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TROUBLE MAKER HAS SOME NEW FOR YOU




 

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Myung Jae Hee
❝ STAFF MEMBER ✯ SATAN SQUAD
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Dim 29 Avr - 19:11



first time

daewon & jaehee

« jae hee ! » ton père te suit au pas mais  tu ne lui adresses même pas un regard, tu te diriges vers ta chambre, beaucoup plus rapidement que lui. les cris de ta mère? tu ne les entends même plus. « jae hee ! je veux juste te parler ! » continue t-il, dans l'espoir que tu lui donnes sa chance. il ne t'a rien fait ton père, aujourd'hui, mais tu le rejettes, comme d'habitude. tu claques la porte, prenant soin de verrouiller derrière toi, sachant pertinemment qu'il rentrera si tu oublies de le faire. « jae, s'il te plaît. » reprend t-il d'un ton plus doux, derrière la porte. « juste toi et moi. » parce qu'il sait très bien que ta mère est ton poison quotidien. « laisse moi! » hurles-tu, alors qu'une larme s'échappe, se frayant un chemin le long de ta joue. « j'veux pas te voir ! laisse moi ! » ces paroles prononcées sur un ton haineux, parce que t'as la haine contre ce monde. t'en as marre. brusquement, tu viens essuyer ta joue humide, joue qui te fait encore souffrir dû à cette violente bagarre dans laquelle tu t'es retrouvé il y a une heure à peine. tu te sens tellement seule, t'as rien à foutre sur cette planète, tu n'y trouveras jamais ta place. tu vivras pour les autres, tu vivras à travers eux et ça ne changera jamais. tes désirs à toi, tes envies, ton bien-être. tout ça n'existe pas et n'existera jamais. tu as fait cette erreur aux yeux des autres, celle de t'écouter, faire ce que bon te semble. tu es jeune oui, tu n'as eu que quatorze ans il y a quelques semaines mais tu voulais le faire pour te sentir bien, c'était ce que tu voulais, toi. tu t'es rasé un côté du crâne, l'envie de te raser totalement les cheveux t'a traversé l'esprit mais tu t'es contenté que d'un seul côté en plus d'avoir coupé dix bons centimètres, ça te plaît déjà plus qu'avant mais ce n'est qu'une excuse pour les autres pour continuer de s'acharner sur toi. oui, tu t'es encore retrouvé au milieu d'une bagarre, ils étaient à cinq sur toi, t'as même pas pu te défendre bien que tu aies essayé... les premières minutes. tes larmes continuent de couler sans que tu aies un quelconque contrôle là-dessus. cette rage, cette peine, ce mal-être explose, te vide de toute force, tellement que tu viens t'asseoir au pied de ton lit. tes sanglots envahissent ton visage, tes yeux, ton cœur aussi, t'en as même parfois du mal à respirer. si seulement c'était ces douleurs aux côtes qui te faisaient pleurer, si seulement c'était ton visage quelque peu amoché, si seulement c'était tout ça mais non, c'est cette place introuvable que tu continues de chercher sur cette terre qui te fait le plus de mal. c'est cette incompréhension, les réponses à ces questions que tu n'auras jamais. tu veux seulement vivre ta vie, mais la vie t'empêche de la vivre comme tu le voudrais.

20h30. plus un bruit dans la maison. tu es assise au rebord de la fenêtre, tes fines jambes recroquevillées sur toi-même, tu les enlaces de tes petits bras. tu ne manges plus depuis des semaines, t'as plus d'appétit, comment tu pourrais avoir envie de te nourrir alors que tu vis sans cesse avec tous ces questionnements ? tous ces doutes ? toutes ces réflexions qui ne font que te tuer à petit feu. ton corps est abîmé par ces bagarres à répétitions, par ces coups qu'on te fout parce qu'on te prend pour un ovni, des marques qui ne s'effaceront sans doute jamais. au loin, tu vois tes parents monter dans la voiture pour partir, ce soir, vous auriez dû passer la nuit chez ta tante. elle vous avait invité pour le week-end mais ton père n'a pas su te sortir de ta chambre, tu veux passer le week-end ici, seule. t'es mieux seule. tu les vois partir, te retrouvant à nouveau dans un calme qui te pousse à réagir. doucement, tu te lèves, te dirigeant vers le miroir de ta commode. tu te regardes. tu regardes ce qu'il reste de toi avec, à la fois du dégoût, et de la pitié mais en ayant toujours cette partie de toi qui ne cherche qu'à exister comme tu le voudrais. tu commences à ressentir ce que les autres ressentent en te voyant, tu ne te comprends pas non plus. pourquoi tu te sens comme ça ? pourquoi quand tu regardes un garçon, tu le désires autant que tu l'envies ? c'est pas normal. t'es pas normale. t'es beaucoup trop jeune pour penser à ça, pourtant, tu ressens du désir. du désir, mêlé à l'envie d'être comme eux. tu n'arrives pas à regarder les garçons comme les autres filles de ton âge. toi aussi, tu veux un petit-copain, mais t'as pas envie qu'il te voit dans cet état, t'as pas envie de lui infliger ça, t'as pas envie de lui faire subir ce que tu vis, tu ne saurais même pas comment lui expliquer tes ressentis, à quel moment tu t'es perdue. tu le sais, tu ne pourras jamais te trouver un copain, pas le temps que tu ne te sois pas trouvé toi. de toute façon, tu ne regardes plus les garçons depuis bien longtemps, sans doute parce que tu as des soucis bien plus importants, et puis aussi, parce que t'es déjà amoureuse, et quoi que tu fasses, tu ne vois plus que lui. tu hoches doucement la tête, comme pour chasser toutes ces pensées quand tu sens ton cœur se resserrer. tu viens ouvrir ton sac, y sortant ta trousse pour attraper tes ciseaux. tu les fixes longuement, plongé dans tes pensées avant de t'asseoir sur ta chaise de bureau, devant ce miroir. tu ne peux quitter ce reflet des yeux, comme si un miracle allait se produire. pendant un temps, tu pensais que tout aurait été plus facile si tu étais née dans le corps d'un garçon, si tu étais un garçon mais ça ne serait même pas le cas. ils t'attirent, t'as besoin d'eux, t'as besoin de lui. rien ne t'aide, t'as aucune réponse. tu te cherches, tu ne fais que ça, mais t'as fini par t'y perdre toi-même. alors tu viens attraper la brosse à cheveux, brosser tes cheveux qui tombent devant tes yeux et t'empêchent de voir ce reflet désastreux. tu les alignes correctement, avant de déposer cette brosse et te saisir de ces ciseaux. tu ne réfléchis pas plus longtemps, tu te mets à couper tes cheveux de devants. avoir une frange n'était pas ce que tu voulais, mais ça sera toujours ça. ça sera des cheveux en moins, une partie de ta soit-disant féminité qui ne sera plus. t'en as rien à foutre de faire ça toi-même, que ça ne soit pas droit, en fait, t'en as rien à foutre de tes cheveux. tu coupes, tu coupes, tes cheveux tombant au sol et lorsque tu termines enfin, tu redresses le visage, te regardant. tu ne sais même pas quoi en penser, tu ne sais même plus quoi penser. ta mère va sans douter hurler, encore une fois, mais t'en as rien à foutre. tu sors de ta chambre, te saisissant du balais afin de tout nettoyer, tout ranger, pendant plusieurs minutes et une fois chose faite. tu ranges tes affaires dans ton sac. tu y ranges ta trousse, fronçant les sourcils en voyant cette petite feuille à l'intérieur. tu ne l'avais pas encore vu, alors, de tes mains presque tremblantes, tu viens l'attraper. tu trembles oui, parce que t'as peur de ce que tu vas y trouver, des mots odieux, sans doute. c'est pas la première fois qu'on te laisse ce genre de mots dans tes affaires. « retourne sur ta planète. » tu plisses les lèvres. tu te sens bizarre. à la fois rassurée, à la fois blessée. rassurée parce que tu t'attendais à pire, blessée parce qu'encore une fois, on te rappelle que tu n'es que l'ombre de toi-même. à cause d'eux. parce que de toute façon, tu ne peux pas être toi-même.

c'est lorsqu'on toque à la porte que tu sors de ce monde cruel qui n'est autre que la réalité, tu relèves le regard, tourné vers la porte de ta chambre. tu n'ouvriras pas. tu ne sais pas qui toque à la porte de votre maison, mais tu sais que tu resteras seule tout le week-end. pourtant, tu déposes toutes tes affaires sur le meuble près de ton lit, sortant finalement de ta chambre pour te diriger vers la porte d'entrée. tu regardes à travers le judas de la porte, et tu vois daewon. dae, c'est de lui dont tu es amoureuse. tes yeux s'écarquillent, ton coeur se met à battre plus rapidement. l'effet de l'amour, pourrait-on dire mais là, tu paniques plus qu'autre chose. t'as pas envie qu'il te voit comme ça. ta joue encore bien rouge, ces bleus et griffes sur tes bras qui sont voyants à cause de ton débardeur, la moitié de ton crâne rasé, et ce visage sans expression ni sourire. ça t’achèverait de voir du dégoût dans ses yeux à lui. il est le seul à être gentil avec toi, le seul avec qui tu peux être toi-même sans craindre mais depuis que tu t'es attaché à lui, tu commences à craindre certaines choses. à craindre qu'il t'abandonne. « j-.. je vais chercher les clés! » c'est un mensonge, les clés sont déjà sur la porte mais ça te laisse quelques minutes pour arranger ta pauvre mine. tu cours jusqu'à ta chambre, y sortant un sweat que tu enfiles aussitôt pour couvrir ton corps. tu viens même attraper une casquette, faisant une boule avec tes cheveux pour les cacher à l'intérieur une fois posée sur ta tête. après ça, tu viens même mettre la capuche de ton sweat par dessus. ça fera l'affaire, avec un peu de chance, ça camouflera ton visage et cette peine qui t'accapare. tu reviens rapidement devant la porte, prenant une profonde inspiration comme si ce geste pouvait te donner de la force, de redonner la force de sourire, et une joie de vivre qui s'est éteinte il y a bien longtemps. pourtant, quand tu ouvres la porte, tu parviens à le faire. à lui sourire. un sourire brisé par tout ça, mais sincère. t'es contente de le voir ici, de le savoir près de toi. tu te sens en sécurité quand il est là. « salut... » tu baisses légèrement la tête, réflexe pour te camoufler, juste le temps de refermer la porte derrière lui. « je suis étonnée de te voir ici.. enfin, je veux dire, il est tard. » sa visite est une grosse surprise. tu ne sais pas s'il y a une raison particulière, mais tu crains que si. tu crains qu'il ait été mis au courant pour ce qu'il s'est passé aujourd'hui à l'école. tu ne veux pas t'expliquer, tu devrais lui dire pas mal de choses dont tu n'es pas fière. tu te diriges vers ta chambre, l'invitant à te suivre. « désolé d'avoir mis du temps à ouvrir... j'étais.. je regardais des trucs sur internet. » tu ranges plus convenablement tes affaires sur ton bureau, profitant d'être dos à lui pour t'essuyer une nouvelle fois la joue alors que tu te tournes à nouveau vers lui, retrouvant ton petit sourire qui symbolise cette force en toi que tu sembles avoir aussi oublié. « ça va toi? »

(c) Miss Pie



If I let go
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Moon Dae Won
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Mar 15 Mai - 19:04



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daewon & jaehee

« qu'est-ce qu'on t'a dit, l'abruti ? » les dents serrées, le poing fermé, tu fixe ce type en face de toi à qui tu viens de donner une droite. il a pas apprécié que tu le frappe et ses amis non plus. leur premier réflexe a été de t'agripper un peu plus pour être certain que tu recommence pas. faut dire que tu n'aime pas vraiment te faire insulté et encore moins frappé. c'est pas la première fois que tu te retrouve à te battre. tu te bats tout le temps, pas une journée ne passe sans que tu exprime ta colère contre la face d'un connard qui t'insulte. la rage te colle au bide tous les jours, tu vis avec, elle fait parti de ton quotidien. « tu veux qu'on s'attaque à ta copine, c'est ça ? » comme un animal qu'on menace, tu te mets à grogner. les mots ne te viennent pas. mais dans ta tête, cet abruti est mort d'une centaine de façon tant tu le déteste. tu gesticules cherchant à te sortir de cette prison. « je te rappelle que si tu me frappe, c'est elle que j'irais cogner. » il approche son visage du tien te défiant ainsi. tu bouillonne d'une rage que tu ne peux exprimer. tu te sens comme un fauve en cage prêt à bondir. tu la sens cette bestialité qui te bouffe les tripes et qui demande qu'une chose : sa libération. malheureusement, tu ne peux rien faire, ses abrutis de potes te tiennent fermement empêchant tout mouvement. le type en face de toi se recule légèrement avant de t'offrir un premier coup dans la mâchoire. tu l'encaisse non sans grogner une nouvelle fois. tu vas t'en prendre plusieurs des coups comme ça, tu vas subir sans rien faire. c'est dur à encaisser pour toi, c'est dur de ne pas répondre et de contenir cette colère qui demande qu'à s'exprimer à travers tes poings. mais tu vas accepter les coups pour elle, pour jaehee. c'est elle dont il parle... elle et toi êtes proches pour la simple et bonne raison que vous êtes tous les deux rejetés par tout le monde. on vous prend tous les deux pour des monstres, elle plus que toi, d'ailleurs. vous en souffrez à deux, tu tente de la protéger de tout ça, de faire ce qu'il faut pour qu'elle évite les coups parce qu'elle ne mérite pas cet acharnement, elle ne mérite pas cette haine qu'elle reçoit. tout le monde pense qu'elle est paumée dans sa tronche mais ont-ils essayés de la comprendre, de s'intéresser à qui elle est... non, personne ne s'y intéresse, ils trouvent le courage de la traité de monstre mais sont les premiers à avoir peur de l'approcher pour mieux la connaître. toi tu la connaît, c'est pour ça que tu prends ces coups pour elle. tu sais qui elle est, tu sais que tous les coups les plus violents valent le coup d'être subit si ça lui garantit la sécurité. pour toi, les coups dans la gueule c'est rien de plus que de la douleur physique qui s'effacera au fil des jours. cette fois, c'est dans le ventre que termine son poing. tu fermes les yeux alors que tu te sens perdre l'équilibre mais les garçons qui te tiennent t'empêche de finir au sol. tu tousses légèrement tandis que tu ressens l'envie de gerber. « t'es prêt à tout pour elle, hein ? tu serais pas un peu amoureux ? » se moque-t-il venant attraper ta mâchoire te forçant à le regarder. malgré ton envie de vomir, un sursaut de rage te traverse le corps et, à nouveau, tu tente de te sortir de leur emprise. il te provoquait, il n'en savait rien. il était à des années lumière de savoir ce que c'était d'être amoureux, tout comme toi, en fait. peut-être que tu l'étais, oui, ça expliquerait pourquoi tu te sens si bien à ses côtés et pourquoi tu t'efforce à vouloir la protéger de tout. mais devant lui, il était hors de question que tu lui dise ça. montrer tes sentiments, c'est offrir à ces types une arme pour te détruire et ça t'en étais sûr. ils s'amusaient déjà de toi en utilisant jaehee... tu préférais prendre milles fois ce qu'il te fait subir que de devoir lui offrir une occasion de pouvoir te faire plus de mal. « va te faire foutre. » lâche-tu pour seule et unique réponse, tu voulais en finir cette fois. tu avais toujours de la haine mais tu voulais juste qu'il arrête tout ça, qu'il te laisse un peu de répit avant la prochaine bagarre. si ton ravisseur l'avait comprit, il n'a pas pour autant lâcher l'affaire si facilement puisqu'il t'offre un joli crochet du gauche. le coup a été si puissant que tu t'es retrouvé au sol pendant quelque longues secondes sans comprendre ce qu'il venait de se passer. la tête qui tourne, le goût de sang dans la bouche, le ventre en bouilli, tu peine à retrouver un semblant de conscience. allongé sur le sol, tu reste là quelques longues secondes pensant à tout ce qu'il vient de se passer. tu leur feras payé ce qu'ils t'ont fait, d'une manière ou d'une autre et ça tu te le promet. tu finis par trouvé le courage de te lever pour rentrer chez toi avant d'aller voir jaehee, il faut que tu sache si elle va bien, si ces abrutis ne lui ont pas fait de mal. s'ils ont tenu parole.

il est tard quand tu viens toquer à sa porte. la nuit est tombée, il fait frais et l'endroit est désert. tu as fais le mur pour venir jusqu'à chez elle. tes parents adoptifs t'ont interdit de sortir. ils ont vu les traces de coups sur ton visage et ton père adoptif a eut la bonne idée de t'enfermer dans ta chambre. une énième dispute à éclater avec lui, rester chez toi est devenu une fois de plus trop étouffant alors, comme toujours, tu as fuis et le seul refuge que tu connais, c'est chez jae. c'est donc timidement que tu frappe à la porte. c'est tard avec un peu de chance, c'est elle qui ouvrira. tu ne tiens pas à te retrouver nez à nez avec sa mère, elle serait bien capable d'appeler ton père... « j-.. je vais chercher les clés! » la voix de jae traverse la porte et tu soupire doucement de soulagement même si c'est de courte durée puisqu'elle prend son temps pour venir t'ouvrir... ça te paraît étrange... peut-être que tu es parano à cause de tout ce que tu as pu t'imaginer toute la journée. et si elle ne t'ouvrait pas ? prit d'un élan de stresse, tu t'approche de la porte prêt à toquer une nouvelle fois mais la porte s'ouvre pour la voir apparaître. elle te sourit mais tu remarque bien que quelque chose ne va pas. « salut... » elle baisse la tête, elle cherche à se camoufler. qu'est-ce qu'elle te cache ? des coups ? est-ce que ces connards sont finalement venu lui donner des coups ? tu fronce les sourcils ne la quittant pas des yeux. si elle fuit ton regard, toi tu ne la lâche pas. « je suis étonnée de te voir ici.. enfin, je veux dire, il est tard. » oui, tu n'avais pas prévu de venir la voir ce soir mais avec tout ce qui s'est passé, tu ne pouvais pas attendre de la revoir pendant les cours pour être certain que tout va bien. il fallait que tu viennes la voir, tu voulais être rassuré. « je venais voir si tout allait bien... » dis-tu, perplexe. sa casquette, son sweat, tout ça cachait quelque chose. tu devenais d'un coup plus inquiet encore. une angoisse soudaine te frappait. qu'est-ce qu'ils lui ont fait ? elle te cachait quelque chose, elle ne voulait pas que tu la vois blessé et ça tu en étais certain. « désolé d'avoir mis du temps à ouvrir... j'étais.. je regardais des trucs sur internet. » peut-être que cette excuse marchait avec sa famille, mais pas avec toi. elle ne savait pas te mentir, elle cherchait à attirer ton attention sur autre chose mais ça ne fonctionnait pas. encore moins après tout ce que tu as vécu aujourd'hui. tout dans son attitude te montre que les types qui t'ont cognés sont venus pour elle. « ça va toi? » vous arrivez dans sa chambre et tu ne prends même pas la peine de lui répondre. tes coups au visage prouve bien que ta journée ne s'est pas passé comme prévu. « qu'est-ce que tu me cache ? » demande-tu sans prendre en compte tout ce qu'elle a pu te dire avant. ses faux sourires ne marchaient pas sur toi. si elle réussissait à faire croire aux autres que tout allait bien, avec toi ça ne fonctionnait pas. tu savais reconnaître ses sourires sincères, tu savais lire ses émotions rien qu'en la regardant dans les yeux. et là, tout dans son attitude montrait qu'elle était tout sauf sincère. « tu sais pas me mentir, jae. si les autres gobent tout ça... » tu indique du doigt sa casquette, son sweat. tu ne parle pas que d'aujourd'hui, tu parles de tous les jours où elle cherche à cacher quelque chose. « bah avec moi ça marche pas. je sais reconnaître tes sourires sincères de tes sourires forcés... » elle le savait bien tout ça et c'est pour ça que s'en était inquiétant. elle te cachait quelque chose par peur de voir ta réaction. « alors qu'est-ce que tu me cache ? » demande-tu une nouvelle fois pour la mettre au pieds du mur. elle n'avait pas le choix, elle ne pouvait pas continuer de faire semblant parce que tu l'avais remarqué bien avant qu'elle ouvre la porte, quelque chose n'allait pas. et ça ne servait à rien de te mentir.

(c) Miss Pie



It’s a cycle of girls and mistakes – Love them for one night – And hate them when morning comes.
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Myung Jae Hee
❝ STAFF MEMBER ✯ SATAN SQUAD
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Sam 19 Mai - 18:34



first time

daewon & jaehee

quand tu reposes les yeux sur lui, tes sourcils se froncent aussitôt. bien trop occupée à cacher tes propres coups, ta mine décomposée, à fuir son regard, tu n'avais même pas remarqué les siens. il s'est battu. ce n'est pas la première fois et certainement pas la dernière mais ton cœur se resserre dans ta poitrine. t'aimes pas le voir dans cet état, ça te brise le cœur, alors oui, tu t'apprêtes à lui demander ce qu'il s'est passé mais daewon reprend trop rapidement la parole, ignorant tes précédentes questions. qu'est-ce que tu lui caches ? la vérité. il sait que tu es souvent la victime, celle qu'on rue de coups parfois même sans raison, il sait tout ça, il est souvent là pour te défendre mais cette fois-ci, tu ne voulais pas le lui dire. c'est idiot, jusqu'à cacher tes cheveux alors qu'il finira bien par le voir... mais tu as tellement été rabaissée aujourd'hui, tu sais que ça te tuerait de voir du dégoût dans ses yeux. pas aujourd'hui, pas maintenant. t'as beau avoir reçu des coups, des insultes et des réflexions horrible, ton cœur ne supporterait pas ça. pas de la part du garçon dont tu es amoureuse. tu restes silencieuse, cachant nerveusement tes mains dans les poches de ton sweat. tu ne sais pas trop quoi faire ni quoi dire, alors que daewon reprend aussitôt la parole. ton petit numéro fonctionne pas sur lui, et tu le savais au fond de toi, mais tu aurais fait n'importe quoi pour ne pas être confrontée à ce que tu crains tant. alors quand il indique ta casquette du doigt, suivi de ton sweat et tout ce qui peut camoufler un peu trop ton corps, tu baisses les yeux vers ton sweat. ça te permet d'éviter son regard et puis... t'en sais rien. tu sais que tu devras lui dire, de toute façon. quand il te repose la question, tes yeux se ferment aussitôt, tu pousses même un léger soupir, trop discret pour être entendu mais tu sais bien que tu ne pourras plus fuir. de toute façon, il aurait fini par le voir. non mais regarde toi, jaehee. c'est ridicule. couverte d'un énorme sweat, une casquette, la capuche de ton sweat par dessus. tu savais que ça n'allait pas fonctionner, mais t'es pas prête à affronter les choses. tu n'as pas envie de lui raconter ce qu'il s'est passé, ces paroles horribles que tu as entendu, ces coups que tu t'es pris, lui montrer à quoi tu ressembles maintenant. tu n'as pas la force, tu veux juste qu'il te prenne dans ses bras, avoir ne serait-ce qu'un geste affectueux, ton premier de la journée et le seul que tu aurais. mais tu sais aussi que c'est ton âme de fille amoureuse qui parle. tu as cruellement besoin de lui, plus que tu ne le devrais. pourtant, et toujours aussi silencieuse, tu retrouves le contrôle de tes jambes. t'approchant doucement de lui, tu te stoppes face à lui, laissant ton regard analyser ses coups et blessures sur le visage. tes sourcils sont toujours froncés d'inquiétude. ta main s'approche timidement de sa joue, mais ne la touche pas. t'as pas envie de lui faire du mal, mais ça te déchire le cœur de le voir comme ça. tu baisses doucement le bras, ta tête suivant le mouvement. te trouver si près de lui ne t'aide en rien, bien au contraire, ça te pousse encore plus dans ses bras. c'est ici que tu trouveras le courage d'affronter ce qu'il t'attend. alors tu t'approches de lui, tu cherches à ce qu'il passe ses bras autour de toi, geste qui pourrait lui montrer que tu nages dans ton sweat trois fois trop grand à cause de cette perte de poids flagrante mais ça n'a pas d'importance. tu te colles plus franchement à lui, tes bras finissent par entourer son cou, tu profites de cet échange qui ne durera pas bien longtemps, tu le sais bien. mais tu profites de ces quelques petites secondes, fermant même les yeux un court instant comme si tu avais besoin de ça pour aspirer encore plus de courage et aussi, pour le réconforter lui. « ils m'ont dit... que j'étais encore plus horrible qu'avant. » des mots lourds à prononcer, lourd à entendre pour une fille aussi jeune, perdue, et fragile que toi. ça t'atteint, ça te fait mal. mal de te sentir aussi bien, mais rapidement détruite par les autres. tes bras quittent doucement son cou pour descendre le long de son buste, ne brisant pas le contact. tu tournes ton visage vers le côté, déposant ton oreille sur son épaule alors qu'une larme s'échappe de ta joue. « que j'suis un monstre. » ces paroles tournant en boucle dans ton esprit ne te quittent pas. de nouvelles larmes s'échappent de tes joues alors que tu décales quelque peu ton visage. « ils m'ont sauté dessus... j'ai même pas eu le temps de m'enfuir. » ce sweat cache ton corps de nouveau saccagé par tout ça. ton coeur se fait de plus en plus lourd, noyé dans toutes cette peine, il commence à se perdre lui aussi. mais daewon est avec toi, et ça change tout. mais pour combien de temps? daewon n'est pas comme les autres, il te ne juge pas, c'est la seule personne avec qui tu peux être toi-même, mais maintenant... tu veux lui plaire. tu cherches à lui plaire, parce que lui il te plaît, c'est instinctif, c'est ce que tu ressens parce que tu l'aimes. tu ne veux pas voir de la pitié dans ses yeux, ni du dégoût. pourtant, tu ne peux pas lui cacher la vérité. alors tu te décolles doucement de lui, reculant de quelques pas. tu fuis son regard, parce que tu veux garder ton courage pour ce qu'il va suivre. tu t’assoie sur le lit derrière toi, toujours face à lui, et après quelques secondes d'hésitation, tu commences par retirer doucement ta capuche. et puis, tu retires finalement ta casquette, laissant tomber tes cheveux d'un côté de ton épaule. instinctivement, tu passes une main dans ces derniers pour les remettre un minimum correctement. même si ta frange ne doit pas être droite, t'es même pas coiffé, mais au moins, il comprendra pourquoi en voyant ce côté rasé. tu ne trouves même pas le courage de le regarder, t'as peur de ce que tu peux y trouver dans ce regard, pourtant, même si le tien se fait hésitant, tu finis par le regarder à nouveau, d'un regard assez craintif et peu sûre de toi. oui... c'est pour ça que tu as passé une très mauvaise journée. encore une fois. comme tous les jours de ta vie.

(c) Miss Pie



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