux, le minois orné de l’un de mes plus beaux souriants commerciaux : innocent, pétillant et triomphant.

Alors que Madame Song leur fit signe de sortir de la file pour la suivre, sous des plaintes auxquelles elle ne prêtait oreille, je bifurquais sur mes talons pour me remettre dans le sens de la marche. Je n’étais pas peu fière, cependant, je ne parvenais à jubiler pleinement. Les bras le long du corps, je joignis mes doigts devant moi, à hauteur du bassin, dans un geste à la fois nerveux et intimidé. Face à toi, je ne savais à nouveau plus comment me comporter. D’ailleurs, je n’osais plus te regarder. Le dos je te tournais pourtant ta présence je ne pouvais ignorer. Je la ressentais, et elle m’obnubilait…


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Ven 15 Fév - 15:37

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tenue + Honnêtement, j'ignorais d'où me venait une telle répulsion pour ce genre d'individus. Expérience passée ou seule éducation qui faisait de moi un homme incapable de supporter un tel manque de respect ? J'en ignorais la réponse, cependant la sentence n'avait tardé à tomber. La foudre n'avait attendue bien longtemps avant de tonner au-dessus de ces deux étudiants. Malgré toi, tu te trouvais embarquée dans cette histoire et si les deux garçons semblaient hésiter à obéir, bien vite ils se redressaient. Grâce à toi. En ta direction, mes pupilles surprises se tournaient. Sans un mot elles t'interrogeaient tandis que j'eus la sensation de faire un bond en arrière. Quand était la dernière fois que j'avais eu droit à un tel regard de ta part ? Malgré tout, je pouvais également le voir me retomber dessus… Je ne l'avais envisagé. Tandis que d'une phrase tu gratifiais les deux garçons, je patientais après un jugement que je savais tarder à venir. D'un instant à l'autre… mais je ne le pensais si tôt. Moi ? Pourquoi étais-je le premier à me faire sermonner ? Allais-tu.. Non. Allais-tu vraiment les laisser repartir comme si de rien n'était après ça ? Nos regards s'entremêlaient pour ne plus se lâcher sans qu'aucun des deux n'affiche cette tendresse qui les couvraient pourtant quelques instants auparavant. Elle avait totalement disparue. Voyais-tu apparaître dans mes iris combien tes propos me braquaient ? Voyais-tu comme le choix de ta cible ne trouvait légitimité à mes yeux ? Je n'aurais dû être celui à qui tu t'adressais, pas comme ça, pas en premier. Il n'avait fallu bien longtemps pour comprendre que je n'étais le seul à me faire remonter les bretelles, bien entendu, ils avaient également le droit à leur part du gâteau. Pourtant plus que leur comportement c'était le tien qui jeta un voile sur mes traits d'ordinaire si bêtement et irritablement joyeux.

Dès que tu eus finis avec les deux énergumènes, je m'apprêtais à leur tourner le dos mais tu me précédais d'un mouvement qui amena son lot de surprise avec lui. Bien moins étonnant, le contact ne dura et la distance tu réinstallais entre nous. C'était ainsi entre nous, pas vrai ? Nous jouions, encore et encore, jusqu'au moment où la partie prenait fin et les deux joueurs quittaient la pièce dans l'attente de la prochaine rencontre. Le soir de mon anniversaire avait été suivi par un mois et demi sans nouvelle. La journée au parc d'attraction suivie de seules conversations par messages… Chaque fois que nous jouions, la même règle semblait s'appliquer; alors puisque nous avions eu cette interlude précédemment, quand serait la prochaine rencontre ? Par chance, la durée de nos séparations semblait se raccourcir chaque fois un peu plus mais cette fois qui ferait le premier pas ? Toi que j'avais énervée. Moi que tu avais braqué. Pourrions-nous trouver un arrangement rapidement ? Si entre nous tu ne le trouvais si vite, concernant les deux garçons derrière nous… C'était une affaire déjà réglée. Le dos je leur tournais finalement tandis que leur sentence tu dictais grâce à cette ahjumma qui, de ce que je comprenais, travaillait au nettoyage du réfectoire. Malgré l'humeur ravagée qu'était la mienne, j'écoutais chacune de vos interactions avec un grand intérêt. Même agacé, je ne parvenais à ignorer ce que tu pouvais dire ou faire. C'était encore plus énervant. A l'inverse, t'intéresserais-tu à ce que je pourrais dire ? J'en doutais… La réponse n'apparaissait purement négative dans mon esprit mais le doute régnait. Alors que les troubles-fêtes s'en allaient avec l'ahjumma, la distance ne s'accentuait que plus encore avec le silence s'abattant entre nous.

Qui devrait faire le premier pas ? Je n'avais aucune intention de m'excuser pour mon comportement et j'étais certain qu'il en allait de même pour toi. Le plateau entre les doigts, je me rappelais toutefois un détail qui amenait avec lui son lot de problèmes. Ta lèvre. Ne saignais-tu pas ? Faisait-elle mal ? Comment t'étais-tu fais ça exactement ? Les miennes se pinçaient alors que soudainement, je décidais de fouiller mon sac à la recherche d'un mouchoir avec lequel épongé ton sang. Ce n'était la meilleure façon de traiter une plaie mais… c'était probablement mieux que de laisser ta chair se tâcher d'hémoglobine. Les doigts mit sur le dit-mouchoir, l'arrière de ton crâne je fixais quelques secondes sans savoir comment me comporter. Devais-je me faire doux et attentionné comme si de rien n'était ? Tu m'enverrais sur les roses… Dans ce cas… Un petit pas en avant et sur ta joue opposée à l'épaule où j'avançais mon visage, je déposais ma main. D'un mouvement tendre mais ferme j'amenais ton visage à se tourner en ma direction afin d'atteindre le coin de cette lèvre blessée du mouchoir détenu dans l'autre main. De l'index, délicatement, j'essuyais ce sang qui souillait ta chair avant de me stopper. Tu étais maquillée. Tes lèvres, ton menton… Si je poursuivais, n'allais-je tout ruiner ? Une nouvelle fois je tapotais sur ta lèvre avant de jeter un oeil au tissu qui couvrait mon doigt. J'avais bon, tu portais du rouge à lèvre. Si je le ruinais, tu allais me finir sur place une fois de plus. « Je vais ruiner ton maquillage si je continue, » te confiais-je brusquement avant de déposer le mouchoir entre tes doigts de gré ou de force. Tout contact je rompais alors et détournais les yeux en direction des cuisinières occupées à servir les étudiants qui faisaient la queue un peu plus loin. Le moindre de tes gestes j'observais dans un coin de mon champ de vision, incapable de totalement te perdre de vue mais trop embarrassé et fier pour oser te l'offrir pleinement. « ça te fait mal ? … Ta lèvre. » osais-je toutefois formuler à haute-voix, preuve de mon inquiétude toujours présente. Quant à la précision… J'étais certain que tu ne m'avais jamais vu ainsi alors, dans le doute, je préférais m'assurer que tu ne prennes ma question pour une provocation quant à mon comportement à ton égard. Je m'inquiétais sincèrement pour ta lèvre… même si tu risquais de m'envoyer sur les roses une fois de plus. Tant que tu répondais à ma question, je serais heureux.
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Jeu 14 Mar - 20:00

Friday
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tenue +  Ta contrariété, je n’avais été sans la remarquer dans ton regard alors qu’à mon tour j’étais intervenue et que tes ordres j’avais contredit. Sans doute avais-tu été froissé, mais sur l’instant, je l’avais été également. Bien trop pour me tempérer à la croisée de nos iris si expressifs. J’avais espéré néanmoins que tu comprendrais que foncièrement je ne t’en voulais. De ce geste timide te tirant par le bras, j’avais tenté de te l’indiquer. Je doutais cependant que ce soit suffisant. Le cas de ces deux-là me paraissant réglé, il restait le nôtre à présent. Mais par où commencer ? Un froid semblait avoir été jeté. Si je ne le ressentais intérieurement, de ta personne je pensais le percevoir émaner. Comment y remédier alors que je n’osais même plus te regarder ?
Gênée, le contrôle de la situation m’échappait. Face à ton humeur je ne savais pas plus comment me comporter qu’en ayant conscience de toutes les curiosités que notre proximité avait pu attiser. Devrais-je m’excuser ? Je ne savais guère le faire, d’autant que j’avais réellement été contrariée précédemment. Triturant mes doigts ainsi nerveusement, mes neurones s’agitaient sans trouver d’issue. L’attitude à adopter, je l’ignorais. J’appréhendais d’attirer encore davantage l’attention plus que nous l’avions déjà fait. Devions-nous afficher publiquement que nous sortions ensemble ? Rire nerveux qui s’échappait brièvement. Comment le pourrions-nous alors que nous-même, nous ne savions véritablement ce qu’il en était. On essayait. Cela voulait tout et rien dire à la fois. Une relation bien trop bancale pour être revendiquée et pourtant, le fait de déjeuner rien que tous les deux ensemble n’avait rien d’anodin… Peut-être que nous ferions mieux de trouver comparses à rejoindre afin de mieux passer inaperçu ? Mais ceux-ci ne s’interrogeraient-ils sur la raison que nous nous présentions tous les deux pour la première fois ? Jamais nous n’avions partagé un déjeuner ensemble. Jamais nous ne nous étions guère affichés comme étant des amis, plus que des connaissances de fraternité, en-dehors des activités organisées par celle-ci. Alors que mes yeux s’égaraient discrètement sur la salle de restauration en quête de visages suffisamment familiers pour choisir leur table où s’installer, dans ma réflexion, je ne trouvais de véritable solution…

D’autant qu’avant de penser aussi loin que la table où s’asseoir, ne devrions-nous pas commencer par briser la glace toute nouvellement formée ? Nous n’allions pas passer tout le repas à nous éviter. Allions-nous nous séparer ? Manger séparément finalement ? Non, nous avions déjà connu accrochage bien plus virulent que celui-là. Cependant, en ce temps, nous n’étions… Cette période d’essai ne durerait. Bientôt, tu renoncerais, je le savais. Un soupir et… un léger sursaut alors que soudainement je remarquais comme tu t’étais rapproché. Le touché de tes doigts sur ma joue je n’avais anticipé et il me surprenait. Un doux frisson plutôt agréable et déclenchant un discret courant électrique stimulant mes muscles à la commissure de mes lèvres. À ta guise, sans résister, je me retournais comme tu me l’indiquais. D’instinct, mon visage se reculait dans un spasme à la vue de ton index s’approchant. Sur celui-ci presque je louchais. Que faisais-tu ? Ma lèvre tu tâtonnais et je ne bougeais. Mon coeur s’emballait. Dans mes oreilles le brouhaha résonnait. Je me crispais quelque peu à l’idée que ton comportement apparaisse d’autant plus suspect. Mais en même temps… Mes yeux s’étaient relevés sur tes traits si concentrés, si séduisants. Dans ma poitrine, je surprenais cet organe tambourinant à l’envie soudaine de t’embrasser. Tu ne le ferais. Nous ne pouvions pas. Pas ici. Envoûtée autant par ton charme que par cette intention, celle-ci tu interrompais sous prétexte de mon maquillage à préserver. « Ah… » Atterrissant assez difficilement les pieds sur terre, ce fut le seul son que dans l’instant je fus capable de prononcer. Mon maquillage… Tu avais raison… je n’y avais pensé. Aussitôt, mon regard s’abaissait en direction de mon sac dans lequel d’une main je farfouillais en quête d’un certain objet. Recherche promptement interrompue par ta question inattendue. Mon nez je relevais et te regardais. « N-non… je ne l’avais même pas remarqué, » répondis-je dans un souffle hésitant avant de porter les doigts de cette main libre à mes lèvres qu’ils effleuraient dans d’infimes tâtonnements. Si je ne disais l’exacte vérité, tout du moins, je l’avais oublié. « Merci… » prononçais-je un peu timidement mais néanmoins sincèrement, le regard à nouveau baissé. Ton intention m’avait sincèrement touchée.

Mais un mot ne suffisait. Face aux gestes, ne devrais-je pas répondre aussi par le geste ? Par l’avancée de la file notre face à face fut brièvement interrompu derechef. Du self nous nous rapprochions et enfin, une idée germait. Un regain d’assurance elle m’insufflait. « Tu… Tu as vraiment faim ? » Tournant la tête vers toi, je balbutiais néanmoins. L’embarras se fit encore plus grand lorsque mes mots résonnèrent en écho avec tes sous-entendus précédents. Le fard aux joues, je m’empressais de préciser : « Je veux dire, je peux remplir un peu plus mon plateau que d’habitude si tu veux manger un peu plus. » Les rares fois où je déjeunais ici, je ne me servais que toujours modérément au self. De manière encore plus stricte que le régime déjà imposé par l’établissement. Mais toi… Tu étais un garçon, tu avais besoin de manger davantage. Mon regard je détournais pour le reporter en avant, me penchant légèrement pour tenter d’apercevoir les différents plats proposés au menu qui nous seraient prochainement servis. Un nouveau pas en avant puis une allègre volte-face pour te ramener mon intention : « Tu veux que je te prenne de la viande ou un dessert ? » Je n’en mangerais alors pourquoi ne pas te faire en profiter ? À défaut d’être celle qui te confectionnait quelque chose à manger, c’était tout ce que je pouvais t’offrir pour le moment. D’autant plus que ton autre appétit je risquais de laisser en berne un certain temps. Mais ça, je n’avais encore osé te l’avouer. Y parviendrais-je seulement un jour ?


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Tu peux prétendre être assez fort pour l’éviter mais le Crimson saura toujours te trouver.

Evolution de contexte en cours !
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Shark Attack !
Après avoir sué pendant 12 longs mois et fait preuve d'un travail d'équipe admirable, nos p'tits requins s'imposent en tête du classement et remportent la coupe des fraternités, pour la troisième année consécutive. Un trophée, ma foi, bien mérité. Alors, bravo à vous, les Sango ♡

La team animation, la
radio et la TM recrutent
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