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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Mar 24 Mai - 16:35

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Le rouge de ses joues me rappelle combien j’aime la voir gêné et maladroite. Ça lui donne un charme auquel je n’ai jamais vraiment résisté. Elle tente de masquer sa gêne mais je crois que je la connais par cœur pour ça … la façon qu’elle a de détourner le regard, de sourire bêtement, de lisser la nappe … Au fond de moi ça me rassure un peu, comme si finalement après toutes ses années elle avait su rester un minimum la même … Assez pour que je puisse la reconnaitre et avoir le courage de faire un pas vers elle. Les secondes passent et je me rends compte que ma gêne n’ait dû qu’à un manque de conversation, parce qu’on a jamais vraiment pu rediscuter de notre rupture. De la façon si soudaine et si brutale que j’avais utilisé pour lui dire adieux. Parce que je pensais vraiment qu’elle vivrait plus heureuse sans moi, qu’elle irait loin, loin dans la vie et qu’elle pourrait réaliser ses rêves. Ses rêves que j’avais l’impression de détruire par ma simple existence. Parce qu’elle avait peur pour moi, parce qu’elle m’attendait, parce qu’elle m’aimait. Tellement que je ne me sentais indigne d’elle … Parce que j’avais des rêves moi aussi, avec elle, j’avais des rêves de fou, de ceux qui n’ont pas conscience de leur folie. Alors j’ai tenu à les garder silencieux, petit, pour ne décevoir personne … et surtout pas elle … Assise dans ce café face à elle je mordille ma lèvre et penche la tête sur le côté, l’écoutant parler j’admire la franchise dont elle fait preuve. Quand elle me pose cette question je souris en coin pas vraiment fier de mon parcours. « Oh non j’étudie ici … mais avant j’étais en STAPS alors mes cours étaient à l’autre bout de l’université et j’avais souvent cours en extérieure … mais j’ai changé de parcours cette année et je fais de l’informatique, du coup … du coup j’ai souvent cours dans ce bâtiment que toi … et comme ça fait un mois que l’université à ouvert à cause de …. » l’incendie. Soudain je le regarde pour m’assurer qu’elle n’a pas été blessé et attrape sa joue de ma paume pour relever son visage vers moi «  Tu étais à la journée porte ouverte ou pas ?! tu as été blessée ou ca va ?! » je caresse sa pommette en la regardant soudain sérieusement, concerné. Les années ont beaux avoir passées, je me retrouve à me surprendre être inquiet pour elle … l’horreur de ce jour a été tellement … marquant que je ne supporterais pas l’idée qu’elle ait pu avoir été traumatisée. M’affalant dans ma chaise en me rendant compte que j’étais soudain très proche d’elle je me recule pour laisser la serveuse déposer nos commandes. Je la remercie d’un signe de tête. Je porte ma tasse à mes lèvres pour me donner contenance et lui retourne la question « Et toi ? Tu fais tes études ici maintenant ? Félicitation … ce n’est pas facile d’entrer dans cette école mais venant de toi ça ne m’étonne pas … t’as toujours été une battante pas vrai ? » C’était un déguisement déguisé et mon sourire ne pouvait pas être plus sincère qu’à l’instant …
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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Ven 3 Juin - 18:31

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« Je ne me souvenais que tu aimais à ce point l’informatique. Tu as dû commencer à aimer ça après… ».

« Après » voulait dire, « après nous » en réalité. Je n’osais pas vraiment aborder la période, de peur qu’il le prenne mal ou de peur qu’il ne veuille pas en parler. Il m’avait quittée une fois, je ne pensais pas que j’aurais pu supporter un second rejet de sa part. D’habitude, je n’avais pas ma langue dans ma poche pour le dire. Là, étrangement, je préférais ne rien dire. Ce n’était pas à moi de m’expliquer sur cette rupture.
L’incendie. Je me rappelais à quel point j’avais eu peur ce jour-là. J’avais proposé à ma classe de faire des démonstrations de guitare sur le stand musique. Tout le monde avait accepté, pas particulièrement pour mon talent, que je savais dans la moyenne, mais davantage parce qu’ils se doutaient que cet évènement me tenait à cœur. J’avais joué toute la journée, avec vigueur et passion ayant tantôt des applaudissements, tantôt de simples sourires. Peu m’importait. Je jouais, c’était ce qui me paraissais le plus important.

« Cours Eunmi, cours ! »

Je riais, je souriais. Je ne l’avais pas entendue. Elle m’avait prise la main, sans même que je n’ai eu le temps de dire « ouf ». Elle m’avait emmené à l’extérieur du bâtiment. Les flammes avaient véritablement dévoré le bâtiment dans son ensemble et durant approximativement une semaine, j’étais restée très choquée face à cet évènement. Je m’étais très vite rendue compte que je n’avais que très peu de personnes avec qui j’aurais pu en parler. Je n’avais pas émis le moindre mot sur ce dur passage depuis.
Revenant à mes esprits, je l’observais le regard vide. Il ne pouvait très certainement pas comprendre à quel point j’avais pu me rendre compte que je n’étais qu’une poussière dans cet univers et que nos vies ne tenaient vraiment qu’à un fil. Mes mains se posèrent sur mon frappucino que je tournais dans tous les sens sans y toucher. J’aurais eu besoin d’un homme à mes côtés à ce moment-là. Besoin de quelqu’un capable de me rassurer, de me dire qu’il était là pour moi. C’était cette absence-là qui m’avait manquée, cette pensée aussi je considérais qu’il était incapable de la comprendre. Il allait très certainement penser que j’étais une petite fille idiote, qui était beaucoup trop naïve et facile à avoir mais j’aurais pu lui demander de venir par texto à ce moment-là. Quand j’allais mieux, je me suis rendue compte qu’il  pouvait encore me manquer, que ses actions, ses bras pouvaient me manquer.

Son touché me rappelait doucement ces moments intenses que j’avais pu passer avec lui. Ces moments où il ne semblait voir que moi, où le monde extérieur n’importait plus, il n’y avait que nous. Il touchait ma joue du bout des doigts en me disant les mots doux, que finalement je voulais entendre. Peut-être qu’inconsciemment je l’avais poussé à ce qu’il me dise ces mots, sans qu’il le pense vraiment. J’avais posé dans ma tête après notre séparation toutes les hypothèses possibles : il n’était pas prêt à s’engager sérieusement, il ne m’aimait pas, il avait une autre fille, je ne couchais peut être pas assez avec, je n’étais pas suffisamment docile…. Je m’étais alors remise complètement en question. Pourquoi tu m’as fait ça Jun ? J’attendais, juste une réponse. Pour savoir, pour être sûre, pour ne plus recommencer, pour ne plus le faire, pour être moins naïve, pour savoir plus simplement.

« Je.. ça va. J’ai… eu plus de peur que de mal, je crois. » Dis-je d’un ton foncièrement mal assuré. Je n’osais pas trop en parler, cela me rappelais à quel point j’avais été seule face à l’évènement. Seule sans personne sur qui compter.

« Oui, j’étudie ici la musique et la plupart du temps, le week end, je joue un peu de guitare dans un bar après le boulot. Ils ne me paient pas une fortune mais ça suffit pour payer mes études, en plus du boulot. Parfois, je fais des extras en tant que barmaid. C’est assez rare. Les métiers de la nuit c’est pas trop pour moi.» Dis-je d’une voix douce. Je ne me considérais pas comme étant à plaindre, je savais que d’autres personnes l’étaient beaucoup plus que moi.

« Tu pourras y passer si tu veux, les boissons sont plutôt pas mal et les gens sont plutôt gentils avec moi quand ils viennent commander au bar. »

Je pris une gorgée de mon frappucino, évitant clairement de le regarder dans les yeux. Je me demandais si lui aussi travaillais.

« Tu travaille aussi ? Et… euh … tes frères vont … bien ? ».

Je n’osais pas poser cette question, j’avais peur d’être trop indiscrète à présent, que nous n’étions plus rien l’un pour l’autre.


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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Mer 15 Juin - 19:31


Je ne sais pas pourquoi tu es là maintenant et avec moi. Je pourrais lui retourner la même question en m’adressant au destin. Pourquoi est-ce qu’il joue comme ça ? Est-ce que ce n’est qu’un jeu du destin qui vise à me punir, nous punir ? Ou bien est-ce un signe du destin ? Un de ceux qu’on ne peut ignorer ? Un de ceux qui vous donne une seconde chance ? Mais je ne suis pas assez rêveur, pas assez sûr de moi pour croire que la vie me donne une deuxième chance ? Qui pourrait me donner une seconde chance après ce que je lui ai fait. Elle mérite de savoir mais les mots bloquent. Je pourrais reprendre notre discussion, lui afficher quelques sourires de tombeur comme j’en avais l’habitude, je crois même que je pourrais la séduire en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Parce que sa gentille la rends presque naïve et que sa faiblesse, nos souvenirs, seront une arme que je pourrais utiliser contre elle. Mais je n’ai pas envie de la détruire, de lui faire plus de mal que je ne lui en ai déjà fait. Elle mérite d’être heureuse même si ça signifie qu’elle le soit sans moi.

Je déglutis en voyant son sourire et son regard si gêné. Elle est presque timide et moi ça me défonce le cœur. Si j’avais assez d’audace j’aurais saisi ses mains et j’aurais embrassé ses paumes. Sa chaleur. Son touché. Putain si elle savait comment elle m’a manqué. Je l’ai cherché ailleurs, dans les soupirs de ces femmes que je mettais dans mon lit. Dans les gémissements parfois teintés de fausseté qui finissaient toujours par me donner l’impression que j’étais un homme puissant avant de me ramener à la réalité. Celle où j’étais seul. Pourtant aujourd’hui elle est là, et moi je serre ma tasse café si fort pour ne pas la prendre dans mes bras, cette envie furieuse qui me tord le ventre … Je suis toujours silencieux, je n’arrive pas à décrocher une parole, pas après ce qu’elle vient de dire. Ça serait trop basique, trop simple, on efface tout et on continue ? Je ne sais même pas si demain elle acceptera de me revoir mais moi je sais que je vais plus pouvoir me la sortir de ma tête. Mon téléphone vibre et le prénom sur l’écran me rappelle que j’ai continué de vivre moi aussi. Que j’ai continué d’avancer. Qu’il y a une fille qui me croit assez accroc à elle pour être en couple. Mais la vérité est bien cruelle.

Ce ne que d’elle que j’ai toujours voulu être amoureux. 

De cette beauté qui me fait face et qui boit son chocolat avec une pointe de gêne. C’est elle que je voulais épouser. Que je voulais aimer jusqu’à la fin de ma vie. Et j’ai tout gâché. Tellement gâché notre histoire que le destin s’acharne. Et le Karma, that bitch, continue de me rappeler à quel point elle ne sera plus à moi. Je m’ne persuade parce que l’espoir simple de revenir entre ses bras pourrait me faire devenir dingue. « Pardon pour ce que je t’ai fait. » Ma voix est cassée comme si je n’avais pas parlé depuis longtemps. Je sors de ma léthargie en levant mon regard vers elle. « Pardon de t’avoir fait autant de mal, de pas avoir été capable d’être le petit ami que tu méritais. » Je serre ma tasse un peu plus fort et serre la mâchoire avant d’ajouter en affrontant son regard en ancrant le mien dans ses prunelles si captivante « Ne me pardonne pas pour ce que je t’ai fait … mais sache que je le regrette vraiment. » tous les jours, tout le temps. Tu me manques Eun Mi, tu ne sais pas à quel point. Pardon d’avoir été lâche. Pardon d’avoir brisé ton cœur. Je t’ai protégé et j’ai agis égoïstement, prenant cette décision parce que je ne supportais plus tes larmes.

« Et je suis en informatique, je tente de trouver ma voie … j’ai un peu de mal à savoir ce que je veux faire de ma vie en vérité mais je cherche … et je pense que j’ai trouvé ce qui me plaisait. » ouais … on reprend le cours de nos vies pas vrai ? « Et toi ? » lui retournais je maladroitement …


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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Mer 15 Juin - 21:33

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Un coup. Deux coups. Trois coups. Je me demandais, en baissant longuement mon regard vide d’un quelconque sens vers le sol, quand est-ce que le quatrième allait arriver. Quelles idées je pouvais me faire sur lui à propos d’une éventuelle évolution de sa pensée sur nous. Il n’avait pas changé d’un pouce. J’avais envie de lui dire à quel point il me faisait mal en cet instant. Je jugeais pourtant bien vite qu’il n’avait dans le fond rien à me devoir. Il ne disait que la vérité, pure et simple, encore une fois dure à avaler, mais la vérité actuelle. Mon envie la plus grandissante ? Partir. Le plus loin possible de son sourire et de lui plus simplement. Il ne pouvait pas comprendre mon état d’esprit, mes sentiments face à son sourire, son visage, ses expressions, ses gestes.

«  Tu… ne sais pas de quoi tu parles, Jun. Tu n’as jamais su ce que tu étais capable de représenter à mes yeux. Tu t’es simplement basé sur ce que toi tu as toujours pensé de moi, seulement. Et mon avis dans tout ça ? J’ai le droit moi aussi de dire ce que j’en pense ou je dois encore suivre l’avenir que tu as décidé pour moi ? » Dis-je en gardant mon regard ancré sur les pieds de la table la plus proche de la nôtre. Je me redresse doucement avant d’attraper ma guitare d’un geste ainsi que mon sac d’un autre, sans avoir touché à ma tasse.

« Je crois que tu ne comprends pas que tu m’as laissé seule et perdue, sans le moindre repère auquel me raccrocher. Encore aujourd’hui, je suis dans le même état que quand tu m’as quittée. Mais tu restes comme tous les gens que je croise chaque jour à l’école, à qui je souris, à qui je dis que tout va bien. Tu me crois quand je souris, tu me crois quand je te parle de mes cours comme si de rien n’était. Mais tu as raison, elle est plus jolie cette partie de moi n’est-ce pas ? L’autre t’effraye trop pour que tu puisses chercher à la comprendre ? ».

Je souffle un bon coup, avant de tourner les talons d’un geste rapide sans lui adresser le moindre regard. Je ne voulais pas lui faire ce plaisir de fondre en larmes sous ses yeux. Je passe ma main sur ma joue poudrée, pour y effacer d’un geste la larme qui avait commencé à perler. J’étais encore beaucoup trop naïve, je m’en rendais davantage compte lors des moments difficiles. Je croyais toujours qu’un malheur n’arrivait jamais sans un bonheur. Mais je devais bien me résigner parfois : il existait des moments difficiles qui n’étaient complétés par aucune flamme de douceur, représentant la fin de mes difficultés.

D’un geste, j’ouvrais la porte du café. J’avais profondément le cœur lourd. Pourquoi le cœur ?  J’avais mis beaucoup trop de temps à essayer de réparer le vide qu’il avait creusé pour que quand je puisse le revoir, ce vide ne réapparaisse pas soudainement. Mais il continuait à éviter le sujet continuellement, à me sortir des phrases qui me faisaient bien plus de mal que de bien. J’avais réussi à garder mon calme le temps de ses premiers mots. Mais les trois dernières phrases étaient bien trop difficiles à encaisser. C’était ces trois phrases que je m’étais répété en boucle afin de l’oublier sans jamais y arriver. Sans jamais passer à autre chose complètement. Entendre ces mots de moi, c’était supportable, mais venant de lui, cela me paraissais inacceptable. Il me demandait pardon en espérant que je sois passée à autre chose, en espérant que mon cœur et mon esprit se soient concentrés sur quelqu’un d’autre. Peut-être n’en avait-il rien à faire dans le fond ?  J’essayais simplement de combler son manque avec d’autres gens, d’oublier. Je me mis à marcher rapidement, je ne savais pas où j’allais pour l’instant, mais je voulais m’éloigner. Sans que je le veuille, les larmes coulaient de plus en plus le long de mes joues, avec ce douloureux sentiment d’avoir mal, qu’il m’ait encore une fois blessée. J’avais juste envie de fuir, fuir la difficile vérité parce qu’elle est simplement trop dure à accepter. Son nom résonne dans ma tête et c’est à ce moment-là, que tous ces instants si beaux que j’avais passés avec lui réapparaissent pour me hanter, comme si ce n’était déjà pas bien assez. Je finis par lâcher complètement prise, mon cœur se serre si douloureusement que je ne pus m’empêcher de me mettre à sangloter. Je n’avais pas l’habitude de me laisser si facilement submerger par l’émotion. Pourtant c’était un sujet sensible, si sensible que je ne pouvais pas lutter bien longtemps. J’avais mis tout ce temps depuis notre séparation à croire que ça se passerais bien si jamais je le revoyais, je pourrais tout contrôler. Et pourtant, il a fallu trois phrases seulement pour me faire tant flancher. Un premier amour ne s’efface pas, on continue simplement à vivre sans lui. Cette phrase ne devenait que plus vraie à son contact.  
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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Mer 15 Juin - 23:49


Je n’ai pas compris. C’est vrai, je n’ai pas compris où j’avais eu tort, ce que j’avais fait de mal en lui présentant mes excuses. Je vois son expression changer, je vois ses traits se crisper et ce sourire doux qu’elle tentait d’arborer depuis le début se fane plus vite que je ne l’aurais voulu. Elle me fixe avec des yeux presque accusateur, comme si elle le comprenait pas que je puisse dire de telles paroles … Mais je me prends ses mots en pleine gueule. Ravalant mon égoïsme évident elle m’envoie chier. Aussi simplement. Elle n’avait jamais élevé la voix ainsi. Elle n’avait jamais été aussi … désemparée face à moi … Si sérieuse, si triste, je n’ose imaginer les mois qu’elle a passé sans  moi. Parce que je réalise à quel point j’ai pu faire l’autruche. A quel point j’ai pu jouer les ignorants pour mieux le supporter, pour mieux supporter l’idée que je brisais le cœur de la femme que j’aimais, pour mieux supporter l’absence de la femme que je voulais épouser … Je passe une main dans mes cheveux baissant le visage coupable. Peut-être a-t-elle raison dans le fond … mais quand je la vois se redresser brusquement et récupérer ses affaires en partant mon cœur rate un battement. Je devrais la retenir mais je suis tellement surpris et gêné que je ne sais quoi dire … je crois que je ne suis pas prêt à faire face à sa douleur. On n’a jamais eu de vraies ruptures. Je n’ai jamais dû à affronter ses larmes. C’est vrai, je n’ai jamais dû la regarder en face et assumer mes erreurs. J’ai toujours fuit, lâchement. Comme le connard que j’étais et que je suis aujourd’hui. Je m’attendais à quoi ? À ce qu’elle me dise que tout ça c’était du passé ; je ne sais pas laquelle version je préférais. Je crois que ça m’aurait fait mal de voir qu’elle avait tourné la page … mais de la voir aussi triste aujourd’hui … Non je ne pouvais pas la laisser partir comme ça, pas en lui faisant de la peine encore aujourd’hui. Je voulais vraiment qu’elle sache que j’étais désolé et que dans le fonds j’aurais voulu qu’on trouve une autre solution, à deux, qu’on affronte ca ensemble. Mais nous n’étions que des gamins. Comment est-ce qu’elle aurait pu accepter de couler avec moi ... ? Pour que je réussisse il fallait que je sois seul mais ça … je n’ai jamais su lui faire comprendre … j’ai jamais pris le temps de lui expliquer non plus. Je me relève brusquement et lance une liasse de billet sur la table en sortant en courant, je suis sûr  qu’il n’y a pas assez, mais je n’ai pas le temps de vérifier. Je sors dans la rue en bousculant une ou deux personnes. Avec sa guitare et son sec elle n’a pas pu aller bien loin. Je regarde autour de moi et cherche sa silhouette que je crois apercevoir au bout de la rue. Je lui cours après. Parce que c’est ce que j’aurais dû faire il y a  des années … J’attrape son poignet et la tourne vers moi brusquement «  Pars pas ! » ma voix est brusque, soudaine. « Je suis désolé ! » Encore oui. A croire que c’est tout ce que je suis capable de dire. « Fallait que je te le dise mais tu as raison c’est égoïste ! Comme la façon dont j’ai rompu avec toi ! J’ai jamais cherché à avoir ton avis parce que je pensais faire ce qu’il fallait et que je n’aurais pas eu la force de te quitter si tu m’avais regardé avec le regard que tu as aujourd’hui ! » Je me rends compte que je suis essoufflé et totalement stressé. J’attrape son visage entre mes mains et essuie ses joues baignés de larmes de mes pouces. J’ai l’impression de redevenir ce gamin de 16 ans amoureux transit de sa beauté. « Eun Mi … » soufflais-je le visage triste de la voir ainsi « Je pouvais pas te faire couler avec moi … avec la drogue, et ma famille, t’étais la seule de bien que j’avais réussi dans ma vie … la seule qui me soutenait mais … je pouvais pas m’en sortir si je savais que je t’entrainais avec moi dans ma chute … fallait que je te sauve avant que ce soit trop tard … j’ai pris la décision la plus égoïste du monde et j’en suis désolé … vraiment … mais je t’aimais comme un dingue, putain je t’aimais tellement que j’aurais donné tout ce que j’avais pour toi … alors j’ai préféré te quitté pour que t’aies une chance d’être heureuse … mais quand je te vois aujourd’hui j’ai l’impression que ça aussi je l’ai merdé … » je murmurais, comme si je ne voulais pas que les gens nous entendent, nous voient … je ferme les yeux un instant et l’attire doucement dans mes bras. Ca fait si longtemps que je ne l’ai pas serré contre moi …
 



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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Jeu 16 Juin - 18:42

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C’était un échec. Un parfait échec de tenter de retenir son vrai visage face à une personne qui vous connaissait presque sur le bout des ongles. J’étais dans ses bras, en train de pleurer comme une véritable gamine. J’avais essayé de me retenir pour paraître forte, pour paraître à peu près normale mais la vérité me soufflais au visage, je n’y parvenais pas. Heureuse ? Mais comment pouvais-t-il penser un instant que je pouvais trouver le bonheur ailleurs qu’avec lui ? Même s’il voulait me protéger de ses démons, il ne pouvait pas penser un seul instant que je pouvais être heureuse avec un autre ou d’une autre façon. Je reprenais ma respiration afin de tenter d’aligner quelques mots correctement, sans sangloter.

« Tu aurais dû me dire pourquoi. Je n’étais plus une gamine, Jun. Je croyais que la vie nous avait suffisamment rendu les choses difficiles pour que l’on puisse se soutenir… même si tu ne voulais pas m’entraîner avec toi, tu l’as quand même fait dans le fond. J’ai passé mon temps à essayer de me convaincre que tu m’avais quittée pour quelqu’un d’autre, que tu m’aimais plus et même pire...  J’ai essayé de me convaincre, que je pouvais être heureuse ailleurs. Mais essayer, ce n’est pas forcément y arriver Jun. C’était encore plus atroce parce que je ne croyais absolument pas en ces bêtises. Mais c’était le seul moyen de m’en sortir sinon je serais dans l’état dans lequel tu me vois actuellement à longueur de temps.» Murmurais-je avec douceur afin que personne n’entende. La douceur de mes bras m’avait manquée.

C’était ce genre de petits moments que je préférais quand nous étions encore ensemble. Les fois où je pleurais devant un film triste et qu’il venait me serrer contre lui pour me consoler, quand je faisais la tête et qu’il venait essayer de me faire rire en me faisant des chatouilles. Un tout qui, je me rendais de plus en plus compte, me manquait. Je m’écarte légèrement de son étreinte en m’essuyant le rebord des yeux du bout des doigts.

Je baissais légèrement le regard afin de le poser pensive sur le sol. Dans le fond, il m’aimait encore quand il m’avait quittée. Alors s’il m’aimait tant pourquoi est-ce qu’il l’avait fait ? J’aurais pu l’aider, j’aurais été capable de le soutenir dans ses moments les plus difficiles. Mes larmes continuaient de couler. Ce n’était plus moi qui pleurait c’était mon cœur. Il avait juste essayé de me protéger et je ne pouvais pas le blâmer pour ça. Je pouvais uniquement le blâmer de ne pas me l’avoir dit certainement. Je passais une main sur la mèche de cheveux qui avait collé à mes yeux. Je ne devais très certainement ressembler à rien devant lui. Être totalement pitoyable. Mon visage que j’avais pris soin de maquiller devait être imbibé de rimmel, d’eyeliner sur le coin des yeux.

« Je suis désolée de te faire une scène comme ça. C’est ridicule, je me sens ridicule. Mais il fallait juste que tu saches à quel point tu as compté pour moi, que ça ne s’est pas fait en un jour. J’ai été peut être trop naïve avec toi encore une fois. Tu n’es pas à blâmer, j’aurais dû comprendre toute seule. Je suis une idiote,  j’espère ne pas te faire trop pitié… ».

Malgré mes larmes, j’esquissais un fin sourire empli de sincérité. Je me moquais intérieurement de moi-même. Il avait bien raison de m’avoir quittée, j’étais trop naïve, débile et je pensais toujours trop que tout allait bien se passer. Erreur, nous deux c’était bien loin de bien se passer. Loin de ses bras je me sentais si perdue, je m’en était rendu compte lorsqu’il avait murmuré mon prénom si doucement en me prenant dans ses bras.

Je me sentais comme une gamine de 15 ans à qui l’on avait annoncé la rupture. J’avais eu le sentiment de prendre un deuxième coup. Et pourtant, j’avais l’impression d’être la seule à l’avoir pris comme ça. Etre gênée, être timide était mon attitude naturelle face à tout type de personnes. En revanche, pleurer et m’effondrer, je savais que peu de personnes m’avaient vu ainsi. Il était l’un des seuls avec Jinhyun à l’avoir vu ainsi. J’avais le don de garder mon calme face aux gens qui m’importaient peu. Ma réaction en disait long.
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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Ven 17 Juin - 11:40


Elle a raison, j’aurais dû lui dire. J’aurais dû affronter ça avec elle, lui devoir au moins la vérité … Mais comment j’aurais pu le comprendre, je n’étais qu’un gamin qui voulait juste faire le moins de dégât possible. Juste un gamin qui s’enfonçait dans sa rage et sa colère, un gamin qui avait grandi trop vite et qui détestait la vie. Il n’aimait qu’elle, ses frères aussi, mais elle, elle putain il l’aimait. Sa beauté. Son ange. Son corps. Chaque fois que j’étais défoncé c’était elle que je voyais, chaque fois que je pouvais baiser ces filles, c’était elle que je cherchais. Et quand j’ai passé le cap du sevrage, c’était elle que j’appelais. On pouvait entendre mes cris à travers le couloir de la clinique. C’était son nom que j’hurlais, que je suppliais pour qu’elle m’aide. Elle que j’avais sortie de ma vie pour son bien, pour le nôtre. Je le regrettais tellement en voyant son visage si dépité … il y a un milliard de choses que je devrais lui dire, que j’aimerais lui dire, qu’elle mériterait d’entendre mais je me sens nul. Je me sens maladroit. Quand je la vois pleurer ainsi en face de moi, prononcer ses mots, j’ai le cœur qui part en couille. Je serre les dents pour encaisser et assumer, assumer de l’avoir blessé, tellement … Je frissonne et m’approche d’elle un peu plus. Nos pieds s’entremêlent et nos corps se touchent. Je relève son visage vers moi et plante mon regard orage dans le sien. « Je t’interdis de dire que c’est ridicule … tu as tous les droits de me dire ça, d’être ainsi Eun Mi … » Je viens coller mon front au sien et soupire faiblement « Je ne m’excuserais jamais assez pour ce que je t’ai fait … » je glisse ma main dans sa nuque pour le rapprocher de moi et l’obliger à pencher le visage en arrière. Je la fixe longuement et viens délicatement déposer mes lèvres sur sa joue. Rare sont les filles qui ont le droit à un tel geste doux de ma part. Je suis dur genre sauvage, incandescent et indécent. Mais elle, la seule de ce monde qui mérite de la douceur et de la tendresse. Je la prends dans mes bras, longuement, caressant ses cheveux et soupirant de tristesse, coupable de la voir ainsi, de la voir aussi mal. je reste à la serrer contre moi longuement, sans me soucier des gens autour de nous, des gens qui sont là, à nous bousculer. Ils ne pourront jamais comprendre ce qui se passe entre EunMi et moi. Jamais ils ne pourront saisir le lien qui m’unit à elle … je la berce doucement, ne faisant pas attention à la légère pluie qui s’est mise à tomber. Qu’importe. Je la protège entre mes bras aujourd’hui, parce que c’est toujours que j’ai voulu faire. La protéger … la protéger. Ca me semble si dérisoire aujourd’hui. Je me redresse doucement et caresse sa joue « Tu veux qu’on aille le boire ce chocolat … ? Ou tu préfères rentrer princesse ? » Je souris en coin, de ce sourire auquel elle ne résistait jamais. Je caresse sa joue de mon pouce pour lui donner un peu de chaleur et rit doucement en lui soufflant « T’as grandit … tu pourrais presque me dépasser avec tes talons. » je la taquine en passant une main dans ses cheveux.


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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Ven 17 Juin - 21:46

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Je frissonnais intensément contre lui. Ce n’était pas la pluie qui tombait davantage sur nos deux corps de minutes en minutes qui pouvait avoir cet effet là sur moi. Oh non, je savais plus que bien ce qui me provoquait cet effet, ce ressenti : son contact, tout simplement. Cela faisait 7 longues années que je n’avais pas ressenti autant de tendresse de la part d’un homme, 7 ans que j’avais attendu en sanglotant seule au fond de mon lit un seul message, appel me demandant de venir le rejoindre. N’importe où, à n’importe quelle heure, j’aurais pu venir. Mes sanglots s’étaient tus soudainement, signe que la cassure au sein de mon cœur s’était arrêtée de saigner, ne serait-ce que ce moment. Ce soir où j’étais avec un homme, histoire de le punir, histoire de nous punir, de le punir peut être aussi de m’avoir laissée. Et pourtant, pendant cette nuit, je pensais à lui et j’avais voulu lui montrer à quel point je n’étais plus une gamine. J’étais capable d’assurer lors des difficultés, mon corps me l’avait bien montré. Il avait tant aimé ma douceur, le fait que je sois si saine de ce point de vue. C’était une époque bien révolue, je m’étais vengée à ma façon. J’avais vraiment honte d’agir ainsi, de le pousser à m’aider sans le questionner sur sa nouvelle vie qu’il avait dû suspendre pour me courir après. Je n’avais pas le droit de faire ça. Il n’était plus à moi maintenant, et je l’avais retrouvé adulte, plus avancé dans l’âge et très certainement plus célibataire. Je voyais mal comment un jeune homme aussi beau que lui pouvait en cet instant même être célibataire. Cela me paraissait tout bonnement inconcevable.

« Je vais rentrer, je n’ai pas envie qu’on me regarde bizarrement... je dois avoir les yeux tous rouges…  » Disais-je en lâchant un rire nerveux. Je passais le bout de mon doigt fin sous l’un de mes yeux afin de constater les dégâts. En effet, mon doigt était noirci. Je ne devais probablement pas ressembler à grand-chose devant lui. « Je devrais dire quoi de toi ? Tu as tellement changé… j’ai l’impression d’avoir connu deux Jun différents. D’un côté, un jeune garçon et de l’autre un adulte. C’est un changement qui me fait bizarre, je suis un peu perdue face à tout ça. » J’avais profondément l’impression de dévoiler ma vie sans qu’il ne me demande quoi que ce soit. C’était un peu perturbant, moi qui avais l’habitude de parler peu, de me faire discrète. Il avait ces yeux d’une beauté rare, ces cheveux coiffés de côté et il était si grand. Je me mis un instant à ses côtés pour regarder si je faisais sa taille. C’était une évidence : du haut de mes 1m53, je n’arriverais jamais à sa taille même avec mes talons. « Je suis trop petite, tu vois bien. T’as une tête de plus que moi…. Même si je continuais de grandir, je serais toujours plus petite. » Je lâchais un fin soupir en esquissant un fin sourire. Il avait le don de me faire craquer, d’un sourire, d’un geste ou même d’une parole. C’était Jun. Il était comme ça.

La pluie me semblait tomber de plus en plus fort et mes cheveux, au simple toucher, me paraissaient trempés. Je songeais au fait que nous pouvions devenir malades si nous restions sous cette pluie. Je pris, sans trop prendre le temps d’y réfléchir, sa main dans la mienne afin de l’attirer contre la tonnelle la plus proche. Nous nous retrouvions sous l’une de ces tonnelles qui protégeaient les devantures des magasins. « On va être malades si on reste sous la pluie… et puis en plus je risque d’abîmer ma guitare.. » disais-je d’une voix douce. Mon premier réflexe fût celui de m’emparer de mon téléphone pour essayer de trouver un taxi assez proche d’ici pour nous ramener aux dortoirs, où je pensais qu’il avait sa chambre sans vraiment en être certaine. Je ne m’étais même pas aperçue, jusqu’à ce que je trouve un taxi, que je n’avais pas lâché sa main. Je la serrais toujours, comme attachée à celle-ci. Lorsque je m’en rendis compte, je ne pus m’empêcher de la relâcher légèrement gênée, me cachant presque derrière l’excuse que j’avais besoin de mes deux mains pour apporter mon téléphone à mon oreille. C’était totalement faux bien évidemment, mais peu m’importait. Je ramenais mon téléphone jusqu’à mon oreille en m’éloignant légèrement de lui afin de pouvoir expliquer où nous étions. Je me repérais via les panneaux qui jonchaient la rue, tentant maladroitement de donner une position exacte à mon interlocuteur. Je n’avais jamais pris de taxi ou plutôt, quand la pluie tombait, j’étais généralement munie de mon imperméable et de mes chaussures en cuir. Une fois la discussion terminée et ma position approximative indiquée, je revins vers lui tout en murmurant « on pourra rentrer à peu près secs. Tu habites aux dortoirs ? Ou tu es ailleurs ? Sinon je peux lui dire de me déposer aux dortoirs et après de te laisser chez toi tu sais… mais il faut que tu me le dises pour que je le rappelle. » Disais-je en l’observant longuement. Je ne savais pas s’il voulait vraiment de ma compagnie encore, après ma crise digne d’une gamine, j’avais la vague impression que j’en avais assez fait pour la journée.

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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Sam 18 Juin - 23:46


Sa main dans la mienne m’arrache un sourire surpris. Elle est si naturelle, si joyeuse, comme si elle était incapable de laisser sa vie l’abattre. L’accabler. J’aurais dû comprendre que j’étais sa vie. Moi. Qui l’avait accablé. Qui l’avait abattue. Mon bel ange qui avait tenu bon toutes ses années parce qu’elle avait cette force de caractère que ses yeux noisettes malicieuses cachaient. Une part de moi se surprenait à penser que si elle avait réussir à tenir bon jusqu’à aujourd’hui c’était peut-être parce que c’était le bon moment pour nous. Ni trop jeune. Ni trop vieux. Ayant découvert la vie entre temps, même séparément, et on l’avait affronté pour être plus fort aujourd’hui. Oui, il y avait une part de moi qui croyait au destin, surtout lorsqu’il avait les traits de EunMi. Je serrais sa main de peur de la lâcher alors qu’une autre part de moi me hurlait de la laisser partir. Que cette folie de croire que nous avions encore un avenir ensemble allait la blesser et nous pourrir. Parce que j’étais doué pour ça. Ouais j’étais doué pour ces conneries. Je passais une main dans mes cheveux et ricane doucement en me retrouvant sous cette tonnelle avec elle. Je la regarde concentrée sur son téléphone, sa guitare dépassant à l’arrière de sa tête. Elle est tellement mignonne. J’ai du mal à la voir véritablement comme une femme, comme si je refusais de voir que le temps avait passé. Elle n’était plus une enfant, n’en témoigne ces deux bossent sous son pull que je pouvais aisément deviner en fixant assez longtemps. Elle détacha sa main, et moi je craquais de sentir la gêne venant d’elle. Je retiens un rire et mordille sa lèvre. Elle s’éloigne, tente de donner des indications maladroitement et reviens doucement vers moi. Eun Mi je suis tellement désolé pour tout ce que je t’ai fait. Je me répète encore et encore mais je n’arriverais jamais à faire partir cette culpabilité. Je l’observe à la dérobé, un sourire en coin avant d’affronter son regard et de rire doucement. Je me redresse et m’approche d’elle en l’attrapant soudain par les hanches pour la tourner vers moi. « C’est vrai que tu es toujours aussi petite. » riais-je en venant embrasser son front doucement. Je remets en place quelques mèches de cheveux mouillés sur son front et retire ma casquette pour lui visser sur la tête. « Ça te protègera un peu plus. » Elle avait toujours aimé porter mes casquettes, et c’était toujours avec plaisir que je lui laissais. Je la rapproche de moi et la taquine avec un sourire moqueur « Dis donc. T’essayerais pas de savoir où j’habite pour venir me voir plus souvent toi ? » Je plisse mes yeux et approche mon visage du sien. « Tu sais t’y prendre. » Je m’approche un peu plus, si près que je peux sentir son souffle s’écraser sur mes lèvres. Pressant ses hanches sous mes mains je me stop alors qu’un bruit de klaxonne attire notre attention. Je me redresse avec un sourire à la fois crispé et gêné. Je ne sais pas ce que j’allais faire, mais j’allais le faire. Je l’entraine alors rapidement vers le taxi. «  Le carrosse de madame est avancé. » Je m’engouffre rapidement en la suivant et fait en sorte que sa guitare soit du côté de la portière pour qu’elle se retrouve au milieu et ainsi contre moi. Je passe un bras autour de ses épaules l’airs de rien avec un sourire en coin. « C’est pour avoir plus de place. » mentis-je avec mon sourire craquant. Celle qu’elle aimait et qui j’espère pouvait toujours lui faire un peu d’effet. Je donnais l’adresse du dortoir du centre-ville et sourit en me tournant vers elle « Je te suis aux dortoirs, j’ai bien envie de visiter comment c’est chez vous. » Je marque une pause et comme pour lui donner une récompense après tous ses efforts j’ajoute « En contrepartie je te ferais visiter chez les Panthères. » J’affiche un petit sourire insolent et tourne me visage vers la route pour cacher mon air amusé.
 



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Re: EUNJUN ♥ YOU LOOK LIKE A GOSHT FROM PAST. THOSE I LOVED. ☆  Dim 19 Juin - 0:48

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Mon cœur l’avait simplement compris avant que je n’ai pu avoir le temps de moi-même comprendre. Il avait essayé de m’embrasser ou je rêvais encore certainement. Je passais une main dans mes cheveux, dépassant de la casquette qu’il m’avait soigneusement posée, en montant dans le taxi affichant mon regard légèrement gêné. Si je ne savais pas où je devais me mettre, mon cœur lui semblait tout à son aise à battre à une allure si folle contre ma poitrine. Je sentis sa main, se poser le plus naturellement du monde sur mon épaule, de sorte que ma seule réaction fût celle de sourire doucement. Je n’avais pas honte, je n’avais pas à le cacher, il devait très certainement le lire dans mon regard : la partie était quasiment gagnée. Pourquoi quasiment ? Car j’avais le reste de rancœur qui me broyait le ventre, cette peur qu’on a éternellement lorsque l’être que vous jugiez le plus cher vous abandonne. J’avais l’impression d’être partagée encore.

« Quelle excuse. » dis-je en ne pouvant m’empêcher de pouffer légèrement. Il était tellement craquant avec son sourire et ses yeux qui me regardaient avec tant d’attention durant quelques secondes. J’avais l’impression d’avoir relâché cette tension, ce stress qui nous avait réunis au café. Nous étions bien ensemble, en train de se parler et dans le même endroit bien que cela me paraisse encore si improbable. Je glisse une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille en écoutant attentivement, sa casquette toujours vissée sur ma tête.

« Oh tu sais, une chambre simple pour étudier et un parc tout proche de là pour jouer de la guitare me suffisent. Tu crois que c’est si différent chez les Panthères ? » Disais-je en l’observant attentivement. Effectivement, je n’avais jamais eu l’occasion d’y aller. Je n’y connaissais quasiment personne et une visite toute seule m’effrayais légèrement. Je souriais doucement en pensant qu’il pouvait habiter là-bas, en songeant au simple fait qu’il avait peut être fini par trouver sa voie au sein de l’informatique.

Je n’eus pas le temps d’ajouter le moindre mot que le taxi arrivait déjà à destination. Les dortoirs. Ma toute petite maison comme je l’appelais. J’attendis tranquillement que le taxi s’arrête pour lui donner de l’argent. Quelques billets et quelques pièces suffiraient, pensais-je. Après tout, Jun nous avaient payés un café, que je n’avais même pas bu d’autant plus, je lui devais bien ça. Surtout que ce n’était même pas pour aller chez lui. Je remerciais le chauffeur avec un fin sourire avant d’attraper ma guitare et de quitter le véhicule. J’étais en pleine hésitation quant à ce que je devais faire : lui attraper encore une fois la main ou lui demander simplement de me suivre ? Je ne pris pas longtemps à me décider au vu de la pluie qui ruisselait avec abondance sur son fin visage.  Mes hésitations me paraissaient tellement ridicules face à l’immensité qu’une telle rencontre avec lui pouvait représenter. Je me décidais à lui demander simplement de me suivre en marchant tranquillement vers l’entrée. D’un geste, je fouillais mes poches à la recherche de la clé qui me permettrait d’accéder à l’entrée de ces dortoirs. Je la trouvais au bout de quelques instants en lâchant un profond soupir de soulagement. J’avais toujours cette peur idiote de perdre les clés de ma chambre. Cela pouvait paraître dingue pour quelqu’un de totalement normal sauf que pour moi, cette peur était quotidienne. J’étais tellement tête en l’air aussi. Je poussais la porte de l’entrée avant de m’essuyer doucement les pieds mouillés que j’avais. Je lui maintenais maladroitement la porte pour qu’il puisse entrer à ma suite, en profitant pour l’observer longuement. Ce fut à ce moment que je pus me rendre compte du changement. Il était vraiment devenu… adulte. C’était tellement perturbant. Je laissais la porte se refermer tandis que je marchais une dizaine de pas avant d’atteindre ma porte. Au rez de chaussée. Ma chambre était la plus proche de l’entrée : cela avait l’avantage simple que je puisse sortir rapidement en cas d’incendie. Après celui qui s’était produit, j’avais trouvé cela terriblement soulageant. Je pris l’autre clé qui se situait sur le porte clé et ouvrait la porte de ma chambre d’un geste lent. Ma chambre était d’une décoration des plus simples : un simple poster de mon guitariste préféré au mur, Zack Kim, une couette grise, un oreiller blanc et quelques photos qui jonchaient mon bureau avec des partitions, des cahiers de musiques. Vers le fond de la chambre se trouvaient plusieurs commodes blanches pour mes vêtements et mon ordinateur portable posé sur le dessus. Je me retournais vers lui avec un fin sourire avant de murmurer avec la douceur qui, je tendais de plus en plus à le croire, me caractérisait : « Tu peux poser tes affaires sur mon lit, et je te fais visiter si tu veux ? »

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