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MAJ DE NOVEMBRE TERMINÉE ! TU VEUX EN SAVOIR PLUS P'TIT CANCRELAT ? BAM C'EST ICI QUE ÇA S'PASSE !

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Oh Kyo
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[+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Dim 28 Aoû - 22:16


never let me down
MEINYO ♥

C'est demain. Déjà demain. Bye le Japon, bonjour la Corée.

J'ai pas envie d'y aller. Je veux pas de cette vie, je veux pas faire ces études, je veux pas me retrouver loin de ma mère et de ma sœur. Je veux pas me retrouver loin de Meina non plus. J'ai toujours cette impression de devoir veiller sur elle, et pourtant je suis pas sûr que ce soit la seule chose qui me rattache à elle. Putain. « Je sors » je lance à ma mère en récupérant ma veste et mes écouteurs avant de passer la porte de l'entrée. J'arrive directement dehors et serre les poings pour les cogner l'un contre l'autre de façon compulsive. J'essaie même pas de dévier ce tic, de toute façon ça ne ferait qu'en provoquer d'autres et puisque je suis seul, autant en profiter pour relâcher le contrôle. Je ferme les yeux et me retourne subitement pour frapper le mur derrière moi en hurlant « PUTAIN ! » Mes jointures me lancent salement, je me demande même si je saigne pas mais j'ai pas la force de vérifier. A la place, je cale mes écouteurs dans mes oreilles, monte le son à fond et m'installe sur les marches de l'escalier de l'immeuble, les yeux fermés pour me concentrer uniquement sur le saxo de la chanson Take five de Dave Brubeck. Je reproduis inconsciemment avec mes doigts les notes et tente d'oublier ma jambe qui s'agite elle aussi pour frapper le rythme sans que je ne lui ai rien demandé.

J'essaie d'imaginer ma vie quand je serai en Corée. Je connais presque pas la langue, j'ai pas envie de m'intégrer alors que je suis même pas encore arrivé et pire, j'ai déjà envie de repartir. Je suis pas du genre à m'attacher aux choses ou aux gens. Je préfère rester seul la plupart du temps, les seules qui savent réellement comment percer cette bulle que j'entretiens autour de moi, c'est ma mère et ma sœur. Et Meina quand elle me fout en rogne. Je grogne en me frottant furieusement le front. Putain pourquoi ça revient toujours à elle ?! Je me lève d'un coup et commence à faire les cent pas dans la cage d'escalier en secouant mes mains comme pour les sécher. D'habitude, je suis juste prisonnier de mon propre corps qui en fait qu'à sa tête. Mais là, ce soir, je suis prisonnier d'une image aussi : celle de Meina qui saute du haut du pont et qui s'enfonce dans l'eau noire du fleuve. Est ce qu'elle recommencera si je suis pas là ? Pourquoi je m'inquiète pour elle comme ça ? Pourquoi je me sens aussi responsable d'elle, et pourquoi j'ai ce sentiment de culpabilité qui grandit en moi à l'idée de la laisser seule avec sa mère qui la traite comme une merde ? J'ai dit à la mienne de garder un œil sur elle, mais est ce que ça suffira ? De nouveau, je pousse un cri de rage mais me retiens de taper encore une fois dans un mur. A la place, je fais demi tour pour grimper 4 par 4 les marches de l'escalier jusqu'à l'étage où se trouve mon appartement, mais aussi celui des Ito. Jian est parti passer la nuit chez sa petite amie du moment et je sais que Meiko est pas là ce soir parce qu'elle bosse. Normalement il reste que Meina. Alors je frappe à sa porte.

Et quand elle m'ouvre... je lui dis rien. Je reste là, devant elle, sans rien lui dire. Je la regarde droit dans les yeux, le visage totalement neutre. Pas le moindre toc en vu, comme si tous les bugs avaient décidés de se mettre en pause pendant ces quelques secondes d'éternité. Quand je trouve les seuls mots qui me semblent appropriés, je lâche juste : « Fais pas de connerie pendant mon absence. » Et c'est tout. Je l'observe toujours, comme pour m'assurer que le message est bien passé, puis je tourne les talons pour retourner chez moi en ajoutant cependant un bref : « Salut Meina. » Ça me fait presque bizarre de prononcer son prénom devant elle. Je ne l'appelle jamais Meina normalement. Je ne l'appelle pas réellement en fait. Je ne l'ai jamais ignoré non plus, au contraire puisqu'on passe notre temps à se gueuler dessus, mais il me semble que la dernière fois que je l'ai appelée par son prénom, c'était lorsque j'ai sauté pour la récupérer dans l'eau il y a quelques années maintenant. Je frissonne à ce souvenir. Elle a pas intérêt à retenter le coup. Pas quand je suis pas là pour la repêcher.




FILS DE PUTE
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Re: [+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Lun 29 Aoû - 0:04


never let me down
MEINYO ♥

A partir de demain, j’allais vraiment découvrir ce que c’est l’enfer. Si ma vie a rien d’un conte de fée, j’ai une certaine chance : celle que mon frère soit là pour attirer toute l’attention de ma mère sur lui. Comme ça, elle m’oubliait, me laissait dans mon coin sans se préoccuper de ce que je devenais. Parfois, je me demande si elle se souvient de ce à quoi je ressemble. Elle me regarde jamais dans les yeux, me regarde pas du tout même. Elle prend même pas la peine de relever la tête quand elle m’adresse un mot, comme si elle avait honte d’avoir une fille comme moi. Généralement, je m’en fiche. Parce que je sais que Jian est jamais loin. Mais demain, il s’en va loin. Il m’abandonne avec elle. C’est pas le fait qu’il parte qui m’inquiète, c’est le fait d’avoir à me retrouver seule à gérer la daronne. Ça allait devenir insupportable. Alors j’lui en veux de se tirer mais ça devrait pas me surprendre, il a toujours pensé qu’à sa gueule. Je suppose qu’il devait se tirer un jour où l’autre. Quand j’ai appris que Kyo partait, j’ai eu plus de mal à l’accepter. Je comprends même pas pourquoi parce que ce type, il est rien pour moi. C’est juste le pote de Jian, le voisin d’à côté. Y’a rien, vraiment rien qui me retient à lui.

Pourtant, ça me met dans une colère folle. J’ai fini par en faire craquer mon élastique. J’ai vu un bout s’envoler à l’autre bout de la pièce et c’est là que j’ai réalisé que je l’avais cassé. Et ça m’a encore plus énervé. Y’a personne à l’appart alors c’est pas grave si je pète un câble. Mais faut pas que je craque, pas à cause de lui. Je fouille dans les tiroirs de la maison jusqu’à en trouver un autre et dès lors que j’entends le claquement familier et le petite pointe de douleur sur ma peau, j’arrive à reprendre le contrôle. Non, je comprends vraiment pas pourquoi il a cet effet là sur moi. Il est rien, rien du tout. Puis quand il me regarde, je vois bien qu’il m’aime pas mais il me regarde aussi comme s’il me disait de pas faire de conneries. Et quand je le choppe, je lui fais comprendre en lui gueulant dessus que ça me plaît pas. Il a pas le droit de faire ça, il a pas le droit de me regarder comme si j’étais une chose fragile qui va se casser au moindre coup de vent. Il a pas le droit. Mais quand il le fait pas, ça m’énerve aussi. Parce qu’à part dans ses yeux à lui, j’existe pas. Alors s’il s’en va, j’existerai plus du tout. Il est comme Jian, il est égoïste, y’a que lui qui compte et j’aime pas les gens comme lui. Non, je les aime pas.

Je l’aime pas non plus parce qu’il a vu ce que je cachais aux yeux du monde. J’ai voulu me foutre en l’air et lui, il a cru bon de jouer les preux chevaliers. Il croit quoi ? Que ça va le rendre meilleur parce qu’il a sauvé une vie et que maintenant, c’est un super héros ? C’est que des conneries mais lui, il pense qu’il pourra faire le bien autour de lui, qu’il pourra tirer sa mère et sa sœur de la merde. Mais un monde comme le nôtre, quand on y est, c’est pour la vie. C’est toujours là, inscrit dans nos veines. Des fils et des filles de putes, c’est ce qu’on est et ce qu’on sera toute notre vie. C’est pas en partant dans un autre pays que tu réécriras ton histoire. Sinon je me serais barrée depuis longtemps. C’est de sa faute si je suis encore là. Tout est de sa faute. Alors tant mieux s’il se tire en fin de compte, y’aura plus personne pour me regarder comme il le fait, avec pitié et dégoût. Laisse-moi rester l’ombre.

Ça toque à la porte. Je m’attends à ce que ce soit Jian ou elle mais je me rappelle qu’ils ont les clés donc pas besoin de frapper. J’espère que c’est pas un de ses clients, le dernier qui s’est pointé, il a cru que j’étais l’entrée en attendant le plat principal (il doit toujours avoir les couilles violettes à l’heure qu’il est). C’est rien de tout ça, c’est juste Kyo. Pas un mot mais ce même regard. D’habitude, j’arrive à déchiffrer les gens mais lui, c’est comme si j’avais pas le code wifi pour capter ce à quoi il pensait. Et j’aime pas ça non plus. Aucun de nous ne prononce un mot, pour savoir qui serait le gagnant de cette bataille stupide. Finalement, c’est lui qui s’avoue vaincu. « Fais pas de connerie pendant mon absence ». Un silence puis il ajoute un « Salut Mei Na » avant de se tirer comme un lâche.

Ça me fait rire mais c’est pas le genre qui traduit la joie. Non, c’est autre chose. Je me plante dans le couloir alors qu’il me tourne le dos. « Si justement, j’attends que tu te tires pour me foutre en l’air. Tu veux voir la corde avec laquelle j’ai prévu de me pendre ? ». Il l’a bien cherché. « Tu te prends pour qui Kyo ? Je vais pas te faire le coup de la meuf qui prétend vouloir se jeter du toit juste pour que tu restes ici. Ou alors, t’attends que ça pour te trouver une excuse, c’est ça hein ? T’as pas envie de partir mais t’oses pas dire à Jian d’aller se faire foutre. Kyo le petit toutou bien docile, ça serait presque mignon. Si c’était pas affligeant ».

Ça le fait réagir. Il a les épaules qui tressaillent, ses doigts claquent. Il lui en faudra pas plus pour exploser. « Salut Kyo ». Vas-t-en, laisse-moi, ça te donnera une raison pour arrêter de culpabiliser. T’étais juste là au mauvais moment, au mauvais endroit. Crois pas que tu me dois quelque chose ou que je te serais reconnaissante jusqu’à la fin de ma vie.




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Oh Kyo
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Re: [+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Lun 29 Aoû - 2:55


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Depuis que je suis au collège, ça m'arrive souvent de faire des crises de rage. La plupart du temps, j'essaie d'éviter de faire ça en public parce que ça peut vraiment être violent : j'ai pas conscience de ce que je fais, je frappe tout ce qui me passe par la main et quand ça se termine, je m'évanouis et j'ai plus le moindre souvenir de ce qu'il s'est passé. J'ai horreur de ça. Avec les tocs, je contrôle rien, mais au moins je peux les dévier et ça me permet d'éviter le pire. Pendant les crises, je suis même plus prisonnier de mon corps, c'est carrément comme si j'en étais viré.

De base, je suis assez sanguin comme type. Je m'énerve vite et j'hésite pas à frapper quand on me cherche trop. J'ai jamais cherché à être quelqu'un de plus calme, parce que mes émotions, ce sont les seules choses que je peux complètement gérer tout seul, pas question de me bousiller encore plus en étant quelqu'un qui est pas moi. Seulement, quand je suis devant Meina, à l'encadrement de la porte à la regarder droit dans les yeux, je sens au fond de moi que je lute contre quelque chose. Je sais pas quoi, et je suis même pas sur de vouloir le savoir parce que c'est pas mon genre de refouler mes sentiments. J'aime pas mentir en général, mais la personne à qui je refuse encore plus de raconter des cracks, c'est moi même. Quitte à pas le montrer après, je veux pas me voiler la face non plus. Et là, j'ai l'impression que c'est exactement ce que je suis en train de faire. Mais pas grave, je reste fidèle à moi même : un simple avertissement – une phrase courte pour ne pas lâcher un mot de trop – et un au revoir. C'est tout. Mais apparemment, ça plaît pas à Meina.

Je crois qu'on connaît pas d'autre façon de se parler qu'en s'engueulant avec Meina. Même quand je l'ai sauvé de la noyade le premier truc que j'ai fait, c'est lui hurler dessus. Et cette fois, ça loupe pas non plus. J'ai à peine tourné le dos que je l'entends me cracher à la gueule des trucs qui me font direct trembler de rage. Je déteste la façon qu'elle a de parler de se foutre en l'air, je déteste revivre les quelques secondes qui se sont écoulées entre le moment où elle a sauté du pont et celui où je l'ai imité pour la rattraper, je la déteste elle de me cracher son venin comme ça et d'appuyer là où ça fait mal. Je la déteste d'avoir compris aussi facilement que j'ai pas envie de partir. Je la déteste de me faire comprendre que j'aimerai qu'elle me retienne.

Tout mon corps se tend à l’extrême, mes tics reprennent le dessus et mes doigts se mettent à claquer frénétiquement. Son « Salut Kyo » qui dégouline d'ironie est la goûte d'eau qui fait déborder le vase. Et dans mon cas, elle le fait carrément exploser. « FILS DE PUTE ! » je crie d'abord, puis je me retourne et reviens sur mes pas jusqu'à Meina pour lui hurler dessus : « Ah ouais maintenant tu passes à la corde ? Les ponts ça t'a gavé, c'était trop chiant de devoir rentrer trempée quand ça foirait ? Putain mais t'as quoi dans la tête Meina hein ? Et tu t'attendais à c'que je te dise FILS DE PUTE quoi ? Ouais, j'estime que j'ai l'droit de te dire de pas faire de conneries, parce que faut croire que c'est tout ce que tu sais faire ! Et j'suis le FILS DE PUTE clébard de personne, surtout pas de ton frère, j'dis à qui j'veux d'aller se faire foutre. Moi j'ai juste les couilles de tenir mes promesses pendant que toi tu préfères te morfondre dans ton coin en mode Caliméro personne ne m'aime. Si tu veux devenir quelqu'un et qu'on ait un minimum de FILS DE PUTE respect pour toi alors grandi un peu et donne toi les moyens d'y arriver. C'est pas moi qui suis affligeant dans l'histoire, c'est toi parce qu'au final c'est toi qui a le plus envie de te tirer de ce trou à rats et c'est toi qui vas y rester ! »

Mon sang bat à un rythme effréné contre mes tempes, mes mains sont prises de tocs totalement incontrôlables et que je ne tente même pas de contrôler. J'éprouve une rage à l'état pur à cet instant précis, probablement le même genre que celle qui doit m'habiter quand je fais mes crises. Sauf que cette fois, c'est pas les objets autour que j'ai envie de briser : c'est Meina. En prenant le risque d'être moi même un dommage collatéral de ma propre fureur.




FILS DE PUTE
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Re: [+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Sam 3 Sep - 22:37


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MEINYO ♥

Si y’a bien une journée que je saurai retracé du début à la fin, c’est le jour où Kyo m’a repêché dans l’eau. Ce matin-là était étrangement comme les autres mais c’est justement ce qui m’avait poussé à l’extrême : parce que les jours s’enchaînaient et se ressemblaient, c’était un calvaire auquel je devais mettre fin. Et c’était la seule solution que j’avais trouvé pour me tirer de là. Parce que, qu’importe où j’irai, j’arriverai pas à oublier. Alors je suis sortie de la maison sans un mot puis même si j’avais dit un truc, personne n’y aurait prêté attention. J’ai marché un moment avant d’aller là où je vais quand ça va pas soit presque tous les jours. Au lieu de m’asseoir en passant les jambes à travers les barreaux, je suis montée sur la rambarde. J’avais pas peur, j’étais juste sereine et … heureuse. De pouvoir enfin partir de là. J’étais prête. Alors j’ai sauté. Mais à cause de Kyo, le chrono a continué de tourner. Et je lui en veux pour ça. Parce qu’il en avait rien à faire de moi, il s’en fichait depuis toujours, j’étais rien pour lui ! Ça lui aurait fait quoi de me laisser hein ? Rien. Comme à tout le monde. Je sortais de leur vie et eux de la mienne pour de bon. C’était parfait. Mais lui, il a tout fait foiré.

Et je le déteste pour ça. Et pour un nombre incalculable de choses : pour sa conception idyllique de ce qu’on appelle une famille, pour ses espoirs et ses rêves puérils, pour ses putains tics, pour sa façon qu’il a de couvrir Jian pour l’épargner, pour la façon dont mon corps réagit sans mon consentement quand il est là, pour son regard qui me fait culpabiliser alors que j’ai rien à me reprocher. Je le déteste. J’ai le droit de faire ce que je veux non ? Lui il a bien choisi de se barrer alors pourquoi moi, j’aurai pas le droit de m’en aller de la façon que je veux ? Il est personne pour décider à ma place. PERSONNE !

Quand il me balance tout ça à la gueule, j’ai envie d’exploser. J’ai une voix dans ma tête qui ricane à ses paroles et une autre qui comprend pas pourquoi ça le met dans des états pareils quand je parle de me foutre en l’air. Puis y’en a une autre qui me chuchote de jouer encore plus avec ses nerfs, de voir jusqu’à où il serait capable d’aller. Parce que j’ai beau dire, Kyo je le connais. Je sais ce qui lui arrive dans ses crises, j’en ai été témoin mais aussi l’accusé. Je l’observe à chaque fois. Il se retient de m’éclater la tête contre la porte. Au lieu de m’effrayer, ça ne fait que rendre cette voix, celle qui veut jouer avec le diable, plus forte. Je sens mon visage se tordre dans une grimace qui prend la forme d’un sourire déformé. Et j’arrive pas à retenir ce rire. Je plonge mon regard dans le sien et sans le quitter, je recule dans notre appart. Dans mon dos, la fenêtre est ouverte, je le sais au vent qui s’engouffre dans les plis de ma jupe et qui agite mes cheveux. « Tu veux être sûr que je me loupe pas cette fois ? Suffit de demander ! ». Je me hisse sur le rebord tandis que le rictus accroché à ma bouche s’agrandi. Un faux mouvement et je tombe du 5ème. C’est peut-être ça que j’aurai dû faire. Là au moins, il aurait pas plonger pour me rattraper et il aurait rien pu faire. Personne n’aurait pu. J’aurai fini écrasé sur le bitume et fin de l’histoire. Au revoir Mei Na, bonjour liberté.

« C’est ça que tu veux que je fasse Kyo ? Que je te supplie de rester en te menaçant de me jeter par la fenêtre si tu restes pas avec moi ? Mais j’en ai rien à foutre que tu partes. Au contraire, casses toi bordel ! Toi tu peux, t’as la putain chance de pouvoir de te tirer de ce merdier, de refaire ta vie ailleurs et d’en faire ce que tu veux ! Moi au mieux, je deviendrai comme nos mères : une pute. Je me laisserai baiser à la chaîne pour espérer avoir de quoi nourrir le bâtard que j’aurai eu avec un connard. Un gosse qui sera comme moi parce qu’il sera pas né d’un amour inconditionnel. De toute façon, ça existe pas l’amour dans un monde comme le nôtre, ça veut rien dire ! Même celui que tu crois porter à ta mère et ta frangine, ça veut rien dire. C’est pas de l’amour. C’est des conneries dans lesquels tu te berces pour arriver à dormir le soir ! Mais moi les contes de fée, ça fait longtemps que j’ai cessé d’y croire ! Et quand tu descendras de ton piédestal, peut-être que tu comprendras ! ».

Mon cœur palpite. Pourquoi est-ce que je lui raconte ça ? J’ai ce que je veux depuis des années. J’ai juste à me laisser basculer en arrière et tout sera fini. Alors pourquoi mes mains tremblent ? Pourquoi mes ongles s’accrochent-ils désespérément au vieux papier peint pourri ? Pourquoi est-ce que j’ai soudain peur de sauter ? Pourquoi ? Pourquoi tu me fais ça Kyo ? « T’es qu’un connard putain, un FILS DE PUTE ! T'es qui pour me dire tout ça ? T'es qui pour me faire croire que t'en a quelque chose à carrer si je crève ? ». Je passe une jambe de l'autre côté. Ce serait tellement facile. Alors pourquoi je le fais pas ? Pourquoi cette voix dans ma tête lui hurle-t-elle de me retenir quand tout ce que j'ai envie, c'est de partir.







#MEINYO . You got that James Dean daydream look in your eye and I got that red lip classic thing that you like and when we go crashing down, we come back every time 'cause we never go out of style, we never go out of style. — taylor swift ; style

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Re: [+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Dim 4 Sep - 15:33


never let me down
MEINYO ♥

Je suis en colère. Nan, même pas : j'ai carrément la rage au ventre. J'ai envie de tout casser, d'attraper Meina et de la secouer, d'enfoncer mes doigts dans ses épaules pour la faire réagir, j'ai presque envie de lui faire du mal tellement elle me met en rogne. Je crois que c'est la seule qui soit capable de me mettre dans des états pareil. Faut dire qu'elle a ce truc pour trouver le point faible des autres et l'exploiter jusqu'à ce qu'on arrive à bout. Seulement moi, j'arrive très rapidement à bout. Et quand je suis à bout, je deviens quelqu'un d'autre, ce quelqu'un au fond de moi qui s'exprime à travers mes tocs et qui me suit où que j'aille, qui attend juste le moyen propice pour sortir et faire... Je sais pas trop quoi en fait.

Mes doigts claquent tellement que j'ai presque peur de me péter les phalanges, le sang pulse violemment dans mes tempes et mes oreilles bourdonnent de rage. Je hurle sur Meina, plus fort que d'habitude et chaque mot qui sort de ma bouche est comme une vipère qui plante ses crocs dans la chaire de cette conne, mais aussi dans la mienne d'une certaine façon. J'espère que ça la fait souffrir, j'espère qu'elle a aussi mal que moi. Mais nan. Elle, elle rit. Et pire : elle se recule en direction de la fenêtre avant de s'asseoir sur le rebord, prête à se laisser tomber dans le vide pour atterrir 5 étages plus bas.

J'entre à mon tour dans l'appartement et me fige subitement en la voyant aussi proche du vide. Le cœur au bord des lèvres, j'ai même pas le temps de remarquer que la peur panique qui m'envahit à cet instant bloque tous mes tocs pour me laisser seul comme un con face à elle. Tous mes sens sont en alerte, j'ai l'impression que si je respire trop fort, je risque de la pousser avec mon souffle et le simple fait d'imaginer la voir basculer en arrière et tomber dans le vide me donne envie de hurler. Elle a pas le droit de faire ça, elle peut pas me balancer des trucs comme ça dans la gueule, elle peut pas menacer de faire un truc pareil juste devant moi ! J'ai peur, mais je suis aussi rempli d'une colère sourde, aveuglante et carrément suffocante. « Meina, descend de là tout de suite... » je siffle entre mes dents en lui lançant un regard noir pour masquer ma panique.

Mais comme d'habitude elle m'écoute pas. L'occasion doit être trop belle pour elle d'appuyer là où ça fait mal, autrement dit sur la peur qui m'habite à l'idée qu'elle décide de sauter le pas et de se faire du mal de façon définitive et expéditive. J'ai pas énormément de faiblesses. Ma mère, ma sœur, Jian. Et Meina. Je sais même pas si elle le réalise, probablement pas vu que moi même j'arrive pas à y croire, mais c'est pas supportable pour moi de la voir menacer sa propre vie.

Elle me fait son grand discours sur l'amour qui existe pas, ça me donne envie de lui casser la gueule quand elle se met à parler de ma mère et de ma sœur, des sentiments que je m'inventerais pour elles. Elle comprend rien putain, elle est tellement enfermée dans son monde hermétique qu'elle est même pas capable de piger ce que c'est que l'amour. Quand on est un fils de pute on apprend vite qu'on peut pas compter sur les autres, qu'on est tout seul et qu'il faut qu'on apprenne vite à se démerder sans l'aide de personne. Mais je sais que ma mère et ma sœur seront toujours là pour moi, parce que ce sont les seules qui peuvent pas me juger, les seules qui peuvent pas me regarder avec le même air que les autres, cet air qui pose des questions auxquelles j'ai pas envie de répondre comme « C'est vrai que ta mère c'est une pute ? Elle taille des pipes pour combien ? T'es le fils d'un de ses clients ? Si je me la tapais ça te ferait quoi ? Toi aussi, tu fais le trottoir des fois ? » Les gens pigent rien, pour eux être fils de pute ça veut limite dire que tu baises avec ta propre mère pour avoir de l'argent de poche. C'est pour ça que je fais confiance à personne à part ma mère et ma sœur. Et Jian. Et parfois même Meina, parce que même si c'est une peste, elle connaît cette vie elle aussi.

Mon sang bouillonne dans mes veines et mon souffle s'accélère tandis que Meina poursuit son grand discours de dépressive prête à se foutre en l'air. Et le pire c'est que je sais qu'elle en serait capable, de se jeter de cette fenêtre. C'est pour ça que j'ai aussi peur. « ARRETE TES CONNERIES ET DESCEND DE LA MEINA, MAGNE TOI FILS DE PUTE ! » je lui hurle en serrant les poings à m'en enfoncer les ongles dans la peau jusqu'au sang. Tout mon être est sur le qui vive. « J'ai pas besoin d'être quelqu'un pour me soucier de toi, d'ailleurs toi t'es qui pour vouloir faire le saut de l'ange devant moi comme ça hein ? J'vais te le dire moi : t'es qu'une FILS DE PUTE sale conne égoïste et aveugle même pas foutue de voir quand des gens se soucient de toi ! Tout ça doublée d'une lâche qui est persuadée que se foutre en l'air c'est la seule solution ! » Je suis à bout de souffle, haletant, j'ai mal à la poitrine à force de sentir mon cœur la marteler durement. Je veux qu'elle descende, puis m'en aller pour aller casser des trucs tranquille dans mon coin en attendant que ma rage s'évacue.

Et c'est à ce moment qu'elle passe une jambe de l'autre côté de la fenêtre, dans le vide. Et là, je me revois le jour où je l'ai vu sauter du pont sans la moindre hésitation. La sensation est la même : c'est comme si c'était moi qui chutait, tout mon être se pétrifie pendant une petite seconde, la terreur m'emplit le ventre puis le sang et comme la dernière fois, je hurle : « NAN ! » D'un bond, je franchis la distance qui me sépare de la fenêtre et attrape Meina par la taille pour la tirer vers moi, en sécurité dans l'appartement. Mon geste est tellement désespéré que je ne calcule même pas la force que j'y mets et nous projette à terre tous les deux sur le sol du salon. La moquette amortie notre chute tandis que je me retrouve sur le dos, tremblant de la tête aux pieds (de rage ou de peur j'ai encore un peu de mal à le déterminer) avec Meina allongée de tout son long sur moi. L'espace de quelques secondes, c'est le vide dans ma tête, j'ai le sentiment qu'on a évité le pire. Pourtant, passé ce moment de soulagement, une colère viscérale monte en moi et je pousse violemment Meina sur le côté pour me redresser et la chevaucher en lui hurlant dessus : « MAIS C'EST QUOI TON PUTAIN DE PROBLEME ??? T'en as pas marre de faire des trucs comme ça, de jouer la conne en mettant ta vie en danger ? J't'interdis de me refaire un coup pareil, t'as pas le droit, T'AS PAS LE DROIT ! » Je serre le poing et donne un violent coup à quelques centimètres de son visage. J'ai envie de la faire souffrir, qu'elle puisse comprendre ce qu'elle vient de me faire vivre pour la deuxième fois. Je veux pas la blesser physiquement parce que ça serait trop facile et que menacer de se suicider, c'est 1000 fois plus douloureux qu'un coup de genoux dans le ventre. Faut que je lui fasse mal, faut que je lui fasse mal. « T'es une putain de FILS DE PUTE petite pétasse, je sais même pas pourquoi j'prends la peine de me soucier de toi, j'te hais, tu m'entends ? Je te déteste de tout mon FILS DE PUTE être, de toute ma force, je te déteste de me faire vivre ça, JE TE DETESTE ! » De nouveau je lève mon poing serré, ma colère m'aveugle totalement, mais je réalise subitement qu'il n'y a pas que ça : il y a aussi ma peur de la perdre qui me rend complètement fou. Et je suis incapable de la blesser, peu importe ce qu'elle me fera. Pourtant il faut que je fasse quelque chose. Alors je la regarde, la respiration saccadée par la violence de tous les sentiments qui se déchaînent en moi, je regarde ses grands yeux noirs, ses longs cils, sa peau blanche rougie au niveau des joues par le froid causé par la fenêtre ouverte, et sa bouche pleine et rose. Mon corps réagit instantanément avant même que ma tête ne puisse encaisser tout ça. Mon poing se baisse, je me penche au même moment et écrase avidement mes lèvres contres celles de Meina. C'est pas un baiser doux de cinéma, c'est pas romantique : c'est violent, affamé, passionné. A certains moments je sais même plus si je la mords ou si je l'embrasse – probablement un peu des deux – mais je ne m'arrête pas pour autant. Parce que j'en veux encore, j'en veux plus, beaucoup plus. Cette fille me rend fou.




FILS DE PUTE
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Re: [+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Dim 4 Sep - 21:45


never let me down
MEINYO ♥

Ce serait si facile. J’aurai juste à passer mon autre jambe de l’autre côté de la rambarde et à me laisser tomber. Ou même. J’aurai juste à basculer et j’aurai qu’à laisser la gravité faire le reste du boulot. Du cinquième, y’a combien de chances pour que je me loupe ? Que je finisse comme une larve sur un fauteuil roulant jusqu’à la fin de ma vie ? Faudrait vraiment que j’ai la poisse pour que ça foire une seconde fois. Et pourtant, j’ai pas envie de faire le grand saut. Sur le pont la première fois, j’étais calme et sereine, sûre que c’était la seule chose à faire. Là, j’ai peur de faire un geste qui pourrait me déséquilibrer et qui me conduirait 20 mètres plus bas, sur le bitume. Je sais plus quand j’ai commencé à me dire que c’était la seule solution qui me restait. Je crois que j’étais jeune, beaucoup trop pour penser à ce genre de chose. J’aurai pu le faire depuis longtemps mais à chaque fois, j’avais la même pensée qui me revenait : et si demain, tout changeait ? Et ma crainte, c’était de prendre la mauvaise porte de sortie. Je me suis longtemps rattachée à ce petit fragment en espérant qu’un jour, quelqu’un vienne tout bouleverser.

Et j’aurai jamais cru que ce quelqu’un, ça pouvait être Kyo.

Même si ses mots sont toujours aussi acerbes et qu’il en pense chacune intonation et qu’il atteint les points sensibles du premier coup, c’est le seul à reconnaître mon existence. Ma mère, si elle était là devant moi, elle sourirait avec cet air suffisant que ne la quitte jamais. Elle m’a jamais regardé comme elle regarde Jian : avec amour, avec fierté. Kyo, il me regarde avec une haine indescriptible. La rage se lit dans ses yeux et dans tous ses muscles. Et moi je le pousse à bout. Derrière ses tocs, ses pulsions, j’y vois la réaction que j’ai toujours attendu. Si je saute devant toi Kyo, est-ce que ça te hantera jusqu’à la fin de tes jours ? Revivras-tu ce moment encore et encore avant de te coucher ? Ou oublieras-tu, comme tout le monde finit par oublier ceux qui sont partis ? Ne m’oublies pas, retiens moi, que j’ai envie de lui hurler. Mais à la place, je lui crache à la figure tout le contraire de ce que je pense. Je l’envie lui et sa famille. J’envie l’amour que lui portent sa mère et sa sœur. J’envie la façon qu’il a de voir le monde autrement. Je t’envie et je te déteste pour ça.

Alors oui, si je fais la conne, si je me trouve les pieds dans le vide, c’est pour voir jusqu’à où tu iras pour moi. Si comme tu le hurles, t’as pas besoin d’être quelqu’un pour te soucier de moi. Si comme tu t’époumones, tu veux que je reste. Et moi je suis qui pour te faire ça ? Juste une fille perdue qui a besoin d’une excuse pour rester en vie. Mais j’ai toujours cette petite voix qui prend le dessus, celle qui veut qu’on lui fasse mal pour sentir le sang battre dans ses veines. « Moi ? Mais je suis rien qu’une sale conne égoïste et lâche ! C’est pas le fait que ce soit moi près de cette fenêtre. C’est juste ta putain de conscience qui te fait réagir comme ça. Si c’était quelqu’un d’autre, tu ferais pareil alors viens pas dire qu’on se soucie de moi. Si c’était le cas, tu crois vraiment que j’en serai là ?! Ouvre un peu tes yeux bordel ! Me fais pas croire que t’as jamais vu ma mère me traiter comme de la merde ! Et me dis pas que t’as jamais entendu Jian m’appeler la moche ou le truc inutile ! Tu le sais mais t’as jamais rien fait alors pourquoi aujourd’hui ça changerait ?! Je te dois rien, je te dois pas la vie Kyo, je te dois juste une existence pourrie qui s’éternise ! ».

J’ai pas tout de suite compris ce qui s’était passé. C’est allé trop vite pour que l’information remonte correctement jusqu’à mes cellules nerveuses. Il me faut un temps avant de revenir à moi et ce sont les tambourinements du cœur de Kyo qui résonne dans mon oreille qui me ramène à moi. Ou plutôt la force et la violence avec laquelle il me dégage de lui comme si je le brûlais. Son visage apparaît au-dessus du mien. Je vois ses lèvres bouger mais j’entends rien. Le sang dans mes oreilles m’assourdit, mon cœur bat tellement vite que ça me paralyse. J’ai dû mal à respirer. Je tremble. Le poing qui s’abat près de ma tête me fait hoqueter de surprise. Dans les yeux de Kyo, je décèle une colère noire, une envie sourde de me faire mal. Mais vas-y fais le si t’en meurs d’envie. Fais-le si ça te calme, FAIS LE !

Et soudain, tout s’arrête. Je ne sens plus rien d’autre que ses lèvres sur les miennes et le souffle qui me revient. Mon corps pétrifié se réveille de son coma en tressautant sous l’animosité de son baiser. Ça n’a rien de tendre, rien de magique. C’est juste bref et intense, une douleur vive et enivrante, un mal qui fait du bien. Quand il se détache de moi, un creux s’installe dans le fond de mes tripes et tout mon corps lui crie, le supplie de recommencer. Je contrôle plus rien, j’ai dû disjoncter. Et à vrai dire, je m’en fous.

J’agrippe dans une pulsion brûlante le col de sa veste et ramène ses lèvres contre les miennes. C’est encore plus puissant que le premier, plus intense, plus dévorant. Je me sens consumée jusqu’à la moelle comme une droguée qui goûte de nouveau à la came qui l’a rendu accro. Toutes les cellules de mon être en réclame encore, plus. Mes doigts se perdent dans ses cheveux bruns et s’y accrochent pour le retenir, le garder au plus près. Je brûle, une sensation inconnue m’envahie. C’est ça qu’on appelle le désir ?

L’air finit par nous manquer, j’ai le visage en feu et son regard me déstabilise. Est-ce que c’est le manque d’oxygène qui me donne l’impression de planer ou ce sont les ridicules millimètres qui séparent son visage du mien ? Je me sens si vulnérable et pourtant, j’aime cette sensation. Comme si c’était la première fois que je m’autorisais à être moi-même. Mais son souffle contre ma joue m’empêche de raisonner lucidement. Il faut que je le repousse, il faut qu’il se tire. Mais je crois qu’il est trop tard. Lui comme moi, on est allés trop loin pour oublier mais pas assez pour se laisser. « T’arrêtes pas ». S’il te plait.






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Oh Kyo
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Re: [+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Mar 6 Sep - 22:39


never let me down
MEINYO ♥

Je la déteste. Je la déteste. Je la déteste.

Ces mots tournent en boucle inlassablement dans ma tête, comme une comptine qu'on se répète encore et encore, tellement de fois qu'elle finit par ne même plus avoir de sens. Et ce qu'on fait avec Meina, ça n'a clairement pas de sens. Après tous ces hurlements, avec toute la haine qu'on éprouve l'un pour l'autre, comment on a pu finir par faire ça ? Elle a allumé un brasier en moi, et j'ai l'impression que le seul remède à la brûlure qui se propage et me dévore de l'intérieur, ce sont ses lèvres.

J'ai jamais été doux ou spécialement tendre avec les filles, même celles avec qui je sortais. J'aime pas beaucoup le contact physique parce que ça déclenche toujours des séries de tocs chez moi et je parle très peu. En somme, je suis pas le petit ami dont rêvent toutes les filles, tout bonnement parce qu'une fille ne rêve pas d'un prince charmant qui leur gueule ''FILS DE PUTE'' dessus dès qu'il ouvre la bouche. Je suis pas un prince. Et j'ai rien de charmant. Malgré tout, je suis déjà sorti avec quelques nanas, la plupart trop gentilles ou fragiles pour que ça puisse réellement marcher. Ça a jamais duré longtemps et c'était pas plus mal parce que je devais toujours me contenir avec elles, retenir les tocs pour ne pas les effrayer ou les blesser. Là avec Meina, je m'en fous.

Je dévore ses lèvres avec une avidité qui pourrait presque faire peur, je grogne en la sentant passer ses mains dans mes cheveux pour les tirer et m'attirer plus près d'elle tandis qu'elle répond farouchement à mon baiser. Je me pose pas de question, je réfléchis pas à l'ironie de la situation, à tout ce que ça pourrait engendrer, aux éventuels problèmes que ça pourra poser avec Jian. Je la déteste. Et pourtant, j'ai jamais désiré quelqu'un aussi fort de ma vie. L'espace de quelques secondes, je m'écarte d'elle, haletant. Mon cœur bat comme si je venais de finir de courir un marathon en sprint et ma bouche est enflées par les morsures de Meina. Un tourbillon d'émotions me ravage de l'intérieur tandis que j'observe la personne que je hais le plus au monde allongée devant moi, totalement à ma merci. Ses cheveux noirs étalés autour de son visage sur le sol forment comme une auréole sombre, mais cette fille n'a strictement rien d'un ange. Et c'est probablement pour ça que je ressens pour elle des choses que je n'ai jamais approuvé pour quelqu'un d'autre. Meina elle est bousillée de l'intérieur, elle se sent prisonnière de sa propre vie quand moi je le suis de mon propre corps. On rêve tous les deux d'avoir le contrôle, de fuir ce qu'on est en réalité. Regarder Meina dans les yeux, c'est voir mon reflet dans un miroir, et honnêtement je ne sais pas lequel de nous fait le plus de peine à voir.

Elle m'attire de nouveau à elle et je me laisse entraîner dans ses bras pour m'y perdre. Meina, c'est ma sirène : en bon marin, je la maudis constamment, et pourtant maintenant, quand elle soupire à mon oreille, quand je sens son corps se presser contre le mien, ses doigts qui s'accrochent à mon cou, je suis comme happé. Toujours à califourchon sur elle, je passe une main dans ses cheveux et attrape l'un de ses poignets avec l'autre pour le maintenir au dessus de sa tête. J'en veux plus, plus plus, encore plus, mais le souffle me manque et je mords sa lèvre inférieure entre mes dents avant d'éloigner de nouveau mon visage de quelques centimètres du sien. Le son de sa respiration et la sensation de son souffle chaud contre ma bouche sont comme des effluves d'alcool qui me font tourner la tête. Je sens sa poitrine se soulever pour cogner contre la mienne et frissonne de la tête aux pieds quand je l'entends prononcer ces deux mots : « T’arrêtes pas ». Mon sang bouillonne encore plus violemment dans mes veines. J'ai pas l'intention de m'arrêter, ça m'avait même pas effleuré l'esprit. Je suis avide de ses lèvres, avide de son corps, avide de tout ce qui fait d'elle Meina. Avide de tout ce qu'elle déteste tant chez elle. Mais là, en seulement deux mots, elle me donne l'autorisation de tout tenter, de tout faire. Et je ne compte pas me brider.

Je passe un bras dans son dos et la redresse pour la plaquer contre moi et ramener ses lèvres aux miennes. Je tire ses cheveux, griffe sa peau et lâche sa bouche pour venir mordre son cou comme un affamé. Tout en goûtant chaque centimètre apparent de son corps, je me mets debout et l'entraîne avec moi en direction de sa chambre d'un pas rendu chancelant par cette faim d'elle qui me dévore. A peine avons nous franchis le seuil de la pièce que je la plaque contre le mur et passe mes mains sous son haut pour le lui enlever sans plus de cérémonie. Mon visage plonge à la naissance de ses seins que je mordille et embrasse férocement, mes doigts quant à eux s'agrippent à ses hanches puis remontent griffer son dos. J'ai du mal à trouver la frontière entre mon besoin de lui faire mal et ma peur de la briser, tout comme la haine et la passion se mélangent dans ma tête. Peut être parce qu'au final il n'y a rien à comprendre. C'est Meina et moi, on se ressemble trop pour simplement s'ignorer ou même s'apprécier. Au lieu de ça, on se hait et on se désire.

Je sais pas si elle est vierge. Je voudrai dire que dans le fond, je m'en fous, mais ça serait mentir. C'est ce doute qui m'a retenu de la prendre purement et simplement par terre, sur le sol du salon. Ça, et sûrement aussi le fait que je la respecte trop malgré tout pour lui faire ça. A mon tour, je retire mon T-Shirt et en profite pour reprendre un peu mon souffle avant d'attraper Meina par la nuque pour rapprocher son visage du mien. Nos nez se frôlent alors que je plonge mon regard dans le sien. Ses yeux sont devenus pétillants à cause de l'excitation, ses joues sont rouges et les traces de morsures se multiplient sur son corps. J'aimerai me convaincre du contraire, pourtant je sais que j'ai atteint un point de non retour, et ça à la seconde même où j'ai commencé à l'embrasser : Meina doit être à moi. Même si c'est juste pour cette nuit, elle sera à moi. « J'm'en fous des autres, j'm'en tape de ta mère et Jian il peut aller se faire voir. J'aurai pas sauté pour quelqu'un d'autre du haut d'un pont. T'es qu'une sale conne Meina, mais t'es ma sale conne. J't'ai sauvé la vie deux fois, alors maintenant ferme ta grande gueule et profite du temps que j't'ai offert. » Je sais pas pourquoi je lui dis ça, je sais pas d'où ça sort, mais le plus effrayant, c'est que j'en pense le moindre mot. Et comme j'aime pas faire étalage de mes pensées comme ça, avant qu'elle puisse répondre, je fonds de nouveau sur ses lèvres et la serre contre moi en passant mes bras autour de sa taille, comme si je voulais qu'on fusionne, comme si je voulais qu'on forme plus qu'une seule et même personne. C'est probablement la seule belle chose qu'on serait capable de faire ensemble.




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Re: [+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Dim 11 Sep - 20:32


never let me down
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C’est plus qu’une simple envie, une pulsion qui me guide. C’est un besoin insatiable qui me consume millimètre de peau par millimètre de peau. Ce besoin me grignote, me dévore. Et ce besoin ne peut être nourri que par lui, ses lèvres, sa peau contre la mienne, la pression de son corps contre le mien. Y’a que ça pour me satisfaire, faire taire cet incendie. Y’a que lui. Et je le déteste encore plus. Je déteste la façon qu’il a de m’embrasser comme si y’avait pas de demain et je déteste le fait d’aimer ça. J’en redemande même comme s’il avait pas déjà explorer les courbes de mes lèvres. Et c’est ce même besoin qui m’oblige une seconde fois à céder à la tentation. Cette fois, c’est moi qui me laisse happer par le diable.

Entre Kyo et moi, y’a jamais eu d’affection, jamais de douceur. Quand on était forcé à être dans la même pièce, c’était comme se retrouver sur la banquise en culotte : c’était froid et distant. Et violent. On la fermait devant nos mères, devant Jian pour éviter de se manger des remarques ou de sales réflexions dans la gueule (plus pour ma part). Mais dès qu’on était rien que tous les deux, même le temps d’une seconde, on s’envoyait tout ce qu’on avait de plus cru, de plus affreux à se dire. Pour le reste du monde, c’était de l’indifférence. Pour nous, c’était devenu aussi naturel que de respirer. Quand ce n’était pas un mot, c’était un regard appuyé, haineux. Lui, ça voulait dire « reste à ta place » et moi, c’était pour lui faire comprendre de pas l’ouvrir sur ce même jour qui nous relie et qui revient à chaque fois qu’on s’agresse d’un flot verbal d’immondices. On faisait ressortir le plus mauvais de chacun ou alors, c’était juste ce qu’on était : deux êtres emplis de colère qui n’avaient que les engueulades pour exutoire.

Il faut croire qu’aujourd’hui, on en avait trouvé un nouveau. Plus physique, plus douloureux, plus intime. Si un jour on m’avait dit que je m’offrirai ainsi à lui, j’aurai été prise d’un fou rire. Parce qu’on ne partage pas ce genre de chose avec une personne qu’on déteste, non ? A vrai dire, quand sa bouche quitte la mienne pour s’attaquer à mon cou et n’en faire qu’une bouchée, que ses doigts se perdent dans mes cheveux et les tire sans aucune délicatesse, je ne pense plus à rien d’autre que l’étrange pression qui se fait entre mes jambes. Je me surprends même à soupirer de plaisir et je le sens réagir aussitôt. Je souris quand son corps se presse contre le mien jusqu’à ne laisser aucun espace entre nous : je suis pas la seule que la situation dépasse complètement. C’est comme s’il s’était laissé prendre à son propre jeu, un jeu où personne ne veut perdre. Et nous étions prêts à passer au niveau suivant.

Le lieu : ma chambre. Enfin, c’était surtout une pièce pourvue d’un lit et d’un placard. Y’a rien d’autre. Je suis pas le genre qui s’attarde sur la décoration et puis, le blanc des murs était la seule chose qui me calme quand ça va pas. Et j’avais certainement pas l’intention de pourrir là. Quand je partirai, j’aurai qu’un sac à prendre et je laisserai le reste ici, entre ces remparts de ciment. J’y laisserai tout, même mon être. Mais ça, Kyo l’emportera avec lui demain dans ses valises. Il n’y aura plus rien de précieux ici. Il me projette contre le mur et sans plus attendre, je me retrouve démunie de mon haut. La température extérieure fait réagir ma peau en feu, je sens les cheveux de ma nuque s’hérisser, mon cœur palpiter à vive allure. Son regard n’arrange en rien mon état et sa bouche qui retrouve mon épiderme non plus. Mes mains s’accrochent à sa nuque, à ses cheveux, je me sens défaillir tant ses gestes me transportent ailleurs, me font découvrir des sensations auxquelles je pensais ne jamais goûter. Est-ce que c’est pour ça que les filles du bordel restent malgré les conditions de merde dans lesquelles on les force à vivre ? Parce que le plaisir, une fois qu’on y a goûté, ne serait-ce qu’une goutte, on arrive plus à s’en passer. Et quand il retire son haut à son tour, je sais que j’arriverai pas à m’en passer.

Je comprends toujours pas comment on a pu en arriver là. Un temps, on se déchire, s’insulte, se déteste comme la pire espèce. Et un autre, on tombe dans les bras dans l’autre avec un désir si puissant qu’on n’arrive plus à le contrôler. Il émane par tous les pores de ma peau et de la sienne. Le seul contact de ses mains sur moi, de son souffle contre ma bouche suffisent à démolir toutes les fondations de ma forteresse. Je n’ai plus envie de faire semblant, je n’ai plus envie de résister. Pour une fois, je veux être celle qu’on veut, celle qu’on désire, qu’on fait chavirer. Et ce soir, je m’apprête à me noyer de la plus sulfureuse des manières.

Il m’embrasse à nouveau, sans cette hargne et cette haine que je lui connais. C’est un baiser qui équivaut à toutes les promesses, à toutes les paroles imaginables. Et sa poigne ferme autour de ma taille me conforte encore plus dans l’idée qu’il est prêt lui aussi à s’abandonner. A mon tour, je laisse mes doigts s’aventurer sur son torse, redessiner les lignes de ses épaules, de ses clavicules jusqu’à découvrir avec un appétit son ventre qui tressaute sous mes phalanges. J’ai pas d’expériences et quand les filles me parlaient de l’acte, ça ne ressemblait à rien de tout ça. C’en était même venu à me dégoûter de tout contact physique. Mais là, j’en veux plus. Et je ne me fais pas prier plus longtemps. Même si j'ai l’air assuré, à défaire la ceinture de son pantalon, à l’intérieur, une boule se forme dans le creux de mon estomac. La première fois, j’ai beau dire, ce n’est pas rien. Qu’importe comment ça se passe, ça reste toujours mémorable m’avait raconté Rubis, la prostituée qui m’avait retrouvé dans l’allée à taper des poings contre le mur. « Ne fais pas ça avec n’importe qui ». Je lui avais demandé curieuse si elle, elle avait fait ça avec le bon. Dans ses yeux pétillants et son sourire timide, j’avais compris. Qu’importe le nombre de personnes, la première fois, c’est pas quelque chose qui s’oublie.

Est-ce que Kyo était le bon ? Oui, j’ai envie de dire. Je le déteste et pourtant, à ce moment-là, je n’ai qu’une envie : le sentir contre moi. Et là, c’est pas encore assez. Mes lèvres le quittent un court instant et j’ai l’impression que la situation lui échappe durant ce laps de temps. Un sourire s’affiche sur mes lèvres rougies par nos échanges tandis que je fais un premier pas vers lui, l’obligeant à reculer jusqu’à mon lit. Les rôles s’inversent. « C’est toi qui me dis de me la fermer mais c’est toi qui parle toujours trop ». Avant de le rejoindre, je fais glisser ma jupe au sol. Si je me sens déjà mise à nue à ce moment-là, qu’est-ce que ce sera quand je n’aurais plus rien pour me cacher ?  

« Je te déteste toujours autant ». Même si j’en pense plus un mot, je lui dis quand même. Je sais qu’il sent que j’ai rien de sincère mais je préfère ça que de lui dire que j’ai peur. Mon palpitant bat si fort que je n’entends plus que ça, tout mon corps pulse au même rythme si bien qu’en me retrouvant sur lui, mes doigts tremblent. Je me sens si vulnérable sous son regard, sous son toucher. J’en veux plus mais j’ose pas m’aventurer au niveau suivant. J’ai jamais ressenti une chose pareille et c’est aussi ça qui m’effraie. De devenir accro, de devenir dépendante à lui alors que demain, il ne sera plus là. Mais c’est aussi ce qui me pousse à vouloir tout donner. Bêtement, j’espère qu’il ne m’oubliera pas. Je ne veux pas.

Un soupir fébrile s’échappe de ma bouche tandis que mes phalanges qui se sont enfin arrêtés de trembler comme deux feuilles sous un vent d’automne, arpente les courbes de son corps. Du bout des lèvres, je cajole sa peau exposée, le mordille avec une féroce envie de le marquer, de faire comprendre à la prochaine qu’il y a eu du passage avant elle. Cette pensée fait monter une étrange pulsion en moi, si bien que mes dents viennent se planter sans douceur dans sa chair. Ce soir, il est à moi. Et à personne d’autre. Et tous les soirs suivants.

Mes doigts butent contre le bord de son pantalon et ma gorge se fait sèche. Je relève la tête vers lui alors que je m'apprête à défaire le bouton de son jean. Il ne cille pas, j'en conclus qu'il me donne l'autorisation pour aller plus loin. Une fois défait, je m'attaque à la fermeture que je fais glisser lentement. Est-ce que je suis maso ? Peut-être un peu. Je n'attends rien de lui, pas un son, pas un geste avant de franchir la dernière barrière.






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Oh Kyo
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Re: [+18] never let me down #MEINYO❤ ☆  Ven 16 Sep - 13:22


never let me down
MEINYO ♥

En matière de sexe, je suis pas un novice, loin de là même. Les filles sont trop attirées par les mauvais garçons, ceux qui font peur, qui paraissent insaisissables, inaccessibles. Elles s'imaginent toutes qu'elles pourront peut être être celle qui le changera, qui le transformera en prince charmant du jour au lendemain après une nuit enflammée qui lui aurait fait comprendre que faut arrêter de jouer au con. Les filles vivent dans les romans fantastiques à l'eau de rose, dans un monde où l'amour c'est le remède à tout, où l'amour est suffisamment accessible pour guérir tout le monde. Que des conneries tout ça. Ça se passe pas comme ça dans la vraie vie. Dans le monde réel, un mec comme moi sera pas libéré du syndrome de la Tourette juste après une partie de jambes en l'air, il perdra pas de son agressivité, il changera pas, il restera fidèle à lui même, point barre. Les filles sont des égoïstes qui veulent changer la personne qu'elles prétendent aimer pour qu'il soit plus conforme à leurs critères de prince charmant. Et je déteste ça. Ma mère est prostituée, elle a jamais eu ce genre d'exigences avec les hommes et m'a toujours encouragé à jamais changer pour une fille. Je me suis toujours conforté à ça toute ma vie, mais malgré tout, il y a encore des courageuses qui ont tenté le coup. Et je ne les ai pas toutes repoussées.

Seulement ce soir, avec Meina, c'est pas pareil. C'est pas pareil parce qu'elle n'attend pas que je change après ça, elle attend rien de moi. On se hait trop mutuellement pour ça et c'est ce qui rend le tout si différent, si passionné, presque désespéré. Quand mes lèvres ne sont pas sur son corps, j'ai l'impression de sentir ma poitrine se comprimer sous le poids du manque, son odeur m'enivre chaque seconde un peu plus et ses soupirs ne sont pas loin de me rendre fou. Je l'embrasse à en perdre haleine, à en perdre la tête. Ma main dans ses cheveux s'agrippe à ses longues mèches noires corbeaux pendant que ma bouche dévore la sienne rouge baiser. Je n'arrive même pas à me dire que c'est mal, qu'il faudrait qu'on s'arrête, que je devrais me tirer de cette chambre tout de suite avant que ça n'aille trop loin et que ça ne dégénère. Je peux pas, parce que la seule chose que je suis en mesure de penser, c'est à elle et à tout ce que j'ai l'intention de lui faire cette nuit.

Un frisson me traverse l'échine lorsque je sens ses doigts parcourir mon torse et je ne peux retenir un grondement sourd de plaisir, d'excitation et de frustration mélangés. Parce que j'en veux plus, bien plus. Et je n'ai pas l'intention de partir d'ici avant d'avoir obtenu ce que je veux, autrement dit tout d'elle. Ce soir, c'est Meina que je veux, c'est comme une drogue qui rend accro à la première dose, comme une chanson que l'on se repasse en boucle, inlassablement et qui nous hante quand elle se termine. D'un soupir elle ébranle toutes les barrières que j'ai bâti autour de mon cœur, d'un regard elle m'embrase qu'aux tréfonds de mon âme et d'un baiser, d'une morsure, je me consume. Ne pas penser à demain, ne pas penser aux conséquences, seulement penser à elle. Meina, ma sirène, mon démon, mon pire cauchemar et ma bouffée d'air frais.

Elle lâche mes lèvres et plonge son regard dans le mien, un regard qui me déstabilise. Ça la fait sourire et elle s'avance en direction du lit, me forçant à reculer. Lorsque je sens mes genoux buter contre le bord du matelas, je m'assoie dessus, les mains toujours posées sur les hanches de Meina parce que je suis incapable de songer une seule seconde à la lâcher. Une lueur fiévreuse anime mon regard alors que je l'observe se débarrasser de sa jupe avant de me rejoindre. Elle me dit qu'elle me déteste, mais ça sonne trop faux pour que je puisse la croire, aussi faux que quand moi je me répète que je la hais alors qu'elle est sur le point de s'offrir à moi et que je m'apprête à en faire de même. Pourtant, je ne peux retenir un « Et moi donc... » dans un souffle tout en faisant glisser mes mains le long de ses jambes dénudées. Sa peau est douce, brûlante, addictive. Mon cœur bat si fort dans ma poitrine que j'ai l'impression qu'il va s'en échapper. Et si il ne part pas de sa propre volonté, ça sera probablement Meina qui se chargera de me l'arracher à un moment ou à un autre. Parce que ce qu'on s'apprête à faire, ce n'est pas que du sexe, ce n'est pas qu'une simple partie de jambes en l'air, de la baise, rien de tout ça. C'est autre chose que je ne parviens pas à définir, quelque chose que je n'ai jamais vécu et que je ne pense pas que Meina ait déjà tenté non plus.

Non, Meina n'a jamais tenté, ni ça, ni tout le reste. J'avais déjà des doutes tout à l'heure dans le salon, mais maintenant j'en ai la certitude en voyant ses doigts trembler : elle est vierge. C'est la première fois que je fais ça avec une pucelle. Je me mords la lèvre en la regardant descendre petit à petit ses lèvres vers mon bassin et me cambre en grognant lorsqu'elle enfonce subitement ses dents dans ma peau. Aussi douloureux qu'agréable, presque la définition de l'étrange relation qu'on a Meina et moi depuis qu'on est petits. Je plaque mes mains sur mes yeux en reprenant mon souffle et sens qu'elle s'attaque à la fermeture de mon jean. Je la laisse faire pendant que mon sang bouillonne dans mes veines et que les pensées affluent dans ma tête. Elle sait pas quoi faire, est ce que je dois la guider, prendre les devants ? Je me redresse légèrement pour voir ce qu'elle fait et me décide finalement à agir.

D'un coup de reins, je nous fais rouler sur le matelas et me retrouve de nouveau en position dominante, son corps exposé entre mes jambes. Je pose mes deux mains de parts et d'autres de sa tête afin d'approcher mon visage suffisamment près du sien pour sentir son souffle sur ma peau. Puis je l'embrasse, lentement, sensuellement, fébrilement en glissant mes doigts le long de sa nuque pour la redresser légèrement. Lorsque je mets fin à notre baiser, j'attrape sa lèvre inférieure entre mes dents et la tire avant de la lâcher et sortir du lit, le temps de retirer mon jean. Quand je retourne sur le matelas, j'ai tellement envie de Meina que je ne suis même pas sûr que mon boxer pourra tenir le choc. Je m'installe à califourchon sur elle et attrape ses poignets pour la forcer à se mettre en position assise et pouvoir glisser mes mains dans son dos tout en plongeant mon visage dans son cou que je malmène à grand renfort de baisers enflammés, de morsures et de coups de langue soigneusement appliqués. Je remonte ma bouche jusqu'à son lobe que je mordille et décroche simultanément l'agrafe de son soutien-gorge d'une main. Les bretelles glissent le long de ses épaules et je les attrape pour précipiter leur descente. Si j'avais été du genre patient, peut être que j'aurai attendu que Meina me donne un quelconque signal pour me dire de continuer, mais je ne suis pas patient. Je balance la lingerie à l'autre bout de la chambre et pousse Meina pour que son dos retombe sur le matelas afin de pouvoir dévorer sa poitrine offerte. J'attaque d'abord son sein droit en le léchant et le mordillant avec voracité, tout en laissant ma main glisser le long de son ventre jusqu'à atteindre sa culotte sous laquelle je passe sans plus de cérémonie. La chaleur et l'humidité de son antre trahissent son excitation et ce constat me rend encore plus dur. Je me colle encore un peu plus contre elle en caressant lentement son clitoris et savoure le moindre de ses soupirs, accompagne le cambrement de son corps en haletant face à son visage déformé par le plaisir.

On se souviendra de cette nuit Meina. Compte sur moi, tu ne m'oublieras pas de si tôt.




FILS DE PUTE
I can't escape this hell so many times I've tried but I'm still caged inside somebody get me through this nightmare I can't control myself Help me believe it's not the real me Somebody help me tame this animal I'm only a man and I do what I can
#MEINYO♡

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