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Save me - MokHo

Bang Jun Ho
Bang Jun Ho
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Mes petits secrets

Re: Save me - MokHo Save me - MokHo - Page 2 Empty Mer 20 Mai 2020 - 14:26
La lumière l’agresse, la musique retentit sourde et arrogante. Il reste planté là, à détourner ses yeux sur cette vitre. Tout reprend comme si rien n’avait existé. Il fait la moue, grimace presque de douleur de devoir à nouveau affronter cette réalité. Regarde les tous à s’affoler, tellement naïf de ce qu’ils peuvent ressentir. Et finalement, il se sent sain parmi fou. Ceux qui font semblant. Il n’est pas surprit de la voir éteindre. Soulager même, il frotte ses mains entre elles, et écoute juste le sifflement du vent. C’est apaisant, presque effrayant. Il n’a pas envie de retourner à la soirée, encore moins d’affronter ces mensonges. Il est bien ici… peut-être parce qu’elle est là. Douce, et silencieuse. Avant qu’elle n’avoue ce qu’il pense tout bas. Il sent son cœur se serrer, jette un coup d’œil encore à dehors. Devrait-il lui dire qu’il se sent bien ici ? Ou le prendrait-elle pour plus fou qu’il n’est déjà. Il lâche un soupir, presque d’aise avant qu’il ne l’aperçoive ouvrir la porte. Il fronce les sourcils, inquiet… quelques secondes à se demander ce qu’elle fabrique. Mais il la laisse faire, l’observe presque d’une façon malsaine. Elle ose encore… ce que lui aurait aimé faire. Se laisser aller. Ne plus penser et affronter cette tempête. Elle n’est rien face aux cris de leurs cœurs n’est-ce pas ? Pourtant, il s’angoisse presque, de la voir disparaitre sous cette neige. Elle parait si loin soudainement « Mok revient. » lâche-t-il. Machinalement, il sait qu’elle ne devrait pas. Elle prend des risques… Si tu t’éloignes, je ne pourrais plus te voir… et ça lui fait peur tout à coup. Alors qu’il déglutit, plisse davantage les yeux pour la voir. Il fait un pas dehors, tente de la distinguer… effet libérateur sur elle. Peut-être se sentira-t-elle mieux ? Il n’en sait rien. L’observe encore et sent son cœur se gonfler. Et son appel de détresse, il le comprend. Il le capte malgré cette neige qui les englouti. Scène terrible, d’une âme perdue qui voudrait qu’on l’entende… il s’approche, finit par être totalement dehors. Sans réfléchir, il ne pense qu’à aller vers elle. Son cœur bat plus vite, adrénaline d’un risque qu’il prend. Mais lequel ? Celui du temps, ou celui de l’esprit ? Il ne sait plus vraiment. Reste interdit quelques secondes, alors qu’il brave la tempête pour elle. Et tout proche, il tente de croiser son regard. C’est son sourire qu’il voit en premier, ses légers rires qui lui réchauffe le cœur. Alors lui aussi il se met à sourire. La trouvant encore plus perturbée que lui. Irrémédiablement attiré par elle. Il comprend ce qu’elle vit, lui tend à nouveau la main pour l’aider à se relever. Le froid lui engourdit les membres, pourtant il a l’impression que rien ne peut l’atteindre. Ni lui faire faire marche arrière. Puis, lui aussi se met à crier, il l’imite parce qu’il sait que ça l’aidera. Personne ne pourra l’entendre. Et cette souffrance, se transforme en rire. Devient plus léger parce que la nuit les enlace. Elle a raison d’eux. Comme à chaque fois. Il se tourne vers elle, rit encore sans réellement comprendre ce qui lui arrive. Il l’attire à lui, vient lui souffler dans l’oreille pour qu’elle entende « Tu es complètement barge Mok. » et il adore ça. Ça se voit sur son visage. Il ne lui cache même pas. Même si il a froid, même si il tremble, il s’en fout. Ce qu’il veut est ici. Une émotion nouvelle qui l’habite, le soulage presque. Il sait que ce n’est pas la drogue, ni la boisson qui l’aident à se sentir mieux. Peut-être juste cette fille… il la déteste tant, mais à la lueur de la nuit elle se transforme sous ses yeux. Il est dingue. Son esprit déraille, alors qu’il l’entraine avec lui de nouveau dans la cabane. Il aurait pu faire le choix d’aller à la fête. Mais il n’en a plus envie… quand il referme la porte derrière eux, le silence reprend sa place. Troublé encore par ces bourrasques. Est-ce que tu m’en veux ? De t’avoir ramené ? D’être trop égoïste pour te laisser ? Il a mal en réalité. Il veut juste une compagnie. Quelqu’un qui puisse le comprendre, quand plus rien ne va. Il retient un soupir cette fois, mais garde sa main dans la sienne pour venir lui prendre l’autre. Ils les emprisonnent dans ses paumes. Les frotte un peu, avant de souffler dessus. De quoi ont-ils l’air ? De deux ados qui font des bêtises. Ils ne savent plus ce qu’ils font. Ni pourquoi d’ailleurs. Mais il est bien là. Baissant le visage vers elle « Tu te sens libre ? » il veut savoir, sans la juger. Puis il lui dit d’une voix douce « Je n’éprouve plus rien quand tu es là. » une remarque qui pourrait la blesser. Mais au contraire de ça, elle sait mieux que personne. Que c’est ce qu’il cherche. Un pansement, une personne capable de le protéger. De ces pensées malsaines qui l’assaillent. De ces idées qui noircissent sa vie… c’est une confession, qu’il lui fait. Alors qu’il lui sourit, doucement. Où est passé cette haine qu’il ressentait ? Il n’en sait rien. Dans la nuit Mok, est son remède… et il s’éloigne un peu, croise ses bras sur son torse pour se tenir chaud. A la lueur de la lune, il avise juste une table plus loin, une chaise et un tapis où des affaires sont posées dessus. Il se laisse tomber à côté, cale son dos sur l’un d’eux. « J’arrête pour aujourd’hui… » d’être le Junho que tout le monde adore. Celui qui rit et qui aime déconner. Lui veut juste se sentir porter. Des sensations qui l’aident encore à tenir le coup. Ça lui tient presque encore chaud, alors que sa tête tourne. Mais il est bien, trop apaisé pour devenir encore ce qu’il n’est pas.

Wang Mok
Wang Mok
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Re: Save me - MokHo Save me - MokHo - Page 2 Empty Mer 20 Mai 2020 - 14:27

Une parmi un milliard. Pourquoi ça ne pouvait pas être-elle ? Cette fille qu’on remarque, qu’on aime, à sa juste valeur. Etait-elle trop impatiente d’être aimée ? Etait-elle pas assez bien pour être aimée ? Ne donnait-elle pas tout son amour ? Etait-ce son erreur ? Mok s’était demandé ce qui n’allait pas chez elle. Depuis Jun Ho elle ne voulait plus aimer, parce qu’elle ne s’en sentait plus capable, bien trop jeune pour se détruire ainsi. Mais son cœur en avait décidé autrement. Il s’était remis à battre mais ça n’avait rien de salvateur. C’était douloureux, comme chaque inspiration qu’elle prenait. Et ce soir, cette tempête semblait être la pause qu’elle leur accordait. Mok avait tout oublié, les paroles de Jun Ho, la blessure qu’il avait causée, l’absence de Wei et si elle faisait un dernier effort, elle pourrait oublier l’existence de Sunan. Le vent leur hurle d’être libre, les flocons de neige les couvrent et eux … Elle le regarde, l’observe avancer vers elle comme s’il ne pouvait résister à son appel. Elle est barge, et c’est le plus beau des compliments. C’est vrai. Elle est folle. Mais est-ce un mal ? Pas quand il lui sourit comme ça. Elle mentirait si elle disait que ce sourire ne lui avait pas manqué, ce regard qu’il pose sur elle. La tempête ne leur fera pas de mal à eux. Ils sont les élus. Les choisis. Ils sont ceux qui méritent cette rage comme bouclier. Elle se laisse entrainer vers le cabanon, ne pense ni à l’alcool, ni à la drogue. Elle se sent car elle peut enfin être elle-même. Elle a ri de le voir crier, de le voir la rejoindre dans sa folie. Avec qui veux-tu faire ça si je ne suis pas là Jun Ho ? Personne ne pourrait les comprendre. Certains diront qu’ils s’enfoncent ensemble dans leur insanité. D’autres comprendront qu’ils s’aident surtout à se tenir la tête hors de l’eau, mais ils ne comprendront jamais. Que leur attitude désobligeante, blessante, arrogante, n’est que le résultat de leur dualité. De ces sentiments paradoxaux qu’ils ressentent. Ils ont un passé commun, une histoire. Jusqu’à peu Mok s’était toujours dit que le roman de leur histoire d’amour était clos, mais il était peut-être temps d’en écrire un nouveau tome. De les voir évoluer ensemble. Loin l’un de l’autre. Parfois, dans ses nuits les plus silencieuses Mok se demande si elle pourrait retomber amoureuse de lui. Evidemment. Mais rien n’était pareil. Elle ne pourrait pas l’aimer comme elle l’avait aimé. Elle ne pourrait pas. Et ce n’était pas seulement parce qu’il avait brisé son cœur, mais parce qu’ils avaient changé l’un et l’autre. Ils étaient devenus différent et si elle l’aimait elle savait qu’elle le perdrait. Elle ne voulait pas lui donner de pouvoir si elle, mais elle devait bien admettre que sans lui, elle se noierait. Personne ne pourrait la comprendre, ni saisir la complexité de son esprit. Lui si. Prendrait-elle le risque de le perdre pour quelques sentiments ? Non, évidemment. Il était Jun Ho et c’était déjà la plus belle des places qu’elle pouvait lui accorder dans sa vie, parce qu’elle l’acceptait comme il était. Dans son entièreté. Sans jugement. A l’abris entre les murs de ce cabanon sommaire elle relève son regard vers lui avec un sourire qu’il pourrait comprendre. Elle acquiesce. Oui elle se sentait libre de ces faux semblants. Crier au vent lui avait du bien. Scène déchirante qu’elle avait su saupoudrer d’un peu de poésie. Une magie qui n’était qu’à Mok. Elle souffle d’aise et ressent ses mots comme une confession tendre. Son visage semble s’apaiser et elle murmure « ça fait du bien … » de ne plus rien ressentir. Comme on retirerait l’écharde de notre cœur, la douleur disparait soudainement, comme un répit qu’on leur accorde. Elle soupire d’aise mais commence à avoir froid. Elle fait le tour du cabanon alors que Jun Ho se laisse tomber au sol, épuisé de leur comédie. Certains jours c’est plus facile que d’autre. Ce soir c’était épuisant. Elle fouillant à quelques endroits si elle pouvait leur trouver de quoi se réchauffer, mais rien qui pourrait les aider. Elle pose son regard sur son visage, ses traits fins, cette mâchoire cassée qu’elle a toujours adoré embrasser. Elle frôle d’ailleurs sa bouche du bout de ses doigts. Oui, elle aimait cette sensation. Elle détourne le regard, sait que c’est trop tard, mais le Jun Ho de ses nuits, elle ne peut plus le laisser partir. C’était beaucoup trop compliqué pour elle de devoir faire face à ce vide seul. Il avait débarqué sans crier gare, comme chaque fois, et il reprit sa place dans sa vie. Elle pouvait bien le détester la journée, il n’en restait pas moins qu’il était l’être humain le plus à même de saisir sa détresse. Comme une main tendue qu’elle avait saisie pour traverser la tempête de leur vie, sans fin et sans répit. Elle se résigne, doit bien se rendre à l’évidence que ce cabanon ne pourra que les abriter de la tempête. Ces fous qui préférait un endroit isolé et froid à une salle remplie de monde et chaude. Elle vient se glisser à ses côtés et sans un mot, vient déposer sa tête sur son épaule. Elle déglutit et attrape sa main. Elle devait faire encore un petit effort pour oublier Sunan, mais sa poitrine lui fit mal soudainement, comme au souvenir de leur passé, redevenant la Mok qu’il avait connu. Elle devrait peut-être retourner dehors pour hurler, effacer ces souvenirs douloureux. Mais ils faisaient parties d’elle. Elle ne pouvait les supprimer ainsi. Elle vient nouer ses doigts à ceux de Jun Ho et serre délicatement. Elle inspire son parfum discrètement, sans faire d’effort, n’ayant qu’à inspirer. Son pantalon est trempé, elle tremble de froid, mais le froid brûlant qui ronge la peau de ses cuisses ne la dérange pas. Elle peut sentir sa peau piquer, rougir, la brûler, tout ce qu’elle veut réellement c’est garder cette main dans la sienne. « Je sais que tu as menti à l’hôpital. » murmure-t-elle tout bas. Elle lui rappelle un passé lointain, s’accorde le droit de parler d’eux, de leur amour (si on pouvait oser appeler ça ainsi), de leur relation. Elle ne l’avait compris que récemment, que bien après avoir souffert, pourtant … Ne te donnes pas trop d’importance, tu n’es personne pour moi. Parce que jusqu’à son accident elle n’aurait jamais pu le comprendre, il fallait le ressentir ce vide pour le comprendre. Jamais elle n’aurait pu comprendre ce qui se passait dans sa tête, cette sensation brûlante dans la gorge, cette envie d’hurler ce qu’on ressent mais ne pouvoir que le garder pour soi … frustration, dégoût, colère … elle dépose son menton sur l’épaule de Jun Ho et souffle « Maintenant je sais … t’es plus tout seul. » des mots douloureux, lourd de sens qu’il saura comprendre. Ta peine je la comprends, je la partage. Et pas seulement pour un amour déchu et impossible. Mais pour tout le reste, le pire, les faux semblant … la douleur lancinante qui vous retourne le ventre. Et même si elle n’en valait pas la peine, même si elle ne serait jamais à la hauteur, Mok avait ce que les autres n’avaient pas, ce que même Sunan n’avait pas la douleur de Jun Ho. 
Bang Jun Ho
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Re: Save me - MokHo Save me - MokHo - Page 2 Empty Mer 20 Mai 2020 - 14:27
Elle s’installer à ses côtés, comme si ils avaient toujours fait ça. Tout comme le fait qu’elle redevienne proche de lui. Et il expire plus fort, laisse sa nervosité retomber. Il n’a plus envie de rien. Ni de mentir, ni se battre. Il ne se sent pas mal à l’aise avec elle. Au contraire, tout devient plus facile. Il n’a pas à avoir honte de ce qu’il est. Comme avant. Pas comme durant ces nuits qu’ils partagent. Mais plus comme les ados qu’ils étaient. Ça avait toujours été simple avec elle. Parce qu’elle le comprenait, même ce qu’il n’osait pas avouer. Mais jamais elle ne l’avait laissé… elle avait tout supporté pour lui. Au fond, c’était peut-être lui qui ne la méritait pas. Il se mordille la joue, laisse une pensée le traverser, une culpabilité le ronger. Le temps d’un instant, d’une brève émotion qui le transperce. Et tandis qu’elle lui parle de ce jour. Celui qui avait tout changé… il sent son cœur se serrer. Elle a raison. Il avait menti. Il s’en rendait compte et le savait déjà. Mais jamais il n’y pensait. Ce qui lui importait c’était aujourd’hui. Le reste ça ne comptait pas. Il se souvient encore des mots qu’il avait eus. La laissant poser son menton sur son épaule, il baisse la tête. Observe ses mains sans rien dire. Il est silencieux, parce qu’il ne sait pas ce qu’il pense vraiment. « Je suis désolé… d’avoir menti. » c’est surement la première fois qu’il lui disait. Après ce jour ils ne s’étaient plus parler. Comme si leur histoire n’avait pas exister. Il lui en avait voulu, de l’avoir laisser... « En vérité, tu étais importante. Je crois… » Et il se redresse, l’obligeant à relever la tête vers lui. Il la regarde, lui sourit presque tendrement. « Je savais que tu m’aimais… alors je pensais que tu allais rester. » J’ai été égoïste, ça me rassurait de te savoir avec moi Mok. Je tenais à toi… mais pas de cette façon que tu le voulais. Pardonne-moi… de t’avoir brisé le cœur. Il était précieux en plus. Ce petit bout de femme qu’elle était méritait mieux. Et ça le ronge un peu, au fil des nuits qu’ils partagent. Il sait à quel point elle est détruite. S’ils étaient restés ensembles, aurait-elle autant souffert ? Il baisse à nouveau la tête, se triture l’esprit en repensant à tout ça. Jamais il n’en parlait, parce-que tout le monde s’en fichait. Sa propre sœur n’était pas intéressée par ses histoires. Quant à ses amis, il leur mentait. Parce-que c’était tabou. Mais ce soir il s’en sent le droit d’en discuter. Librement, l’alcool aidant peut-être, ou sa simple présence. Elle ne le jugera pas… parce-que Mok le comprend. « Tu m’as abandonné… » Et ça lui déchire encore le cœur. Lorsqu’il la regarde, il a les yeux brillants. Plus qu’il ne faudrait, parce que c’est cruel de vérité. Junho ne réfléchis pas, il parle juste et dit ce qu’il a sur le cœur. Avec elle c’est plus facile. Il n’a pas à se sentir honteux. Et c’est ce qu’il ressentait… cet abandon. « Tu m’as laissé un vide immense… juste là… » N’avait-elle pas comprit qu’il pouvait s’accrocher à elle. Il avait l’air heureux, d’un garçon normal à l’époque. Mais en vérité, il avait besoin d’elle. De son soutient, même silencieux. Le simple fait qu’elle comprenne ses caprices. Ces journées entières à l’entendre se plaindre de sa sœur. Mais elle restait toujours et ça le rassurer. Parfois quand il ne dormait pas il pensait à elle. En se disant qu’elle était là… et ça lui suffisait à se sentir bien. En lui disant ces mots, il pose sa main sur son torse, en dessous de son manteau. Il ne veut pas avoir l’air d’un type dérangé. Mais depuis elle, il est incapable d’avoir une autre relation. Les filles ne le comprennent pas. Les garçons ils ne s’y intéressent pas. Alors il survit juste. Sans réellement apprécier ce qu’il fait. « J’étais égoïste… j’aurais dût t’aimer Mok… » Et elle peut le voir dans ses yeux, qu’il pose ce regard sur elle. Celui qui lui dit Désolé… « Depuis toi… je ne fais confiance à personne. » il parle des femmes. De celles qui pourraient l’aimer. Il a peur... peur qu’elles découvrent ce qu’il est. Et ça lui fait mal, dans ces moments-là il regrette de ne pas être normal. De ne pas être capable d’aimer les autres. Puis d’un geste fin, il essuie des traces de neige fondu sur sa peau « Wei ne sait pas à côté de quoi il … » et c’est un compliment. Pour la première fois il ose parler comme le ferait un ami. Il espère que ses paroles ne sont pas déplacées. Qu’elle verra qu’il n’est pas si en colère contre elle… cette nuit, il veut juste être Junho. 

Wang Mok
Wang Mok
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Re: Save me - MokHo Save me - MokHo - Page 2 Empty Mer 20 Mai 2020 - 14:28

Elle se perd dans leur souvenir. La seule chose qu’elle s’autoriserait à faire ce soir. Ils n’en avaient pas que des mauvais. Leur histoire a été douloureuse, difficile. La mort semblait plus douce que de faire face à la vérité. Elle se souvenait encore de leur rire, et de leur complicité. Il ne l’avait jamais aimé comme elle l’avait espéré, mais il l’avait aimé, à sa façon, la seule qu’il pouvait lui offrir. Elle avait été plus importante que les autres mais … après tant de mois ensemble, ça n’avait pas suffi. Aurait-elle dû patienter ? En parler avec lui ? A cette époque elle n’avait pas conscience de ce que tout cela impliquait. Il aimait sa sœur. Et Mok n’y voyait là qu’une seule chose : il aimait une autre femme. Elle n’avait jamais réellement su s’offusquer de cette obsession qu’il avait pour sa sœur. Elle ne la pensait que déroutante, pesante, au début, elle ne la trouvait qu’encombrante, envahissante mais jamais … son esprit de gosse n’y avait vu le mal. Les années avaient passés puis elle avait compris. Jun Ho ne pourrait jamais l’aimer car il aimait sa sœur. Sa sœur. Mok avait ouvert les yeux, une nuit où le sommeil la fuyait, puis avait compris. Elle avait compris comme si c’était d’une évidence déchirante. Il aimait Sunan comme on aime une femme qu’on veut épouser et à qui on veut faire des enfants. S’était-il sentie dépassée ? Peut-être un peu, mais jamais parce qu’il s’agissait de sa sœur, seulement parce qu’elle comprenait qu’elle n’aurait jamais le cœur du garçon et que son amour pour cette dite personne ne pourrait jamais être assouvie alors il resterait. Pour toujours. On pouvait oublier un premier amour, refaire sa vie, se forcer à l’oublier. Comme oublier sa propre sœur ? Comment ne plus l’aimer ? Alors quand Mok l’avait compris elle s’était promis de ne pleurer qu’une seule et unique dernière fois pour Jun Ho avant de tourner la page. L’avait-elle déjà considéré comme un monstre ? Non, évidemment que non. Comme un taré ? Ou un homme avec des problèmes mentaux ? Non plus. A vrai dire qu’elle était désolée pour lui, l’amour ne se contrôle pas, on le subit, parfois c’est doux, parfois c’est douloureux. C’était aussi délicieux que déchirant. Elle ne pouvait pas le juger pour ce qu’il ne pouvait contrôler. Que ferait-elle sinon ? Elle l’enfoncerait plus encore dans sa culpabilité. S’il le voulait vraiment, il arrêterait de l’aimer, mais on ne peut pas vouloir une telle chose. Il pourrait vouloir l’aimer « sainement », « normalement », mais que représente réellement ces notions ? Qui décide de ce qui est sain et normal ? Il l’aime, que fait-il de mal ? Rien, il souffre parce que personne ne pourrait comprendre. T’aime-t-elle ? Parfois elle se surprend à espérer que oui, pour que Jun Ho souffre moins. Ce vide dans sa poitrine, il pourrait le combler avec Sunan. Ils pourraient partir loin. Changer de vie. S’aimer sans être frère et sœur. S’aimer réellement. Que pouvait-elle fuir elle ? Son passé ? Des fantômes ? Elle avait perdu ses parents, elle avait tué ses parents. Ce vide ferait désormais partie d’elle pour le reste de sa vie. Cette culpabilité l’étouffait à chaque instant et jamais elle ne pourrait s’en défaire. Lui avait une chance d’être heureux, quelque part. puis une autre part d’elle espérait que Sunan lui apprenne simplement à l’aimer comme un frère le ferait. Comment Mok aurait-elle réagit si Neo ou leur frère ainé l’aimait ainsi ? L’idée la déboussolait, elle pouvait comprendre que Sunan mette de la distance mais … elle était triste pour le garçon à ses côtés. Il n’avait rien demandé et souffrait malgré lui … Elle l’écoute, sourit tristement à ces mots. Ça lui fait mal de voir que leur relation était si bancale malgré leur volonté d’être ensemble, car elle le sauvait, elle sauvait une part de lui et lui … elle était amoureuse, il lui suffisait que d’un sourire pour la combler. Ses mots sont douloureux. Tout un passé qui les avait détruits. Elle n’aurait voulu qu’une seule chose. Qu’il l’aime pour elle. Mais elle n’était pas assez bien. Pas assez elle. Elle n’était jamais assez … l’autre. Elle n’avait que 20 ans, un homme finirait par l’aimer pour elle, par remarquer ce qui était remarquable chez elle, et aimer ce qui était aimable chez elle. Mais la jeune femme avait donné ce qu’elle pouvait offrir déjà trop de fois. Elle ne croyait plus en l’amour. Elle pouvait aimer, Wei en était la preuve, mais jamais elle ne pensait mériter qu’un homme l’aime en retour, et dans leur jeu Jun Ho lui avait fait comprendre. Ce n’était qu’une provocation, mais il y avait tant de vérité dans ses propos que Mok avait fini par y croire, de tout son cœur. Tant de preuves lui prouvaient … Elle sent l’émotion la gagner. Elle n’avait pourtant pas pleuré depuis la mort de ses parents. Elle affiche un sourire triste qui cache à quel point elle est déboussolée et hausse les épaules. Il ne rate rien, aurait-elle envie de dire mais elle ne cherchait pas à ce qu’il la console ou lui dise qu’elle se trompait. Elle ne le croirait pas de toute façon. Elle reste silencieuse quelques secondes, détourne les yeux pour cacher son émotion et souffle « Je me suis souvent demandé ce qu’on serait devenu si j’étais restée avec toi … » une confession qu’ils partageaient surement. Elle reste ainsi, blottie contre lui de longues secondes et murmure « Tu sais … je t’ai aimé encore tellement longtemps après notre rupture … » sa voix se casse légèrement et elle préfère mettre ça sur le compte qu’elle grelotte de froid. « Je me disputais avec mes parents dans la voiture à ton sujet quand on a eu l’accident. » elle ne l’avait jamais dit à personne. Pourquoi l’aurait-elle fait ? Ca n’aurait rien changé à leur vie. Peut-être que dans le fond Jun Ho était le seul qui méritait de savoir. Elle ne l’accusait de rien. C’était une dispute stupide. Sa mère ne comprenait pas l’attitude de sa fille, de la voir aussi insolente et rebelle, et Mok ne supportait pas qu’elle puisse ne pas la laisser respirer, qu’elle s’inquiète autant alors que tout ce qu’elle voulait c’était oublier son cœur brisé, le fait que l’homme qu’elle aimait avait tenté de mettre fin à ses jours en partie à cause d’elle. Et même si c’était pour Sunan, cela ne changeait rien. Jun Ho avait été si mal qu’il avait préféré mourir. Comment pouvait-elle se le pardonner ? Elle entend la voix de sa mère hurler mais oublie le bon sang Mok ça fait des mois ! Ça ne peut plus durer ! Mok détestait ça, qu’on lui dise de tourner la page sur Jun Ho. Jamais ! avait-elle hurler comme la dernière provocation qu’elle aurait pu lancer à ses parents. Puis les crissements de pneus et l’impact de la voiture. Le noir. Puis l’enfer. Elle ferme les yeux et ses petits doigts se crispent sur la main géante de Jun Ho comme si elle s’accrochait pour ne pas sombrer dans ses souvenirs … Ce cauchemar qu’elle revivait chaque fois qu’elle fermait les yeux. Elle renifle et préfère se concentrer sur lui. « Je suis désolée de t’avoir abandonné … J’avais besoin que tu m’aimes … » murmure-t-elle. Lequel des deux a réellement été le plus égoïste ? Lui d’avoir besoin qu’elle soit son rempart, elle d’avoir trop besoin de son amour ? Elle tourne son visage vers le sien et caresse sa joue sans réellement sentir quoique ce soit sous la pulpe de ses doigts. « Ce n’est pas ta faute Jun Ho … si tu es amoureux de Sunan. » La jeune fille lui soufflait ses mots comme un besoin de mettre à nue la vérité, au moins entre eux, personne pour les juger. Surtout pas elle. Elle le regarde tristement, parce qu’elle souffre pour lui ce soir. Et Mok espérait qu’il comprenne, au travers de ses mots, qu’elle lui pardonnait, pour tout. Pour eux. Elle ne lui en voulait pas. Comment le pourrait-elle alors qu’elle l’avait aimé comme personne ? 
Bang Jun Ho
Bang Jun Ho
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Re: Save me - MokHo Save me - MokHo - Page 2 Empty Mer 20 Mai 2020 - 14:28
Aurait-il finit par l’aimer… il ne sait pas, il n’a jamais eu la réponse à cette question. Tout ce qu’il voulait c’était pouvoir taire cette chose en lui. Qu’on lui pardonne de ne pas être comme les autres. Il s’était senti seul, terriblement abandonné. Il n’avait pas tout comprit à l’époque, encore aujourd’hui il s’entêtait à penser à des choses « normales ». Mais il était épuisé, à toujours se forcer, à toujours devoir être quelqu’un d’autre. Pourquoi freiner cette sensation si particulière ? Ces sentiments qu’il garde pour lui. Il ne veut pas mettre un mot dessus, encore moins le dire à voix haute. Alors il s’imagine avec Mok, quelques années plus tard, peut-être aujourd’hui. Auraient-ils été heureux ? Il n’en sait rien. L’histoire ne se récrit pas n’est-ce pas. C’est comme ça… il ne pourra rien y changer. Elle est partie, il a subit et ils se sont éloignés. Et face à ses mots, il frémit… se sent fragile tout à coup. Une dispute, à son sujet… pendant ce drame. Pourquoi se sent-il coupable ? Il déglutit, sent les larmes lui montrer aux yeux avant de détourner le visage. Mok, ne me dit pas ça… ça me rend triste. Parce-que s’il avait su l’aimer comme il le fallait, ses parents aussi l’auraient surement apprécié. Ils ne se seraient pas disputer… et elle n’aurait pas ces derniers souvenirs d’eux. « Je suis désolé. » souffle-t-il bêtement. Il aimerait la prendre dans ses bras. Là maintenant… mais l’idée lui passe rapidement. Alors qu’il frissonne, de froid cette fois. Sa lèvre tremble un peu tandis qu’un silence s’immisce entre eux. Douloureux, presque pesant pour une fois. Et il n’aime pas vraiment ça, car il entend ses pensées. Ces tristesses qui la tourmentent. Elle est si fragile… totalement détruite… comment fait-elle pour respirer encore ? Il ne lui en veut pas. D’avoir trop espérer de lui. D’avoir attendu qu’il la voit… Mais je te voyais Mok… et encore plus ce soir, si elle savait… Il n’osera pas le lui dire, alors qu’elle pose sa main sur sa joue. Et ces mots… qui le brisent tout à coup. Frayeur dans ses yeux. Il se sent affaibli… il a moins de force à résister. A devoir s’empêcher d’être lui. Il ne peut plus pas la détester dans ces nuits-là. Mok est sa seule alliée. Il se sent subitement enchainé à elle. Comme si quelque chose d’innommable les liait. Ici ce soir, et à jamais… ce secret qu’il n’ose avouer. Elle le prononce à voix haute, rend les choses plus vraies. Et c’est tout son corps qui tremble désormais, alors qu’un spasme le prend. Il baisse les yeux, honteux... Je suis désolé… d’être un monstre. Il décevra tout le monde. Tous ces gens qui attendaient de lui qui se soigne. Qu’il redevienne normal. Il ne peut pas… parce-que Junho en aime une autre. Parce qu’il aime Sunan… et il grimace, de douleur presque, il souffre de ressentir ça. Pourtant il ne se sent pas jugé. Mok a un regard doux, presque désolé pour lui. Surement parce qu’elle sait… qu’il n’a pas choisi. Il n’a pas besoin de lui demander comment elle la deviner. Si elle trouve ça horrible ou non. Il sait déjà… qu’elle l’a compris depuis longtemps. Même avant lui et il sait qu’elle ne dira rien… Et ça le traumatise presque de penser ça. D’entendre ses mots qui résonnent dans sa tête. Alors il se met à rire, d’un air presque désabusé. « Je suis tordu. » il relève les yeux vers elle. Désolé surement, d’être ce qu’il est. Mais il n’a pas la force de lutter et de se détester. Pas ce soir… parce-que dans ses yeux, il n’a pas l’impression de fauter. Il continue à la regarder, la fixe un peu avant de lui demander « Je ne te dégoute pas ? » Parce qu’il a peur qu’un jour ça puisse arriver. Il a peur de voir une lueur qui la ferait fuir. Mais Mok est différente n’est-ce pas ? Elle l’a toujours été… d’une main tendre mais glacée, il caresse son visage. Se souvient encore des moments qu’ils avaient partagés. Quelques fois il lui été arrivé d’y croire… à eux… mais trop souvent il repensait à Sunan. Et ça gâchait tout. Dans son esprit torturé. D’ordinaire, il prenait la fuite. N’assumait rien. Pourtant cette nuit, il se sent presque libérer d’un poids… « Embrasse-moi » un murmure, presque inaudible, avant qu’il ne s’approche de ses lèvres. Mok, s’il te plait… prouve-moi que je ne suis pas un monstre.

Wang Mok
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Re: Save me - MokHo Save me - MokHo - Page 2 Empty Mer 20 Mai 2020 - 14:29

Elle aurait dû s’offusquer, pas vrai ? Le trouver bizarre, mais ça serait mentir que de dire qu’elle lui en voulait. Qu’elle était dégoûtée de lui. Avant même cet accident, avant de faire taire ses émotions et ses sentiments, elle savait. Elle savait pour lui. Et la seule douleur qui lui avait causé cette constatation était le fait qu’il ne l’aimerait jamais. Voilà tout. Le cœur amoureux d’une jeune femme qui n’était pas celle qu’il fallait. C’était tout ceux à quoi se résumait sa douleur incommensurable. Mais jamais, elle n’avait trouvé ça … malsain, sale. Elle aurait dû, c’est qu’on attendait d’elle dans ce genre de condition, mais il aimait simplement quelqu’un. Pourquoi tant de haine pour l’amour ? Il l’aimait … et se détruisait assez de l’aimer. Que devrait-il faire ? Se faire interner comme on internait les gays, encore aujourd’hui ? L’amour, les liens, personne ne pouvait se guérir de ça. On ne guérit pas de l’amour, on guérit d’une maladie, pas de l’amour. Elle souffre pour lui et ce soir, décide de s’oublier. Elle ne veut pas plus penser à elle. Son mal être, ce chagrin qui la broie il ne pourra rien y faire. Peut-être qu’elle, elle pourrait lui offrir une oreille attentive, celle d’une amie. Le sont-ils vraiment ? Pas vraiment, ils sont autre chose, quelques choses de plus particulier, à leur image, innommable. Elle affiche un air désolé en croisant son regard. Je suis tordu. « Tu es détruit … » elle corrige, pleine de conviction. Il se détruit parce qu’il était ce qu’il était. Quelle atrocité. Elle secoue la tête et se rapproche de lui un peu plus. Le froid commence à être dérangeant, mais elle n’y fait pas attention, pas quand Jun Ho s’ouvre à elle ainsi et qu’elle peut voir sa souffrance. Elle penche la tête sur le côté. J’ai mis du temps à ne plus en souffrir, puis l’accident est arrivé. La vie est courte pour qu’on puisse réellement courir après un passé qui ne reviendra plus. Peut-être que j’aurais dû venir te trouver Jun Ho. Mais qu’est-ce que cela aurait changé ? Tu m’aurais vu te dire je t’aime, et après ? Je t’ai abandonné. Tu n’aurais rien écouté mais peut-être que j’aurais pu tourner la page sur toi ? Mais la jeune femme réalise que ce n’est pas ce qu’elle voulait, parce qu’à présent qu’il souffrait devant elle, elle ne pourrait plus l’abandonner. Je partirais plus tu sais. Elle avait envie de lui promettre ce soir mais se ravisa. Elle se le promettait à elle, c’était déjà suffisant. N’est-ce pas ? Elle grimace de douleur, voir ses larmes lui monter aux yeux. Dieu, Jun Ho … Il souffre tellement, pauvre enfant … embrasse-moi. Il faut l’admettre, la jeune femme ne s’y attendait pas. Mais elle comprend, comprend qu’il a besoin d’être rassuré. Elle grimace, pas de dégoût, mais parce qu’elle comprend la force de ce besoin qu’il ressent. Embrasse-moi. Ses mots résonnent dans sa tête. Oh Jun Ho … as-tu conscience de ce que tu me demandes … ? De la souffrance que tu m’infliges. Tu me vois, pas vrai ? Pourtant … elle attrape son visage, embrasse le coin de ses yeux pour recueillir ses larmes et déglutit doucement avant de venir l’embrasser. Elle pose chastement ses lèvres sur les siennes et réalise alors qu’elle s’était mise à pleurer, dans un silence religieux. Ses larmes roulent sur ses joues, pour la première fois depuis un long moment si on oubliait sa dispute avec Young Min qui l’avait poussé à bout. Ses larmes de rages n’avaient rien à voir avec les larmes qu’elle laissait rouler à cet instant. Elle se rapproche de lui et l’embrasse avec un peu plus d’envie. Elle voulait le rassurer, lui prouver … Sa bouche est délicate, et Mok se souvient alors avec force de ce qu’elle éprouvait pour lui et dans un éclat que Jun Ho ne pourrait entendre, son cœur bondit dans sa poitrine. Comme une vieille mécanique dont les rouages sont coincés. Elle a mal mais ce baiser la réchauffe, et comble ce vide (une infime partie) d’une chaleur qu’elle pensait ne plus jamais ressentir. Elle a mal mais cette douleur lui rappelle qu’elle est en vie. Qu’elle peut s’accrocher, rien qu’un peu. Elle gémit contre sa bouche « Jun Ho … tu n’me dégoûtes pas, jamais. » jamais. Ne le vois-tu pas ? Elle vient coller son front au sien. Caresse sa joue tendrement. Ca va aller, je te le promet. Elle aimerait pouvoir lui souffler à voix haute mais se contente de le penser. De lui crier avec le ventre. Dès l’instant où ses lèvres ont quitté les siennes, ce vide en elle s’est évaporé. Aussi soudainement qu’il s’était rempli. Son cœur s’est brusquement stoppé. Et elle a retrouvé ses sentiments annihiler. Un coin rassurant dans son esprit mais …  Jun Ho. Elle lève un regard perdu vers lui. Elle se raccroche à lui. Tu ne me dégoûtes pas. Mais elle n’aurait pas cru que ça puisse autant la chambouler. Elle caresse la bouche chaude du garçon de son pouce et murmure « Dis-moi que je vaux le coup Jun Ho … » gémit-elle les larmes aux yeux. Rassure-moi, mens-moi, fais ce que tu veux, mais fait moi croire que je vaux le coup. 
Bang Jun Ho
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Re: Save me - MokHo Save me - MokHo - Page 2 Empty Mer 20 Mai 2020 - 14:29
Il a conscience de ce qu’il lui demande. Cette supplique interdite, presque délicate. Il ne veut pas la brusquer, ni la forcer. Il veut se rassurer… se dire que quelque part il n’est pas si terrifiant. Est-ce qu’un jour il saura être différent ? Est-ce qu’il pourra être u garçon comme les autres. Il déglutit, apeuré, regretterait presque d’avoir osé lui demander. Puis dans un geste fin, elle le soulage, le fait douter quelques secondes avant que ses lèvres ne trouvent les siennes. Doucement, chastement… il ferme les yeux, sent sa bouche tendre et ce goût fruité qu’il avait presque oublier. C’est agréable, plus qu’il ne le pensait. Comme un souvenir qu’on savoure. Emporté, par cette tendresse nouvelle, il répond un peu plus à son baiser. Lâche un soupir léger entre ses lèvres… Ses pensées s’égarent, s’évaporent peu à peu. Vidé de toutes ses craintes et levé de tous ses doutes. Surtout lorsqu’elle se détache de lui. En croisant son regard, il se sent à part. Quelqu’un d’unique à ses yeux… et il a envie de croire à ses mots. A ce qu’elle lui dit de cette façon si particulière. Il sent son cœur se serrer, retient un nouveau soupir entre ses dents. Il aimerait tant que tout redevienne plus facile. Mais est-ce que ça l’a déjà été pour lui. Même l’innocence de l’enfance, il ne s’en souvient plus. Déjà trop accaparé par sa sœur. Et d’aussi loin qu’il se rappelle, rien n’était simple. Rien n’était doux… il souffre de cette absence de naïveté. Il se recule juste un peu, croise son regard tandis que sa main s’accroche au tissu de son manteau. Il a froid soudainement. Vidé de toute force, de toute agonie qui le consume encore. Il n’est finalement plus rien, qu’une ombre dans la nuit. Plus personne ne peut le voir désormais, si ce n’est-elle. Tout comme il la voit… à la fois si loin, et pourtant si près. Il retient son souffle, se perd dans cette émotion qui le harcèle. Une terrible envie de la rassurer… mais il n’est pas bon pour ces choses-là. Alors il se contente d’une vérité qui le frappe en plein visage « Tu l’as toujours valut… » Ne le sais-tu pas Mok ? Si j’ai osé aller vers toi c’est parce-que tu étais différente. Tu n’étais pas comme les autres… et il aimait ça. Tellement, qu’il n’avait pas à douter de lui. Il se sentait meilleur avec elle. Il baisse son regard sur ses lèvres humides et entrouvertes. « Avec toi… ça vaut le coup… » Et son souffle meurt contre sa bouche, celle qu’il vient embrasser à nouveau. Dans un échange plus doux encore. Plus tendre, alors qu’il réalise à quel point ça en valait la peine. Mok avait su susciter son intérêt. Elle lui avait fait croire qu’une vie normale était possible. Et il a essayé… de tout de son cœur parfois, mais la réalité le rattrapait. Il s’est juste contenté d’espérer, de se rassurer. Il avait confiance en elle, assez pour croire que jamais elle ne le laisserait. Il parcourt ses lèvres, approfondie leur baiser en venant enlacer leurs langues. Il en perd le souffle, n’écoute que le bruit des froissements de leurs vêtements. D’une main plus curieuse, il s’immisce sous son haut, s’en voudrait presque d’avoir les doigts glacés. Sa peau est chaude contrairement à sa paume, et ce simple contact l’électrise alors qu’il se rapproche d’elle. Il a l’envie soudaine, d’être avec elle. Et il se torture l’esprit, quelques secondes… il ne doit pas, pourtant sa main s’accroche au pan de son manteau. Il fait glisser le tissu le long de ses bras, évoquant pour lui le chemin qu’il veut prendre. Est-ce qu’elle le repoussera ? Il hésite, peut-être encore. Mais en retrouvant son souffle, il croise son regard. « Ça sera notre secret… » Lui dit-il un peu perturbé. Comme cette douce promesse qu’il lui avait faite lorsqu’il avait compris. Lorsqu’il savait ce qu’elle ressentait. Il ne dira rien sur cette lueur dans ses yeux. Ils ont besoin l’un de l’autre. De décrocher… rien qu’un instant. Ne plus être torturé. Et si c’est dans ses bras qu’il peut le faire, alors il s’y jette. Retrouvant sa bouche, avec plus d’avidité. Mais il reste tendre, prends le temps d’écouter leurs souffles se perdent. Sentir l’envie monter en lui. Il s’enivre un peu plus, lui retire son manteau, avant d’enlever le sien. Le vent souffle encore trop fort dehors. Il fait plus frais sans leurs vestes, alors il se colle à elle, recherche sa chaleur, en glissant ses mains sous son haut. Il se surprend à se souvenir de leur première fois. Avant elle il n’avait connu aucune fille. Il admirait sa sœur, la cherchait surement quelque part. Mais Mok, il l’avait laissé l’approcher. Il a presque l’impression de revivre ce moment. Pourtant à l’époque il avait peur. Il doutait de lui. Cette nuit, il ne sait pas vraiment… il ne sait peut-être pas ce qu’il fait tout compte fait. Laisse juste l’envie le guider. Ça s’immisce lentement au creux de son ventre, alors qu’il s’éloigne assez pour lui retirer son haut. Conscient qu’il fait trop froid ici, il l’attire à lui dans un geste sûr pour la garder près de lui. Irraisonnable il devient, alors qu’il perd toute notion de ce qui l’entoure. Brusquement elle lui parait singulière. Nécessaire à sa survie… il descend ses lèvres dans son cou, enfoui son visage en humant son parfum dont il ne se souvenait plus. A croire que jusqu’à ce soir il l’avait oublié. Puis ça le frappe, le ramène quelques années en arrière. Un souvenir qui restait douloureux… jusqu’à ce qu’il se rende compte, qu’il n’a plus ce goût amère en bouche. Seulement celui de sa peau, légèrement salée. Il en sourit même, presque insolent, tandis qu’il l’agrippe par les hanches et la fait s’assoir sur lui. Il lâche un petit râle, satisfait, presque timide, avant de croiser de nouveau son regard. Arrête-moi, si tu as peur Mok… repousse-moi, si tu ne veux pas sombrer.

Wang Mok
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Wang Mok
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