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MAJ DE NOVEMBRE TERMINÉE ! TU VEUX EN SAVOIR PLUS P'TIT CANCRELAT ? BAM C'EST ICI QUE ÇA S'PASSE !

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/! succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Dim 25 Sep - 23:22


succomber au désir d'une ivresse insensée
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La nuit est tombée sur Séoul, les nombreux bâtiments éclairent encore la ville, des voitures par dizaine se bloquent la route sur les grandes allées principales, cette ville ne dort jamais. Au dernier étage d'un grand hôtel réputé, l'une des chambres les plus luxueuse est allumée. La télévision diffuse les informations en mandarin, le mini bar bien remplis est encore entre-ouvert. La pièce est immense, au centre trône un canapé de cuir noir, un homme y est installé négligemment. Les deux premiers bouton de sa chemise blanche cintrée sont déboutonnés, sa cravate est desserrée. Lentement il sirote un verre de wisky bien mérité, de l'autre il tient un téléphone contre son oreille et il sourit, oui il sourit sincèrement. Son regard vagabonde de l'écran de télé à la fenêtre à côté, tandis qu'il tient une discussion sentimentale à cette femme qui l'attend à plusieurs km d'ici. «  Oui je rentre demain. Je devrais être à la maison sur les coups de 20h, ne t'embête pas à préparer à manger, on ira au restaurant. » Il semble prévoyant et attentionné, un homme casé, un homme enchaîné ? «  Et comment va ma descendance ? Il ne te fatigue pas trop ? » Il termine son alcool d'une traite et soupire, apaisé. Doucement sa tête bascule en arrière et ses paupières se ferment, il est fatigué. «  Reposes toi Mei, t'es pas censée accoucher aujourd'hui hn. » Un bébé qui va bientôt arriver, un bébé qui de toute évidence signera le pacte de leur amour. Parce que oui, cette femme à l'autre bout du fil, sa femme qu'il a épousé deux ans en arrière, il l'aime éperdument. «  Je vais te laisser, j'suis un peu fatigué. » Il l'embrasse à travers l'appareil, continue de sourire comme si sa belle pouvait l’apercevoir et il raccroche, laissant tomber le portable à ses côtés. Cet homme habillé d'un costume hors de prix, cet homme possédant les moyens de se payer les chambres des hôtels les plus réputés, cet homme c'est Dewei. 30 ans, marié et un enfant qui va naître d'ici quelques semaines. Il est bien loin le petit chinois rebelle, tellement loin qu'il en a oublié son passé, oublié les conneries, oublié soucis. Il mène une vie d'homme d'affaire, une vie de maris épanouie et pourtant..

Il se redresse et se traîne jusqu'au bar avant de se resservir un autre verre. Les pieds traînant, il rejoint la grande baie vitrée aux rideaux ouverts. D'en haut de son perchoir il semble être le maitre du monde. Les recoins malfamés de la ville ne sont plus qu'un mauvais souvenir, il a une vue magnifique sur le tout Seoul, ses pupilles scintillent au rythme des néons, il a grandit le Hong Kongais. Il c'est fait une vie, à tout laissé derrière lui, tout sauf une chose. Sauf quelqu'un. Ses lèvres sont pincées et mordillées mécaniquement, il l'attend cette personne, fermement et avec détermination. Son pouls est lent, sa respiration est calme, il a simplement hâte. Un court moment il songe à sa femme, et habilement il la chasse de son esprit. Il n'a plus le droit d'y penser à présent, ou peut-être n'en a-t-il plus envie.




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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Dim 25 Sep - 23:52


succomber au désir d'une ivresse insensée
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Les doigts pianotant sur le volant, les œillades furtives au travers des rétroviseurs, le soupire qui quitte ses lèvres. L'odeur de tabac froid emplissant le véhicule aux fenêtres entrouvertes, le syrien ferme les paupières un instant et libère l'une de ses mains pour la glisser entre les mèches sombres du gamin (c'est étrange, par ailleurs, puisqu'il a arrêté de se considérer lui-même de cette façon le jour où il est devenu père). « Dors pas, on va bientôt arriver. » Toujours les mêmes angoisses en s'engageant dans le parking de l'immeuble ; toujours les mêmes discours une fois la porte passée ; toujours les mêmes airs lorsqu'elle le sermonne de ses retards incessants, lui qui de par ses accusations semblait être capable de la famine, de la pluie et du beau temps. Pas ce soir. Tasyr gare la range rover à sa place (et surtout pas celle du voisin du dessous qui aurait tôt fait de faire scandale à la police, il en a déjà fait les frais) et s'éclipse pour ouvrir la portière de son fils, prenant le temps de caresser du bout des doigts le toit. Sa première voiture, un cadeau qui a pris de l'âge en même temps que lui, qui est dépassé aujourd'hui (un peu comme lui, quand on y pense, c'est plus lui maintenant, les «jeunes d'aujourd'hui»). Le bruit claque, sa paume retrouve finalement celle du garçonnet qu'il accompagne jusqu'à l'entrée du bâtiment où l'attend sa mère (mais aussi sa femme, à lui, celle qui partage sa vie, et il devrait s'en estimer chanceux). Un baiser perdu, qui claque sans douceur, un haussement d'épaules pour masquer le mensonge omniprésent aux yeux de l'enfant. Un mariage arrangé pour glorifier son avenir, d'après leurs dires, mais surtout l'illusion d'une vie, un rôle à jouer, pour celui qui a besoin de ses parents aimants. « Je me douche et je repars, j'ai encore du travail ce soir. Je devrai avoir fini dans la nuit, je prendrai ma journée demain, on se verra à ce moment-là. » Il aurait aimé être médecin, et ne jamais avoir à prononcer ces mots, mais il a abandonné peu de temps après tout ça, parce que c'était trop pour lui. Patron d'une petite librairie et unique employé, il lui arrivait fréquemment de devoir abandonner ses devoirs conjugaux et paternels pour des papiers infernaux, mais ce soir, ça lui allait. C'était une occasion rare, il ne pouvait dater la dernière, et sans doute que celle-ci serait l'ultime, c'est ce qu'il se dit à chaque fois ; mais c'est leur nuit. Corps soigné pour l'occasion, vêtements propres, portière qui claque à nouveau, et pas même un baiser. [...]
« C'est moi. Je suis un peu en retard, j'ai du... » L'ancien président, le nouvel homme, mordille ses lèvres avant de laisser passer un léger soupire. « J'ai du déposer Kohwan à l'appart et... et puis on s'en fout. » Il cherche, toujours, les excuses pour son retard. Coupable d'avoir une vie de famille, quand il était avec lui. Le pas discret, son corps épouse celui de Dewei, les bras glissant à sa taille, les lèvres nichées dans son cou. « Tu m'as manqué. Tu repars dans la nuit ? » Angoisse, déception, supplication et leurs opposés noyés au creux d'une question haletante.







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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Lun 26 Sep - 0:43


succomber au désir d'une ivresse insensée
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Après son master il a simplement arrêté ses études, parce que ça le gonflait, ça n'a jamais vraiment été pour lui. Pendant peut-être 2 ans, il a enchaîné les petits boulots sans attaches, sans importances aussi. Et puis il a fallu grandir, prendre des décisions, faire des choix parfois beaucoup trop difficiles pour être acceptés. Et puis il a rencontré Mei Li et elle a été son alibi, son échappatoire, son désarroi et puis son réconfort. Pendant bien trop longtemps Dewei c'était voilé la face, avait profité tant bien que mal d'une vie tangible et sans véritable avenir. Il en était conscient et pourtant, il s'y était accroché désespérément. Puis il avait fait le choix d'accepter, et de recommencer sur une nouvelle page blanche, sans forcément tourner l'ancienne convenablement. Sur sa terre natale, loin de Séoul et de son passé enragé. Un homme haut placé la bas, lui avait donné sa chance. Il avait commencé au bas de l’échelle dans cette boite fleurissante d'import export de vêtements de luxe. Puis il avait gravit les échelons à la sueur de son front et aujourd'hui c'était un poste de PDG qu'on lui avait proposé, la semaine passée. Dewei était l'exemple même qu'on pouvait débuter de très bas et finir par atterrir très haut. Et il était fière de sa. Avec Mei Li ils menaient une vie de couple plutôt banale mais où l'amour était présent. Ce n'était pas un homme très présent à la maison de part ses nombreux déplacements pour le boulot, mais lorsqu'ils étaient tous les deux c'était une perfection sans égale qu'ils reflétaient. Peut-être un peu trop parfait justement, sans une vague à l'horizon un lac calme où le chinois avait fini par s'ennuyer, un peu. Mais il l'aimait, alors il restait. Il l'avait épousait en grande pompe, et maintenant ils allaient avoir un enfant. Le conte idyllique. Il avait une existence qu'il n'aurait jamais osé espérer, tout lui souriait à présent, mais il lui manquait constamment ce repère, cette faible lueur dans la nuit pour lui indiquer le chemin, .sa jeunesse, sa folie, sa fougue, sa moitié. Taz.

Le regard toujours perdu sur la ville, le verre au bout des lèvres sans vraiment en boire le contenue, il se retourne simplement en entendant la porte de la suite s'ouvrir. Ses traits fatigués par sa journée à courir partout se décrispent et il franchi à grande enjambé la pièce, trouvant refuge dans les bras d'un homme, son secret. Ses yeux se ferment fortement tandis qu'il l'encercle dans ses bras, nichant comme avant, ses mains sur ses reins. «  T'en fais pas, j'avais à faire moi aussi. » Il murmure un peu évasif. Parler de sa vie, de cet à côté qui, pendant longtemps n'était même pas envisageable, lui était compliqué. Peut-être ne voulait-il pas l'impliquer, peut-être voulait-il seulement qu'il ne soit question que d'eux deux lorsqu'ils étaient réunis. «  Toi aussi bébé, toi aussi.. » Sa voix resta en suspend tandis qu'il faufile son nez dans ses cheveux, inspirant son odeur profondément pour s'en imprégner. «  J'ai mon avions demain, en fin de journée, mais ne penses pas à ça, tu viens à peine d'arriver. » Délicatement du bout des doigts, il redresse le visage de son autre et lui sourit. Ils ont grandit, ils ont changé, mais tous les sentiments, bons comme mauvais, que Dewei éprouve pour Tasyr, eux sont restés intacte. Et il  l'embrasse doucement, inspirant profondément, juste en surface pour ne pas se brûler trop rapidement. «  Tu veux boire quelque chose ? » il murmure contre ses lèvres, les yeux à demi clos. Il est là à présent, et comme naturellement, le monde du plus âgé semble tourner de nouveau normalement.




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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Lun 26 Sep - 1:11


succomber au désir d'une ivresse insensée
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L'horloge s'est emballée, les minutes ont donné naissances aux heures puis aux années ; le monde a tourné trop vite autour de lui sans qu'il n'ait pu grandir, et il a gravi les marches durement pour essayer, un tant soit peu, de s'élever à leur niveau. Il avait pensé que Séoul et ses artères palpitants de frénésie lui appartiendraient toute son existence, qu'il resterait jeune, qu'il resterait fou ; qu'il resterait dans l'Histoire pour ses mots-poisons et son regard-feu. Il avait pensé comme tous ceux qui ont un jour grandi et croupissent aujourd'hui sous terre, et s'en mord les doigts. Il avait tout pour être heureux (heureux à sa façon, mais heureux avant tout) : un entourage stable, une folie dévorante, et l'arrogance du conquérant. Il avait tant que la perte en fut douloureuse, lorsqu'il fallut rendre les armes et passer le cap. Mais la perte la plus douloureuse fut la sienne. Il ne l'avait pas réalisé, il en avait même pris conscience trop tard. Le syrien avait pensé s'en remettre sans ciller, Dewei n'avait jamais été que de passage dans sa vie, une erreur parmi d'autres (mais la plus jolie, sans nul doute ; la plus  épineuse aussi). Il y avait tant cru qu'il s'en était convaincu, et n'avait pris conscience de son départ qu'une fois seul face à cette inconnue qui lui parlait mariage et enfants. Il avait du, lui aussi, s'adapter à son environnement, enterrer derrière lui le spectre du passé. Se poser, construire quelque chose de solide (mensonge), économiser pour les études de sa progéniture alors qu'il sortait tout juste des siennes. Puis il était revenu, et le souffle avec lui, mais ça n'avait pas duré ; comme à chaque fois. Mais il revenait toujours, et même s'il se mentait perpétuellement, Tasyr parvenait à se convaincre que malgré tout, ça lui suffisait, alors ça allait.

Son contact brûle son épiderme pourtant couvert, il étouffe le soupire d'aise qui lui échappe contre son gré contre la nuque de son aîné. « T'as toujours à faire. » Reproche discret murmuré avec peine, il pince les lèvres pour achever sa phrase et la taire, bien qu'il n'en penses pas moins. Trop à faire pour le voir plus souvent. Pessimiste omniprésent, il aimerait avoir le courage de tendre les bras pour le repousser maintenant, arracher la page et la brûler plutôt que se contenter de la tourner. Hors il n'a jamais eu le courage de s'éloigner de lui. « Comment tu veux que j'y penses pas ? La dernière fois on s'est vus trois heures. La prochaine fois, on sait même pas quand ça sera. J'ai envie de savoir combien de temps je peux profiter de toi. » Taz aurait pu continuer longtemps ; mais ça aurait été planifier un futur qu'ils n'étaient pas certains d'assumer, pas même certain de rencontrer. Les lèvres contre les siennes, il coupe son souffle en fronçant les sourcils, les doigts remontant jusqu'à sa nuque en supplique muette. « Non. » Il aurait pu laisser le silence répondre à sa place, mais désire toujours un peu plus la sensation de ses lippes se mouvant contre les siennes sous chaque syllabe. Le feu qui les a toujours animé a presque disparu, la rage laissée sur le pas de la porte, les moments trop furtifs et précieux pour être entachés ; mais l'étincelle subsiste toujours, au palpitant ou aux reins, juste plus discrète. Sa bouche quitte la sienne, il prend l'initiative d'apposer à sa mâchoire les baisers en suivant le tracé, une main s'évertuant à remonter, avec peine, la chemise pour dévoiler le bas de son dos à son touché avide. « J'ai pas beaucoup de temps, je dois rentrer dans la nuit. » Mensonges répétitifs, cercles vicieux de celui qui implorait sa présence : il préfère néanmoins le quitter si l'autre ne le fait pas, conscient que chaque instant supplémentaire passé en sa compagnie alimentera le manque causé par son départ.







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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Lun 26 Sep - 19:59


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Un jour Dewei avait décidé d'arrêter de se bercer d'illusions. C'est ce jour là, l'instant où sa décision fût prise que le petit enfant malheureux s'en était allé définitivement, qu'il avait réellement grandit et surtout qu'il avait pour de bon affronté sa réalité. Plus de famille recherchée, plus d'espoir entaché, il était seul et il acceptait. Ca l'a brisé, un peu, mais aujourd'hui il est tellement au dessus de ça, tellement loin de tout ça. Quand on grandit on cesse de fuir, quand on grandit on affronte le monde et on fait des choix. Il a fait les siens, parce qu'il était convaincu que c'était les bonnes solutions pour lui. Chacun fût mûrement réfléchis, sauf un, bien entendu. Encore parfois, souvent, tout le temps,  il se demande comment ils ont pu se séparer. Sans même crier, sans même se déchirer. Juste se quitter, emprunter des chemins opposés, se laisser l'un derrière l'autre. Dewei se demande comment il a pu tenir au début. Ca avait été dur, presque frôlant l'impossible, mais jamais il n'avait cédé à ses pulsions, jamais il n'était parti le retrouver, le récupérer. Pourtant il l'aime, bien plus qu'il n'aimera probablement un jour sa propre femme. Il est fou, fou de lui et de son être en entier. Tasyr en un simple sourire innocent parvient à le faire chavirer, mais oui ils c'étaient quitté. De toute les façons le chinois n'aurait pas su trouver le moyen d'assumer. Le plus jeune reste à présent son secret, celui qu'il dissimule, et celui qu'il s'autorise à adorer fougueusement, démesurément à l’abri des regards. Parfois y'a des histoires qui marquent notre existence, on a beau faire des pieds et des mains, on parvient pas à s'en détacher. Alors, lentement on se laisse aller parce qu'on est résigné et même si on le sait qu'on ne devrait pas, on succombe au désir d'une ivresse insensée.

Il ne relève pas et son contente de soupirer faiblement, le nez niché entre ses mèches qui lui chatouillent le visage. Et qu'est ce qu'il répondrait de toute façon ? Le plus jeune disait vrai, il avait toujours à faire car aujourd'hui Dewei était un homme d'affaire vivant pour sa femme certes, mais avant tout pour son métier. Il n'avait plus de temps pour lui-même alors à fortiori, plus de temps pour le syrien non plus. Déjà qu'ils vivaient dans des pays différents, leurs rencontres c'étaient faites, avec le temps, de plus en plus rares sans forcément perdre de leur passion. Les engueulades ont laissé place aux câlins, mais les sourires en coin et les regards enflammés eux ne sont jamais partie. C'est peut-être plus complètement eux, mais y'a toujours cette fougue qui s'éveille chez l'ancien scorpion, lorsque son président passe la porte de sa chambre d'hôtel comme à l'instant. « Je sais tout ça, mais j'ai pas envie d'y penser, car ouais, on sait pas c'est quand la prochaine fois qu'on se reverra alors j'veux juste profiter. De toi. » Et il l'embrasse, doucement d'abord comme une caresse. Ca lui a manqué, tout ça lui manque quotidiennement, l'odeur de sa peau et surtout ce frisson accablant. « Et si je décide de t'enfermer ici, qu'est-ce que tu fera taz ? » Le surnom claque sur sa langue tandis que sa voix faiblement suave termine en un murmure. Briser les codes, oublier femmes et enfants, juste pour une nouvelle nuit, juste pour lui. C'est dans ses moments, ceux qu'il partage avec lui que les regrets le foudroient, mais le lendemain, quand la nuit laisse place au jour, que leur stupide réalité les rattrape, le chinois comprend alors que les choses ne peuvent pas être autrement. Ses pieds s'agitent sur le sol marbré et il se recule à pas lent, l’entraînent avec lui. Le regard perçant il le détaille et à chaque fois ça le frappe. L'âge lui va bien, même très bien. Les lèvres mordillées d'anxiété, d'envie, ses mollets butent finalement contre le canapé et il s'y assoit poussant le plus jeune à s'installer sur ses jambes à califourchon. Ses doigts effleurent le visage devant lui, chassant des cheveux invisibles « t'es encore plus canon que la dernière fois tu sais ? » et son sourire malicieux, celui de sa jeunesse consumée illumine ses traits d'adulte assumé. Sans gêne aucune, sa main encore apposée sur sa chute de rein migre plus au sud et il presse ses fesse fortement, allant cette fois mordre ses lèvres à lui, sans tendresse, mais avec hargne. Il a faim, faim de cet homme, faim de ce corps qui lui a fait trop longtemps défaut une fois encore, faim de leur mensonge qu'il entretient consciencieusement. Y'a pas de mot, seulement deux êtres qu'on juste envie de pouvoir s'aimer librement.

Le temps s'arrête ce soir, juste pour eux, juste pour leur Desyr enflammé.




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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Lun 26 Sep - 21:18


succomber au désir d'une ivresse insensée
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Le retrouver, danser au bout de ses doigts l'espace d'un instant sulfureux et recracher la fumée des cigarettes interdites une fois couchés. S'attacher, minauder, jouer ; perdre. Chuter de si haut qu'il n'en voit pas le sol, perdre son palpitant alors gelé dans l'action ; et puis se complaire dans l'unique chose dont il reste le maître aujourd'hui : la débandade qu'est sa vie. Se coucher au sein du lit conjugal, l'enlacer elle par habitude, par peur de la solitude, parce qu'il n'est plus là, parce qu'il est parti. Se réveiller chaque nuit, allumer la télé pour cracher sur des people qu'il déteste (il a trois cent chaînes, et la quantité d'insulte à déverser), se morfondre, l’œil morne. Puis laisser faire le temps, guérir et l'oublier, l'effacer ; pour finalement se retrouver l'année d'après. Recommencer, incessamment, se laisser tuer et dominer comme lorsqu'ils étaient enfants et, finalement, passer sa vie à l'attendre. Regarder chacune de ses petites histoires noyer la grande. Et en même temps. Tasyr aurait-il seulement supporté une issue différente de celle-ci, un nouveau sens à sa vie ? Laisser les coups pleuvoir comme le peintre qui meurtrit sa toile de son pinceau-folie, s'abreuver du bleu de ses ecchymoses jusqu'à trouver comment les cacher. L'aimer, à le détester ; l'aimer, à en crever. Finir sous terre, seul et sans rien au cimetière, à moins qu'il ne l'ait poignardé avant. Subir son emprise, sa confusion, sa jalousie, ses éruptions au quotidien, hurler du manque d'oxygène, de sa conscience à la traîne, de ses envies d'évasion ; se réconcilier sur l'oreiller, son corps sculpté par la goutte maligne de la sueur des amants, croire en un changement inopiné et paradoxalement espéré ; voir ses idéaux s'effriter. Subir le regard des gens. Ne jamais avoir d'enfant. Il l'a répugné, l'a éjecté de sa vie avec l'indifférence du cœur de givre, la tête haute. Il le cherche, chaque instant, dans les rues bondées et lorsque ses pas le conduisent à la devanture de la Yonsei, comme s'il pouvait voir son arrogance en ses sourires paraître d'un instant à l'autre dans la foule d'étudiants. Il doit rentrer dans la nuit, avant de mourir une énième fois, avant de se souvenir, avant d'espérer l'improbable insensé.

« Je te tue de la même façon que j'ai buté Hansa, si tu oses m'enfermer avec toi. A ta place, j'éviterai de courir le risque. » Menaces crachées avec hargne et froideur, le syrien ne peut s'empêcher de lui tenir rigueur pour ses absences répétées (alors qu'à y songer de plus près, c'est auprès de sa femme que le hongkongais multiplie ses absences). Il souffle longuement, les pupilles dilatées par la colère, irisées par l'ivresse-tristesse. A bien y réfléchir, il aurait du aller jusqu'au bout, certains soirs : faire de lui un souvenir réduit à l'état de cadavre, ou bien mettre fin à ses jours dans l'effusion de sang d'une lame trop loin enfoncée. « Tu me manques, mais je te déteste chaque fois un peu plus. » Je te hais de me laisser seul si longtemps, de vivre en homme comblé alors que je t'ai toujours attendu sur le palier dans l'espoir que tu me reviennes définitivement. J'étais prêt à tout endurer, et tes coups, et tes cris, et nos larmes, et nos vies. Hors, prince d'innocence déchu mais pas moins de glace, il en vient à fondre sous la chaleur de son souffle, à son plus grand regret. Il fut, est et restera toujours sa doléance. Ses cuisses s'écartent pour entourer les jambes de son aîné, son corps projeté vers l'avant bute sur le sien ; et le feu l'embrase. Son épiderme traversé par les éclairs, ses pupilles enflammées par la vanité incongrue, et son torse contre le sien qui cherche à lui véhiculer le rythme de son tocsin. « C'est parce que ma femme ne m'aime pas assez pour me plier à ses idéaux. » Moquerie ouverte, supplication désuète. « Je peux pas en dire autant de toi. J'ai l'impression que t'as grossi, ou alors c'est parce que t'as perdu tout tes muscles ? C'est quoi ? Ta femme t'aime tellement qu'elle passe sa vie à te cuisiner de bons petits plats ? Regarde ce qu'elle fait de toi... » Taz ricane pour teinter l'amertume d'une palette de couleurs moqueuses, le souffle cependant rompu par les mains audacieuses sur ses fesses. Les lippes étirées par un sourire hargneux, il délaisse les siennes pour les laisser cavaler au sud de sa peau, s'attardant sur sa pomme d'adam par un énième caprice. Ses doigts s'évertuant à écarter les pans de sa chemise en ôtant progressivement les boutons ; la poitrine compressée par les mêmes sentiments qui l'ont toujours animé : rancœur, mélancolie, tristesse, nostalgie, haine. « La prochaine fois qu'on se verra, qui sait, tu seras peut-être père à ce rythme » Et il ne doutait pas toucher si juste. « Tu diras quoi à ton gosse plus tard ? Est-ce qu'il sera au courant que son père parfait s'envoyait en l'air mais pas dans l'avion qu'il pensait ? » Il creuse l'écart pour retirer sa propre veste, et le haut qui l'encombrait, les laissant choir aux pieds du canapé, l'oeil couvert d'humidité. Ose me dire que j'ai tord. Mais je t'en supplie, dis-le quand même. Rassure-moi, hurle ; dénigre-la, juste pour moi. Juste pour me permettre de me sentir important à tes yeux, comme je l'étais avant.







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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Lun 26 Sep - 22:33


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Il en a payé le prix fort, de ses choix plus inappropriés qu'il ne l'aurait songé. Il a chuté si bas qu'il n'aurait jamais pensé finir à ce point, très près du sol, trop près des méandres effrayantes et étouffantes. Puis il c'est élevé, parce que Dewei n'a jamais décidé qu'il finirait dépravé. Il avait beau enchaîner les frasques, jouer avec le feu, toujours il c'était promis qu'un jour ou l'autre, que tôt ou tard ça  changerait, qu'il ne serait plus un bon à rien, qu'il prouverait que lui aussi il pouvait exister. Et il la tenait sa revanche, plus qu'une simple guerre, c'est sa propre vendetta contre la vie elle-même qu'il a gagné fièrement. Alors parfois, quand il est seul avec un verre à la main, il s'autorise à hurler, comme avant, mais cette fois il rigole à pleine dent. Il a gagné, un confort et une situation, mais dommage pour lui, son plus important combat c'est soldé sur un match nul. Il a préféré suivre le chemin de la raison et c'est détourné d'un soleil qui aurait pu annihiler la nuit qui l'encerclait. Il a choisi de s'engager dans une vie banale, sans surprise et sans piment, les minutes, les heures, les jours, les années lui avait fait oublier le goût des épices, mais la piqûre de rappel n'était jamais bien loin. Inévitablement, comme un camé, en désintox il suait chaque instant pour exister dans un monde où une femme avait apprit à l'aimer, ou une entreprise comptait sur lui pour se développer, mais y'a des rechutes. Mieux que l'herbe, mieux que l'shit, mieux que la cock, le crack, l'héro, y'avait un poison prénommé Tasyr qui n'attendait que lui. La dépendance s'apprivoise, dés la première fois où leurs chemins c'étaient croisés, il avait signé le pacte de sa déchéance. Accroc à des souvenirs, accroc à des moments volés, il se raccrochait à ce qu'il avait, mais juste une à deux fois par an. Parce qu'il n'avait plus le droit de retomber, jamais. Et pourtant, lorsqu'il tient la main de sa femme, il visualise la sienne. Lorsqu'il embrasse ses lèvres rosées, ses yeux se ferment très fort pour imaginer les siennes à lui. Il aime sa femme, oui il l'aime vraiment, mais y'a des sentiments qu'on ne peut pas expliquer, des sentiments tellement fort qu'on ne parvient pas à les exprimer par des mots. Ces sentiments là il sont réservés à un homme coréen, qu'a fait de la charpie de son cœur, qu'à enchaîné une part de lui, dans une cabane poussiéreuse au abords d'une université réputée.

Sa sévérité passagère le fait sourire faiblement, il lui en veut au fond de lui Dewei le sait, mais il n'a pas mieux à lui offrir désormais. Il aimerait pourtant, mais un avenir à deux n'était pas envisageable. Deux caractères de merde, deux garçons bien trop fier, ils se seraient entre-tué. A trop s'aimer, on fini par se détester et une part de lui n'avait même pas voulu leur laisser une chance. Peut-être que ça se serait déroulé autrement, peut-être mais le chinois n'avait pas voulu prendre de risque. Il connaissait bien trop leur relation, ça n'aurait jamais fonctionné, du moins les roses et les chocolat, ça aurait plutôt été crise de nerf et assassinat. Alors même si se priver de lui était douloureux, il s'y accommodait, parce qu'ainsi, chaque instant qu'ils partageaient était juste fort et passionnel. Il réservait les soucis pour d'autre, avec Tasyr ils en avaient déjà bien trop connu. Il grince des dents et détourne le regard vers la fenêtre, évoquer leurs véritables vies, celles ou chacun n'avait pas sa place dans celle de l'autre n'était pas des plus aisé, et pourtant c'était récurrent, du moins en début de soirée. «  C'est dommage de penser ça, vous avez quand même un fils ensemble, alors de là à dire qu'elle ne t'aime pas assez … J'pense justement qu'il faut t'aimer énormément pour accepter de construire quelque chose avec toi. » Son propre mensonge lui fit hausser les épaules. Il était probablement l'unique être sûr terre à aimer ce petit con démesurément et pourtant.. «  C'est parce que tu as pas encore totalement déboutonner ma chemise que tu dis ça. » Il s'amuse, le sourcil arqué l'air de le défier. Sa main dans sont dos dessines des cercles aléatoire, il penche un peu sa tête en arrière pour profiter de l'agression, soupirant doucement pour ne pas se faire prendre sur le fait. Y'avait vraiment que lui, que lui pour lui faire ressentir autant d'émotions en si peu de temps. Mais son corps fini par se crisper peut-être un peu trop brutalement, à l'entente de ses paroles, il visualise Mei, son visage de poupée chinoise emplis son esprit et il secoue sa tête pour la chasser. Se redressant, il fini par rigoler, peut-être un peu dépiter, ou agacé que le sujet vienne sur le tapis. Il comptait le lui dire biensur, mais pas maintenant, pas comme ça. « C'est pas peut-être, j'serais père la prochaine fois qu'on se verra oui. » Son regard s'encre dans le sien, appréhendant sa réaction. «  Je lui dirait rien, parce que personne n'a besoin de savoir. J'ai pas envie de te partager, j'en ai jamais eu envie d'ailleurs. Alors il en saura rien, tout comme Mei tout comme le monde. J'te garde pour moi, j'suis d'un genre radin à ce niveau là. » Il tente la pointe d'humour pour apaiser l'atmosphère, il n'a pas envie de se battre ce soir. D'une pression de main, il rapproche leurs corps d'avantage, si proche que leurs nez s'effleurent, que leurs bouches se frôlent, que leurs souffles se mêlent. «  Tu m'as dit que t'avais pas toute la nuit, t'as vraiment envie qu'on parle de ma femme, de mon gosse, de ma vie, de ta vie ? J'suis pas là pour ça.. Quand t'es là Taz, y'a plus rien qui compte à part toi, à part nous. Tu devrais le savoir, alors arrêtes de te faire du mal en posant des questions dont les réponses ne te plairont pas. C'est ainsi maintenant, on a notre vie chacun de notre côté c'est un fait. Mais quand y'a que toi et moi j'ai envie de me prendre dans la gueule tous mes regrets, j'ai envie de me maudire d'être parti et de t'avoir laissé derrière moi, parce que c'est juste parfait entre nous. Alors fait moi regretter tu veux bien ? » Il déglutis tandis que ses doigts glissent sous son t-shirt. Première brûlure. «  Me fait pas te dire des choses qu'au fond de toi tu sais déjà, j'sais pas rassurer les gens, mais Taz, tu sais très bien que personne n'arrivera jamais à te surpasser dans ma vie. » sauf mon fils c'est sûr, mais pas ma femme, c'est sûr aussi.




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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Mar 27 Sep - 13:56


succomber au désir d'une ivresse insensée
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Le monde tourne, le vent souffle, l'eau déborde de son lit et se jette sous les ponts en affamée suicidaire. Les saisons passent et se ressemblent, les arbres frémissent, les oiseaux chantent au bonheur des séoulites, les cerisiers fleurissent puis se meurent ; Han demeure éternel. La planète danse, arrache l'innocence par les âges ; mais lui reste pétrifié. Tétanisé au beau milieu de la foule pulsant en les artères de la grande ville, le souffle court, à la recherche du temps perdu et de la mélodie de sa jeunesse-fougue. Il a pourtant tout pour être heureux : un entourage solide, un mariage pas si détestable, un fils de cinq ans et, dans l'ombre d'un de ses multiples secrets, il veille à maintenir la flamme de la magie dans les orbes de sa progéniture pour qu'à son jour, il piétine la ville et la domine pour achever son devoir. Il a tout pour être heureux, mais il n'a pas sommeil ; il a tout pour être heureux, sauf le petit boulon manquant à l'engrenage, si détestable et futile, pourtant essentiel : son âme. Son esprit, qui vagabonde hors de son corps, son esprit curieux, qui imagine une vie qu'il ne mène pas, son esprit, resté dans le passé d'une université prestigieuse, resté dans un dortoir un soir d'orage, resté sur l'échec de sa plus belle réussite. Il en pâli bien souvent, seul Chung Su est dans la confidence pour leurs soirs de beuverie en sortant du travail, lorsque le syrien ne peut s'empêcher de rire avec amertume en geignant qu'il reviendra quoi qu'il en coûte (comme s'il le suppliait de le faire revenir). Chung Su, marié, père lui aussi, professeur de danse. Le monde tourne, les gens grandissent, mais son cœur-adolescent reste en émoi devant l'impossible. Les mots sont difficiles à digérer lorsqu'ils viennent de lui, s'entassent au fond de sa gorge jusqu'à former une boule douloureuse et acide. « J'pense justement qu'il faut t'aimer énormément pour accepter de construire quelque chose avec toi. » Il encaisse, muet. Des paroles qui ravivent sa colère, sa frénésie, ses maux ; mais il n'en dit rien, et abandonne le combat, prêt à accepter tout ce qui viendra de son aîné pourvu qu'il ne l'oublie pas. Pourvu qu'au fond de son cœur subsiste la rancune d'un combat contre les mœurs dans l'obscurité de ce qui fut leur univers, une lutte acharnée contre un amour répugné, et le souvenir des tendres mots amèrement crachés comme s'ils leur en brûlaient le gosier. Prisonnier.

La surprise teinte ses prunelles de noir, il pince ses lèvres avec peine pour déglutir ; la boule reste pourtant présente dans sa gorge écartelée, asséchée par la révélation. « Tu vas être papa ? » Le libraire baisse la tête le laps de temps suffisant à digérer la mesquinerie, puis relève fièrement son menton en dessinant sur ses lèvres le sourire victorieux. Les entrouvre pour pousser un rire presque fou, compulsif surtout. Il connaît son aîné (espère le connaître toujours aussi bien) et sa capacité à le détruire par quelques mots : se persuade seul de la plaisanterie visant à l'effriter, lui et son âme morcelée. Il ne la relève pourtant pas, effrayé jusqu'au fond des tripes qu'il ne dise vrai. « Moi aussi je suis radin. Moi aussi, j'ai pas envie de te partager, et j'suis obligé. » Il a beau grandir sous le poids des années, le corps affiné par l'âge, l'enfant reste éternel dans ses complaintes égoïstes. Il renifle, le dédain omniprésent, et pince l'arrête de son nez, presque suppliant. « Pourquoi je suis toujours obligé de te partager avec elle ? » Et il n'en attend pas de réponse, effaçant sa requête d'un haussement d'épaules désinvolte ; et il range au placard ses craintes et ses tourments, conscient que le temps leur est compté, et qu'en dépit de ses questions, son corps n'en est que davantage consumé. Tasyr souffle contre les lèvres de Dewei, taquin, avant d'y apposer un baiser étonnement chaste, et bref. « Oh, te fais pas de soucis pour ça. Tu vas regretter, Hayati, tu vas regretter. Je te le promets. » L’œil brillant par l'excitation dévorante qui tord son ventre et enflamme ses reins, le coin des lèvres relevé par la satisfaction de ses idées, le cadet s'empresse d'attraper les poignets du hongkongais entre ses doigts pour les éloigner de sa peau. Il défait un à un les derniers boutons, l'aide à s'extirper de son entrave blanche. « J'ai pas envie de rester toute la nuit à jouer au mec parfait qui te regarde dormir, et j'ai encore moins envie qu'on parle de trucs qui sont morts ou qui n'arriveront jamais. Alors faisons ce qu'on a à faire et je repars, j'ai promis à Seora d'être là demain matin et de passer la journée avec elle. » Il ne sait pas ce qu'il désire vraiment : être le parfait amant jusqu'à ce qu'il revienne à ses côtés définitivement ; se montrer détestable pour refuser de paraître faible à ses yeux. Avide de lui, Taz glisse ses bras autour du cou de son aîné, faisant buter leurs torses, et leurs lèvres qu'il s'empresse de mordiller, de dévorer. L'une de ses mains remontant jusqu'au haut de sa nuque pour tirer sa tête vers l'arrière, il se dresse sur ses genoux pour surplomber le corps de sa moitié. Il laisse ses hanches chercher les siennes avec ferveur, la mâchoire crispée pour taire son allégresse et la jubiler. Le besoin d'accroître son impatience et son excitation à l'aide des siennes ; pour se sentir désiré, encore dans la course.







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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Mar 27 Sep - 22:25


succomber au désir d'une ivresse insensée
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«  oui, j'vais avoir un enfant. » Il ne s'attarde pas, ne donne pas de date et ne montre encore moins la merveilleuse photo d'échographie qu'il garde précieusement dans son porte feuille. Pourtant il en est fier, c'est de toute évidence la plus belle chose qu'il est parvenu à accomplir durant ces 30 ans. Un grand enfant qui va avoir un bébé. Ça représente un petite consécration. Lui, celui qu'on a rejeté dès le plus jeune âge va avoir sa propre famille désormais, et ça le comble, vraiment. Mais ça signifie aussi, que tout est bien réel. Une femme encore, mais un enfant, un mini Dewei. Alors il ne veut pas en parler pour ne pas remuer un peu plus le couteau dans la plaît. Même si quelque part, il souhaiterait partager ça avec lui. Dewei avec un bébé, c'est tellement difficile à croire, tellement peu probable aussi. Juste fou et y'a probablement que Tasyr pour comprendre à quel point. La fierté laisse place à de la gêne, il baisse les yeux un court instant et s'autorise à sourire tristement. Jamais il n'aurait pu avoir ça avec le Syrien, il le sait, seulement y'a cette petite voix qui s'anime à chacune de leurs retrouvailles et elle lui hurle qu'il aurait eu bien plus que tout ce qu'il a aujourd'hui. Peut-être mais les choses sont ainsi, aucun retour en arrière n'est possible de toute façon. Le chinois continuera d'arpenter les rues de Hong Kong chaque nuit, les yeux rêveur et surtout plongé dans un ailleurs révolu. Et encore pendant un long moment il en était convaincu, il croira le voir à toutes les intersections, il pensera à lui lorsque sa jolie Mei Li enlacera son dos et embrassera sa nuque doucement. Il aura mal, mais il ne perdra pas son sourire. C'est son malheur et sa rédemption, peut-être ne s'y fera-t-il jamais, mais l'importance est qu'il vivra avec, résigné.

Parce que je dois te partager avec la tienne. Il ne prononce pas ces mots, mais n'en pense pas moins pourtant. Il aimerait sourire moqueusement, lui dire que c'est le jeu, qu'on a rien sans rien dans la vie. Finalement ils ont tous les deux décidé de leur propre sors à quoi bon s’accabler de mots douleur, de mots poison, de mots tranchants. Il a tellement mieux à lui offrir ce soir, toutes ces choses dont il est privé 363 jours par an. Alors il se laisse faire en souriant lorsque le plus jeune attrape ses poignets. Ce genre de sourire carnassier, celui qui prédit monts et merveilles, celui qui retranscrit sa fougueuse folie enfouie dans les profondeurs de son être s'échauffant lentement. Et puis y'a le surnom, pas franchement anodin, qui ne représenterait rien pour la majorité des coréens, mais tellement pour le chinois. Ca pique son cœur faiblement et au delà de ça, un courant électrique le transperce. Joie, ça fait du bien. Il aurait probablement rougis, cette nuit y'a simplement son organe vital qui s’emballe bien trop fort. Ses poings se serrent, il inspire lourdement, le regard pesant dans le sien. Aucun sons ne sort de sa bouche, mais les yeux de Dewei parlent à sa place, à cet instant il est bien, comme jamais il ne l'est vraiment le reste du temps. Et sans qu'il ne s'en rende compte, les regrets commencent à s'insinuer en lui. Au fond Tasyr n'est pas seulement l'homme de sa vie, c'est aussi son abris et sa maison, son réconfort, son tout.

Sa mâchoire se contracte lorsque le Syrien évoque sa femme, mais il hoche simplement sa tête, docilement. Il n'est pas forcément d'accord avec le programme énoncé, il voudrait passer toutes la nuit avec lui, mais s'il en a décidé autrement, alors c'était ok. Le Hongkongais a apprit à prendre ce qu'on lui propose, s'en satisfaire et ne pas réclamer plus. Cette nuit, dans cette chambre surplombant Séoul il acceptera ce qu'on lui offre, puis demain viendra et la vie reprendra. Mais pour le moment, sa bouche le brûle tandis que sa respiration, courte, s’affole pour suivre la cadence. C'est presque désordonné comme s'embrasseraient deux adolescent découvrant les détails du plaisir charnel. C'est deux gosses réunis, lorsqu'il a passé la porte de la chambre, sa trentaine c'est envolée, c'est effacée, Il a 23 ans ce soir Dewei, et il compte bien aimer Tasyr comme à cette époque. Rageusement, Desyrement. A bout de souffle il se recule un peu. «  Ca me va, mais j'ai pas envie de perdre mon temps à parler de futilités alors si tu veux bien... » Du bout des doigts il saisit son t-shirt pour le lui retirer. Sa pulpe retrace ses fins abdos plus aussi dessiné qu'à l'accoutumé et sous son tracé il se souvient de l'avant. Ca le fait sourire et ses lèvres viennent s'apposer sur sa peau, savourant chaque parcelles découvertes, laissant parfois sa langue venir taquiner son épiderme laiteuse. D'une main sur sa hanche, il le fait basculer, l'allongeant sur le cuir frais et s'étale contre lui. Le contacte de leurs peaux le grise et sans réfléchir il plonge dans son cou, embrassant, mordillant, léchant, s’abreuvant, se dopant. Ses ongles griffes doucement son ventre, ses hanches bouillantes pressées contre les siennes synonyme de son envie grandissante. «  J'vais te faire l'amour bébé, juste pour que t'oublies tout, juste pour te prouver que y'a jamais eu que toi et que ça ne changera jamais. » Il a murmuré au creux de son oreilles avant de mordiller son lobe. Ses doigts taquins glissent le long de ses côtes, trouvant leur point culminant à sa lisière de son bas. Joueur, il effleure son aine et le dessous de son nombril, puis il se redresse juste un peu. «  T'es à moi, et j'vais te le rappeler. » C'est le cri du gosse jaloux, c'est le couinement de l'homme impuissant. Sa voix est grave, son ton est possessif. Y'a pas de femme, y'a pas de famille, y'a pas de patrie. Seulement deux lionceaux devenu roi, et en cette nuit sombre la ville est à leurs pieds, comme lorsqu'ils étaient jeunes et fou. Doucement ses doigts désireux s'infiltrent sous son pantalon, fougueusement il retourne embrasser ses lèvres déjà rougit. Et elle est présente elle aussi, cette folie délirante, cette folie excitante, au fond de ses yeux assombri.  




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Re: /!\ succomber au désir d'une ivresse insensée + DESYR ☆  Mer 28 Sep - 21:30


succomber au désir d'une ivresse insensée
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Tasyr se serait sans doute acclimaté sans mal à sa vie si certains éléments n'avaient jamais eu le malheur d'exister. Les ruines de son existence auraient pu ériger un mur glorieux, rempart hautement dressé, dominant la population des mortels considérés comme éternellement stupides à ses yeux gorgés d'arrogance. Il avait cependant suffit d'un regard, d'un hasard, d'un poing, d'un joint ; sa véhémence était devenue addiction. Il allait jusqu'à aimer ce corps injustement marqué dans sa confusion. Ses cris-mélodie, ses dents possessives ; il avait même, un instant seulement, apprécié l'orage. Juste pour lui, une dernière fois. Et il avait succombé à la folie des amants, se privant du bonheur pour les maigres souvenirs de leurs moments. Quelque part, pourtant, logé au fond de son esprit, le doute saugrenu alarme son être : il n'est jamais trop tard pour rompre avec ses démons et apprendre à se satisfaire de ce que la vie présente. Sa femme est à ses yeux d'une grande beauté, quoiqu'il soit l'un des rares à aimer les courbes aussi généreuses et les rondeurs marquées. Son fils est aussi vif d'esprit qu'il ait pu l'être à son âge, lui qu'on a longtemps considéré comme un génie. Son métier, bien que platonique, lui permet une indépendance optimale. Son appartement, décoré avec goût, offre le confort suffisant à ses attentes. Il fallait peu de choses ; il pouvait aisément le faire. Avec du courage venu du fond des entrailles, il était capable de brûler les vestiges du passé et offrir l'intégralité de son âme à celle qui aujourd'hui le méritait.
Il n'y arrive pas ; il n'y est jamais parvenu. Autant lutter contre le destin d'une vie, hors Damoclès le retient captif par effroi.

Les lèvres qui butent contre les siennes sont avides et, dans une réponse consentie, Tasyr ne peut qu'y plonger les dents dans un grognement étouffé. Les frictions affamées de leurs bassins diaprent ses joues d'un bordeaux pâlissant, creusant le contraste avec l'opale de sa peau parcourue par les étincelles du désir. Il réserve, à lui-seul, ces baisers brûlants qui font de leurs entités les incubes des légendes. Ses mains ne savent où s'ancrer (elles n'ont jamais su, tant elles sont avides de découvertes) et parcourent l'intégralité de son corps avec l'empressement de la crainte, peinées d'une potentielle volatilisation. « Depuis quand est-ce que tu te soucis de mes désirs ? » Le rictus narquois courbe le haut de sa bouche : il aime à se savoir en sa possession, fragile de son touché, friand de ses ordres, masochiste de son contrôle. Sa poitrine se gonfle de l'air laborieusement inspiré, sa peau frémit de la trace humide, son dos se cambre pour plus de sensations. Les paupières à demi-clos. Puis son corps qui bascule, la morsure froide du cuir sur l'effervescence de son sang bouillonnant sous sa peau blanche, et l'échappée honteuse d'un gémissement-surprise incontrôlé. Le syrien croise ses jambes autour des hanches de son aîné, ces mêmes hanches qu'il cherche des siennes inconsciemment, mais surtout continuellement, la gorge offerte au ciel de béton ; l'espace laissé à son Némésis de toujours. « Dépêche-toi, ça commence à être long. » Le noiraud simule la lassitude dans un soupire contrôlé, roulant des orbes jusqu'à l'autre extrémité de la pièces ; et même si son sourire taquin le trahit, il aime à penser avoir un tant soit de peu de prise sur la situation. Les surnoms qu'il arrache à la gorge de son aîné ne l'ont jamais laissé de marbre, quoi qu'il ait pu en dire un jour ; son palpitant s'emballe dans le cri du silence qui résonne jusqu'à ses tempes bourdonnantes. L'ancien gumiho se redresse sur ses coudes, suivant la course de Dewei des yeux dans chacun de ses actes, et sa bouche pincée le supplie discrètement d'enfin achever ses narquoises mesquineries, d'accéder aux requêtes de son corps en émoi, en pâmoison.  Encore. Encore leurs lèvres qui butent, comme elles ont tant de fois buté par le passé, comme elles buteront à l'avenir dans ses rêves inespérés, dans ses angoisses fondées. Taz les esquive toutefois trop rapidement, la poitrine martelée par un rire soudain, et ses bras désormais tendus marquent la distance entre leurs corps en le rejetant vers l'arrière (et il se moque qu'il tombe, il s'est toujours moqué de sa douleur. La réciproque étant palpable). « Allez, dépêche toi, tu traînes encore. »

L'éternel enfant rieur se redresse sans attendre et enroule ses doigts autour du poignet du hongkongais pour le tirer à sa suite. Il dévore les lieux d'un œil affamé, conquiert l'espace d'un pas déterminé, découvre ses alentours avec curiosité ; pousse finalement sa proie prédatrice sur le lit trouvé pour aussitôt le surplomber. Sa langue glisse sur sa lèvre inférieure, il dévore de ses prunelles rapaces le corps étranger si familier. Le bout de ses doigts retrace les contours de ses abdominaux fantasmés avant de prendre d'assaut l'attache de son pantalon, sa langue se perd sur l'étendue de sa gorge qu'il ne cesse de meurtrir de ses dents. Et lorsque, encore, il se redresse, Tasyr s'évertue à entrechoquer leurs bassins plus férocement dans de longs gestes calculés. « Est-ce que tu penses à elle, quand je fais ça ? » La fierté peint ses traits adultes : il n'a pas pour but d'évoquer sa femme à tous venants, simplement d'assumer la supériorité qu'il exerce à chaque instant sur cette inconnue. Encore une fois, il cesse pour glisser jusqu'à mi-cuisses son pantalon étroit, entraînant son sous-vêtement dans sa chute ; torture sa moitié pour que ses vêtements subissent les mêmes conséquences ; leur désirs mis à nu. Alors seulement, il reprend ses gestes avec hargne, se tirant seul les grognements suffisants, la pupille irisée par la satisfaction ultime, le visage ravagé par le plaisir fiévreux. « Alors ? Dis moi ; dis-le. »







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