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Au mois d'août, le vent est fou !
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My blood, my flesh, my everything

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My blood, my flesh, my everything Empty Ven 15 Avr - 16:09

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki


La lumière, l'air pur, le soleil... Le bruit éloigné du crépitement des flammes et des poutres du théâtre qui s'effondraient, tout cela, c'était bien le signe qu'il était sorti de là, qu'il s'en sortait bien d'ailleurs contrairement à d'autres. Tous les 3 marchant lui, Malee et Joohe, le corps Seonhee dans ses bras, ils avaient rejoint le parking principal de l'université où il y avait un monde incroyable. Il confia la demoiselle à des ambulanciers qui la transportèrent rapidement en brancard jusqu'à un de leurs camions. Ses mains n'étaient plus que du sang, il avait mal mais son esprit était tant détourné sur autre chose qu'il en oubliait la douleur. Malee et Joohee allaient bien, elles étaient entre de bonnes mains, mais alors qu'un des ambulanciers arriva vers Tamaki, ce dernier mit un coup d'épaule pour l'éloigner, les yeux visiblement vaguant d'un côté à l'autre, à la recherche de quelqu'un. Monsieur, vos mains, montrez les moi. Que du blabla, inintéressant, Tamaki cherchait bien quelqu'un, et pas des moindres: sa petite soeur.

Mais au milieu de toute cette foule, impossible de la voir et les larmes commençaient à lui venir. Elle était à l'université elle aussi, c'était sûr, elle avait participé à la JPO, mais bon sang, où était-elle?? Est-ce qu'elle était déjà partie en urgence? Ou est-ce qu'elle aidait les gens parce qu'elle se portait aussi bien que lui? Un deuxième coup d'épaule, plus brutal, fit éloigner l'ambulancier alors que le vétérinaire commença à marcher, boitant même, à la recherche de Fuuko. Il continua, poussant parfois des personnes au milieu, l'on pouvait sentir dans ses gestes la colère et l'inquiétude qui l'envahissaient. Quand il s'agissait de sa soeur, Tamaki était une autre personne.

Soudain, il reconnut Aecha, la meilleure amie de sa soeur. Et dans ses bras... Fuuko. NON NON NON!!! s'écria-t-il sur le moment, désespérément, pressant le pas, pris de peur, pourvu qu'il se trompe sur l'identité de la personne. Il ne voulait pas y croire. Tamaki s'arrêta, brusquement. Sa soeur était en piteux état. Etait-ce la réalité? Vraiment? Est-ce qu'il avait vraiment bien vu? Fuuko?... Dans cet état? Sa main droite se posa sur son front alors qu'il laissa couler des larmes, avant d'accourir vers Aecha, oubliant ses douleurs. FUUKO!!!!!! Il arriva tel un fou furieux et prit sa soeur dans ses bras, la retirant à Aecha de force. Il pouvait voir qu'elle était consciente, qu'elle avait les yeux ouverts, mais elle semblait si fatiguée et exténuée qu'il ne put s'empêcher de pleurer en la voyant. C'est pas possible... répétait-il alors qu'il constatait ses blessures. Il s'en voulait tellement de ne pas avoir été avec elle... Il avait sauvé des personnes mais sa propre soeur, elle, s'était retrouvée sûrement piégée avec d'autres personnes. Son sang, sa chair. Son bébé, comme il l'appelait quand elle était petite. Pardon... Pardonne moi. répéta-t-il alors qu'il pencha la tête vers son front pour y déposer un bisou. Je vais m'occuper de toi, d'accord? Je vais pas te lâcher, tu peux me croire. Il s'accroupit, au sol, et la redressa doucement lorsqu'il vit du sang couler à flot de son dos. Ou plutôt de ses reins. Il comprit de suite, c'était urgent, il fallait qu'elle soit vite prise en charge.  
© cassie at atf.
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My blood, my flesh, my everything Empty Ven 15 Avr - 17:18

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki
J'pensais qu'on reverrait jamais le soleil, qu'on sentirait plus jamais l'air s'engouffrer dans nos cheveux. J'pensais qu'il ne serait resté que des bouts de nous, des bouts carbonisés et que ça serait la fin. Alors quand au bout du couloir, la lumière nous aveugle, j'me dis qu'on est tous mort, que c'est la fin. Que j'reverrai jamais plus mes parents, Tama-kun, Oppa et tout le monde. Que j'allais crever sans leur avoir dit que j'les aimais, même qu'aimer, c'est pas assez fort et que je les aimerai toujours. J'ai pas eu le temps de le dire, j'ai eu le temps de rien. J'ai que 22 ans putain et voilà, c'est la fin.

Enfin, j'croyais. Quand on finit par sortir, on s'retrouve sur le parking extérieur de la fac. C'est pas le paradis ni l'enfer, c'est la vie. On est vivants. Tous. On est tous en vie. Ae Cha est vivante et j'le suis aussi. J'pleurais déjà, mais alors là, c'est pire que les chutes du Niagara ! Je fonds littéralement en larmes. J'suis vivante, tout le monde a survécu dans ce putain de couloir ! J'les regarde un par un, en passant par les deux zigotos sur leur brancard de fortune, la dame avec son bébé, le grand gaillard qui tient plus de bout, Sukyeol qui comprend pas tout non plus, la fille blonde qu'on embarque aussi vite que la lumière. Et puis, y'a Ae Cha. Mon Ae Cha. Elle est là avec moi. Mais j'ressens un vide quand j'regarde autour de moi. J'vois mon frère nulle part. Où est-ce qu'il est cet abruti ? « Ae Cha, tu vois Tamaki ? ». J'voudrai courir partout pour le retrouver parce que, mon frère c'est tout pour moi. S'il lui est arrivé un truc, j'veux le savoir, j'veux être là. C'est mon double et s'il est touché, j'm'en remettrai pas. Alors j'le cherche dans la foule, j'scanne tout le monde pour repérer son visage dans la vague humaine qui sort du bâtiment. Il faut que j'le trouve ! Mais j'vois rien, j'le trouve pas. J'ai mal partout, j'ai l'impression qu'on me pompe les dernières forces qu'il me reste.

Sans que j'comprenne, j'éclate en sanglots. J'ai dû faire peur à tout le monde avec mes gémissements bizarres. Mais ça vient de l'intérieur, j'ai le cœur qui se déchire en mille morceaux quand j'comprends qu'il pourrait lui être arrivé quelque chose de grave. Qu'il est p'tète tout seul, qu'il est p'tète blessé et que y a personne pour l'aider. Pitié, rendez moi mon frère !

« FUUKO !!! ». Quand j'entends sa voix et que j'le vois enfin, j'ai l'impression que j'vais m'évanouir. Il est là ! Il est vivant ! Mes bras se tendent dans sa direction tandis qu'il m'attrape et me sert fort contre lui. J'respire plus, lui non plus, on est juste deux dépravés à pleurer comme si on s'était pas vus depuis des années. C'est l'impression que ça me fait, mais j'l'ai enfin avec moi. J'arrive plus qu'à prononcer son nom entre deux gros sanglots. J'prend sa tête entre mes mains et j'le regarde partout. Il a toujours son regard bête et son grand nez. C'est mon frangin, mon double, ma moitié, mon complice. Il est là ! « J'suis tellement contente que t'aies rien ! ». Ses lèvres se posent sur mon front, mais quand j'l'entends s'excuser, mon sang fait qu'un tour : « Pourquoi tu t'excuses abruti ? C'pas de ta faute tout ça ! On est là, on va bien tous les deux alors arrête un peu ! ». Je couvre son visage sali par les cendres d'une pluie de bisous. Et j'me dis que le calvaire est fini. Mon frère est là et c'est tout ce qui compte.

Quand j'sens un truc chaud dégouliner de mon dos, c'est là que j'comprends que c'est loin d'être fini. J'me dis que c'est la sueur ou j'sais pas quoi. Alors je touche, y'a un truc dure, un truc qui pique, mais quand je frôle à peine, ça m'envoie une décharge électrique dans tout le corps. Je ramène ma main devant moi et quand j'vois tout le sang, tout ce rouge qui colore ma peau, j'me sens vraiment pas bien. « Tama … ». Je me tourne vers mon frère, complètement perdue. « J-j'crois que j'ai un truc planté là... ». Ma main ensanglantée tremble comme une folle et j'reste là, à sentir le sang qui coule de la blessure. J'vais mourir ?


 
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My blood, my flesh, my everything Empty Mer 27 Avr - 23:53

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki


Si ça c'était pas de l'amour fraternel alors je ne sais pas ce que c'est. Tous deux étaient là, à pleurer parce qu'ils avaient eu peur de se perdre dans cet incendie. En même temps, fallait comprendre: ils étaient tout l'un pour l'autre, il aurait jamais pu tolérer la perdre, il aurait toujours mis la faute sur lui-même. Alors, pour le moment, l'important c'était de la retrouver, de la sentir près de lui, de la rassurer comme le grand frère qu'il était. Alors ouais, il pleurait, mais on sait pas trop si c'était de la tristesse ou de la joie, ou des deux. Oui, c'était des deux. Il lâchait toute la pression qu'il avait cumulé depuis le début des faits,  à avoir la survie de Seonhee sur ses épaules, le mouron qu'il s'était fait pour Fuuko. Et puis, il avait mal partout. Il avait les mains en sang, le dos rétamé et les chaussures brûlées. Mais la douleur partit vite, Fuuko, c'était son anti-douleur, son antidote. Sa joie. Elle avait pas idée à quel point sa vie dépendait d'elle.

J'ai pas arrêté de penser à toi! De me demander où est-ce que tu pouvais être. Mais elle avait raison, il fallait relativiser. Allez, je t'accompagne, on va à l'hôpital, on traîne pas. Mais c'est au moment où il voulut la redresser qu'il sentit du sang couler sur ses mains. C'était chaud, c'est ce qui lui permit de faire la différence entre son sang et celui de sa soeur. Mais aussitôt, son coeur s'accéléra à nouveau. Oh non, putain, pas ça, pas maintenant se répétait-il. Quand il croisa le regard de sa soeur, il vit ses yeux à moitié fermés, il la vit devenir pâle, soudainement, mais elle lui signifia qu'elle avait quelque chose de planté dans le dos.

Quoi... Il retira sa main avec force, il ne voulait pas qu'elle touche quoique ce soit. Il allait s'en charger. Elle manqua de s'effondrer, dénuée de force, mais Tamaki la retint. De son bras gauche, il lui permit de se tenir dessus et, Fuuko affalée sur son bras, il put voir ce qu'elle avait. Un morceau de ferraille planté au niveau des reins. Vision d'horreur pour le jeune homme, pourtant, il en avait vu des bien pires mais quand il s'agissait de sa soeur, TOUT était grave. Merde. Il vit alors le regard paniqué de sa soeur, et il profita de son inquiétude, afin qu'elle n'ait pas le temps de penser, pour lui retirer d'un coup sec le morceau, qui lui arracha un terrible cri de douleur. Il avait l'impression de lui retirer la vie, ça lui brisa le coeur. C'est pourquoi il attrapa sa tête entre ses mains, glissant sur ses cheveux, pour venir lui chuchoter des "shhh, tout va bien, c'est fini, je te l'ai retiré" rassurants, réconfortants, les mots d'un grand-frère, en somme. Sauf que maintenant, fallait se magner, il fallait qu'elle soit prise en charge avant que le sang ne coule trop, c'est pourquoi Tamaki la redressa et la porta dans ses bras jusqu'à un des nombreux fourgons. S'IL VOUS PLAÎT. cria Tamaki pour qu'un ambulancier le remarque. L'un d'eux lui passa devant, Tamaki le retint alors par la main. Eh, monsieur, s'il vous plaît. Il regarda Fuuko. C'est ma petite soeur, quelque chose lui a transpercé les reins! Il faut faire vite!! il était paniqué, il en tremblait, d'ailleurs, l'ambulancier lui prit sa soeur des bras mais Tamaki en perdit les pédales. Je viens avec vous!! Il commença à le suivre à travers la foule. Valait mieux pas qu'il lui dise non.    
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My blood, my flesh, my everything Empty Dim 1 Mai - 22:56

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki
Dans c'monde, y'a pas beaucoup de personnes qui peuvent comprendre la relation que j'ai avec Tama. Même nos parents sauraient pas expliquer. Pourtant, c'est eux qui nous ont fait. J'sais pas si y'a un mot pour décrire ce qu'il est. Certes, c'est mon frère, mon frangin, mon bro, mon hermano, bref, tous les noms qu'on peut donner à quelqu'un qui a les mêmes parents que vous. Mais non, Tama-kun, c'est plus que ça. C'est ma moitié, mon double, ma victime, mon bourreau, mon acolyte, mon complice, mon siamois. C'est mon tout. Quand il est loin, j'me sens mal, j'suis pas moi, j'suis pas entière. C'est comme ça entre nous, y'a pas de mots. Y'a juste un lien indestructible que personne comprendra jamais et pourra jamais détruire. La personne qui essaie de toute façon, j'lui casse la gueule. J'ai p'tète l'air d'une mini-crotte, mais quand il s'agit de mon frère, j'suis Hulk, j'me transforme en un gros bonhomme prêt à tout à péter pour mon frangin ! Fille ou mec, j'en ai rien à foutre, c'est le même couplet. C'est p'tète égoïste, mais j'm'en fiche.

Quand j'le retrouve, y'a plus personne qui compte. Tout le monde autour, j'm'en fiche. Enfin pas tout le monde, mais j'sais qu'Ae Cha, elle est pas blessée. Alors oui, j'me fiche de tout le reste. J'l'ai avec moi, dans mes bras et puis c'est tout. J'oublie tout, la douleur, l'odeur de la fumée, du sang, les cris, les pleurs, tout. Le retrouver, c'est tout ce que j'voulais. On est salement amochés tous les deux, on pisse le sang et à nous deux, on pourrait sûrement faire une marre. Mais c'pas grave. J'ai Tama et c'est tout. Puis avec nos larmes de crocodiles, c'est pire, tellement qu'on pourrait inonder le parking ! « C'qui compte, c'est qu'on va bien, tous les deux et qu'ce soit enfin fini ! On va pouvoir rentrer à la maison hein ! ». Mais non, tout était pas fini. Y'a ce truc, ce corps étranger dans le bas de mon dos qu'est là. Tout d'un coup, y'a tout qui fait mal, partout. J'ai la tête qui tourne, j'ai envie de gerber. J'veux Maman et Papa. J'veux m'réveiller, c'est qu'un cauchemar. « Tama, ç-ça fait mal ! ». Elle est où Ae Cha ? J'vois plus sa tignasse verte, elle a disparu. Et puis là, c'est comme si on m'arrachait tous mes organes. « AAAAAAAAAAAAAAH !! ». j'comprends pas c'qui se passe, mais ça fait putain de mal ! Tous mes nerfs sont à vifs, exposés, ça tire, ça pique, c'est horrible ! J'ai mal, j'ai mal, j'ai mal !

Tama me prend de nouveau dans ses bras, j'réagis plus, j'fais que pleurer et me dire que c'est la fin, j'vais crever là. Et puis, y'a tout qui va trop vite, j'ai la tête qui tourne, j'vois flou. J'sais juste que c'est plus Tama qui me porte, c'est un monsieur. Il m'installe j'sais pas où, une camionnette ? Non une ambulance. J'me laisse manipuler en cherchant Tamaki du regard. « Tama, t'es où ? ». J'vois sa tête d'idiot près de la mienne et j'me dis que ça ira. Il est là alors ça ira. J'attrape sa main que je sers aussi fort que possible. « Tu m'promets que ça va aller hein ? Tu m'le promets ? ». On me place un masque à oxygène pour m'aider à respirer et le monsieur, il m'dit de me calmer, que tout ira bien. Mais lui j'peux pas le croire, j'le connais pas, même si c'est son métier. J'crois qu'mon frère et personne d'autre. Parce que y'a que lui qui compte là maintenant.

 
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My blood, my flesh, my everything Empty Mar 3 Mai - 19:29

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki


Oui, il fallait que ça se termine et vite. Il avait vu assez d'horreur comme ça, il en supportait tous les jours au travail, il avait même vu une fois un homme se faire attraper le bras par un lion et je ne vous raconterai pas le reste. Mais voir sa soeur avec ce morceau de fer planté dans les reins l'avait secoué, bouleversé. Pourtant, comme le frère aîné qu'il était, il devait être et rester calme, toujours lui montrer à elle les bonnes façons d'être, la guider, rester son modèle. Depuis petits, l'histoire était comme ça. Il était devant, il encaissait, apprenait de ses erreurs pour laisser le meilleur à celle qu'il appelait la prunelle de ses yeux. Dès son premier cri, Tamaki avait su qu'elle serait son monde, sa priorité, et que peu importe les chemins qu'ils prendraient dans la vie, ils resteraient liés comme des jumeaux, comme des "siamois" comme beaucoup de leurs proches les appelaient.

Alors, comment réagit-on quand son sang, sa chair, était meurtrie, blessée physiquement, et que le simple fait de lui retirer ce qui lui fait mal le fait hurler de douleur. Il n'avait pas eu d'autre réflexe que d'attraper son visage pour la consoler, alors qu'il regardait le ciel d'une rouleur presque sombre à cause des nuages de fumée. Le monde pouvait s'écrouler, maintenant, ils étaient ensemble et s'ils devaient partir, ce serait à deux. Mais ce n'était pas leur heure, pas encore! Il voulait être tonton, nom de Zeus, porter un costard le jour de son mariage, l'accompagner jusqu'à l'autel même. Donc non, pas de drama, la vie les attendait encore, c'est pourquoi il la transporta jusqu'à une ambulance. Sa soeur perdait connaissance, il ne fallait pas que quelqu'un le stoppe dans sa course. Il s'apprêta à monter dans le camion lorsqu'un ambulancier le repoussa. Il serra le poing, mais l'ambulancier lui fit signe de se calmer. Votre soeur perd trop de sang, nous ne pouvons pas vous prendre avec nous. Il faut nous suivre jusqu'à l'hôpital. Tamaki le regarda, puis regarda sa soeur. C'était une blague? Non! répondit-il avant d'essayer de monter à nouveau. Encore une fois, il fut retenu. Je suis sérieux monsieur, chaque seconde compte! Il prit une profonde inspiration et regarda enfin son interlocuteur. Est-ce que je peux au moins lui parler? Elle va paniquer si je la laisse seule. Et il ne s'était pas trompé. Dès le moment où il s'approcha d'elle, il l'entendit qu'elle le cherchait. Je suis là. il attrapa sa main et la serra, avant de baisser la tête. Ca va aller, j'te l'promets. Tout ira pour le mieux, t'es une Yang, t'es une battante. Il regarda l'ambulancier qui attendait. Il fallait faire vite. Fuuko, écoute moi. -il inspira un bon coup - Je ne peux pas rester dans le camion là, avec toi. Mais je serai juste derrière. Ok? Tu as confiance en ton grand-frère, n'est-ce pas? Alors reste tranquille, je serai pas loin, et je serai là à ton arrivée à l'hôpital. On se retrouve vite. Il déposa un bisou sur son front et la laissa, à contre-coeur, puis descendit de l'ambulance, à la recherche d'un moyen de transport intact et qui lui faciliterait la traversée de la ville sans se retrouver bloqué à tous les feux rouges. Il vit alors un vélo même pas attaché, et sans perdre une seconde, il monta dessus, suivant alors l'ambulance qui quittait le parking de la FAC.

Enfin... Il quittait la FAC, lui qui pensait ne jamais y arriver.
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My blood, my flesh, my everything Empty Lun 23 Mai - 10:36

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki
J’suis pas une grande trouillarde d’habitude. J’veux dire, j’ai vécu avec des animaux qu’on appelle féroces, j’ai passé des jours dans la forêt amazonienne sans m’faire bouffer par des bestioles ou même avoir peur de me perdre. J’ai pas la trouille non, j’fonce tête baissée sans me soucier de c’qui pourrait se passer. Mais là, quand on m’embarque dans l’ambulance, j’panique. J’panique comme une dingue, j’ai peur. J’veux pas mourir mais j’ai l’impression que ça risque d’arriver. Et si ça doit arriver, j’veux pas être toute seule ou avec un étranger. J’veux mon frère. Alors j’l’appelle. Il est là, près de moi. J’veux qu’il reste mais les ambulanciers eux, ils veulent pas. Ils veulent pas qu’mon frère reste. Même quand il me promet qu’ça va aller, j’y arrive pas. « N-non, reste avec moi, s’il te plait ! ». Mais les médecins insistent et plus j’attends, plus on prend d’risques.

« Fuuko, écoute moi. Je ne peux pas rester dans le camion là, avec toi. Mais je serai juste derrière. Ok? Tu as confiance en ton grand-frère, n'est-ce pas? Alors reste tranquille, je serai pas loin, et je serai là à ton arrivée à l'hôpital. On se retrouve vite ».

J’me mets encore plus à pleurer quand j’l’entends me dire ça. Parce que j’comprends que j’ai pas le choix, qu’il peut pas venir avec moi. J’serre sa main encore plus fort, peut-être même un peu trop mais c’est la dernière chose qui m’tient encore ici. « T’as intérêt d’être là à mon réveil ! » que j’lui dis d’un air faussement menaçant. J’essaie de lui sourire mais j’ai trop mal. Il m’embrasse une dernière fois sur le front et descend du camion. J’inspire fébrilement en relâchant sa main. Allez Fuuko, t’es plus forte que ça ! Tu peux lâcher maintenant ! La porte claque et l’ambulance démarre.

(…)

« Bip. Bip. Bip ». J’suis où là ? J’essaie d’ouvrir les yeux mais mes paupières pèsent des tonnes. Puis y’a une lumière qui m’aveugle. Alors j’préfère les garder encore un peu fermés. J’fais bouger mes orteils, histoire de voir si j’les sens toujours et ouais, ça fonctionne. J’fais pareil avec mes bras et mes mains, mais la gauche est lourde. J’arrive pas à la bouger. J’finis par ouvrir les yeux en évitant de finir aveugle à cause de la luminosité. Quand j’vois les murs tout blancs, les machines et que cette odeur de désinfectant me monte au nez, j’me souviens de l’incendie, Ae Cha et Tamaki, aussi l’ambulance. J’me tourne vers la gauche pourvoir c’qui bloque ma main et quand j’vois mon frère endormi, sa main dans la mienne, j’souris comme une débile. Mon frangin, c’est pas l’genre à faire des promesses en l’air, il sera toujours là pour moi et ça, ça l’prouve. Il est là, depuis probablement plusieurs heures.

J’regarde ses mains bandées. Même blessé, il pensera toujours aux autres. J’trace des cercles sur sa main avec mon pouce. J’ai pas envie d’le réveiller mais j’aimerai aussi lui dire que j’vais bien. J’vois ses paupières qui tressautent et il se réveille presqu’en sursaut. J’rigole en voyant sa tête d’ahuri et encore plus quand il me voit et que ses yeux s’agrandissent comme deux bols. « Bah quoi, t’as vu un fantôme frangin ? ».


 
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My blood, my flesh, my everything Empty Jeu 26 Mai - 13:41

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki


Il avait suivi l'ambulance à travers la ville et les voitures comme s'il y avait son coeur dans l'ambulance, et quelque part, c'était presque le cas. Sa soeur, c'était ce qui lui restait de plus cher au monde, ils avaient grandi ensemble dans les milieux les plus hostiles de la planète, ils avaient assisté à tellement de choses, merveilleuse et abominables, impossible de la laisser s'éloigner de plus d'un kilomètre. Impossible. Il doublait les voitures, profitant que l'ambulance les fasse s'écarter grâce à son gyrophare. Mais il passait partout, il était rapide, les voitures ne le voyaient passer qu'au dernier moment, il en effrayait plus d'un, il avait manqué de se faire renverser un paquet de fois mais au final, et malgré ses mains blessées et ensanglantées, il était arrivé à l'hôpital. Il laissa le vélo s'écrouler par terre comme s'il en avait rien à foutre, pourtant, c'était un vélo volé, mais ça, on verra plus tard.

Il suit les urgentistes, partout, sa soeur avait maintenant les yeux clos, mais il était plus rassuré de la savoir à l'hôpital. Maintenant, il pouvait souffler pour de bon et relâcher la pression. Le problème quand on relâche la pression? On pourrait tomber par terre de fatigue. Il ne sentait même plus ses mains, ou alors il y faisait plus attention, qu'on lui avait arrachées ou non aurait été la même chose, alors il marchait, il suivait le brancard jusqu'à ce qu'on le stoppe devant la double porte qui menait au bloc. Un médecin lui proposa de s'asseoir sur le banc de siège face à la double porte, il se contenta de le faire sans trop d'engouement. Il se laissa tomber dessus, et laissa surtout ses mains tacher le sol du sang qui en coulait, alors qu'un homme d'une quarantaine d'années le regardait. Le regard rivé au sol, Tamaki revoyait les images de cet incendie défiler sous ses yeux. Du départ, quand il faisait visiter l'université à ces pauvres lycéens, jusqu'à la fin, au moment où lui et Ilhoon trouvèrent la sortie de secours. Et Fuuko... Et cette tête brune de petite soeur qui était en train de se faire opérer en urgence. Mais putain, pourquoi elle a pas été épargnée comme lui? Il serait pas en train de souffrir intérieurement là, sur ces sièges abîmés.

Le coeur battant, il attendait qu'elle sorte. Mais c'est finalement un médecin urgentiste qui vint le sortir de son attente interminable. Monsieur, suivez-moi. Quoi? Déjà? Mais... Fuuko n'était-elle pas entrée il y a quelques minutes? Je vais m'occuper de vos mains. Tamaki ferma les yeux par dépit et suivit donc le médecin. Ils s'enfermèrent dans une petite pièce de consultation où il ordonna à Tamaki de s'asseoir sur la table. Le vétérinaire changea de sujet: "et ma soeur? Comment elle va?" le médecin se tourna vers Tam. Votre soeur est au bloc, je n'ai pas de nouvelles du bloc, vous comme moi ne savons rien de ce qu'il se passe à l'intérieur. Alors confiez moi vos mains... Tamaki regarda le médecin avec doute. Si nous ne soignons pas ça maintenant, cela va s'infecter, se transformer en gangrène et nous serons obligés de vous amputer de vos deux mains. Est-ce ce que vous voulez vraiment? Sans attendre, il tendit ses mains au médecin. Non j'en ai besoin de mes mains, faîtes ce qu'il faut.

Après une vingtaine de minutes, Tamaki put retourner attendre sur son siège, les mains entièrement bandées. Il sentait encore la douleur de l'alcool sur ses plaies... Sans trop de dynamisme, il sortit de sa poche son portable, qui avait pas une marque, pour appeler ses parents et les tenir au courant de la situation. Mais en fait, il avait déjà 20 appels en absence de sa mère, et la moitié en messages vocaux.
Les larmes de la mère se firent entendre quand elle entendit la voix de son fils. Le plus délicat fut d'annoncer que Fuuko était en train de subir une intervention chirurgicale au niveau des reins, mais sans grands risques, normalement...

&&&&&&&&&&&

Fuuko sortit du bloc deux heures après y être entrée. Les médecins annoncèrent alors au grand-frère qu'elle était tirée d'affaires, et qu'elle serait placée en salle de réveil, où il s'installa lui aussi du coup, mais pour lui, ce sera salle de dodo, car maintenant que sa soeur était sauvée, il allait pouvoir dormir. Placé au chevet de Fuuko, Tamaki glissa ce qu'il lui restait de sa main dans celle de sa petite soeur, et posa sa tête sur le matelas. Il ferma les yeux, et s'endormit en quelques minutes...

Et puis, elle se réveilla. Il ne savait pas combien de temps il avait dormi, mais ce qu'il savait, c'est qu'il avait bien dormi. Et quel soulagement de revoir sa bouille, ses cheveux noirs en l'air... Il en tirait une tête... Entre l'étonnement et la joie. La remarque de sa soeur ne le fit pas réagir de suite, il se contenta de soupirer et de serrer sa main. Je savais que tu t'en tirerais, t'es bien une Yang, toi... Ah, ce qu'il avait envie de lui dire qu'il l'aimait, mais ça, elle le savait déjà et il n'avait pas attendu de risquer de la perdre pour le lui dire. N'empêche que... Fuuko... J'ai jamais eu aussi peur je crois. Même quand je me suis retrouvée face au tigre dans la forêt j'ai pas eu aussi peur. Je crois vraiment que c'est toi qui contrôles mes émotions. Et il reposa sa tête sur la frêle main de sa soeur. Quel soulagement... Maintenant, fallait attendre l'arrivée des parents, que Tamaki avait quand même pensé à appeler durant la longue attente.
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My blood, my flesh, my everything Empty Ven 17 Juin - 21:11

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki
On dit que les jumeaux, ils ont un lien spécial qui les relie. Quand l’un va mal, l’autre le sait, le ressent. Ils savent tout l’un de l’autre, ils n’ont pas de secrets, ils ne peuvent pas de toute façon. Ils savent tout. Tamaki et moi, on est pas des jumeaux, encore moins des siamois et pourtant, j’crois que j’aurai jamais les mots pour dire c’que mon frère représente pour moi. Même le mot frère me parait trop anodin. J’ai jamais su vraiment expliqué, même à la psy, j’me contentais d’la regarder en souriant. C’est ma moitié, celui avec qui j’peux tout partager (enfin pas c’qui concerne les garçons mais ça, c’est normal). Il a toujours été là quand j’avais besoin de lui et il le sera toujours, même si des millions de kilomètres nous sépare. Déjà, j’sais pas si j’arriverai à être aussi loin de lui. Y’a pas une journée où j’le vois pas, même quand on est à la fac, j’prends toujours le temps d’aller le voir, même si c’est que pour quelques minutes. Ça m’suffit à passer une bonne journée.

En même temps, pendant 14 ans, mon seul ami, mon seul confident, mon complice, c’était lui. Les animaux c’était cool mais pour discuter, c’était pas vraiment l’mieux. Alors y’avait Tamaki. Y’avait que nous deux avec Papa et Maman, moi ça m’allait. Puis il a fallu revenir là où y’avait du monde, là où on allait forcément s’éloigner. J’avais peur qu’on m’le prenne, qu’on perde c’qu’on avait quand on était entouré de rien d’autre que la savane. Pourtant, j’crois qu’avec mon frère, on a jamais été aussi proche que depuis qu’on est revenu ici. Et maintenant, l’accident m’a fait comprendre que rien, absolument rien, ne pourrait nous séparer. C’est mon double, ma moitié, ma victime, mon bourreau, mon complice, mon compagnon, mon camarade.

Alors quand j’ouvre les yeux et qu’il est là, j’peux pas m’empêcher d’avoir le sourire jusqu’aux oreilles. Même si j’ai mal partout. J’crois que la morphine fait plus trop effet mais si on m’en remet, j’vais délirer et j’veux rester un minimum consciente quand mon frère est là. Quand il s’réveille, c’est plus fort que moi, j’rigole. C’est pas être clouée dans un lit d’hôpital qui allait m’empêcher de vivre. J’ris un peu plus à son commentaire, j’ai même un sourire fier qui se dessine sur mes lèvres. « Les Yang ont la peau dure, nombreux sont ceux qui ont été surpris devant notre ténacité. Pis, j’pense que Papa et Maman m’ont pas appelé Fuuko pour rien. La mauvaise herbe, on a du mal à s’en débarrasser alors crois pas qu’tu vas y arriver. J’serai toujours ton pot de colle de frangine ». J’serre un peu plus sa main dans la mienne mais pas trop fort, elle a pas l’air d’être dans un très bon état. « J’ai eu peur aussi, j’pensais que j’te reverrai plus, toi et les parents ». Je soupire comme pour chasser ces idées noires de ma tête et penser à des choses plus positives. « Mais on est vivant tous les deux et y’a que ça qui compte ». Ma main vient se perdre dans ses cheveux. Il a l’air épuisé. « On s’est bien occupé de toi ? Ils t’ont dit quoi les médecins pour tes mains ? ». J’espère qu’il en gardera pas de graves séquelles, pour une véto, les mains c’est un outil de travail.

J’me pousse un peu sur le côté en tirant les fils pour les mettre correctement puis j’tape la place à côté de moi. « Allez viens là, y’a assez de place pour deux dans ce grand lit. Puis j’ai besoin d’un câlin alors ramène tes fesses ici Hakuna Matama ! ».  

 
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My blood, my flesh, my everything Empty Dim 10 Juil - 18:50

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki


Après la tempête, le calme. Le calme de cette chambre d'hôpital où Tamaki se sentait finalement se fatigué qu'il s'était assoupi, la tête appuyée sur le lit où dormait encore sa soeur. Au final, tous deux dormaient, Tamaki sentait ses nerfs se relâchaient de toute la pression et le stress qu'il avait accumulé durant cette course contre la montre pour sa survie.

Alors oui, le plus dur était derrière eux. Elle et lui étaient en vie, tous les deux, et même s'il était marqué de tout ça, il fallait qu'il voit le bon côté des choses. Quel plaisair que de la voir vivante, consciente. Il s'était même lancé dans une petite déclaration pour sa soeur, parce qu'au final, c'est vrai: elle était tout ce qu'il avait. A grandir comme ça, loin de tout, juste tous les deux ainsi que leurs parents, les liens se font indestructibles, et même aujourd'hui qu'ils ont chacun leurs fréquentations, il était dur de les séparer. Au bout de 24h sans se voir, ils finissaient toujours par s'appeler pour s'organiser un truc.

Les yang ont la peau dure, et qu'est-ce que c'était vrai. A cette phrase, le vétérinaire baissa les yeux vers ses mains, bandées. Il ressentait parfois encore la douleur du métal coupant ses mains, c'était une douleur atroce, mais dans l'adrénaline, il n'avait même pas senti. La douleur, elle ressortait maintenant, mais il le cachait. Sa soeur avait plus morflé que lui, c'était franchement déplacé de sa part de grimacer alors qu'elle avait été opérée.

Ils lui avaient retiré un rein, ce qui allait impliquer une autre forme de vie, une certaine hygiène à tenir. Pour le moment, ils allaient profiter. Mes mains... Il pencha la tête à nouveau pour les regarder. Ils m'ont dit que j'en avais au moins pour un mois pour que ça cicatrice correctement. C'est vraiment pas jojo..." il esquissa un sourire moqueur et releva les yeux vers sa soeur, qui tapota la place à côté d'elle dans son lit. Sans plus attendre, Tamaki se leva et alla s'asseoir sur le lit, près de sa soeur. Il passa ses bras autour d'elle et plaça sa tête sur son épaule, avant de fermer les yeux. Rien de tel qu'un câlin après toutes ces horreurs... Car des horreurs, ils en avaient vu, tous les deux.

Il se tourna alors, après un long câlin, pour attraper la télécommande de la télé. Je me demande si... lança-t-il, alors que la télé de la chambre s'éclaira. Il mit la chaîne des informations et, sans surprises, tomba alors sur les images de l'incendie de l'université qui repassaient encore. Il voulait savoir le bilan final de l'attaque, et visiblement, il y avait plus de peur que de mal... Seulement des blessés graves, aucun mort. Ce qui le fit lâcher un soupir. Au fait, j'ai prévenu Maman et Papa. Ils ne devraient pas tarder d'ailleurs...
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My blood, my flesh, my everything Empty Mer 17 Aoû - 19:46

My blood, my flesh, my everything
Fuuko and Tamaki
Tamaki et moi, on en avait vécus des aventures et le danger, on l’avait connu au fil des années. On avait appris à l’anticiper, à le mesurer et à s’en défendre. Après tout, on avait vécu dans la jungle et dans la savane, c’est pas donné à tout le monde de côtoyer des animaux sauvages ou des coins réputés les plus dangereux du monde. Heureusement nos parents nous avaient toujours appris à être prudent même si j’avoue qu’la prudence et moi, on a encore du chemin à faire. Alors peut-être que faire demi-tour pour aller chercher Ae Cha, c’était pas la chose la plus censée au monde mais j’aurai pas supporter de l’avoir abandonnée là-bas toute seule. Et même si mes parents ou même Tama me traitent d’imbécile pour ça, j’m’en fous. Je sais qu’elle va bien et c’est tout c’qui compte. Comme pour mon frangin. J’repense à Maman qui m’a répété longtemps que vivre ici, c’était plus sûr que d’habiter là-bas, en Afrique. Moi j’ai tendance à croire le contraire. Il m’est jamais rien arrivé là-bas, juste quelques frayeurs mais à quoi ça sert de vivre dans un milieu comme celui-là si c’est pas pour jouer les explorateurs ? J’ai fait ce qu’mon instinct me disait de faire (bon okay, il m’a pas dit de m’approcher aussi près du croco et de me retrouver à CA de me faire croquer le nez mais sûrement un truc dans le genre). J’aurai fait pareil pour Jayden et encore plus pour mon frère. J’aurai rampé jusqu’à la lui, quitte à en perdre plus qu’un rein. J’donnerai ma vie pour ma Tamaki et il a pas besoin que j’lui dise pour qu’il comprenne. On a besoin de s’dire les choses, un regard et c’est bon.

Comme maintenant. Je le regarde avec admiration parce que lui dire merci, ça sert à rien, c’est pas assez fort. C’est chiant quand vous avez besoin de dire un truc mais que y’a pas de mots assez bien pour le faire comprendre. Un regard par contre, ça veut tout dire. Papa serait là, il me sortirait sa citation préférée : « les yeux sont les fenêtres de l’âme ». Si on est minutieux, on peut tout lire dans les yeux d’une personne : ses intentions, son état d’esprit, ses envies, ses peurs, la vérité ou le mensonge. Dans ceux de mon frère, j’y vois la joie mais aussi une ombre les voile, trace des horreurs dont il a pu être le témoin pendant l’incendie. Est-ce que toi aussi t’as repensé à l’accident de Papa ? Moi oui. J’ai compris ce qu’avait ressenti Papa, à deux doigts de mourir. Ça fait peur et j’espère que j’vivrai plus jamais ça. J’ai pas peur de mourir, j’ai peur d’être seule et du silence. J’me dis que de l’autre côté, ça doit être comme ça. Mais quand le visage de mon frère s’éclaire d’un sourire, j’ai pas envie de penser à ça. « Un mois … si c’est c’qu’il te faut pour guérir, j’veillerai à c’que tu te serves pas de tes paluches ! ». Ça sous-entendait pas qu’il allait pouvoir surveiller c’que j’allais avaler mais qu’il pouvait toujours me faire des câlins ! J’en ai besoin puis j’allais pas m’en faire un à moi-même ! Dès qu’il est près de moi, j’me sens mieux. Il m’installe confortablement contre lui et j’en profite pour fermer les yeux quelques instants. C’est tout ce dont j’ai besoin à cet instant. Après plusieurs minutes, Tama allume la télé mais toutes les chaines ne parlent que d’une seule chose : l’incendie de la fac. J’ai pas envie de voir ça alors j’enfouie ma tête contre l’épaule de mon frère, fermant les yeux pour ne pas avoir à assister une seconde fois à cette horreur. Je marmonne une réponse étouffée contre la fabrique de son tshirt en apprenant l’arrivée de nos parents mais comme il a sûrement rien compris, je soulève un peu le menton pour articuler : « J’espère que tu leur as dis que c’était pas grave hein ? Papa va nous tourner de l’œil ! ». Maman a toujours été plus endurci que Papa en ce qui nous concerne, c’est lui qui s’inquiète toujours le plus pour nous et même si Tama et moi, on a la vingtaine passée, il nous voit toujours comme des gros bébés.

Tama-kun finit par changer de chaines, il en met une où on parle pas de l’incident et la seule, c’en est une avec des dessins animés. Bon, c’est toujours mieux que rien. J’rouvre les yeux pour regarder un peu la télé quand on toque à la porte. C’est Papa et Maman ! « Tu vois je te l’avais dit ! » peste ma mère à mon père qui, visiblement se fichant totalement des propos de ma mère, avance son fauteuil tout seul jusqu’au lit. Il se hisse à la force de ses bras sur le lit et s’en attendre, j’me jette dans ses bras qu’ils m’ouvrent. Maman qui vociférait il y a deux secondes, vient se placer près de mon frère et je l’entends le noyer sous une pluie de baisers et d’interrogation. Mes lèvres s’étirent dans un immense sourire parce que ça y est, tout va bien. Tout va toujours bien quand on est tous les quatre.

 
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