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Get outta my way ft Byeol

Anonymous
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Mes petits secrets

Get outta my way ft Byeol Get outta my way ft Byeol Empty Mar 29 Sep - 22:02
get outta my way
« Un, deux, trois. » J’entends sa voix qui m’encourage encore et encore, jusqu’à l’épuisement. Mon professeur me persécute jusque dans mes songes, c’est infernal ! Je reproduis à l’identique tous les nouveaux pas que nous avons appris en cours ce matin et je ne sortirais pas d’ici avant d’être fier de moi, d’être parfait. Je m’essouffle alors que mes pieds rencontrent durement le sol à chaque nouveaux mouvements que je leur impose, mes bras sont douloureux à force de répéter toujours et encore le même geste, je suis à bout mais il faut que je persévère ! Je me stoppe nettement car je sens une présence ( non pas un esprit démoniaque ou jenesaisquelleconnerie ), une présence humaine qui me zieute sa race. Je tourne la tête vers cette personne, je ne la connais pas ou alors seulement de vue, comme on croise un étudiant dans les couloirs. «  Je peux t’aider ? Tu veux l’heure ou peut-être une photo dédicacée ? » J’avoue, je suis pas sympa. D’habitude je me montre sous mon plus beau jour car j’aime offrir une image positive mais lorsqu’on me dérange pendant mes entraînements, je deviens un chien. Surtout que niveau stalkage c’est ma semaine ! L’autre jour avec Yujin qui a pas arrêté de me téma avec ses yeux de brebis égarée là et maintenant cette meuf qui sort de jenesaisoù ! Je suis vacciné contre la connerie, elle est mal tombée avec moi...
(c) AMIANTE
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Re: Get outta my way ft Byeol Get outta my way ft Byeol Empty Mer 30 Sep - 18:53
get outta my way
Quand tu pouvais encore prétendre être l'une des meilleures patineuses artistiques de ta génération, tu n'avais pas un instant pour t'ennuyer. Tes journées étaient réglées comme du papier à musique, tu ne loupais jamais un battement. Et maniaque comme tu es, il valait mieux que tout soit fait à la seconde près. Mais maintenant que ta vie a repris un rythme plus lent et monotone, il y a des jours où tu te fais littéralement chier. Comme un rat mort. Et encore, tu penses même que mort, un rongeur s'éclaterait plus que toi.

Allongée sur ton lit, les pieds sur le mur, tu cherches quoi faire. Tu ne peux même pas t'inscrire à un club de sport à cause de ta foutue jambe. Mais tu as toujours le droit de te balader. Heureusement d'ailleurs ! Tu décides alors de visiter un peu plus le campus, vagabondant dans les couloirs jusqu'à te retrouver au gymnase. Ce n'est pas la première fois que tu y viens. Tu y es allée peut-être trop souvent pour ton propre bien. Combien de fois t'es-tu retrouvée à jalouser les pompom girls, les basketteurs -même si tu détestes le basket- et surtout les danseurs, de pouvoir s'adonner à leur passion ? Tandis que toi, tu devais rester sur le côté, à pleurer un rêve brisé ? Tu sais que tu ne devrais pas te trouver là, mais inconsciemment, tu y reviens toujours à un moment ou à un autre.

Aujourd'hui encore, tu t'arrêtes devant la grande salle où à l'intérieur, un danseur répète. Toi aussi avant, tu pouvais faire pareil. Danser jusqu'à épuisement. Alors que là, c'est à peine si tu es capable de marcher correctement. Jalousement, tu fixes le garçon qui enchaîne les pas aussi naturellement que toi tu enchaînais les pirouettes. Sauf que là, tu n'as pas été aussi discrète que les autres fois. Il s'arrête et l'espace d'un instant, tu penses qu'il prend simplement une pause. Jusqu'à ce qu'il se retourne vers toi, ses prunelles noires plantées dans les tiennes avec un air agacé. Et tu étais loin de t'attendre à une réplique pareil.

Et bah, c'est qu'il se prend pas pour de la merde le garçon ! Un rire jaune se faufile entre tes lèvres qui s'arquent au coin de ta bouche. Tu croises les bras sur ta poitrine, signe que tu ne laisserais pas passer ses remarques à deux balles qui ne font rire que lui. « J'ai une montre merci. Et c'est dommage, j'ai pas de stylo, ni de feuille pour l'autographe. Mais je peux repasser plus tard si tu veux ? Si ma présence te dérange tant que ça, je ne veux pas troubler monsieur. », lui réponds-tu sur le ton de l'ironie. Bien sûr, t'es pas sérieuse. T'en ferais quoi de sa dédicace ? Si encore y avait une cheminée dans ta chambre, mais là... Ça sert à rien de tuer un arbre pour ce gars. « Tu danses si mal pour que tu ne veuilles pas qu'on te regarde ? »
(c) AMIANTE
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Re: Get outta my way ft Byeol Get outta my way ft Byeol Empty Mer 30 Sep - 20:06
get outta my way
Elle s’est prise pour une autre la gamine ! Je suis tellement médusé par sa répartie que je finis par la zieuter sans bouger avec une mine déconfite en prime, non sans une dose ( juste ce qu'il faut ) de médisance. Je tape la pose en imitant ses gestes : jambes raides, bras noués contre le torse et le regard qui ne fléchit pas, qui se montre provoquant tout en étant mutin. J’ai l’impression de me voir au féminin, ça me perturbe tellement que les bras m’en tombent. Je finis par glisser mes mains dans les poches de mon jogging afin de briser le reflet qu’elle me projette à la gueule. « Monsieur est miséricordieux, néanmoins les horaires pour les dédicaces c’est de dix-neuf à vingt heures, reviens plus tard. » Je lui dédis un clin d’oeil et me détourne d’elle pour sourire, cette nana est vraiment amusante. Vu qu’elle a sectionné le fil qui me liait à ma concentration, je décide de faire une pause. Je commence par prendre une serviette pour me tamponner le visage et souffler. Je lui fais à nouveau face et ne suis pas surpris de voir qu’elle est encore là, à m’attaquer non sans finesse j’avoue, j’applaudis la tactique ! « Et toi, t’as tellement pas de vie que tu préfères passer ton après-midi à m’admirer plutôt que de sortir dehors voir le monde ? Je sais qu’un monde sans moi c’est inconcevable mais je te prie d’y songer, ça vient du coeur. » Je touche l’endroit où l’organe cité frappe contre ma poitrine en faisant une moue malheureuse, bien trop exagérée pour avoir l’air crédible.

Je balance la serviette par-dessus mon épaule et m’avance d’un peu plus près de la bête. J’en reviens pas, elle a la même manière de se tenir que moi, c’est troublant. J’essaie de modifier ma démarche afin qu’elle ne lui ressemble pas mais je perds très vite l’envie de faire semblant. Quand j’arrive à sa hauteur, je me présente. « Moon Il Su, vingt-deux ans. Mon signe chinois c’est le tigre et j’aime l’hiver plus que l’été. Tu sais tout de moi, c’est ton tour. » Je dois la surprendre à vouloir faire du copinage mais c’est le but, la déstabiliser. Plus je la regarde, plus cette meuf me dit un truc, je l’ai vu quelque part mais où …? J’ai l’air songeur et elle le remarque alors je gomme rapidement cette expression pour la remplacer par une que je maîtrise à la perfection, la séduction. Elle va s’en souvenir de moi !

« Tu sais. » Je m’accoude à la porte tout en abaissant les paupières, mes yeux sont à moitié clos alors qu’ils s’éprennent des lèvres de l’inconnue pour remonter ensuite en flèche jusqu’à ses orbes d’une noirceur ( il faut l’avouer ) pénétrante. Nous sommes tellement proches l’un de l’autre que je peux sentir contre mes joues la moiteur de son souffle et déceler la fragrance qu’elle porte comme un bijou. « Il y’a des gens qui me demandent de danser pour eux, encore et encore jusqu’à ce que leurs rétines s’épuisent d’autant de perfection. » Un sourire au coin s’accroche à mes lèvres. « Leurs yeux me réclament mais aussi d’autres parties du corps un peu moins chastes. » Je ris franchement, cassant la petite intimité que je nous ai façonné afin de reprendre les choses là où nous en étions, c’est-à-dire : la guerre. « Limite aller se faire tirer dessus en Irak c’est plus agréable que de t’écouter débiter tes conneries ! Évidemment que je danse merveilleusement bien. Bientôt il y’aura un spectacle à mon nom et tout ce que tu pourras faire, c’est faire la queue pendant que je serais dans ma loge à lire les lettres de mes fervents admirateurs. » Mon sourire ne  m’abandonne pas pour un sou, il est de plus en plus aiguisé même ! Finalement elle a bien fait de débarquer, je m’amuse tellement !
(c) AMIANTE
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Re: Get outta my way ft Byeol Get outta my way ft Byeol Empty Mer 30 Sep - 22:32
get outta my way
Alors là, t'es à deux doigts d'applaudir devant tant de dextérité. Jamais personne ne t'avait encore tenu tête de la sorte. Tu te souviens de tes  « camarades » de lycée qui fuyaient au moindre regard ou à chaque fois que tu avais le malheur de croiser leur chemin. La peste et le choléra en personne. Mais que dire, si ce n'est que tu t'en fichais royalement ? Tu n'avais eu besoin de personnes à cette époque. Tu étais très bien toute seule. Si intimider les autres t'assurait d'avoir la paix alors soit !

Alors que ce jeunot te défie te fait doucement rire et fait monter en toi cette flamme presque éteinte qu'est ton appétit pour les défis. La compétition, tu as vécu ça toute ta vie. Tu ne vivais que pour ça. Et on n'enterre pas ses vieux démons aussi facilement. Tu l'observes et pendant quelques secondes, son expression change, vacille. Pris au dépourvu n'est-ce pas ? Est-il comme toi ? Peu habitué à tourner les talons au premier obstacle ? A tenir l'os jusqu'à en avoir les gencives meurtries ? Intéressant. Peut-être qu'au final, tu aurais plus d'amusement qu'un rat écrasé. Jolie métaphore.  

« Quel dommage, j'ai déjà quelque chose de prévu à cette heure-ci. Quelle tristesse de louper une telle chance. Vraiment, je ne sais pas si je vais m'en remette », t'exclames-tu, faussement attristée, une moue se formant sur tes lèvres et la tête penchée sur le côté telle une petite fille déçue. Ta vie a été bâtie sur des jeux de mensonges et faux semblants. Jouer la comédie, c'est une seconde nature. « Sois en fier, je n'accorde pas mon attention à qui le veut. Considères le fait que je me sois arrêtée ici comme un honneur ».

Et puis, tu te retiens de lever les yeux au ciel à son air charmeur. Avec d'autres, ce tour marchait sûrement à tous les coups. Mais le pauvre, s'il croit qu'il est le seul de son espèce que tu aies un jour côtoyé, il ne sais pas à qui il a affaire. Tu n'es pas de ces greluches qui minaudent au premier regard appuyé. Et lui a l'air prêt à t'offrir une petite distraction. Mais dire que tu avais prévu sa prochaine attaque serait un bien beau mensonge. Il te déballe son CV de but en blanc. Il s'est cru à un speed dating? « Byeol ». Voilà, c'est tout ce qu'il aura de toi. Oh et un joli sourire narquois en prime.

Ta posture ne bouge pas d'un cil. Tu te tiens droite, fière. Tu as appris à rester de marbre. Tandis que lui ne tient pas en place. Il se balance sur ses pieds, puis s'appuie contre la porte, te surplombant de ses centimètres en plus. Il croit vraiment que c'est comme ça que tu vas flancher ? Bien au contraire. Tu relèves le menton pour découvrir son visage près du tien. Quelque part, il a raison de jouer de séduction. Il y aurait de quoi succomber. Oui tu l'avoues, il ne te laisse pas indifférente. Ce bel Adonis a plus d'un atout dans son sac et il sait en jouer. Le fourbe.

Tu l'écoutes déballer son monologue et tu te demandes combien de corps ont cédé, se sont pliés aux sonorités graves de cette voix qu'est la sienne. Mais son côté hautain et narcissique ne saurait que trop lui attirer des ennuis. Décidément, tu croirais avoir un miroir juste devant toi, te reflétant une version masculine de ce que tu es. Oh oui, tes défauts, tu les connais par cœur. Mais contrairement à d'autres, tu sais en tirer profit. C'est pour ça qu'on te trouve parfois si déstabilisante.

Et puis d'un coup, le ton, l'ambiance change. Le côté charmeur s'évapore et un sourire des plus mesquins fend son beau visage en deux. Là voilà la face cachée. Ce genre de personne, tu connais. Elle cache ses vilains côtés derrière une apparence lisse et angélique qui en séduit plus d'un. Une personne comme toi. S'il veut jouer, il est tombé sur la bonne personne.

Lassée de te tenir droite sur tes jambes -surtout que tu sens qu'elles s'engourdissent-, tu décolles tes pieds du sol pour avancer à pas de félin plus loin dans la salle, lui tournant le dos. La gloire et les projecteurs, ça en attire toujours plus d'un. Mais ça finit par détruire tout le monde.

« Va falloir faire mieux que ça si tu veux, ne serait-ce qu'avoir la moindre infime chance de faire parti du décor. Tu crois qu'on te file le premier rôle pour une belle gueule et deux trois pas bien chorégraphiés ? Mon pauvre, tu te noies dans tes désillusions. Mais ne t'en fais pas, je serais là, au premier rang, pour te voir dégringoler de ton piédestal ». Tu pivotes sur la pointe des pieds, un grand sourire aux lèvres pour lui faire face. « La gloire, c'est pour les champions. Pas sûre que tu sois un jour à la hauteur ... ». Tu sens en toi comme une poussée d'adrénaline. Tes doigts frétillent à la sensation. Une sensation familière qui l'espace d'un moment, te fait oublier que toi aussi, tu n'es plus qu'au bas de l'échelle.
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Re: Get outta my way ft Byeol Get outta my way ft Byeol Empty Dim 4 Oct - 16:44
get outta my way
Je roule des yeux lorsqu’elle débite sa connerie à propos de la séance de dédicaces et lui fais une grimace enfantine du genre «  nanananère, vas-y tu me saoules ! » Je suis très mature pour le coup mais j’assume. « Tu pourrais jouer dans un drama, ils sont en quête d’une piètre actrice pour jouer la gamine attardée qui ressemble à un mec dans Ouran High School Host Club. » Je commence à devenir mesquin ? Peut-être… Mais c’est elle qui a commencé ! « Je ne suis fier que d’une seule chose dans ma vie et elle est sous tes yeux. » Je me désigne de haut en bas, concluant la visite de ma plastique d’un clin d’oeil. « Tout ce que tu vois là, c’est la vitrine de tes fantasmes cachés mais garde les où ils sont, je suis pas vraiment intéressé. »

Byeol. Seulement, Byeol. Je me contente de la regarder bêtement, son prénom on dirait un nom de chouette pour un rapace dans Harry Potter. Si le reste est aussi intéressant qu’un piaf, elle a bien fait de faire court. Je suis son entrée ( j’ai envie de dire intrusion mais… BON OK, je dis intrusion parce que c’est MA SALLE, MON TERRITOIRE et l’autre elle se pavane comme si c’était la reine des neiges ! ) Je suis donc son INTRUSION du regard, regard qui commence à se faire critique mais le genre de truc de grosse catin, le juding hard de la muerte meuf, tandis qu’elle me balance son venin de vipère discount à la face que Dieu il m’a gentiment offerte ( il s’est appliqué le con en plus. ) J’attends qu’elle se retourne pour m’affronter, je vais pas parler à un dos comme elle elle s’est amusée à le faire avec un mur. « T’es une vraie bouffonne. » Ok la tension elle monte parce que le bouffonne il est sorti de mon dedans à une vitesse… Je te raconte pas ! Il venait du coeur celui-là. « Tu ne m’as même pas regardé danser plus de cinq minutes, je m’entraine tous les jours depuis que j’ai sept ans. Je ne prends jamais de congé avec ma passion, elle circule dans chacune de mes cellules et c’est elle qui me rend doué. Ouais, je suis putain de bon dans ce que je fais, t’es juste jalouse de pas pouvoir m’arriver à la cheville. Limite vu que tu as la gueule grande ouverte, je veux bien voir si t’es capable de faire le quart de ce que je sais faire. Vas-y, montre-moi, madame je suis mieux que tout le monde. »

Je rallume la stéréo et reviens à elle, me confrontant à son joli petit minois que j’ai envie d’encastrer. « On fait moins la maligne ? Miss championne de rien. » Je commence à bouger les talons de mes baskets qui s’animent en fréquence de chaque battement qu’émettent les basses. Je suis prêt à affronter la diva. « Je commence ! » Je ne compte pas perdre cette battle, je ne flanche face à aucun obstacle et elle n’en n’est même pas l’esquisse d’un ! Surtout dans mon domaine, j’achève n’importe qui et je ne lui ferais pas de cadeau.

Je lève les bras pour les abattre d’un coup sec dans le vide, mon corps s’accorde avec ce mouvement, reculant face à la puissance du geste. Mes hanches vacillent, donnant un écho au son qui jaillit des enceintes alors que mes pieds effleurent le sol avant de le frapper pour marquer une position qui recherche la stabilité afin de me donner l’équilibre nécessaire pour tournoyer sur moi-même. Les pirouettes je pourrais en faire plus de cinquante sans même tourner de l’oeil, la danse classique m’a vraiment rodé contre ce genre d’obstacle. Je ne flanche pas lorsque je me stoppe net, avec néanmoins une certaine vénusté que je diffuse dans mes doigts, ils s’appliquent à dominer la brutalité de l’arrêt pour le rendre plus poétique, presque doux. Je renvoie mon corps à l’assaut, le confrontant au sien qui me parait bien trop statique. Mon torse s’appose contre son dos, se presse contre elle tandis que je viens déposer les notes de musique contre sa nuque, soupirant à chacune d’elles, comme pour faire perdurer la danse à travers mon souffle. Mon nez frôle son cou, mon index cherche ses yeux en tournant son visage vers le mien, je ne souris pas, je me contente d’admirer ce qu’elle dégage alors que je m’applique à dénuder sa peau en lui ôtant l'opulente chevelure qui la couvre pour y appliquer un baiser que j’altère d’une simple mais assez vive morsure. Je me recule hâtivement, ne cachant plus mon mesquin petit sourire. « C’est ton tour, à moins que je t’aie fait trop peur… »
(c) AMIANTE
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Re: Get outta my way ft Byeol Get outta my way ft Byeol Empty Dim 11 Oct - 19:27
get outta my way
Il y a des moments où tu te demandes si tu as vraiment toute ta tête. C’est vrai. Te voir jubiler autant face au mordant de ce mec, tu devrais te poser des questions. Et pourtant non. Tu en redemandes encore. C’est malsain. Insensé. Illogique. Et pourtant, le rictus accroché à tes lèvres ne cesse de s’allonger. Plus tu l’entends cracher son venin et plus cette flamme tremblante à l’intérieur de toi se ravive. Cette vilaine envie de faire sortir les gens de leurs gonds, de voir leur expression se transformer petit à petit pour faire apparaître les démons qui les habitent. Vengeance personnelle ou juste caprice infantile ?

Tu ne saurais dire de quoi il s’agissait avec Il Su. Un peu des deux. Une pulsion enfouie qui était ressortie avec le premier venu. Le premier courageux a montré les crocs face à tes griffes. Et tu aurais très bien pu faire ta route dès qu’il a ouvert la bouche et ne jamais le revoir, rester de parfaits étrangers jusqu’à la fin de vos jours. Mais ça avait été plus fort que toi. Et que lui visiblement.

« Arrêtes, tu vas me faire rougir ! » rétorques-lu faussement touchée. Ce petit jeu ne semble pas vouloir s’arrêter, de son côté comme du tien. Tu lui renvoies chacune de ses répliques sans faillir. S’il pense que tu vas céder, le laisser gagner, il n’a toujours pas compris qui il a en face de lui. Tu sais manier les mots et les rendre tranchant, blessant à ta guise. Les critiques assassines, les regards emplis d’amertume et les croches pieds au détour des couloirs, tu connais ça par cœur. Tu les absorbais comme une éponge, te forgeant une carapace avec. Une protection si épaisse que tu n’étais toi-même plus capable d’en sortir, de la laisser tomber. Au point que la rhétorique cinglante devint un automatisme. Que ce soit avec tes proches ou les individus qui cherchaient à te nuire. Il ne se sera sûrement pas le premier à qui tu ferais cadeau. Au contraire.

« Tu sais ce qui est arrivé à Narcisse ? Le pauvre garçon était si imbu de lui-même qu’il est tombé amoureux de sa propre personne et qu’il s’est noyé dans son reflet. Tu devrais faire gaffe. En plus, avec le melon qui te sert de tête, tu risquerais de basculer dans la flotte trois fois plus vite et de couler sans pouvoir remonter à la surface. Quoique pour un prétentieux dans ton genre, ce serait une fin heureuse, non ? ». Il ne prend pas de gants avec toi, alors, pourquoi tu le ferais toi ? S’il avait vraiment envie que tu t’arrêtes, il serait probablement parti depuis longtemps ou te l’aurait fait savoir. Mais visiblement, tu n’es pas la seule à t’être laissé emporter par le jeu. Dans son regard qui noircit à mesure que tes paroles font échos dans la pièce, tu perçois cette même étincelle contagieuse et perfide que celle qui te fait trépigner. Tu cours probablement à tes risques et périls, mais c’est trop tard. La roulette russe est engrenage duquel on ne sort jamais indemne.

Le pauvre garçon. Le genre d’idiot à se laisser bercer par ses rêves. Puéril. Innocent. Misérable. Ambitieux. Peut-être trop. Un fou. Un simple mortel aveuglé par sa gloire, sa réussite et son penchant destructeur pour la victoire. Le voir, l’entendre, te renvoie comme un coup de poing en pleine gueule ta vie passée. Ce que tu as eu, ce que tu as chéri pendant des années, ce que pour quoi tu vivais. Ton existence avait été bâtie sur cette passion dévorante. De l’intérieur, c’est magique, magnifique, attirant, envoutant, intoxicant. On ne se doute pas que ce qui nous sert d’oxygène nous consume de l’intérieur, nous détruit petit à petit, nous rend esclave de ces pensées délirantes, euphorisantes. Non, pas un seul instant tu ne t’étais douté qu’un jour, tu perdrais tout.

Et pourtant, te voilà. Transcender par les paroles de cet accro aux rythmes déchaînés. Tu ne sourcilles même pas quand le venin se fait plus toxique. Comme prise dans une danse mortelle, tu ne cilles pas. Oh non, ça ne fait que servir de prétexte pour renchérir sur ce discours de sourds.

« Il va falloir arrêter avec les compliments ou je vais vraiment finir par tomber sous ton charme ». Il enrage. Les veines de son cou sont de plus proéminentes et l’envie de te faire taire d’une façon ou d’une autre irradie de son corps crispé. Une tension pesante envahie la pièce, t’écrasant les épaules comme un poids morbide. L’atmosphère change et tu te rends compte très vite que le ton n’est plus à la plaisanterie. Tout son visage transpire l’animosité. Ton sourire s’estompe. Tu l’observes telle une bête curieuse, suivant le moindre de ses mouvements. Tes bras se décroisent, retombant contre tes hanches tandis que ton regard se focalise sur sa stature qui reprend une certaine fierté. Et le jeu prend une autre tournure.

La musique remplace soudainement le silence qui eut à peine le temps de s’installer, te surprenant. Et comme s’il était possédé par le rythme tambourinant de la musique, Il Su danse. Aussi naturellement qu’il respire. Tu ne manques aucun geste, aucun pas, jusqu’au bout de ses doigts. Comme un pantin articulé. Et brusquement, son corps s’entrechoque au tien, te faisant perdre le moindre de tes repères. Ses mouvements deviennent maîtres des tiens. Tu veux résister, de dégager de son étreinte, mais tel un aimant, ton corps ne t’obéit plus.

Un pincement dans ta nuque te ramène sur Terre et la musique s’adoucit. Tu le retrouves devant toi. Ce sourire machiavélique placardé aux lèvres. A partir de ce moment, tu as deux options. Fuir avant de regretter. Ou laisser libre cours à cette envie qui te ronge depuis longtemps. Celle de faire comme si tu n’avais pas eu cet accident qui avait ruiné ta vie et arrêter de te préoccuper de ce qu’il se passera si tu fais un mouvement de travers. Tes pieds te conduisent sans plus attendre vers le poste où trône le mp3 de ce gamin avant de le débrancher et de mettre ton téléphone à place. Tant pis pour ce qui arrivera. Il est hors de question qu’il s’en tire comme ça.

Ta veste abandonnée sur le côté et attendant que la musique se fasse plus rythmée, tu fais lui fait face avec la plus grande détermination du monde. « Si tu crois qu’un petit merdeux dans ton genre peut me faire peur, c’est que tu n’as jamais eu affaire à la Faucheuse mon cher … ». Toi oui.

Et voilà, le tempo s’accélère. Les instruments se rajoutent en chœur au rythme auquel tes bras et jambes se callent. Puis les premiers mouvements réveillent ton squelette de ce sommeil infernal et te libèrent. Tes gestes sont plus contrôlés, plus amples et plus langoureux. Tes épaules, tes bras jusqu’au bout de tes doigts sont en symbioses, suivant à la lettre le rythme presque saccadé de la chanson. Ton corps s’imprègne des paroles, impulsant tes pas, chacune parcelle de son être. Tu te sens si libre. Tu oublies tout l’espace de quelques secondes. Tu danses comme si tu ne t’étais jamais arrêtée. Ton bassin se cale au tempo puis remonte le long de ta poitrine jusqu’à ta nuque. Tu es près de lui. Si près et pourtant si loin que tu ne fais que le frôler, le narguer. Lui montrant que tu n’es pas quelqu’un qu’on dompte d’un battement de cils ou par des belles paroles. Oh non.

La fin de l’enchantement approche. Mais plus vite que tu ne le crois. Comme Cendrillon qui oublie qu’à minuit, son beau carrosse redevient citrouille. Comme toi qui oublie que tu n’es plus invincible.

Ta jambe vacille et cède sous le mouvement trop brusque que tu lui commandes. Tu chavires, te rattrapant au corps qui se trouve près du tien et tombe sur tes genoux qui hurlent de douleur. Et voilà, minuit passé, tu redeviens souillon. Tu redeviens cette pauvre poupée de chiffons aux fils rompus. Et comme si le destin t’en voulait, il fallait que ça arrive devant ce gars imbuvable. Ce gars devant lequel tu t’agenouilles comme pour admettre une défaite. Une défaite qui n'est pas tienne.

(c) AMIANTE
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Re: Get outta my way ft Byeol Get outta my way ft Byeol Empty Dim 8 Nov - 3:20
get outta my way
En plus de se foutre de moi, elle me prend pour un ignare ! Evidemment que je connais l’histoire de Narcisse, je connais aussi celle qui parle de moi ( le beau et preux prince ) qui fout une tarte à la grosse dégueulasse d’ogresse pour sauver son honneur ! ( Si jamais l’histoire t’intéresse, sache que le héros a dégommé le monstre à coup de pied princier au cul ) « Je préfère mourir noyé la tête la première à cause de ma beauté, que de vivre vieux avec un physique ingrat comme le tien. Éclate-toi à survivre vieille avec ta face de quiche cramée. » Elle est déjà en train de se décomposer d’ailleurs. C’est pas des pattes d’oie qu’elle a autour des yeux ? J’AVOUE, J’ABUSE ! Elle est.. b..BEU… b.. J’ai du mal à le sortir… ELLE EST BELLE OK ? C’est pas une nana qui fout la gerbe quand t’as un oeil dessus mais tranquille, qu’elle s’enflamme pas car j’irais jamais lui dire ! Elle risquerait de me jouir dessus la con.

Après avoir sorti mon venin de CM2 ( je suis conscient qu’attaquer le physique c’est très bas mais elle m’a saoulé, merde ) je m’étais lancé sur la piste pour lui montrer de quoi je suis capable. Lorsque vient son tour je croise les bras, sans cacher mon amusement face à son petit numéro avec la faucheuse. On a tous une faucheuse au cul Byeol ! Mais la façon dont elle en parle me laisse perplexe, sa faucheuse à elle a surement déjà dû lui rendre visite ( pourquoi elle l’a pas achevé ? Même son Dieu de la mort perso c’est un handicapé ! )

Impatient à l’idée de pouvoir la juger ( comme elle l’a fait avec moi depuis qu’elle a osé pénétrer dans MON antre à moi sans y être conviée, hein, sinon c’est pas drôle ) je la démonte direct du regard avant même qu’elle ait pu faire un seul pas ( mais vu le peu de choses que je connais à son sujet, ça ne va certainement pas la déstabiliser, ça risque même de lui donner la rage de vaincre. Je le suppose car c’est vachement étrange de se dire ça mais cette nana, de ce que j’ai pu en voir du moins, c’est moi et c’est ça qui m’énerve le plus ! Je me trouve insupportable à travers elle alors que de mon propre point de vue je me trouve parfait ! C’est dingue ça, comment elle arrive à me… Froisser ( m’emmerder c'est plus le terme mais soyons classieux deux secondes ) et en même temps elle me déstabilise quelque part, pas dans la vision que j’ai de moi ( je me remettrai jamais en question, attend. Pourquoi corriger quelque chose qui est sans défaut ? Ça n'a pas de fucking sens !) c’est plus l’image qu’elle me renvoie qui me laisse dubitatif et ce qu’elle réussit à faire naitre en moi ( surtout ça ). J’ai une envie folle de lui faire ravaler son arrogance en allant lui faire sauter le crâne vide qui lui sert de tête mais y’a cet autre désir, ( celui-là il est terriblement plus chiant à assumer ) celui de la plaquer contre un mur pour qu’elle la ferme, joindre nos bouches pour que ses mots acerbes se meurent dans notre fougue commune et ( pendant qu'on y est ) lui arracher ce qui couvre son corps pour nous délivrer de notre amertume commune dans une union animale qui abattrait notre animosité de l’autre… Mais seulement un temps ( on se supporterait mais tellement pas sur le long terme ! )

Cette aspiration s’accroit alors qu’elle fait de son corps un art abstrait, je ne trouve rien de plus beau au monde qu’une femme qui danse et ça me fait mal de l’avouer, mais Byeol est douée. Pourquoi faut-il que j’ai à l’esprit ces pensées tordues putain ? Elles se multiplient et contaminent mon amour-propre. Cette gueuse-là, elle ne devrait m’inspirer rien d’autre que de l’exaspération ! Mais ce genre d’appétit charnel ne se commande pas, c’est dans ta tête et tu peux rien faire contre toi-même à part subir ou agir... Putain, qu’est-ce que ça peut m'importuner d’avoir ce genre de réflexion à son égard ! Faut que j’aille me faire soigner, j’ai des palpitations à cause d’une connasse que je viens à peine de rencontrer et qui me traite comme si j’étais déficient mentalement. En vrai, je dois aimer me faire maltraiter, c’est pas possible autrement !

Elle me coupe dans mes songes lors de sa chute. Je ne la vois même pas tomber, je ne m’en rends compte que lorsque l’impact d’elle se fait entendre contre le sol, et qu'ensuite son poids se met à peser contre moi. J’ai le réflexe de la rattraper ( peut-être un peu trop tard mais assez vite pour qu’elle ne s’étale pas complètement. ) « Hey, ça va ? » Ça doit tellement la tuer d’avoir perdu face à moi, d’être une petite chose toute fragile. Pour lui faire comprendre que je la vois toujours de la même façon, une petite peste pour laquelle je ne prends pas de gant, je lui lâche dans un mince sourire faussement vénéneux : « Elles tombent toutes à mes pieds. »

Je la soulève, faisant passer son bras autour de mon cou tandis que le mien s’occupe de la maintenir debout en la saisissant par la taille. Je la fais boitiller jusqu’à une chaise et l’y assois. « T’as eu une baisse de tension ? Ça fait souvent ça aux gens quand je suis dans le coin. » Je blague mais c’est plus pareil qu’au début, j’ai plus ce petit rictus de connard, j’ai plus de sourire du tout.

Je cherche ma bouteille d’eau pour lui offrir. « La seule maladie que tu peux attraper en buvant derrière moi, c’est un souffle au coeur. Ça doit le buter de plaisir de se dire que mes gênes vont se mêler aux tiens. » Oui, les coeurs parlent.

Moment gênant, je ne sais pas trop quoi faire ou dire… Un silence s’installe mais je me charge de le combler aussitôt. « Tu t’es vraiment blessée en tombant ? » J’ose pas trop toucher ou inspecter sa cheville, je me tiens même à une bonne distance d’elle, va savoir pourquoi ! « Au pire s’il faut amputer, ça sera pas une grande perte. Tu te trémoussais comme une pauvre dinde et encore, je suis sûr qu’une volaille ça danse mieux. » J’étire légèrement mes lèvres, wow, un sourire sincère pour Byeol, ça se fête ! Mais qu’elle ne croit pas que je vais lui en faire des comme ça tous les jours, là c’est juste parce qu’elle est au bout de sa vie la pauvre fille. « Tu veux que je porte ta carcasse jusqu’à l’infirmerie ou ça va aller ? » Je suis bien généreux moi aujourd’hui, puis au fond cette folle à la répartie mordante, je l’aime bien, fin, je crois.
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Re: Get outta my way ft Byeol Get outta my way ft Byeol Empty Lun 21 Déc - 22:08
get outta my way
La désillusion rend la chute davantage tragique. Elle frappe dans ces instants de plénitude, de bonheur et d'insouciance. Dans ces moments où l’on se dit que rien ne pourrait nous arriver, qu’on est invincible et que le reste du monde n’existe pas. Qu’il n’y a que nous et seulement nous. Elle frappe jusqu’à ce qu’on réalise que tout ça n’était qu’un mensonge. Mais un si beau mensonge.

Tu aurais dû te douter que comme Cendrillon, le conte de fée ne dure jamais longtemps, que même les meilleures choses ont une fin. Une fin parfois brutale. Tu n’aurais pas dû te laisser bercer dans cette douce illusion qu’ont été ces quelques pas glissés sur le parquet. C’était trop beau pour être vrai et ça, tu auras dû le savoir. Mais tu n’as jamais su écouter. Alors oui, la chute est terrible. Elle est douloureuse. Atrocement douloureuse. Elle te coupe le souffle, te désoriente, t’effraie. Tu revois l’accident, les phares de la voiture t’aveugler et la voiture te percuter. Cette sensation d’être brisée comme une marionnette, tu la détestes. Tu ne peux pas être faible, tu ne peux pas t'écrouler comme ça. Non tu ne peux pas. Mais ton corps lui, en décide autrement. Il ne t'obéit plus, il ne suit que son bon vouloir. Si tu ne peux plus compter sur ta propre carcasse pour te supporter, alors, qui le fera ?

Tu ne t'imaginais pas jusqu'à il y a quelques minutes que lui en serait capable. Et pourtant. Ce sont ses mains qui t'agrippent avec force et en même temps avec une certaine douceur comme s'il avait peur de te briser. Ce sont ces bras qui te soutiennent et t'empêchent de t'effondrer. C'est lui, le gars sur lequel tu crachais ton venin, toute cette animosité, qui te retient. Ce même type qui t'insupporte, que tu détestes pour des raisons toutes plus puériles les unes que les autres, alors que tu ne le connais que depuis dix minutes à peine. Dix minutes à te bouffer le nez, à recevoir des pluies d'insultes comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle qui soit. Un parfait étranger et pourtant, il est ta copie conforme. Ça te fait plutôt chier de l'admettre, mais cet abruti fini, ce connard sans gêne n'est rien d'autre que ton reflet.

Le son de sa voix te parvient de nouveau, même si tu es encore déboussolée. Comme à son habitude, aurais-tu envie de dire, il ne manque pas une occasion de glisser une remarque ou deux. Au moins, il ne te traite pas comme une poupée de chiffon. Tu le remercierais presque. Presque. « Raide morte tu veux dire ? ».

Il te soulève avec une aisance qui t'énerve et tu réalises que même si tu lui tiens tête, tu n'es rien d'autre qu'une frêle brebis blessée. Tu pourrais lui dire que tu es très bien capable de te débrouiller seule, mais c'est loin d'être le cas. Tout ton poids bascule contre lui tandis ta jambe droite te supplie d'arrêter le massacre. Ton kiné va t'étriper ...

Tu te laisses mollement tomber sur la chaise tout en laissant échapper un petit rire de tes lèvres. Ce gars est tellement sûr de lui que c'en est ridicule. « Sois pas si sûr de ton charme ... ». Mais ça a au moins le mérite de te faire rire. Tes doigts se glissent jusqu'à ton genou, mais le moindre toucher te fait grimacer. Génial.

Il tend sa bouteille d'eau, suivi d'un monologue qu'il semble sortir à toutes les saintes-nitouches qu'il croise. Tu souris discrètement, ne voulant pas lui donner cette satisfaction de t'avoir arraché un nouveau sourire et tu l'acceptes. « Merci », préfères-tu simplement lui répondre. A vrai dire, tu n'as plus la force pour sortir un autre mot. Ta gorge est sèche et chaque articulation te donne l'impression d'avoir du papier de verre dans la bouche. Tu avales une grande gorgée d'eau avant d'inspirer lentement et de lui redonner la bouteille. Ce gars t'intrigue. Et même beaucoup trop. Il t'exaspère autant qu'il t'attire. Cette envie de lui enfoncer la bouteille dans la gorge est aussi forte que celle que tu as de l'embrasser et de lui clouer le bec une bonne fois pour toute. Allez savoir pourquoi. Il n'y a peut-être pas que le genou que tu as cogné. Ta tête aussi pourrait avoir heurter le sol et tout ça ne serait qu'une fantaisie de ton esprit embrouillé. Oui, ça doit être ça. Sinon, tu n'aurais jamais eu ce genre de pensée.

« Je vais prendre ça pour un compliment, venant d'un manchot qui a deux pieds gauche et le sens du rythme d'un phacochère sous amphet ». Avouez-le, c'est de bonne guerre. Tu pourrais presque l'entendre sourire vu comment celui qui se dessine sur ses lèvres s'étire jusqu'à ses oreilles. Tu l'apprécierais presque. Le sourire, pas Il Su.

Mais tu en as assez profité et tu n'as surtout pas envie de prolonger l'humiliation. Même s'il a été plutôt cool avec toi. Comparé à tout ce qu'il t'a envoyé dans la gueule, ça te surprend. Au moins, c'est un bon adversaire.« Je vais me débrouiller. Je ne veux pas servir d'alibi pour ton histoire du gentil garçon aimable et dévoué. Mais ... merci ». Tu espères qu'il l'a entendu celui là parce qu'il est pas prêt de ressortir de ta bouche de si tôt ! Tu te lèves avec difficulté de la chaise, mais tu en as surmonté d'autres, celle-ci n'est qu'une formalité à côté du reste. Tu clopines vers tes affaires, remet ta veste et récupère ton téléphone. Telle une biche boitillante, tu t'éloignes de lui en gardant la tête haute. Même s'il t'avait vu te croûter comme une merde, hors de question que tu lui donnes davantage de plaisir à te voir partir la queue entre les jambes.

Tu t'arrêtes sur le bas de la porte et te retournes vers lui, avec ce sourire mesquin qui a été ton compagnon durant cette belle bataille. « Tu m'enverras ta dédicace ? ». Et avec un dernier clin d’œil, tu t'éclipses. Le sourire accroché aux lèvres. Au moins, tu ne te seras pas ennuyée comme un rat mort !

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Tu peux prétendre être assez fort pour l’éviter mais le Crimson saura toujours te trouver.

Evolution de contexte en cours !

Tous aux abris, la Doyenne débarque !
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