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one swim away from a good mood (elias)

Shim Aliyyah
Shim Aliyyah
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Mes petits secrets

Re: one swim away from a good mood (elias) one swim away from a good mood (elias) - Page 2 Empty Lun 8 Mar - 23:37
one swim away
from a good mood

‟ seo elias & shim aliyyah „


Il est temps à nouveau de nous jeter à l'eau —  La journée prend une tournure étonnante. Bien sûr, cette journée a toujours eu quelque chose de spécial, de particulier car il s’agit de ma première mise à l’eau depuis longtemps. Mais voilà qu’elle prend un tout autre sens encore maintenant que je dois partager ce moment avec Elias. Je suis encore sur la réserve quant au fait que cela rassure ou inquiète qu’il soit au complexe aquatique avec moi pour mes premiers pas dans l’eau. L’intimité m’aurait très certainement convenu, pour ne pas avoir à exposer mes craintes et mes réticences. Mes peurs. Les peurs de celle qui se vante souvent d’être la meilleure nageuse du club de natation. La peur de ne plus savoir faire, la peur de se faire mal, la peur de se noyer, la peur de ne pas être à la hauteur de ce qu’on attend de moi, de ce que j’attends de moi-même. Tout cela est risible et pourtant bien réel. Et dieu sait combien, j’aurais préféré ne pas avoir à me ridiculiser devant Eli. Pourtant, je n’ai pas d’autre choix que de lui faire confiance, de compter sur lui pour m’aider car je suis incapable de le faire de moi-même. Alors je le laisse me tirer dans l’eau, laissant ses mains se serrer autour des miennes dans une prise chaleureuse et protectrice qui me rassure. Pourtant, je ne peux m’empêcher de le menacer un peu, toujours méfiante qu’il utilise ce moment de faiblesse contre moi et qu’il profite du moment pour faire une des farces dont il a le secret. Elias ne se laisse pas démonter, au contraire. « Je pense que t’as inversé ange et démon, je crois. » je réponds ne le lâchant pas des yeux, avant de finalement me laisser guider dans l’eau par le jeune homme. Inconsciemment, je me rapproche de lui pour être sûre qu’elle ne m’abandonne pas seule dans cette eau chlorée qui me panique tant. Assez rapidement, je sens mes muscles se détendre et un petit sourire fleurit sur mon visage au constat que j’ai finalement réussi à me glisser dans l’eau. Alors qu’Eli me demande si tout va bien, je ne peux m’empêcher de jouer la femme forte qui n’a besoin de personne, bien que ma voix trahise plus que de raison mon état de panique. Très vite, une nouvelle remarque de l’étudiant parvient à me dérider un peu plus, un petit rire m’échappe même alors que je rentre quelques secondes dans son jeu. Pas de raison que la taquinerie soit à sens unique, alors je lui réponds, nos visages plus proches l’uns de l’autre que nécessaire. Cela a le don de perturber Elias, réaction que je ne rate pas d’une miette. Puis une de ses mains quitte la main pour filer sur son visage harmonieux. Par réflexe, je sers un peu plus ses doigts entre les miens, de peur que sa seconde main s’échappe à son tour. Je le sens se remontrer de ce geste, peut-être un peu osé de ma part en détournant mes yeux pour regarder mes mèches rouges qui nagent paisiblement dans l’eau. Je relève cette observation et l’oubli de bonnet, une véritable crise contre les règles de bases de la piscine. Mais Elias a raison, personne ne viendra pour faire un sermon à cette heure-ci. Non, à cette heure-ci, il n’y a que lui et moi dans le complexe sportif. Et peut-être, ne devrais-je pas en profiter autant. Peut-être qu’Eli ne fait cela que par simple politesse. Peut-être a-t-il réellement envie de s'entraîner, et non pas de perdre son temps à m’aider. Mais je ne me sens pas prête à continuer seule pour autant. Alors d’une petite voix, je lui demande la permission de continuer de le tenir, de tenir mes mains dans les siennes le temps que je retrouve mes repères. Ma question a le don de le faire sourire, un sourire que j’aurais aimé lui faire ravaler en temps normal mais ce n’est pas le moment de râler. Fuyant le doux regard et le petit sourire charmeur, je fixe mes pieds à travers l’eau comme si cela allait m’aider à avancer. Ses mains se serrent sur les miennes et je ne peux retenir un léger sourire avant de faire un pas supplémentaire dans l’eau. Bien sûr, avec le nageur, le calme ne règne jamais très longtemps. Je roule des yeux à la remarque et je me retiens d’ajouter que j’ai toutes les raisons du monde de m'inquiéter tant on parle de lui et de ses bêtises. « On est jamais face à face en compétition de toute façon. » je bougonne dans ma barbe inexistante, baissant légèrement la tête. Mon regard est fuyant, je n’aime pas me sentir vulnérable face à qui que ce soit. Mais cela me gêne d’autant plus de montrer cet aspect de moi à Elias. Pourtant, c’est d’une facilité déconcertante d’exposer mes faiblesses devant lui à l’heure actuelle. Je n’y comprends rien… J’ai envie de fuir et lui cacher mes failles, mais je n’ai pas envie qu’il s’éloigne, j’ai peur qu’il s’éloigne, qu’il me laisse seule à agoniser dans cette piscine. Piscine qui a longtemps été mon lieu de réconfort, celle qui me paraît si étrangère aujourd’hui. À croire que cet accident et ces longs mois au repos ont laissé plus de traces que je ne le voudrais. J’aimerai simplement effacer cette journée de ma mémoire, effacer cette journée de ma vie et pouvoir faire comme si rien n’était. Mais c’est plus difficile que cela. Mes mains se crispent sur celle de mon camarade, alors que j’ai les yeux fixés dans l’eau bleue. « Puis t’es drôle toi… On voit que ce n’est pas toi qui t’es pris un morceau de verre dans l’abdomen et qui a passé six mois en convalescence hein… » je souffle d’une petite voix, presque inaudible, comme si j’avais envie de le dire mais ce que je souhaitais pas qu’Eli l’entende de ma bouche. Je ne peux rien contre ma blessure, c’est illusionnelle de croire que j’aurais pu empêcher que cela arrive. Pourtant, il y a ce quelque chose en moi qui me dit que cela ne me serait jamais arrivé si j’avais été plus forte. « J’ai pas peur, ok ?... Je préfère juste prendre mon temps. Je veux pas me reblesser. » j’assume d’une voix ferme en remontant mes pupilles noires vers le jeune homme. Bien sûr que je suis morte de trouille en réalité, mais il n’a pas besoin de le savoir. Il a juste besoin de rester avec moi, juste besoin de continuer de me tenir fermement mais délicatement les mains comme il le fait. Elias a juste besoin d’être la force dont je manque pour retrouver confiance. Mais il n’a aucune raison de le faire. Alors je me questionne sur ses motivations, pas de taquineries, pas de méfiances, une simple curiosité. Je me mords l'intérieur de la joue droite avant d’oser délier ma question devant lui. « Dis, Elias… Pourquoi tu m’aides ? » je demande dans un souffle, un peu craintive de la réponse qu’il va me demande combien même je ne sais pas réellement ce que j’attends.



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Seo Elias
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Re: one swim away from a good mood (elias) one swim away from a good mood (elias) - Page 2 Empty Sam 3 Avr - 3:51
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Puisque je suis mon aquarium moi le poisson changé en homme —  j’aimerais savoir bien cacher ce que je ressens mais je ne fais malheureusement pas partie de ceux qui arbore un visage de glace et sont tendres ou autre chose à l’intérieur. au contraire, ce que je ressens, je le montre immédiatement. je suis expressif à mourir. si bien que lorsqu’aliyyah approche un peu trop près son visage du mien, j’ai la sensation que mes fils intérieurs se déconnectent tous en même temps. mon cerveau ne répond plus, alors que son geste n’a pas duré bien longtemps. comment se fait-il que je réagisse ainsi ? je passe la paume de ma main trempée sur mon visage, lâchant une des mains de la nageuse par la même occasion. elias, réveilles-toi. soudainement, ses doigts sur ma main restante se resserrent. surpris et inquiet, je tourne ma tête vers elle, et récupère son autre main instinctivement. je penche ma tête et l’observe avec de grands yeux. outre le sujet que nous avons tous les deux oublié notre bonnet, je la sens encore énormément tendue. « aliyyah.. ça va ? » mon visage trahit mon inquiétude alors que nos deux mains sont de nouveau jointes ensemble. mon cerveau a du mal à réfléchir correctement. c’était comme si.. une part de moi arrivait à garder son calme, tandis que l’autre se dévoilait totalement. nous sommes tous les deux, seuls, dans la piscine. personne ne viendra à cette heure-ci. j’aurais été avec une autre fille, j’aurais sûrement usé de mes charmes mais sans que les siens ne me touchent en retour. ça a toujours fonctionné ainsi pour moi. alors pourquoi je me sens touché au même niveau en ce moment ? surtout qu’elle vient juste de me demander de lui tenir les mains juste un peu plus. mes mots sortent de ma bouche sans que je puisse y réfléchir de trop. non, tu peux me tenir les mains autant que tu le veux. qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? c’est le bon moment pour lui faire faire une roue dans l’eau. pourquoi est-ce que je fais tant que ça attention à son bien-être ? le champ est tellement libre pour une nouvelle farce… je ne me reconnais pas trop, pour le coup. j’essaie de ne pas m’attarder sur ces pensées étranges et resserre mon emprise sur ses mains pour lui confirmer ma présence. avant de la taquiner à nouveau, parce qu’évidemment, ça m’avait trop manqué. quand bien même je la vois lever les yeux au ciel, je sens qu’elle est beaucoup plus détendue qu’au tout départ. on avance, petit à petit, et pas que dans la piscine. « non, mais dans nos compétitions entre nous, si. » je lui adresse un clin d’œil pendant qu’elle bougonne à sa manière habituelle. je sens qu’elle fuit mon regard mais pourtant, si la situation lui déplaisait tant que ça, elle serait partie. ou elle m’aurait forcé plus que ça à partir. mais la connaissant, ça ne doit pas être facile de me montrer ses faiblesses. je serais même prêt à parier que je serais bien un des derniers devant lequel elle aimerait tant se dévoiler. nous nous entendons bien au fond, mais notre relation reste étrange. nous sommes proches, sans l’être vraiment. c’est un peu comme le jeu du chat et de la souris. j’ai l’impression qu’on ne peut pas s’empêcher de se chercher tout le temps lorsque l’on sent la présence de l’un et de l’autre. alors d’une certaine manière, nous sommes au prise dans notre compétition à nous. a celui qui taquinera le plus l’autre. ou à celui qui sera sûrement le meilleur au 500m. je la regarde avec un air tendre alors que ses mains se crispent sur les miennes. elle fait tout pour éviter mon regard. elle murmure quelque chose que je parviens à peine à capter mais que je finis par comprendre après quelques secondes de réflexion. six mois en convalescence.. ce n’est pas moi qui me suis retrouvé blessé mais.. c’était tout comme. je me souviens de ce jour comme si c’était hier. la panique avait totalement pris possession de mon corps. « je pense que je me suis aussi pris un morceau de verre dans l’abdomen en l’apprenant. » je détourne le regard un instant, marquant une pause pour remettre mes idées en place. « j’étais loin quand je l’ai appris, j’étais à busan pour la compétition. je me souviens avoir sauté du bus alors qu’il n’était même pas arrêté. » les souvenirs me revenaient au fur et à mesure, c’était il y a quelques mois, et pourtant, j’avais cette horrible impression que c’était hier. « je n’ai jamais autant couru de ma vie que ce jour-là. » me rendant compte que je me dévoilais un peu trop, je me suis repris en affichant un grand sourire. « tu étais inconsciente quand je suis arrivé. mais point positif, ça m’a fait travailler mon cardio ! » tu ne sais pas la frayeur que tu m’as donné à ce moment-là. j’espère sincèrement que si la yonsei connaît un autre événement de ce genre, tu n’y seras pas. c’est ce que je voulais lui dire mais j’ai considéré que j’en avais déjà trop dit. j’hoche la tête alors que la discussion revient sur son avancée dans l’eau. « de toute façon, avec moi, tu n’as pas besoin d’avoir peur.. » dis-je avec un sourire malicieux. si elle était en état de m’en mettre une, je ne l’aurais une nouvelle fois pas volée. je tiens toujours ses mains dans les miennes et l’aide un peu à avancer de quelques centimètres vers moi. alors que j’étais concentré sur nos mains, la voix d’aliyyah, douce mais d’un ton sérieux parvint à mes oreilles. surpris par sa demande et pris de court, je relève immédiatement le visage et la regarde avec des yeux étonnés. je cligne légèrement des paupières, gros signe montrant que je ne savais pas trop quoi répondre. « ah, euh… » je me mords la lèvre instinctivement et lâche un léger rire gêné. « parce que hm, j’imagine que.. euh.. un requin est plus beau dans l’eau qu’à barboter sur le rebord ? » ai-je lancé dans une vaine tentative de cacher mon malaise qui ne se voyait que beaucoup plus encore. ne me demandez pas de mentir, je suis trop sincère pour ça. a part quand il s’agit de faire des blagues, là c’est autre chose. je sens que ma réponse ne plaît pas et mon sourire s’efface, mon rire gêné se fâne et je baisse le regard. « tu es ma coéquipière et en même temps ma rivale. je pensais la même chose le jour de l’accident. ton bien-être m’importe parce que je tiens à toi. » je me mords de nouveau la lèvre inférieure et me racle la gorge comme pour disperser mes récentes paroles au loin. je décide de lui retourner la question en cherchant ses yeux, penchant légèrement la tête. « et toi aliyyah ? pourquoi évites-tu mon regard ? »







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how can I get your love, how can I make you smile. this heart-pounding fluttering feeling is coloring my heart. i don’t know where this feeling came from. i’m trapped in a sandcastle that I made myself, like a little boy. i’m still lost, looking for that dream. hoping one day, you'll come with me. ☾☾
Shim Aliyyah
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Re: one swim away from a good mood (elias) one swim away from a good mood (elias) - Page 2 Empty Mar 6 Avr - 21:47
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Il est temps à nouveau de nous jeter à l'eau —  Ce n’est pas très malin de ma part de m’amuser des réactions du jeune homme ainsi, et la preuve c’est que le karma me le rend bien. À peine la main d’Elias a quitté la mienne que je sens une nouvelle vague de panique me traverser, qui me fait instinctivement resserrer mes doigts autour de sa main qui me maintient toujours fermement. Mes lèvres se pincent par réflexion, alors que je m’accroche désespérément à ses doigts. Cette peur, je le déteste mais je ne parviens pas à la combattre. Elle me rend si faible devant le nageur, si vulnérable. Tout ce que je ne suis pas, et tout ce que je ne veux jamais être. J’ai l’impression qu’en quelques instants, des années à construire cette carapace de force et de confiance sont réduites à néant. Par la faute d’un simple accident, juste parce que j’ai été au mauvais endroit au mauvais moment. C’est tellement injuste. « Je survis. » je réponds à Elias alors que je suis de nouveau pendue à ses deux mains, comme une enfant qui n’a pas pieds dans le bassin. Mais je ne suis ni une gamine et j’ai largement pieds dans cette partie de la piscine. Je sais que c’est totalement ridicule, mais je me peux m’empêcher de demander à mon camarade club la permission de lui tenir les mains un peu plus longtemps, de pouvoir compter sur lui un peu plus longtemps. À ma question, l’inquiétude d’Elias s’envole bien vite pour laisser place à ce sourire satisfait, qui est si agaçant à mes yeux. Je reprends ma progression dans l’eau sous les taquineries de ce sale gosse d’une vingtaine d’années. Je choisis de ne pas m’attarder plus sur ses bêtises alors que je suis toujours extrêmement concentrée sur l’avancée de mes jambes dans la piscine. Puis pour une raison qui m’est encore obscur, j’ose évoquer mon accident, ce sujet pourtant encore un peu tabou pour moi. Parler de ce morceau de verre qui s’est logé sans permission dans mon ventre a le temps de faire réagir mon camarade de façon inattendu. Mes yeux s’ouvrent grand sous la surprise que provoquent les mots du jeune homme. La vulnérabilité que je lis entre les lignes me provoque un pincement au cœur. « Il n’y avait pas à s’inquiéter autant tu sais ? Tu n’aurais rien pu faire de plus de toute façon… À part être blessé aussi. » je finis par répondre, lâchant finalement la lèvre que je mordille depuis qu’Elias a commencé à exprimer son inquiétude, ses ressentis par rapport à mon accident. Je n’aurais jamais pensé que cela puisse atteindre autant. Et même s’il tente de détendre l’atmosphère en finissant sur une pointe d’humeur, je comprends bien que cela ne l’amuse pas du tout, au contraire. « Et on n’a pas besoin de deux personnes convalescentes dans l’équipe. » j’ajoute avec un petit sourire qui se veut léger, histoire d’apporter à mon tour un peu d’humeur à toute cette conversation pesante. Pourtant, on ne peut pas nier que le sujet ne donne en rien envie de rire. Il ravive de douloureux souvenirs, des choses qui me hantent nuit et jour, des choses que j’espère sincèrement oublier un jour. Je souffle, avant de me rapprocher d’Elias pour poser le haut de mon crâne contre son torse. La tête baissée appuyée contre lui, un nouveau soupire traverse mes lèvres. « J’ai juste eu… Très peur. Cela m’a rappelé beaucoup de mauvais souvenirs, et j’ai cru que j’allais tout perdre une seconde fois. ». Que j’allais mourir sans pouvoir dire aurevoir à ceux que j’aime, comme je n’ai pas pu dire aurevoir à ce que j’aimais il y a quelques années. Ses pensées ont envahi mon esprit pendant toute mon agonie, pendant toute l’attente des secours. Et plus que la douleur insoutenable, c’est cette peur qui m’a le plus marqué dans cet épisode de ma vie. Je reste quelques instants dans cette position, avant de reprendre mes esprits. Ma tête se secoue contre la poitrine du nageur, avant que je me redresse d’un air déterminé à reprendre cette séance de désensibilisation. Car, il est hors de question que j’avoue à Elias que j’ai peur de reprendre la natation, que j’ai peur qu’il n’arrive malheur lors d’une simple petite longueur. Le jeune homme me rappelle que je n’ai pas de raison d’avoir peur quand je suis avec lui, et je ne rate pas cette occasion de lui laisser un regard blasé. Pourtant, je ne réponds rien, me contentant d’un petit sourire exaspéré. Je me demande pourquoi Eli fait tant d’efforts pour m’aider et pour me détendre, alors gênée, je finis par poser la question. Ma demande a le don de l’étonner plus qu’elle ne le devrait, après tout il s’agit d’une simple question innocente. Sa réaction me surprend et je ne crois pas une seule seconde en sa première réponse. Mais peut-être aurais-je pu me contenter de celle-ci au vu de la vague d’embarras que la seconde provoque chez moi. À la fin de ses paroles, Elias s’éclaicit la gorge et enchaine sur une question à son tour, ce qui a le don de me faire un peu sursautée. « J’évite pas ton regard ! Je… je réfléchis, voilà tout. » je réponds à la va-vite alors qu’il s’agit très clairement du plus grand mensonge du siècle. Je ne suis pas du tout crédible, mais il n’a pas idée de dire des choses pareilles aussi… J’ose quand même un petit coup d’œil vers Elias, mais je me ravise rapidement en grognant dans ma barbe. « Bon, ok. C’est un peu gênant d’être aussi proche de toi, de te tenir les mains comme si ma vie en dépendait et d’en plus avoir trop peur de m’éloigner. Ça te va comme réponse ? » je dis d’une voix extrêmement agacée, par lui et ses remarques, par moi et mes réactions. Comme pour montrer que je suis plus mature que lui ainsi que pour le contredire, je relève les yeux vers lui pour le fixer longuement serrant douloureusement ses mains dans les miennes pour le punir. Très vite, je suis de nouveau embarrassée par l’échange de regard et je me mords la lèvre avant de le rompre encore une fois. Quelques secondes de silence passent durant lesquelles que je me contente de faire quelques petits pas dans l’eau, tantôt me rapprochant, tantôt m’éloignant d’Elias. Puis à un certain moment, alors que je suis plus proche de lui que précédemment, une idée me traverse l’esprit. Ma tête se redresse vers lui, un sourire moqueur sur les lèvres, celui qui m’aide parfaitement bien à cacher la gêne qui m’habite. « Alors comme ça… Tu tiens à moi ? » je demande. Pour être tout à fait honnête, j’apprécie le jeune homme malgré le fait qu’il soit bien plus agaçant que la normale, mais je n’ai jamais vraiment cherché plus loin que ses nombreuses piques, et des bêtises qu’il est capable de sortir. Mais à l’entendre se livrer ainsi aujourd’hui, je découvre des teintes plus variées de sa personnalité qui, je dois l’avouer, le rendre un peu attachant.



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Yonsei sous panique !
Des rumeurs circulent dans les couloirs, des on-dits, des murmures qui courent et parcourent les allées du campus. Apparement notre chère directrice est en bien mauvaise position après la catastrophe survenue dans le nouveau bâtiment.
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