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The end of a day | #Freha ☆  Mar 14 Juin - 0:40


The end of a day
Freya & In Ha



Je pouvais encore sentir la chaleur de l’incendie sur ma peau, cramant tout sur son passage. Je suivais d’un pas pressé les médecins qui portaient mon cousin à l’intérieur de l’hôpital, certains me retenaient, me disaient de ralentir, de faire doucement, que j’étais blessé, que je devais venir avec eux. Pendant un moment, je ne les écoutais pas, mon rythme saccadé à la traîne derrière le brancard qui roulait à toute allure dans les couloirs blanchâtres que je détestais revoir encore une fois. On m’avait arrêté brusquement alors qu’il entrait aux urgences. « C’est… C’est mon cousin ! Moon Ji Hoon… Comment il va ? Est-il gravement blessé ? » m’écriai-je, particulièrement agité, alors que l’on me répondait qu’il avait une blessure ouverte à la jambe, que cela ne semblait pas être une fracture. Il allait s’en sortir, ne cessait-elle de me répéter, comme si elle sentait que j’allais m’effondrer si on ne me le répétait pas assez. Je tanguais légèrement de droite à gauche, avant de m’incliner un long moment pour la remercier, la laissant regagner la salle où se trouvait le pyobeom. Il allait s’en sortir, tout irait bien. Il n’était pas dans un état grave, il n’était pas dans le même bâtiment d’urgence que la dernière fois, où la lumière de l’entrée ne voulait jamais s’éteindre, même après mes centaines de prières pour qu’elle passe enfin au vert. Ça ira In Ha, ça ira… Je penchais ma tête en arrière, m’appuyant contre le mur un long moment, avant de disparaître dans les toilettes pour homme d’un pas fatigué. Je grimaçai en voyant mon visage, légèrement noirci par la fumée. Je plissai les yeux en me penchant vers le miroir, quel putin de sale journée, pensai-je. J’espère que tout le monde allait bien. J’en doutais… Voilà ce qui me faisait le plus peur… Je soupirai, mon regard se perdant de longues secondes sur le lavabo, puis vers mes mains qui se distinguaient de la blancheur des carreaux environnants. Je les retournai lentement, légèrement tremblantes, toutes deux tâchées de rouge, toutes deux tâchées de sang. A cette vision, je les lavai précipitamment sous l’eau, regardant le pourpre relâcher ma peau pâle de son emprise. Je les frottai, encore et encore, les savonnant comme un fou, remontant nerveusement jusqu’à mes avant-bras, avant de m’arracher une légère plainte en sentant une douleur à l’épaule. Ah j’avais presque oublié cette douleur. J’étais sorti dans le couloir, et un médecin urgentiste qui était avec moi dans l’ambulance s’était précipité vers moi, il m’avait perdu en arrivant, et il m’ordonnait de le suivre pour me soigner.


Je n’avais même pas remarqué que je saignais du crâne. Pourtant, je m’étais regardé ou peut-être pas finalement. Rien de grave, un coup à la tempe, ça saignait facilement. Je plissais le nez en sentant les produits forts que le médecin utilisé pour nettoyer la plaie. Il s’inquiétait plutôt de mon épaule, elle ne semblait pas cassée ni déboîtée, mais après une radio, il avait constaté que le muscle avait été touché et qu’il y avait une petite fracture. Et un plâtre, et d’un ! Adieu la guitare pour un petit moment avec ce bras en écharpe. La consultation me paraissait terriblement longue, et pendant ce temps-là, je me demandais combien d’autres personnes de Yonsei étaient blessées. On m’avait indiqué dans quel secteur ils se trouvaient, après m'avoir donné une blouse de patient pour ôter mon tee-shirt tâché, j’étais allé voir Ji Hoon, Joo Hee était avec lui, les yeux rougis. Ils en avaient traversé des épreuves ces deux-là ensemble. Après m’être assuré de son état, je lui avais demandé de prendre soin de lui, et j’avais déguerpi pour LES laisser tous les deux. Je passais de chambre en chambre, regardant discrètement par la fenêtre, je ne voyais aucun wonsungi, j’étais un instant rassuré, même si les wonsungi n’étaient pas mes seuls proches. Mais dans les pires moments, il fallait s’accrocher à tout, désespérément. Et puis, tout à coup, quelque chose avait attiré davantage mon regard vers une chambre entrouverte. Une chevelure rousse. Et sur le coup, je me demandais si c’était la chevelure rousse que je connaissais. D’un pas lent, je m’étais dirigé dans la pièce et j’étais surpris de découvrir Freya, allongée sur le lit, un petit tuyau creusant sa peau pâle, plus pâle que d’habitude. Légèrement choqué, je restai de longues secondes devant elle à la détailler, cherchant la source de ses blessures. Mon regard s’était fixé sur le drap légèrement soulevé, dégageant un pansement qui recouvrait sa jambe. Qu’est-ce qu’il lui était arrivé ? Etait-elle gravement blessée ? Je passais ma main sur le large pansement, sans trop m’y attarder, comme si je craignais de lui faire mal, avant de la recouvrir de la couverture. Une infirmière était entrée quelques secondes pour vérifier si son état était constant, elle m’avait renseigné, Freya avait été gravement brûlé à la jambe, cela prendrait du temps et de la rééducation. Mais elle allait bien.. ? Elle allait s’en sortir ? J’avais l’impression que je ne faisais que demander cela aujourd’hui, bien trop désespérément. Oui, elle me l’avait assuré.


J’allais partir. Mon portable sonnait sans cesse, mon père, ma sœur allait bien, merci mon dieu. J’avais fini par m’asseoir sur la chaise à côté d’elle, mon regard se voilant vers la fenêtre, vers le ciel nuageux, m’empêchant de trop vouloir la fixer. Pourtant, il ne faisait que s’abaisser, remontant lentement vers son visage quoique je fasse. Je n’en avais pas eu assez l’occasion après cette.. révélation. Je le dessinais dans ma tête, je le comparais avec celui de Reeva, et n’y trouvais aucune ressemblance, me creusant un peu plus le cœur. Une partie de celui-ci me criait d’y croire, et l’autre, d’abandonner. Je ne savais toujours pas quoi en penser. J’y avais réfléchi Freya, longuement… ça m’embrouillait plus qu’autre chose. Je ne lui avais pas reparlé depuis, je ne devrais même pas être là, n’était-ce pas étrange d’être là ? Et pourtant, je restais et je ne me posais pas plus la question. Je penchais ma tête sur le côté, silencieux, avançant ma main vers elle, caressant du bout des doigts de légères éraflures sur ses joues neigeuses. J’espérais que cela ne lui laisserait aucune marque.. Je souriais doucement avant de retirer ma main, les sourcils de la jeune femme se fronçant tout à coup. Rêvait-elle à quelque chose de mauvais ? De l’incendie peut-être ? Cet événement allait rester traumatisant pour tout le monde… Je ne connaissais pas encore l’étendue des dégâts, des blessés, des morts… Ma mâchoire se crispait brusquement en repensant à Aliyaah, la sango que j’avais aidé, je revoyais encore cet impressionnant bout de verre planté dans son ventre, ma voix la rassurant comme je le pouvais, pour la garder éveillée, pour la garder focaliser sur moi… Sale journée, vraiment… Mes poings se relâchèrent sur mes genoux, ma tête penchée en avant, un soupir, long et exténué. Que tout le monde aille bien.. Qu’elle se réveille vite, qu’elle ne peine pas à marcher, et qu’elle n’ait aucun séquelle… Relevant mes yeux sur le lit, je les laissais lentement revenir vers sa main, posant instinctivement la mienne sur le dos de celle-ci d’un geste chaleureux. « ça va aller.. Tout va bien.. T’es en sécurité ici. » murmurais-je simplement comme pour lui faire du bien. Un peu de positif ne faisait pas de mal.


Je ne m’étais pas rendu compte que je m’étais endormi. Un contrecoup soudain après l’évènement d’aujourd’hui certainement. Je ne m’étais pas rendu compte non plus que je me reposai sur son lit à côté d’elle, mon bras en écharpe, et ma main toujours refermée sur la sienne comme si j’avais cherché à éloigner les mauvais rêves, les mauvais souvenirs, et à défroncer ses sourcils qui assombrissaient son sommeil. Laisse-moi t’aider, laisse-moi être ta lumière… A mon réveil, j’avais légèrement entrouvert mes paupières, ma main se refermant davantage autour de ce qu’elle tenait, s’accrochant à la chaleur qui s’en dégageait. Je m’étais redressé lentement, regardant longuement autour de moi, avant de me souvenir où je me trouvais, l’hôpital. C’est vrai. Et j’étais tout aussi surpris en me retournant sur le côté, en découvrant la jeune femme réveillée qui me détaillait à son tour. « Bonjour.. Tu es réveillée depuis longtemps ? » Question bateau, mais je planais encore à vrai dire, et pourtant, ce n’est pas moi qui avait une poche anti-douleurs au bras. C’était à ce moment-là que je remarquais ma main accrocher à la sienne, mon regard allant de celle-ci au visage de Freya en mode "Euh.. comment expliquer.. c’était juste.. j’étais là et puis.." et je la retirais simplement d’un sourire en coin, sans m’attarder à l’oral sur le geste. « Comment.. tu te sens ? Tu te souviens de ce qui t’es arrivée ? »       
 

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Re: The end of a day | #Freha ☆  Dim 17 Juil - 19:22


The end of a day
In Ha & Freya (Freha)

Du vide, beaucoup de vide, tout autour de moi, c’est comme un tourbillon qui veut me couler, me tirer vers le bas, me trainer vers le fond. Si seulement je pouvais entendre quelque chose, même des voix perdues, même des reproches - mais rien, juste le silence, l’horrible, l’affreux. J’suis pas dans le coma, juste en train de divaguer, la douleur m’abruti autant que les pilules qu’ils me donnent pour l’annihiler. Mes propres pensées qui vagabondent, ça ressemble beaucoup à du néant, ça ressemble très fortement à du rien. C’est immonde, d’être comme ça, un légume sur un lit d’hôpital, sans rien pouvoir faire ni dire, sans pouvoir aider personne, même pas soi-même. Dans mon inconscient qui commence à se faire la malle, dans mon réveil qui commence à émerger, je revois des visages : ceux qui étaient avec moi aux ateliers. Du meilleur au pire : les sauveurs en premier (Yi Ming, Woori, Min Kyung, Nuo, j’ai du en oublier d’autres) puis les victimes, Li Wei, So Hee, nos corps souffrants sur le sol.

J’espère que Nina n’était pas là.
Comment va In Ha ?
Et Chung Su ?

Chung Su, j’ai entendu sa voix tout à l’heure, je crois qu’ils nous ont mis dans la même chambre. L’établissement doit manquer de place, ça se comprend, j’parie qu’il n’y a pas que les ateliers qui ont été touchés vu les cris que j’entendais et j’espère que les pertes ont été minimes dans les autres pièces, mais j’y crois qu’à moitié. J’ai pas la force de me demander pourquoi c’est arrivé, ni comment, ni pourquoi. Pourtant je veux savoir, j’pourrais surement faire payer à ceux qui ont fait ça, j’ai toujours fait payer aux autres, ma vie entière est une sale vendetta sans fin. C’est pas faute d’avoir voulu changer, j’me suis escrimée à laisser cette sombre partie de moi-même au bord du chemin, j’ai lutté contre mon prore esprit sans savoir comment gagner (si une moitié de moi gagne mais que l’autre moitié perd, quel est le résultat final ?).

Pour In Ha, In Ha surtout, In Ha toujours.
Il mérite le meilleur, pas vrai ?

Un portable sonne, une fois, deux fois. L’hôpital est rempli de bruits qui viennent troubler mon sommeil déjà agité. J’entends un homme dire qu’il va bien, au bout du fil. Sa voix, je la reconnais pas. Puis une femme, elle dit qu’elle va bien aussi. (Ha Na ?) Celui qui répond, je le connais par coeur, je pourrais retracer son visage les yeux fermés (In Ha ?). S’il est là, c’est qu’il va bien, non ? S’il est assis juste là, c’est qu’il n’a rien, pas vrai ? Sinon il serait allongé sur un lit, comme moi, ou alors allongé dans une boite (pitié non). J’ai envie de lui prendre la main, de la serrer à nous en broyer les os, mais j’arrive pas à faire le moindre mouvement, pas même à soulever mes paupières qui ont l’air de peser trois tonnes chacune.

Il est là, c’est tout ce qui importe pour moi, il est là et j’en reviens toujours pas. Après ce qui s’est passé entre nous, après lui avoir tout dit, sa réaction, son éloignement, je pensais sincèrement qu’il ne prendrait même pas la peine de passer la porte de cette chambre. Je ne lui en aurais pas voulu (ou peut-être que si, un peu, parce que je rechigne à l’avouer mais que j’ai trop besoin de lui), il aurait pu passer son chemin et… et voilà, je suppose que tout ce serait arrêté là. Mais il a décidé d’entrer, de voir comment j’allais et ça vaut tout l’or du monde, grâce à ça j’suis capable de me rendormir en paix, de me glisser dans un monde un peu moins lugubre que celui que j’ai expérimenté auparavant.


***


Cette fois-ci je me sens capable d’ouvrir les yeux, même si la lumière soudaine m’agresse la rétine. Je me demande quelle heure il est, ce que je vois par la fenêtre ne m’est pas d’une grande aide : du gris, du gris et du gris. Puis un mouvement sur le côté capte mon attention, et c’est là que je me rends compte qu’In Ha est resté à mes côtés tout ce temps. Il s’est endormi, j’prends le temps de le détailler parce que je sais pas si j’en aurais une nouvelle fois l’occasion. Je m’attends un peu à ce qu’il parte quand il verra que j’me suis réveillée, que je vais bien, j’ai peur du malaise qu’il pourrait y avoir entre nous à ce moment là. Mes yeux glissent sur sa peau, ma main reste bien sagement dans la sienne, si j’avais pas aussi peur de le faire fuir je l’aurai serrée un peu plus fort. Il a un plâtre à l’épaule, ça me fait mal au coeur mais je me dis qu’il aurait pu être en plus mauvais état, y’aurait pu avoir pire. Je devine aussi une coupure sur sa tempe, de ce que je vois elle a été soignée, j’imagine qu’elle se refermera assez vite.

En ce qui me concerne je tente de bouger au minimum, chaque mouvement me met au supplice malgré les doses de morphine qu’on m’injecte probablement. C’est dingue comment tout est relié dans un corps, c’est quand une partie de nous est malade qu’on s’en rend compte, dès que je fais quelque chose j’ai l’impression que ça se répercute sur ma jambe. Du coup je reste immobile au maximum, me décaler pour laisser plus de place à In Ha relève de l’utopie vu mon état (c’est pas faute d’avoir essayé). Je dois le gêner, parce qu’il ouvre les yeux et j’me sens désolée. Je voudrais lui dire quelque chose, comme un simple bonjour, lui demander comment il va, mais le simple mot me parait déplacé alors je me contente de garder le silence en attendant qu’il brise la glace le premier. « Bonjour… Tu es réveillée depuis longtemps ? » Pour toute réponse, je fais non de la tête, ça doit faire cinq minutes tout au plus, et lui cinq secondes. Il me fait sourire, avec son air ensommeillé, mais quand il retire sa main de la mienne mon sourire se perd.

« Comment... tu te sens ? Tu te souviens de ce qui t’es arrivé ? » Quelques flashs m’assaillent, j’ai pas envie d’y penser mais j’ai pas le choix. Comme je veux pas en parler tout de suite, comme je refuse d’exprimer à voix haute tout ce qu’il s’est passé, je prends le parti de répondre d’abord à la première question. Elle n’est pas plus joyeuse, mais au moins elle est plus évidente, il a surement déjà vu l’étendue de la blessure, ou alors des infirmiers ont du lui en parler. « Comme une fille qui n’a plus qu’une jambe. J’ai l’impression que l'autre est un poids mort. J’peux presque pas bouger, elle me paralyse. » Et j’ai pas l’habitude de garder les poids morts avec moi, si ce fardeau c’était pas moi-même je m’en serais débarrassé depuis longtemps. Mais j’me vois mal essayer de la couper, encore moins ici, à l’hôpital, avec tout ce monde qui passe dans les couloirs. Comme j’me rends compte que je suis tout sauf rassurante, je m’empresse de rectifier : « Mais j’ai entendu des médecins parler, je crois que je vois pouvoir remarcher normalement. Il faudra de la rééducation, ça sera surement long mais j’ai tout le temps devant moi, pas vrai ? » Et puis j’peux étudier même assise, ou allongée, ça ira. Faut que j’me persuade que c’est pas aussi handicapant que ça en a l’air, que j’me dise que c’est qu’une broutille - qu’est-ce que c’est qu’une jambe, dans une vie ?

« J’étais aux ateliers… et toi ? J’crois qu’un produit à côté de moi a pris feu et… » Et il est tombé sur moi, pendant que j’aidais Woori à chercher son fils, je l’ai senti couler sur ma peau et maintenant, elle a l’air morte, maintenant je crois que j’pourrais plus supporter la vision qu’elle m’offrira quand on m’enlèvera tous les soins. Comme je sens que j’ai envie de chialer, je me plaque les poings sur les yeux pour éviter que ça devienne le déluge, et je me focalise sur ce qui m’intéresse réellement : In Ha. « T’étais où ? J’ai pensé à toi, j’voulais te chercher mais j’étais pas en état, j’pouvais pas m’empêcher de penser que t’étais peut-être mort quelque part et… » Et j’suis désolée de me mettre à pleurer, je sais que t’as vraiment pas besoin de ça actuellement, je sais que si j’étais encore Reeva j’me serais pas laissée allée comme ça mais la vérité c’est que je ne suis plus elle, depuis cette putain de tentative de suicide y’a une brèche qui s’est ouverte en moi et qui m’a rendue plus humaine, tellement plus humaine que tout m’atteint, tout me transperce, tout me fait mal, surtout quand ça te concerne.



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Re: The end of a day | #Freha ☆  Dim 17 Juil - 23:15


The end of a day
Freya & In Ha



Question bête. Question idiote, mais il fallait la poser, comme si c'était une évidence de la poser cette question. En apparence, endormie, son corps semblait fatigué, mais soulagé. Mais était-ce la même chose à l'intérieur ? J'en doutais, qui le serait après une telle épreuve ? Je m'étais mordu la lèvre après avoir sortie cette question stupide, jurant intérieurement contre moi-même. On avait tous été choqué, on avait tous vu des choses que l'on aurait pas dû voir, ni même expérimenté, jamais. Les blessures, les cris, cette sensation de terreur, ce désespoir de pas être aidé par quelqu'un ou de ne pas pouvoir aider en retour, et cette insoutenable attente, cette détresse de ne pas savoir comment vont les autres, nos proches, nos amis, notre famille... Tout cela me venait en tête après avoir posé cette question, alors qu'à l'origine, innocemment, je voulais juste savoir si elle avait mal, si elle voulait que j'aille voir les infirmières pour qu'elle la soulage avec une dose plus forte, ou qu'elles la fassent dormir. Elle en avait sans doute besoin, je sentais qu'elle n'était pas bien, et ce malaise si perceptible. Dieu merci, elle répondait tout de même à la question, et mon regard glissait un instant vers sa jambe, qu'elle qualifiait de morte, la sensation ne devait être que temporaire, mais elle devait être en effet désagréable. Mes doigts avaient remué, se refermant légèrement sur le drap. Ils avaient eu envie de se poser sur sa peau blessée, et de lui faire ressentir à nouveau une sensation de toucher. Mais je n'avais fait aucun mouvement, crispé, mal à l'aise, ne sachant plus quelle geste avoir avec elle. Parce que je ne savais plus vraiment qui elle était... Je ne savais plus qui j'étais pour elle.

« Oui, elles m'ont dit que cela prendrait du temps, mais l'essentiel c'est le fait que tu pourras remarcher. C'est un hôpital réputé, ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer. » Je n'avais pas vu l'étendue de sa blessure, je ne savais pas si cela prenait toute la jambe ou non, mais on faisait tellement de choses désormais. La médecine avait évolué, elle allait s'en sortir, et ce simple point m'avait fait esquisser un sourire chaleureux et encourageant. « J’étais aux ateliers… et toi ? J’crois qu’un produit à côté de moi a pris feu et… » Le produit avait dû exploser à proximité d'elle, j'imaginais sa confusion et sa panique, j'avais ressenti le même sentiment dans les laboratoires. Parler puis tout d'un coup, se retrouver au sol en une seconde, sans comprendre le pourquoi du comment. Et puis ce temps, ce long temps où tu réalises enfin ce qui t’arrive, mais qu'il est déjà trop tard. Ce n'était plus le temps d'agir mais de réagir. Sa voix s'était arrêtée brusquement, j'avais relevé les yeux vers elle, la détaillant une seconde, avant de comprendre que les images lui revenaient en mémoire. Ses mains se plaquèrent sur son visage, effaçant, cachant l'émotion soudaine bien naturelle qui l'a submergée après un tel événement. J'allais la rassurer, quant elle reprit la parole, me demandant à nouveau où j'étais, me dévoilant brusquement son inquiétude à mon égard, alors que je continuais  à la fixer, elle et ses paumes fermées qui s'enfonçaient encore dans l'horreur de cette journée. « J'étais.. dans la salle de laboratoire. Il y a eu une explosion, puis plusieurs, j'ai été propulsé un peu partout, mais il y avait plus mal en point que moi. Je dois avoir une bonne étoile, et toi aussi.. » lui répondais-je, alors que soudainement, en même temps que je parlais, j'avançais lentement ma main vers elle, hésitant, l'arrêtant dans mon discours en fermant mon poing, puis en la tendant à nouveau. « Mais, tout va bien maintenant... Tout va bien. » lui murmurais-je, ma main se posant finalement sur le haut de sa tête, caressant doucement sa chevelure rousse qui semblait avoir perdue de sa lumière sous le choc. Oui, elle l'était toujours et c'était bien normal, hier j'étais particulièrement sonné, mais les bonnes nouvelles m'avaient fait du bien.

Je ne pouvais pas rester de marbre alors qu'elle fondait en larmes devant moi sous la pression qu'elle avait endurée. L'envie de la prendre dans mes bras avait été ma première réaction, un réflexe évident face à sa soudaine détresse et pourtant, je n'avais pas pu.. Je m'étais retenu, chaque geste me soumettait à diverses oppositions intérieures, ne sachant que choisir, ne sachant que faire, ce qui était approprié ou non etc... Je ne savais plus où faire un pas avec elle, tous mes repères étaient tombés depuis qu'elle m'avait tout avoué. Et j'instaurais encore cette distance jusqu'à ce qu'un jour où l'autre, tout devienne clair. Calmement, j'attrapais ses mains pour dégager son visage, légèrement rougi par les larmes. « ... Moi aussi je m'inquiétais. Si je t'avais.. perdue une seconde fois, j'en aurais vraiment crevé cette fois-ci.. » continuais-je, d'un faible sourire qui en cachait beaucoup, beaucoup de tristesse, et un goût amère d'avoir été trahi qui me restait encore en bouche, quoique je fasse. Ma main libre se referma sur le dos de sa main gauche qui, malgré mes paroles, l'entoura non pas avec colère, mais avec chaleur et sollicitude. Je voulais sincèrement qu'elle aille bien, qu'elle ne me quitte pas à nouveau sur une note si brutale.. « On avait encore beaucoup de choses à se dire, on allait pas mourir comme ça, hmm ? On est tenaces nous deux, on va avancer, comme toujours. » continuais-je en lui souriant, mon pouce caressant lentement le dos de sa main d'un geste rassurant. Pour l'instant, il n'y avait que cela à dire, ça aurait pu être pire mais on s'en était sorti. On restait un petit moment comme ça, au calme, silencieux. Quand tout à coup, je remarquais une trace noire sur sa joue, tiens je ne l'avais pas vu tout à l'heure. « Ah, attends, bouge pas, t'as quelque chose sur le visage... » lui affirmais-je, alors que je penchais vers elle. « ça doit être un peu de suie... » murmurais-je en me rapprochant de son visage, d'un sourire amusé, effaçant avec un peu difficulté celle-ci de mon bras qui n'était pas en écharpe, avant de me rendre compte de notre soudaine proximité. J'arrêtais mon geste, papillonnant un instant des paupières, les yeux dans les yeux, avant de retourner à ma place. « C'est parti. Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Je vais aller voir les infirmières pour toi. » lui proposais-je. Elle avait peut-être faim, ou elle avait besoin de plus de morphine pour la soulager. Il allait peut-être falloir que je parte aussi pour qu'elle se repose tranquillement..     
 

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Re: The end of a day | #Freha ☆  Ven 26 Aoû - 12:12

the end of a day
in ha & freya (freha)


La chambre d’hôpital semble moins froide maintenant qu’In Ha est avec moi, mais sa présence ne suffit pas à me faire oublier que je suis paralysée sur un lit qui n’est pas le mien. Pour tenir le coup, je me concentre sur ses paroles : « J’étais... dans la salle de laboratoire. Il y a eu une explosion, puis plusieurs, j'ai été propulsé un peu partout, mais il y avait plus mal en point que moi. Je dois avoir une bonne étoile, et toi aussi… » Une bonne étoile ? Il a cette manière de toujours voir les choses sous un angle beaucoup plus positif que moi, il voit une bonne étoile là où je devine le chaos. Il s’extasie de notre survie pour ne pas se laisser miner par la mort des autres - et je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il faut que j’apprenne à faire de même. « Mais, tout va bien maintenant... Tout va bien. » Je hoche la tête pour m’en convaincre, ferme les yeux pour savourer sa main qui s’est aventurée dans mes cheveux. Le geste n’est pas encore aussi naturel qu’il l’aurait été s’il avait eu lieu avant la révélation de ma véritable identité, mais au moins on en est là, à continuer de se voir, à tenter de se soutenir, à se toucher parce qu’on arrive pas à s’en empêcher.

Peut-être que tout n’est pas perdu ?

Peut-être qu’il y a encore une chance pour nous ; une seule me suffirait, c’est tout ce dont j’ai besoin, rien qu’une. Mais je sais que ce sera compliqué, qu’on va devoir y travailler, lui à me pardonner, moi à me faire pardonner. Je le sais parce qu’il ne me prend pas dans ses bras, il s’en abstient, et cette distance qu’il met entre nous est pire que tout. J’ai envie de me rapprocher de lui, mais je m’en empêche pour respecter ce qu’il veut, respecter les gestes avortés qu’il retient. Si froid, si froid, il peut être si froid quand il s’y met… Nos mains s’emmêlent, je parviens à être un peu rassurée, je le regarde tandis qu’il continue : « ... Moi aussi je m'inquiétais. Si je t’avais... perdue une seconde fois, j'en aurais vraiment crevé cette fois-ci… » Perdue une seconde fois, ça fait mal à entendre. Tout le monde veut Reeva, tout le monde la pleure alors qu’elle est là, en moi ; elle est moi et je suis elle, je suis Reeva. Et où étaient-ils tous, quand je me suis foutue en l’air ? Je ravale la colère qui commence à grandir dans ma gorge pour me concentrer sur le plus important : il a dit qu’il s’était inquiété, il a dit qu’il en aurait crevé.

Sans vraiment le vouloir, il a dit qu’on était toujours liés.

Ça doit être tellement difficile, pour lui, d’assimiler tout ça. Toute cette histoire de changement d’identité, et puis les incendies à la Yonsei pour couronner le tout. Ce n’est pas à moi de m’énerver sur lui, pas vrai ? Et je suppose qu’au contraire, c’est à lui de m’en vouloir, à lui de se sentir trahi, de me le faire payer. Il pourrait me jeter des horreurs à la figure que je le laisserais faire, sans broncher. « On avait encore beaucoup de choses à se dire, on allait pas mourir comme ça, hmm ? On est tenaces nous deux, on va avancer, comme toujours. » Je hoche la tête une nouvelle fois, approbation silencieuse. En parallèle, je m’escrime à sécher mes dernières larmes, renifle et remets mes cheveux en place comme je peux. Il a raison, on a encore des tas de choses à se dire, mais j’ai constamment peur que rien ne soit suffisant pour le ramener à mes côtés. « Ah, attends, bouge pas, t'as quelque chose sur le visage... ça doit être un peu de suie... » Il se penche, je le laisse faire, mon regard glisse sur son bras amoché, sagement replié en écharpe. Ça me fait mal de le voir comme ça, mais il a raison, lui et moi on s’en sortira, comme on le fait toujours. « Merci » Je cherche ses yeux des miens, on est surement « trop près » selon lui mais pas selon moi.

C’est le moment qu’il choisi pour rompre notre proximité, avant d’enchainer : « C'est parti. Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Je vais aller voir les infirmières pour toi. » Immédiatement je le retiens, instinctivement, sans même avoir besoin d’y penser. Déjà mes doigts se referment autour de son poignet, vivement mais délicatement, et mes yeux le supplient de rester. « Non, attends… » J’ai besoin de rien, seulement que tu restes à mon chevet parce que j’ai trop peur de me retrouver toute seule. Les infirmières ne pourront rien y faire, elles ne peuvent pas lutter contre la solitude, elles ont trop de travail pour ça, pour perdre leur temps à parler. Et physiquement, je doute qu’elles puissent me soulager plus qu’elles ne le font déjà, je suis shootée comme c’est pas permis, ça me rend toute fragile pour un rien, ça me fait pleurer alors que j’suis pas habituée à verser des larmes. « Juste… reste. Encore un peu. » Rien qu’un peu, s’il te plait ? On a des tas de choses à se dire, tu l’as dit toi même, « Faut qu’on parle… » Pas sur que maintenant soit le bon moment, mais si on passe notre temps à repousser, ça ne sera jamais le bon moment. Et puis, si In Ha sort de cette chambre, qu’est-ce qui me dit qu’il y reviendra ? Peut-être qu’on recommencera à s’éviter, comme avant les incendies. Et ça, je sais pas si je pourrais le supporter. « J’ai jamais pu te demander, est-ce que… est-ce que tu me crois ? » Pour Reeva, pour tout ce que j’ai avoué, confessé, est-ce que tu penses que je t’ai dit la vérité ? Je me redresse tant bien que mal pour entendre sa réponse, essaye d’avoir l’air digne, qu’il ne me dise pas que je ne suis pas en état pour qu’on évoque notre précédente engueulade. J’ai besoin de réponses, et lui aussi on a surement encore besoin - à quoi ça servirait de se défiler encore, encore, encore ?

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Re: The end of a day | #Freha ☆  Ven 9 Sep - 15:30


The end of a day
Freya & In Ha



Est-ce que je la croyais.. Non. Quand elle me l'avait dit, quand elle me l'avait avoué, je ne comprenais pas où elle voulait en venir. Pourquoi allait-elle aussi loin ? Pourquoi une telle obsession pour Reeva, au point de vouloir se faire passer pour elle ? Croyait-elle pouvoir m'avoir avec une histoire pareille ? Et puis, elle m'avait sorti des souvenirs, des souvenirs qui n'appartenaient qu'à l'italienne et à moi. Rien qu'à nous, à nous deux, à nous seuls. Et elle avait insisté, appuyant sur des choses que j'étais le seul, le seul encore vivant à savoir, et puis, plus elle continuait, plus je me sentais mal. Mal à l'aise, tourmenté, terrifié, et puis.. cette colère.. Cette soudaine colère qui m'avait envahi, un voile sombre passant sur mes yeux. Je ne voulais plus rien entendre, ma patience avait été atteinte. C'était trop, c'était irrespectueux, une sensation de dégoût m'avait pris comme si... elle tentait de voler sa vie, avec ses souvenirs et tout ce qu'ils contenaient, dont moi. Une nausée affreuse me brûlait le cœur, ma voix avait claquée comme un coup de fouet, comme jamais elle ne l'avait encore fait dans ma vie, lui scandant de partir de chez moi avant que je ne revienne. Je n'avais encore jamais employé un tel ton, quittant l'immeuble sans me retourner. Le soir, elle avait obéi, et disparue. Au cours de cette journée, qui fût bien la pire de toutes, j'étais allé voir Nina pour éclaircir les choses. Elle avait sentie le nuage noir que j'avais emmené avec moi, elle avait tenté de le chasser, mais je voulais des réponses, et pour une fois, elle n'avait pas réussi à réchauffer mon humeur. C'était bel et bien la première fois. Quand je lui avais tout dit sur cette matinée étrange, son regard l'avait trahi et elle l'avait dit elle-même. Elle avait dit qu'elle était vivante. Que Reeva était vivante. Nina me l'avait dit, elle, l'une des personnes en qui j'avais le plus confiance. Et elles me l'avaient caché. L'américaine ne cessait de me le répéter, me racontant tout, mon cerveau allait exploser. Je n'avais pas réussi à dormir, et les jours qui suivaient ne m'avaient pas soulagés. J'avais claqué la porte à Nina, lui lançant ce regard déçu, désespéré, trahi.. Je les ai évité pendant des semaines. J'étais rongé, je ne savais pas si c'était par la colère, je me sentais juste mal, un trou dans le cœur. Je n'arrivais pas à l'expliquer, même l'écrire était impossible. Je me sentais trompé. Quand j'avais réussi à reposer mon regard sur Freya, par réflexe, il l'avait détaillé, cherchant malgré moi des ressemblances, des indices, alors que ma raison me criait que tout ça, c'était des conneries. Impossible, impossible. Je la regardais sourire un instant, je me souvenais de cette fascination que j'avais pour Reeva quand elle souriait, car je les comptais inlassablement. C'était ma mission de les rendre plus nombreux, ses sourires. Son sourire lui ressemblait, il était plus fréquent. Si c'était elle, pourquoi n'étais-je pas heureux ? Pourquoi n'était-ce pas la première émotion qui me venait ? Cette vérité me perturbait et les "si" persistaient. Je n'arrivais pas à aller au-delà de la supposition, malgré la confirmation de Nina. Elle... Elle aurait dû me le dire quand elle était revenue, elle aurait dû le partager avec moi, et je n'en avais rien à foutre d'être en danger ! Elle n'aurait pas dû venir me voir comme ça, Nina avait aidé en plus, d'une étrange façon... Était-ce drôle de nous laisser ensemble ? De voir si notre alchimie fonctionnait toujours ? Ma mâchoire s'était crispée. Oui... l'alchimie, je l'avais ressenti. Cette sensation de connaître la personne, d'être bien avec, sans savoir pourquoi. C'était donc... ça.. ? C'était.. bien elle ? Et on avait.. passé cette nuit ensemble avec Freya... Reeva ? Je n'arrivais plus à comprendre cette partie, je ne comprenais plus comment elle raisonnait. Reeva et moi, ça avait toujours été platonique entre nous, c'était ma meilleure amie. Seule l'époque de notre rencontre relate une romance que nous aimions nous rappeler. Alors... Pourquoi un tel changement ? Pourquoi me troubler encore plus ? Pourquoi aller aussi loin ? Je ne comprenais pas ce qu'elle voulait...

Je m'apprêtais à quitter la pièce, à fuir en réalité, quand sa main se referma sur mon poignet. J'aurais pu m'en dégager facilement, elle était fatiguée, faible. Je me retournais pour reposer mes yeux sur elle, plus calme, plus doux, car sa voix sonnait tristement, ses doigts me serraient avec détresse. Il faut qu'on parle, voilà une phrase qui était toujours difficile à entendre, et je sentais un frisson froid remonter le long de mon dos alors que mon corps se crispait. Il se tendait en arrière, vers la porte, dès sa première question. Tout le monde savait que je haïssais les conflits, que ça me bouffait de l'intérieur, détestant les affronter. Et là, on m'y forçait, et je savais que cela était bien entendu nécessaire mais... On se fixait mutuellement, je sentais son impatience contre ma peau, était-ce de la peur que je lisais dans son regard ? Dans le mien, la colère y demeurait, piquant tout le monde de son atmosphère pesante. Je n'arrivais pas à la faire disparaître, je ne sais pas pourquoi Reeva... Mais je n'aimais pas te voir si mal à me regarder de cette manière. J'abaissais mes yeux sur sa main qui me tenait toujours, à peine, me serrant comme elle pouvait, la perfusion trouant sa peau d'ivoire. Je fronçais les sourcils, silencieux, cherchant mes mots, les atténuant aussi car ce n'était ni l'endroit, ni les lieux. Et si... elle allait encore plus mal à cause de moi ? « … On va dire que j'ai fini par le sentir... Que toi et moi, on se connaissait. » Notre amour de vacances, nos retrouvailles, notre amitié. Notre connexion. « … On a toujours eu une certaine alchimie hm ? Malgré nos caractères bien différents.. La rose rouge, ses épines, mais la plus belle de toutes et moi, qu'étais-je ? Un tournesol, moins élégant, mais j'ai toujours aimé cette fleur.. Qu'en penses-tu ? » continuais-je doucement, un sourire fin en coin, mes yeux toujours baissés sur sa main, avant de les relever vers elle. « Qu'est-ce que tu attends de moi.. Reeva ? » lui lançais-je soudainement, car je ne savais pas ce qu'elle voulait, je ne comprenais pas. Dis-moi. « Tu veux que je te pardonne ? Que je l'accepte ? Que tout redevienne comme avant ? … Je le ferais, sans doute, il me faudra juste du temps. Je n'arrive parfois même pas à croire, que je puisse y croire... » Mon sourire s'étirait, amusé, tristement. « Et puis.. C'était quoi cette façon de revenir dans ma vie ? Avec la complicité de Nina en plus, ça devait être drôle... Ce n'était pas drôle. Oh tu es toujours aussi jolie, tu as toujours été fascinante quoique tu fasses, biensûr que j'ai été charmé... Mais pourquoi t'es allée aussi loin ? » C'était ça, c'était ça ce malaise entre nous que je n'arrivais pas à expliquer. « Biensûr, je reconnais aussi que je n'y étais pas pour rien ! On a juste suivi.. cette ambiance, tous les deux et j'ai senti cette connexion qu'il y a toujours eu entre nous, mais je ne savais pas que c'était toi. Mais toi tu savais qui j'étais ! Tu savais que ça deviendrait encore plus compliqué après ! » scandais-je d'une voix un peu plus forte, un soupir m'échappant. Silencieusement, je passais une main dans mes cheveux blonds, fermant un instant les yeux. Mon épaule recommençait à me lancer. « J'ai.. J'ai aimé cette nuit. J'ai aimé cette nuit que j'ai passé avec toi mais.. putain je ne sais plus.. Je ne sais plus comment me comporter avec toi ! Je sais qui tu es, et en même temps je ne sais plus ! Qui suis-je pour toi, je représente quoi ? » m'écriais-je brusquement, en me penchant vers elle, ma main se refermant fermement sur une des barres en fer du lit sur le côté. Qu'est-ce qu'on faisait maintenant.. Freya ?     
 

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Re: The end of a day | #Freha ☆  Jeu 22 Sep - 21:51

the end of a day
in ha & freya (freha)


Y’a de la colère dans ses yeux, moi j’appréhende la suite mais je me rappelle que c’est un passage obligatoire, qu’on a pas le choix. J’ai peur de sa réponse, terriblement peur de sa réponse mais d’un autre côté, c’est le seul moyen que j’ai de déterminer où on en est, le seul moyen de trouver comment recoller les morceaux. « … On va dire que j'ai fini par le sentir... Que toi et moi, on se connaissait. On a toujours eu une certaine alchimie hm ? » Oui, on l’a toujours eue, cette alchimie, et pendant un temps j’ai bien cru qu’on l’avait perdue à cause de mes conneries. Mais elle est là, encore et toujours, tu peux pas le nier et moi non plus. Elle est là malgré le fait que ce soit compliqué, pour toi, de suivre les méandres de mon esprit. Mais tu sais, j’ai jamais promis qu’avec moi ce serait simple.

Tournesol. Je me mets à sourire, il a toujours de ces images, il a toujours cette poésie qui me manque trop souvent. Peut-être que c’est l’une des choses qui m’a tant plu en lui ; lui et son âme d’artiste, à l'inverse de moi et mon entrainement sans pitié. Si différents, il l’a dit, oui, si différents. Mais puisqu’on est opposés, et que je me déteste au point de vouloir me tuer, c’est que je l’aime à un point qu’il est difficile d’imaginer. « Qu'est-ce que tu attends de moi… Reeva ? » Le prénom me fait relever la tête, nos yeux s’entrechoquent. Reeva, si doux et si brutal à la fois, chargé de souvenirs que j’aimerais chérir autant qu’effacer. « Je voudrais… » Je voudrais tant de choses que j’ai du mal à les nommer, tant de choses que rien ne veut s’éclairer. « Tu veux que je te pardonne ? Que je l'accepte ? Que tout redevienne comme avant ? Je le ferais, sans doute, il me faudra juste du temps. Je n'arrive parfois même pas à croire, que je puisse y croire... » Le pardon, surtout. C’est ça, le plus dur à obtenir. Si j’avais su que la rédemption serait si compliquée, peut-être que j’y aurais réfléchi à deux fois. Mais me voilà, devant toi, en train de demander pardon. « Je sais pas si ça pourra… redevenir comme avant. Et je suis pas certaine de le vouloir. Ça nous a menés droit dans le mur, et je refuse d’être de nouveau celle que j’étais à l’époque. Tu sais pas… tu sais pas tout ce que j’ai fait, tu sais pas tout ce que j’ai vu. » T’as pas idée du monstre que j’étais, t’avais une meilleure amie en or uniquement parce que tu faisais ressortir que les bons côtés d’elle, tu t’es jamais retrouvé face aux plus pourris.

Et le pardon, je le voudrais bien.
Le pardon, j’pourrais mourir pour lui.

« Et puis… C'était quoi cette façon de revenir dans ma vie ? Avec la complicité de Nina en plus, ça devait être drôle... Ce n'était pas drôle. Oh tu es toujours aussi jolie, tu as toujours été fascinante quoique tu fasses, bien sûr que j'ai été charmé... Mais pourquoi t'es allée aussi loin ? » Il y a trop de choses auxquelles répondre, il pose trop de questions et j’ai trop de réponses à lui fournir. Point par point, je reconstitue tout ce qu’il doit savoir, tout ce qu’il est en droit d’apprendre : « Nina… n’en veux pas à Nina, s’il te plait. Elle ne pensait pas à mal. Et je crois… je crois qu’elle ne réalise pas. Elle a, tu sais, cette tendance à toujours tout rejeter. Les activités de la famille, la mort de Rivael, et puis ma presque mort à moi… » Les yeux dans le vague à l’évocation de ces jours maudits, je me replonge malgré moi dans tout ce qui l’a rendue aussi fragile. Le massacre de sa mère et de la mienne, puis les membres disloqués de Rivael dans le coffre dans la voiture, et enfin moi, mon visage défiguré après ce pseudo accident trop voulu. Trop de chocs pour elle, j’ai essayé de tenir le coup mais elle a lâché avant moi, d’une autre manière, d’une autre façon. Comment l’en blâmer ? J’ai juré de la protéger, et souvent j’ai échoué, mais j’ai fais de mon mieux et aujourd’hui encore, je continue. « Ça n’avait rien, rien de drôle, ça je peux de l’assurer. J’ai été aussi surprise que toi quand elle nous a laissés seuls tous les deux, ce soir-là. Mais j’ai pas lutté contre l’ordre des choses parce que je le voulais pas. Je voulais me laisser porter, voir où ça pourrait nous mener. Alors j’ai menti et j’ai été lâche, je m’excuse. » Je m’excuse sans regretter, parce que si ça n’était pas arrivé, qui sait où on serait aujourd’hui ? Peut-être qu’on ne se serait même pas recroisés, et ça ferait un trou béant dans ma vie.

Puis In Ha continue, inlassablement : « Bien sûr, je reconnais aussi que je n'y étais pas pour rien ! On a juste suivi… cette ambiance, tous les deux et j'ai senti cette connexion qu'il y a toujours eu entre nous, mais je ne savais pas que c'était toi. Mais toi tu savais qui j'étais ! Tu savais que ça deviendrait encore plus compliqué après ! » Son ton se fait plus agressif, plus agacé, surtout plus blessé. Je ne peux pas lui en vouloir, malgré ma jambe qui me lance de plus belle et le passage angoissant des infirmières dans le couloir, je ne peux pas refuser de lui répondre, encore moins alors que j’ai moi-même demandé à ce qu’il reste. J’ai dit que je voulais m’expliquer, qu’on mette les choses au clair et me voilà soudainement à sec, les yeux rivés sur le lit blanc. Voix timorée, timide, je réponds : « J’le savais très bien mais j’étais fatiguée de me battre. » Contre la vie, contre le bonheur, et puis surtout contre l’amour.

In Ha semble lire dans mes pensées, puisqu’il enchaine : « J’ai... J'ai aimé cette nuit. J'ai aimé cette nuit que j'ai passé avec toi mais… putain je ne sais plus… Je ne sais plus comment me comporter avec toi ! Je sais qui tu es, et en même temps je ne sais plus ! Qui suis-je pour toi, je représente quoi ? » « Tu sais très bien ce que t’es pour moi. » Pourquoi t’as besoin que je te le dise ? Pourquoi tu veux me l’entendre dire à voix haute ? Est-ce que c’est pas déjà évident ? Et j’ai jamais été démonstrative, j’essaye de l’être de plus en plus mais c’est pas acquis, tu sais. Je ferme les yeux, prends une grande inspiration, refuse de me laisser dévorer par la colère qui l’a envahi, lui. « J’ai aimé aussi. Et maintenant… maintenant c’est toi qui a toutes les cartes en main. Tu sais ce qu'il s’est passé, tu sais à quel point les Armani sont des pourris. Et tu sais aussi que j’suis revenue vers toi, dans la première vie comme dans la seconde. T’en fais ce que tu veux, je te forcerai à rien. Tu peux partir et prétendre que rien n’est jamais arrivé, prétendre ne m’avoir jamais rencontrée… » Voix douce, attristée, ultimatum à peine caché. Tu peux partir et me laisser.

Ou tu peux rester.

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Re: The end of a day | #Freha ☆  Mar 4 Oct - 22:32


The end of a day
Freya & In Ha



Qu’est-ce que j’attends de toi ? Qu’est-ce que tu attends de moi ? Des réponses, des réponses je crois. Chacun de notre côté, on attendait que l’autre réagisse, que l’autre parle et je sortais peu à peu ce que j’avais en tête. Qu’est-ce qu’elle me voulait ? On est quoi maintenant, Reeva ? On est quoi maintenant, Freya ? Comment devrais-je l’appeler.. Dans ma tête, c’était deux femmes différentes, avec qui j’avais entretenu deux relations bien différentes. Mais il semblerait que c’était une seule et même personne.. Une seule et même femme avec qui j’avais eu une relation charnelle, sans savoir que j’avais en réalité tout un passé avec elle. Je sentais le creux de mon ventre me torturer silencieusement, une légère flamme de luxure en repensant à la soirée et à la nuit que j’avais passé avec elle. Cette situation me perturbait réellement. Je n’arrivais pas déjà à imaginer que Reeva puisse avoir survécu, mais alors comment imaginer le fait que nous avions terminé tous les deux dans le même lit ? C’était déjà arrivé, une fois. On avait juste dormi ensemble, j’avais insisté pour rester. Je me revoyais la forcer à s’allonger sur le lit, et à s’appuyer sur moi pour se reposer. Baisse les armes devant moi, et aie confiance en moi. Je ne savais plus à quelle période c’était, avant la mort de sa sœur, bien avant toute ces horreurs. Je l'avais senti préoccupée, et je l’avais juste prise dans mes bras. Elle s’était raidie, bien entendu c’était Reeva, et puis, je crois qu’à force de lui parler, son corps s’était détendu. On s’était endormi enlacé, mes lèvres sur son front. C’était mon ange, ma muse, je voulais juste qu’elle se recharge en énergie auprès de moi et qu’elle aille mieux. Je voulais qu’elle voit la lumière que je voyais en elle, je voulais qu’elle vive joliment, passionnément, passionnément mais d’une bonne façon. Mais c’était bien trop sombre dans sa tête, dans ses yeux transparents, et je faisais tout pour tout éclaircir. J’avais échoué, faible garçon. Tellement irréaliste. Mais on est passé à un autre stade nous deux, et je n’arrivais pas à passer outre. On avait couché ensemble. Moi, Freya.. Reeva.. Peu importe, nous deux. Et j’avais adoré ce que j’avais ressenti ce jour-là. Comme je l’avais souligné, c’était cette étrange alchimie, que je ne pouvais m’expliquer. Elle, elle aurait pu m’expliquer. Elle savait. Moi, j’avais foncé, aveuglément comme toujours, l’alchimie ça m’attire, et je me suis laissé doucement dévorer par l’envie, le désir, la passion. Tu sais Reeva, tu as toujours été une belle femme, j’étais envieux d’être à tes côtés en tant qu’ami, mais je n’ai jamais été à tes côtés en tant qu’homme. Je n’ai jamais pensé à cette occasion, brièvement sans doute, je n’étais pas insensible, mais il fallait l’avouer, il n’y a jamais eu la moindre occasion entre nous. C’était impensable, c’était évident et c’était simple comme ça. Mais là, tout est chamboulé !

Elle ne voulait pas revenir comme avant, qu’est-ce qu’elle ne voulait pas dans tout ça ? Non je ne savais pas tout, oh ça je l’avais bien compris mais.. « Et tu crois que changer de visage et changer de nom va effacer tout ce que tu as fait, tout ce que tu as vu ?! » scandais-je, un peu trop durement que je ne l’aurais voulu. Je me mordillais la lèvre supérieure comme pour ravaler mes mots. Mais si ils étaient sortis, c’est qu’ils devaient sortir. C’était juste… C’est tellement extrême, Reeva. Tellement.. Improbable. J’en avais vomi quand j’avais finalement compris qui elle était. Tous les changements qu’elle avait fait, tout ce qu’elle se forçait à oublier, à éteindre, à anéantir. Tout ce qu’elle était, maudissant le mauvais, mais enterrant ce qui était bon. Le bon était en Freya certainement mais.. Un mélange de joie, d’admiration et de dégoût m’avait envahi. Je reconnaissais sa force, ce courage que je n’aurais jamais eu. J’en avais pleuré en y repensant, ce qu’elle avait enduré, seule.. Mais changer son identité, son physique, tout son caractère, j’étais.. choqué. Choqué, vraiment. Je trouvais cela.. contre nature.. Pardonne-moi Reeva de penser ça, je t’aime tu le sais, je sais que ça n’a pas été une décision facile à prendre mais.. Laisse moi encore du temps pour m’habituer à cette extrême. Je lâchais un soupir alors qu’elle évoquait Nina. Nina.. Son passé, toute sa douleur à elle, était enfermée dans une boîte en verre au fond de son cœur. Quand elle explosera, les morceaux vont la fendre en deux et quand je l’avais compris, je n’ai jamais insisté sur son passé. Quand moi, la réalité m’avait frappée de plein fouet, je l’avais accepté, elle m’avait envahi, elle m’avait griffée, mordue, torturée, brûlant ma peau et mes os jusqu’à la moelle. Puis cette douleur s’était installée, et apaisée, on ne faisait finalement plus qu’un avec. Mais Nina elle, l’a enfermé, n’y a plus touché, et cette douleur grandissait certainement de jours en jours. « Nina.. n’a aucun sens des réalités. Un peu, mais adouci. Je l’ai aimé pour ça, et je l’aime toujours pour ça. Je pensais que c’était elle la forte entre nous deux, mais en réalité, j’ai réalisé qu’elle pourrait se briser en deux secondes, d’une façon si extrême que j’aurais peur de la perdre. Les Armani sont compliqués.. » concluais-je en un murmure faible, alors qu’elle reparlait des malheurs qui leur étaient arrivés. Je comprenais qu’elle ait voulu quitter tout ça, recommencer une nouvelle vie, qui ne le voudrait pas après tout ça ? Mais trop d’extrêmes, trop de quiproquos ! « Notre soirée… Tu aurais dû voir que c’était trop brusque, tu étais la seule à savoir que la situation se compliquerait encore plus après ! » lui lançais-je soudainement, bien trop fort, sans retenue, la retenue qui faisait pourtant partie de moi. Je ne savais pas si je regrettais la façon dont c’était fini cette soirée.. Je devrais le regretter, mais en avais-je l’envie ? ça aurait été juste.. plus facile si cela n’avait pas eu lieu. Facile était un bien grand mot, un mot bien trop simple, difficile à utiliser dans la vie réelle. Et on sentait toute la tension qui me torturait l’esprit, ma voix se faisant plus marquée, plus hargneuse et piquante. Je n’arrivais pas à la retenir, il fallait que ça sorte ! Et je la voyais s’enfoncer dans le lit, je savais pourtant qu’elle était blessée, sûrement fatiguée, elle avait même sans doute mal, je savais que ce n’était pas le moment, je l’avais dit putin ! Et maintenant, et maintenant là, ça sortait même sans que je le veuille ! « Fatiguée de te battre ? Contre qui, contre moi ?! » m’écriais-je d'un cran au-dessus, contrastant avec son ton plus faible, avant d’inspirer et d'expirer, levant les yeux au ciel pour me calmer.

Calme-toi In Ha, ça sert à rien de crier, c’est pas le lieu ni l’endroit. Je fermais les yeux, avant de les rouvrir, pour lui avouer tout à coup que j’avais aimé cette soirée, cette.. nuit mais je ne savais vraiment plus où j’en étais. Sa simple réponse à ma question enflammait un peu plus mon humeur que je tentais d’apaiser. « Non j’en sais rien ! La dernière fois que j’ai vu Reeva, j’étais son ami, son meilleur ami même si en réalité, je ne méritais pas ce titre puisque je n’ai pas su l’aider.. t’aider comme il le fallait. J’ai encore.. beaucoup de regrets pour ça.. Et la dernière fois que j’ai vu Freya, c’était.. dans mon lit.. dans mes bras.. Ce n’est pas la même relation pour moi. Tu es Reeva, et tu es Freya ! Une seule et même personne, mais deux relations différentes ! Est-ce que tu me comprends ? Est-ce que tu comprends mon trouble ?! Je réalise à peine que tu es vivante, que tu vas bien, que tu sembles plus.. épanouie peut-être j’en sais rien putin mais.. C’est trop ! Je ne sais plus si je dois être en colère, m’inquiéter, être tout simplement heureux, un peu tout à la fois et.. Comment un truc pareil peut arriver ? » Le monologue ne semblait plus vouloir s’arrêter, et pourtant, je reprenais mon souffle, l’écoutant à son tour prendre la parole. Elle.. Elle avait aimé aussi. Pourquoi ces simples mots venaient doucement caresser ma colère ? J’avais l’impression d’avoir un jeu bien trop compliqué sous mes yeux, et n’avoir aucune idée des cartes à jouer. Qu’est-ce que tu veux que je fasse.. Dis-moi, j’en sais rien moi. C’est trop brumeux là-haut, c’est chaud et froid, brûlant et glacé, colère et douceur. L’une dominant plus l’autre. Réfléchir là, tout de suite ? Non. Hors de question. Rien que l’idée d’y réfléchir maintenant me mettait encore plus en rogne. Et j’étais bien trop impulsif dans cet état-là. C’est vrai qu’elle était revenue vers moi à l’époque, elle aurait pu passer son chemin, mais elle était montée sur scène sans hésiter pour que je la vois, pour que je me souvienne. C’était la troisième fois qu’on se retrouvait, trois rencontres. Je pouvais partir et prétendre que rien ne s’était passé, prétendre ne l’avoir jamais rencontrée… Mon regard se fît plus vif, un éclair traversant mes pupilles. « C’est ce que tu voudrais ? » Tu voudrais que je m’en aille après tout ça, ça t'irait ? « Tu crois que je suis un lâche, que je vais me tirer en laissant tout en plan derrière moi ? Je l’ai déjà fait. J’ai déjà été lâche, et j’en paie encore le prix fort aujourd’hui. » A la mort de mon frère, j’avais fui la Corée, cinq mois, je n'avais donné presque aucune nouvelle à ma sœur et mon père, juste des messages une fois par mois, rien d’autres. Tout quitter sur un coup de tête, enterrer ce que je ne voulais accepter et puis finalement, j’avais réalisé que je devais y faire face tôt ou tard. Hana m’en voulait encore, ça l’avait marqué, plus que moi-même, et chaque jour, je tentais de me faire pardonner auprès d’elle. « … Je tiens trop à toi pour ça. » lâchais-je soudainement, après de longues secondes pesantes de silence. Non, je n'allais pas partir, il me fallait juste du temps, beaucoup de temps. Je fixais la jeune femme un bon moment, avant d'abaisser les yeux à ces quelques mots, soupirant de fatigue en sentant mon humeur toujours à fleur de peau. « Allez, dis pas des conneries, et repose toi. » continuais-je, attrapant rapidement les draps pour la recouvrir, l'incitant à mieux s'installer dans son lit afin de dormir un peu. La vulgarité suivait en général ma mauvaise humeur à la trace, j'étais plus cash que d'habitude. Penché au-dessus d'elle, je la détaillais à nouveau un instant, mi-doux mi-contrarié, la mâchoire tendue, remarquant son regard qui me fuyait. Reeva, Freya, peu importe qui je voyais, la voir triste me faisait toujours quelque chose. J'expirais, m'avançant pour venir lentement embrasser son front, m'y attardant un instant. « .. Tu.. Tu m'as manqué.. Et.. Pardonne-moi de ne pas avoir été assez là pour toi, Reeva.. » murmurais-je, ma voix perdant peu à peu de sa dureté, laissant place à des sentiments pleins de regrets. Mon humeur changeait décidément de seconde en seconde. Je me reculais, un léger sourire au coin des lèvres, avant de m'éclipser, lui promettant que je repasserais la voir pour m'assurer qu'elle se remettait de ses blessures. Je reviendrais, Freya.      
 

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