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less than zero (Keina) ☆  Mar 27 Sep - 19:00



"Where are we going?" I asked.
"I don't know," he said. "Just driving."
"But this road doesn't go anywhere," I told him.
"That doesn't matter."
"What does?" I asked, after a little while.
"Just that we're on it, dude," he said.

LESS THAN ZERO.


Je roule vite. Les bras en croix et le sourire aux lèvres, je laisse ma vieille planche dériver comme elle l’entend au milieu de la rue. Séoul, beaucoup trop sage, s’en est allée dormir en oubliant ses derniers enfants, fêtards avinés qui crèvent de chaud sur le même trottoir que les morts de froid. Elle s’en fiche, Madame Corée, elle ne veut pas de surfeurs sur la grande vague qu’elle a provoqué. Alors elle va se coucher sans un regard pour nous. Je m’en tape. Cette nuit je suis à l’autre bout du monde. La nostalgie frappe fort, m’impose le souvenir du Boulevard et de la West Coast, en bande son System of a Down. « You should have never trusted Hollywood », qu’ils me chantent dans les oreilles. Los Angeles, c’est une ville un peu triste, un peu malade, un peu pute aussi. Mille fois plus belle et digne de confiance que les petites bourgeoises poussiéreuses ou hyper-connectées que l’humanité utilise pour se faire jouir dans un trip égocentrique. J’ai envie d’y aller maintenant et je tape du pied pour que le skate aille plus vite.

Il est trois heures du matin et je ne vois pas les étoiles à cause des lampadaires. Les quelques personnes qui se promènent encore n’ont pas l’air de s’en soucier alors je décide de faire pareil, bien que cela me perturbe beaucoup trop. Je ne sais pas où aller, j’hésite entre me perdre, tourner en rond, accélérer encore et m’éclater sur le bitume au premier tournant, pour voir ce que ça fait. N’importe quoi tant que ça me passe l’envie de partir pour de vrai. J’ai du mal à me convaincre que ça vaut le coup de rester, que j’ai une ébauche de vie qui se construit ici. Ça me donne la nausée au point d’être obligé de ralentir. D’habitude, je pense aux amoures, aux amitiés, aux secrets partagés ou à Papa, mais ce soir rien y fait, je veux partir, abandonner le quotidien parce qu’il m’empêche de respirer. De l’air, de l’air.

Et puis la bulle d’oxygène. Sa posture, son dos, la manière dont elle a arrangé ses cheveux, toutes les choses qu’elle m’a autorisé à retenir apparaissent au coin de la rue. Nos routes se croisent. Encore. Elle est de dos et elle a l’allure des 90’, façon Seattle et saint Kurt Cobain. Je n’ai aucune idée de ce qu’elle fout là et ce n’est probablement pas important. « Le bout du monde fume une cigarette juste devant moi » je pense en boucle. Ça me laisse con, planche à l’arrêt, définitivement émerveillé par cette chienne de karma qui se marre bien au-dessus de ma tête. J’avais besoin d’un coup de vent pour partir ou d’une gifle pour rester, au lieu de ça j’ai Nina et c’est presque mieux. Je m’approche d’elle silencieusement et lui colle mon casque sur les oreilles. Less than Zero de Costello. « J’ai retrouvé mon lecteur cassette, il y avait ça dedans, ça m’a fait penser à la Californie. Moins que Zéro d’Ellis, tout ça. » Dans un anglais d’outre-Atlantique, je suis sûr qu’elle peut entendre le sourire dans ma voix. Le hasard me rend heureux, mais pas autant que cette sensation de l’avoir quittée hier, de reprendre exactement au même point. Ça devrait probablement nous mettre mal à l’aise, nous forcer à respecter les politesses d’usage, rires gênés et distance respectueuse. J’emmerde les convenances et je passe mes bras autour de sa taille. On a toujours fonctionné comme ça, sans bonjour ni tu vas bien. Au fond ça ne me regarde pas vraiment, on se contente d’un petit bout de présent, hors du monde et de la vraie vie, un truc juste à nous. « On voit pas les étoiles ici, ça me donne envie de disparaître. » Pourquoi, je ne peux même pas le dire exactement. L’impression que même le ciel est fermé, que je suis prisonnier entre le béton, les buildings et la nuit toute orange.


nina & keith - less than zero


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« je suis même pas capable de changer une ampoule, ça fait six mois que j'pisse dans le noir. »

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Re: less than zero (Keina) ☆  Jeu 29 Sep - 13:09



"Where are we going?" I asked.
"I don't know," he said. "Just driving."
"But this road doesn't go anywhere," I told him.
"That doesn't matter."
"What does?" I asked, after a little while.
"Just that we're on it, dude," he said.

LESS THAN ZERO.


Elle à encore ouvert son cœur au monde Nina, elle s'est laissée transportée, vidée de son énergie tout en régénérant ses batteries sur les vibrations des sons qu'elle propage. Nina, elle vit, elle sourit, nina n'entend jamais le mal-être du monde et se contente d'un peu plus envelopper ses proches dans son monde. Nina, elle est surement un peu malade, un peu bancal, mais son sourire rend les choses plus douces, sa différence plus facile à accepter. Cheveux de feu, cheveux dorées, cheveux néon ou cheveux d'ébènes, elle illumine les nuits dans les clubs à coup de basses, de techno, de vibrations, de vieux hip-hop ou d'un bon vieux rock. Nina reprend tout à sa sauce, transmet, fait vibrer, Nina sourit, s'envole vers eux et s'offre dans son entièreté au bonheur d'autrui. Nina.

Il est tard, tôt, la nuit rencontre doucement le jour (pas tout à fait, pas encore), les étoiles invisibles sont parties faire un tour alors que Nina se glisse dans les rues vidées de séoul. Parce qu'elle à fait vibrer trop longtemps, trop tard, les gens épuisées et revigorés s'en ont allé. Nina dans les rues de séoul brille plus que la lumières jaune des lampadaires, de ses airs trasho-heureux. Elle fume une clope, écoute les derniers sons de la ville. Pas de musique, un peu de vide, un peu de rien. Remonte son blouson en jean sur ses épaules et soupire. Tranquillité, bonheur, simplicité dans un monde trop compliqué. Nina. Et le temps passe et elle marche, sans but précis, juste pour apprivoiser, encore, cette ville qui la retient sans qu'elle ne comprenne comment, qui l'empêche de voler trop loin, de toujours revenir, ici. Puis la musique au creux de son cœur, vibre son corps, frémit sa peau, fait venir son sourire. Elle n'a même pas sursauté, elle n'a pas peur non plus. Et les grésillements qu'elle reconnaitrait entre mille, ceux des cassettes aussi bien que ceux si doux à son oreilles des vieux vynils quand elle les pose sur les platines avant de jouer avec. La voix de keith la fait automatiquement sourire, comme à chaque fois. Sa tête bouge en rythme à peu près tout de suite, et après un rire, elle chante quelque paroles. C'est très eux. Sa tête se cale contre la clavicule du garçon alors qu'elle laisse tomber son sac à ses pieds pour avoir le dos libre, remontant sa main droite dans ses cheveux bouclés. Nina, elle reste un instant comme ça, elle ferme les yeux et se laisse aller à la voix de costello, aux caresses de keith et à l'ambiance qu'ils instaurent avec une facilité des habitués.

Mais elle se tourne, ses yeux-amour rencontrant enfin ceux du garçon, son sourire glissant jusqu'aux lèvres de keith. Ils se rencontrent encore. Sacré karma. Elle lit sur ses lèvres autant qu'elle écoute sa voix avant de relever les yeux vers lui, pleins de promesses de bonheur, pleins de promesses d'ivresses. « On a qu'à aller chercher les étoiles. Tu viens ? » qu'elle dit en glissant sa main dans la sienne. Mais change vite de technique en affichant une bouille d'enfant-malice, attrapant son sac qu'elle jette sur son dos avant de faire le tour pour sauter sur le dos du garçon. « j'vais pas marcher alors que tu roules, j'ai oublié ma planche putain ! On passe chez moi ? Tu veux y aller comment, aux étoiles ? » Elle rigole au creux de son oreille, Nina, et le lâche d'un bras pour retirer le casque qu'elle remet sur ses oreilles avant d'embrasser sa joue, son cou. Vivre.

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♡ aloha ♡

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Re: less than zero (Keina) ☆  Dim 2 Oct - 19:39



"Where are we going?" I asked.
"I don't know," he said. "Just driving."
"But this road doesn't go anywhere," I told him.
"That doesn't matter."
"What does?" I asked, after a little while.
"Just that we're on it, dude," he said.

LESS THAN ZERO.


Je connais des types qui ne cherchent que des majuscules. La Grande Vie. Le Grand Bonheur. Le Grand Amour. Ils courent après des grandes lettres qui dureront une vie et qui réchaufferont les cœurs, laisseront penser qu’ils ont fait ce qu’il faut. Ils me regardent avec des yeux tristes quand ils comprennent que je n’ai pas leur ambition, je les plains parce qu’ils n’auront jamais de Nina, et ça ressemble à une tragédie. Nina, la rencontre-hasard, l’amour-phénix, la nuit-passion. Entre ses bras il n’y a que des minuscules, des petites amoures, des petits bonheurs, des petites vies de quelques heures. Et quand elle s’appuie contre moi, que sa main passe dans mes cheveux, qu’on se retrouve exactement où on s’était laissé, je me dis qu’elle doit être bien triste, leur quête des grandes choses.

C’est à mon tour de profiter du silence. Juste un instant, le temps de me rappeler qu’autour de nous l’univers est profondément endormi. Puis son rire léger qui me fait sentir gosse. Elle est comme ça Nina, elle a la saveur d’un souvenir d’enfance et je la serre un peu plus contre moi. Le regard qu’on s’échange, pour sûr, vaut de l’or. Les sourires aussi. J’ai oublié pourquoi je me sentais mal. C’était peut-être une bonne raison, ou simplement le blues du pauvre type tout sauf valable. Peu importe, sa main dans la mienne, elle promet les étoiles et j’en ai foutrement besoin. Les belles de nuit font les farouches parce qu’elles détestent les grandes villes, ces femmes jalouses, qui essayent de briller plus fort. Je sais que je ne peux pas les trouver tout seul mais elle est là, elle, et elle montrera le chemin. Je lâche un « ouch ! » surpris quand elle me saute sur le dos et je rigole. Ça ne me dérange pas de jouer la monture docile, presque heureux du contact imposé, ses jambes serrées autour de ma taille. Ses lèvres contre mon cou me font frissonner comme un collégien qui découvre les choses des adultes pour la première fois. Ou alors c’est la voix de David Gilmour qui chante contre mon oreille – goodbye Elvis. « On trouvera bien comment on fait. On trouve toujours. » Sourire et je commence une expérience, à deux sur un skate. C’est bancal et on va lentement, j’ai peur de me casser la gueule et d’abîmer Nina.

Triste réalité, je me souviens de la totalité de son corps, de sa marque de cigarettes, de ses albums et même de certaines de ses fringues, mais le chemin vers sa vraie vie, il est vague. J’hésite à chaque coin de rue, y vais principalement à l’instinct. Au pire on se perd, au pire je la porte encore, au pire si on passe devant on s’arrête, au pire on ne trouve pas et je marche. Au pire c’est toujours bien. « Elle est où ta planche en fait ? » En attendant je m’arrête pour mettre la face B et sortir une paire d’écouteurs du fond de mes poches, pour qu’on puisse profiter à deux de Nirvana. J’allume une clope et lève la main pour qu’elle puisse tirer dessus. « Si on roule très vite pendant longtemps, les lampadaires se transformeront peut-être en étoiles. Ce sera orange mais c’est pas si grave, hein ? » Je me sens bien à lui dire des conneries avec mon sourire de sale môme heureux d’un rien, la tête vers l’arrière pour espérer choper un regard à travers le petit nuage de fumée bleue qui nous entoure.

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Re: less than zero (Keina) ☆  Aujourd'hui à 23:22


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