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torturous electricity (+) JANA

 :: Le reste du monde :: Séoul
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Yu Jasun
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Sam 24 Fév - 18:47

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jasun & sana

Les clés de sa Audi tournent dans sa main alors qu’il se tient sur le pas de la porte, adressant les derniers aux revoirs de la soirée. Cette soirée du 31 Décembre qui s’est déroulée chez Euigeon s’était bien passée dans l’ensemble, si on met de côté la présence inattendue d’une fille qui a bouleversé la vie de Jasun il y a quelques années. C’est vrai, il a été incapable de cacher sa surprise et son malaise sur le coup, quand on sait ce qui s’est passé entre elle et lui. Elle. Malia. Cette relation qui a duré plusieurs mois, dans le secret total, où ils ont été libres. Libres de s’aimer ou de se détester, mais libres. Elle l’était entre ses mains, Jasun c’était son issue, un moyen de penser à autre chose qu’à son homme qui la cognait tous les jours. Et elle, elle était son remontant psychologique dans ses journées sombres où il se torturait l’esprit à imaginer Sana dans son habit de prisonnière, à pleurer son nom contre les barreaux de sa cellule parce qu’il ne venait pas la voir. Une relation qui s’est mal terminée, de la plus mauvaise des façons et il n’a jamais voulu en parler à Sana pour la simple et bonne raison que ça éveille en lui des souffrances, des plaies pas encore cicatrisées. Il y a eu cet échange de regard entre lui et Malia et il a bien vu que ça n’a pas échappé à l’esprit observateur de celle qu’il aime. M’enfin il n’a pas passé la soirée à se ronger le sang, à se dire qu’il aurait pu éviter la catastrophe. Non, si c’est fait, tant pis, c’est que ça devait se passer comme ça. Il a passé une bonne soirée, il n’a pas trop parlé avec Malia parce qu’elle était l’hôte de son ami et il ne voulait en aucun cas éveiller des souvenirs traumatisants du passé. Pourtant, il voyait dans les faux sourires de Sana le bonheur faner à chaque fois. Il savait ce qui l’attendait.

La porte se ferme et les voilà qui rejoignent l’extérieur pour atteindre la voiture de l’aîné des Yu. Ils ne se sont pas adressés un seul mot encore, la tension est palpable et il ne sait même pas comment amener le sujet. Il la connaît assez pour savoir que s’il ne la pousse pas à parler, elle ne dira rien. Elle restera silencieuse jusqu’à arriver chez elle, claquer la portière sans même lui donner un baiser et lui faire la gueule pendant 2 mois. Ouais, Sana, elle est comme ça. Il la connaît par coeur et c’est aussi pour ça qu’il en est si amoureux. Il pourrait la dessiner les yeux fermés et prédire ses faits et gestes. Il tourne rapidement la tête pour la regarder alors qu’elle semble l’ignorer royalement. Et les premiers mètres parcourus sont des plus froids. D’habitude, ils auraient discuté de la soirée, ils auraient ri, mais là, ils savent tous les deux qu’ils n’en parleront pas parce qu’il y avait Malia et qu’ils finiraient par y venir. Jasun se contente de conduire tranquillement, son bras gauche posé sur l’accoudoir et sa main libre sur le volant de sa voiture. Et quand il est forcé de s’arrêter au premier feu rouge, il tourne d’abord la tête vers la gauche, pour regarder par la fenêtre les rues qui grouillent de monde en cette nuit du 31 Décembre. Ils sont déjà en 2018 depuis 3 heures mais il a comme l’impression qu’elle va mal commencer cette année. Et après avoir suivi du regard un groupe de gens bourrés qui rentraient de leur soirée, il daigne enfin tourner la tête vers sa belle, pour la regarder. Il baisse les yeux un moment pour regarder sa tenue, avant de reposer les yeux sur son visage, l’air sérieux. « T’as pas dit un mot depuis qu’on est parti. » Oui, il aime bien lui pointer les choses. Il pousse un soupir, après être resté silencieux quelques courtes secondes. « Tu veux qu’on en parle? » De ce regard qui te chagrine tant.  


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Yu Sana
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Dim 25 Fév - 15:26

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jasun & sana

tout avait parfaitement bien commencé. son premier nouvel an après avoir officialisé leur relation, le premier qu'ils passaient ensemble, ne l'ayant guère célébré l'an passé, sa sortie de prison à l'époque étant bien trop fraîche. elle se souvient de l'euphorie ressentis toute la journée à se préparer, se maquiller, se coiffer. elle avait même pris le temps de cuisiner quelques patisseries pour la soirée, excitée à l'idée de pouvoir passe un excellent moment en compagnie des amis de son homme mais aussi de ses nouvelles amies tel que mia, la copine de taehyun. elle avait tellement espéré cette nuit, tellement idéalisé ce début de nouvelle année qu'elle n'aurait pu prévoir la déception que cela serait. totale désillusion.

le temps d'un instant elle s'était auto sermonné, persuadé qu'elle faisait preuve de paranoïa et se faisait des idées. elle avait réellement essayé de passer au dessus de ce qu'elle pensé avoir vu. un regard ne pouvait certainement pas tout déterminer. peut-être ne réagissait-elle ainsi que et simplement que pour la simple raison qu'elle ne connaissait guère cette jeune femme au doux de prénom de malia, alors que jasun lui semblait la connaître. et elle s'était persuadé pendant une bonne heure qu'ils se connaissaient probablement grace à euigeon, qu'au fond en cinq ans il avait bien le droit de s'être fait des amis et des amies au féminim. mais certains regards ne mentaient guère, l'attention qu'il lui vouait en oubliant presque la présence de son actuel petite amie avait eu raison de son optimiste. sana n'était pas la seule à occuper son coeur, et elle en était persuadé. malia y avait eu sa place et y avait encore une infime place. il suffisait simplement de regarder jasun pour percevoir son mal être mais pire encore c'était le regard qu'ils avaient partagés, elle et lui. et ce en la présence d'une sana démunise, perdue, dépourvue.

alors elle avait laissé filer la soirée, s'abstenant de boire de sorte à éviter d'exploser en public et de gâcher la soirée de tous. pourtant elle bouillonait intérieurement, elle se sentait ridiculisé, le voile tombant révélant un homme qu'elle reconnaissait difficilement. combien de choses lui cachait-il ? à quel point la vie avait-elle était confortable pendant son séjour en prison ? était-ce là la raison pour laquelle il avait cessé de lui rendre visite ? elle fait ses adieux aux amis de jasun, elle n'a plus foi de les considérer comme étant les siens, ils l'appréciaient surement de par sa relation avec jasun rien de plus. pourtant elle sourit, fait des gestes de la main puis tourne le dos naturellement. elle sait ce qu'il l'attend et elle sait aussi qu'elle ne commettra pas la même erreur, elle avait accepté bien trop de choses avec jae pour les accepter de la part de jasun. sa gorge se serre lorsque jasun prend enfin la parole, elle avait donc bien vu vrai. " en parler ? " elle se tourne vers lui, ses yeux rougis, se mordant la lèvre inférieure, se faisant violence pour ne pas hurler ni pleurer. " alors c'était ça ? la raison pour laquelle tu ne venais plus aux parloirs ? " elle a l'impression que son monde s'écroule, que la dernière personne en qui elle pensait pouvoir avoir confiance se révélait n'être qu'un menteur, un lâche. " tu t'es bien amusé avec elle ? " pendant que moi je croulais derrière les barreaux ?  prononce t-elle pour elle-même sa voix se cassant alors qu'elle tourne la tête, se rapprochant de la voiture du jeune homme, elle n'est plus sure de vouloir y monter, peut-être ferait-elle mieux d'aller dormir au garage ce soir, kelea lui avait laissé les clés. elle n'était pas sûre de pouvoir faire face à cette conversation, à cet homme qui semblait si différent de ce qu'elle avait imaginé, assise dans sa cellule à compter les jours restant avant sa libération.



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Yu Jasun
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Ven 6 Avr - 18:47

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jasun & sana

Lui qui comptait passer une bonne soirée, voilà qu’il se retrouve face à Malia durant toute la soirée du 31. C’est une histoire ancienne Malia et lui, néanmoins, il ne pourra jamais tirer un trait sur ce qui s’est produit entre eux, puisqu’il a été question d’un bébé, d’une âme innocente qui n’avait absolument rien demandé. Et puis, c’est aussi une histoire qui l’a fait se remettre en question, à Jasun. Qui lui a permis d’ouvrir les yeux sur beaucoup de choses, notamment son égoïsme. Et à chaque fois qu’il parlait avec Malia, il ne cessait d’avoir l’image de Sana devant ses yeux. Tout était de sa faute, absolument tout. Jasun était ce qu’on dit un sale con, un fdp dans toute sa splendeur et sa lâcheté le faisait parfois se comporter comme pire que ça encore. C’est notamment pour ça que ce soir, Sana va le détester alors que lui continuera de l’aimer encore plus qu’il ne l’aime déjà, si c’est possible…

les mains sur le volant, ses yeux basculent sur le tableau de bord affichant l’heure. C’est l’anniversaire de Sana depuis 3h, il lui a bien entendu souhaité en même temps que la bonne année avec un bisou sur ses lèvres mais il avait peur que le baiser soit fade, parce qu’il a eu face à lui la tragédie qui a frappé Malia et lui il y a quelques années. Il n’a jamais voulu la forcer à avorter, officiellement, c’est ce que les gens pensent, parce qu’après tout, ça étonnerait qui, venant de Jasun? On n’en attendrait pas moins venant d’un sale type comme lui. Les rumeurs, il se torche avec mais ce que pense Sana de lui, ça, c’est tout autre. Et il est confronté maintenant à une femme fermée, qui ne parle pas, qui tire la gueule parce qu’elle a bien compris que quelque chose n’allait pas ce soir. Qu’il n’était pas dans son état normal. Et s’il ne lance pas le sujet, elle ne le fera pas. C’est dans son caractère. Les seules choses qu’elle fera, c’est lui demander froidement de la déposer au dortoir et ne plus lui envoyer de messages pendant un mois. Alors autant régler les problèmes maintenant, il sait bien qu’il n’y aura pas d’issue facile à cette mise au point mais au moins, les choses seront dites. Il lui demande si elle veut qu’ils en parlent, oui, parce qu’il lui doit au moins des explications sur ce qui s’est passé. Elle mérite la vérité.

Bien sûr, la première arme qu’elle a, c’est utiliser ses absences innombrables au parloir. Aussitôt qu’il entend ça, Jasun soupire et lève les yeux au ciel, portant sa main gauche à ses lèvres alors qu’il attend que le feu passe au vert. Il ne répond pas, parce qu’il voit qu’elle ne comprend pas, qu’elle ne LE comprend pas et après tout, qui pourrait le comprendre? C’est pour ça qu’il n’aime pas grand monde et qu’il est plus comme un lion, se déplaçant seul. Parce qu’il sait que personne ne comprend son comportement et ne le conçoit. Par contre, quand elle lui demande s’il s’est bien amusé avec elle, il pose sa main droite sur le levier de vitesse et le serre fort, avant de tourner la tête vers elle. « Tu crois que c’était une partie de plaisir, Sana? » sourcils froncés, il essaye de percevoir son regard. « C’est vrai, quel connard j’ai été de m’amuser avec d’autres filles pendant que tu étais derrière les barreaux. » et on ne sait même pas s’il dit ça avec sincérité ou ironie. « Fallait que j’oublie cette image de toi, avec les menottes et prisonnière. Non pas parce que tu m’as déçu. Sana, c’est moi qui t’ai envoyé là-dedans, dis-moi comment j’aurais pu vivre sereinement et venir te voir tout frais alors que t’étais en train de moisir par ma faute en prison? » Un silence. Un long silence durant lequel il la regarder ou du moins, il ne la voit pas, il ne fait face qu’à son corps qui lui tourne le dos. Agacé, il démarre la voiture en trombe et commence à rouler un peu vite, s’arrêtant au prochain feu. Ville de merde. Circulation de merde. « Tu le penses et t’as raison de le penser: j’ai été lâche. Le plus gros lâche de la planète. » Au moins il a le mérite de reconnaître ses torts. Sa main toujours sur le levier de vitesse, il ferme les yeux un moment. Elle ne sait pas encore ce qui s’est réellement passé entre Malia et lui. Il est peut-être temps qu’il le lui dise. Et qu’il se prépare à la perdre.

« Il y a 3 ans, j’ai rencontré Malia dans une soirée. » jusque là, tout va bien. « On a sympathisé, on s’est rapproché, on est sorti ensemble en secret parce qu’elle avait déjà un mec. » il marque une pause et tourne la tête vers cette femme qui le frustre en ce moment même. Il a tellement envie de poser sa main sur sa cuisse, glisser ses doigts dans ses cheveux et l’embrasser, lui dire je t’aime jusqu’au lever du soleil… Mais ça sera pas pour ce soir. « Un connard, du même genre que ton ex. » oui, le même style. Ses yeux se posent à l’horizon. Un silence. « Tu vas pas aimer ce que je vais te dire Sana, mais faut que tu l’entendes. » Il pousse un court soupir avant de venir se gratter le coin du sourcil. « On a couché ensemble une fois, sans protection, et elle est tombée enceinte. » la faute à pas de chance, comme on dit. Mais c’est trop simple de se cacher derrière des regrets. « Elle voulait le garder, moi non. J’ai voulu la forcer à avorter. » il tourne la tête vers elle. « Parce que je t’attendais. Ces filles que j’ai eues en ton absence, c’était histoire de m’amuser avant ta libération. » Un silence. « Néanmoins je te l’avoue, je me suis attaché à cette fille et j’ai pas voulu empiéter sur sa décision, j’ai laissé tomber. Si le garder la rendait heureuse, alors pourquoi pas, je lui ai simplement demandé de me tenir loin de tout ça. » Et le feu passe au vert. Il démarre, ses doigts de la main gauche passant sur son front pour relever légèrement une mèche de ses cheveux. « Son mec a appris la vérité et il l’a poussé dans les escaliers sur un coup de sang. Elle a perdu le bébé. » un autre silence, plus long cette fois. Seul le moteur de sa voiture se fait entendre. « Tu comprends pourquoi je peux pas la regarder comme une autre fille? » Il tourne le regard vers Sana. « Elle sera jamais plus importante que toi, mais elle sera jamais non plus comme les autres. » Malia, elle a toujours eu une place spéciale dans la vie de Jasun, c’était comme ça qu’il fallait illustrer les choses, les expliquer. Que ça plaise à Sana ou pas. Les choses sont faites, maintenant.   


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Yu Sana
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Lun 9 Avr - 17:18

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elle avait l’impression que la boucle se répétait, inlassablement. Comme si l’on cherchait à lui faire comprendre que ses croyances, ses espérances n’étaient qu’illusions infondés. elle avait toujours été naïve, naïve de croire qu’elle pourrait repartir à zéro, réécrire son histoire sur une page blanche, être heureuse et ce, sans aucun aléas. elle se sentait idiote, idiotement désemparée, parce que c’est ce qu’elle était là maintenant. assise côté passager, son regard tourné vers la fenêtre, incapable de fixer l’homme qui venait de la détruire de nouveau, et ce en l’espace d’une soirée. il parlait, encore et encore, et chacun de ses mots avait un goût amer, le goût de la trahison. et cela lui rappelait douloureusement les belles paroles de jae, les excuses qu’il se trouvait sans cesse et les mensonges qu’il lui offrait à la pelle. et le pire dans ce long discours c’est qu’elle n’entendait aucun pardon, des  raisons pour justifier ses actes, des faits pour adoucir ses fautes et l’attente silencieuse qu’elle accepte les circonstances telles qu’elles étaient.

cela était si douloureux à entendre qu’elle en aurait presqu’envie de s’extirper du véhicule en marche, s’enfuir le plus loin possible, échapper à ce regard dont elle était follement amoureuse. parce que sana elle ne pouvait plus se permettre d’être une femme parmi tant d’autre, elle avait besoin d’être cette unique personne pour qu’il l’on était prêt à tout, exactement comme elle l’avait toujours été et ne cesserait de l’être. parceque l’entendre parler de cette femme et de cet enfant lui était insoutenable, intolérable. et que dans son désarroi elle en venait à être soulagé que cette femme ai perdu ce bébé, bébé que sana aurait du être l’unique femme à porter. et elle n’a pas les mots, elle n’a pas le calme pour exprimer ce qu’elle ressent. tout ce qu’elle possède c’est ce désarroi qui se transforme bien trop rapidement en colère, tou ce qu’elle possède c’est cette multitude d’émotions qui s’entrelace péniblement en elle, tiraillée entre l’envie de lui répondre et celle de disparaître à jamais. Parcequ’elle sait qu’elle risque d’être méchante, que son égocentrisme prendrait le dessus sur tout ce que peut ressentir le jeune homme et qu’à aucun moment elle ne se souciera de cette femme qui lui avait volé l’homme qu’elle aimait.

« ce n’était pas une partie de plaisir ? tu crois que je suis conne au point de penser que c’était à moi que tu pensais à chaque fois que tu jouissais dans ces putes ? » et ses mots sont tranchants, hideux, inappropriés. ils ne reflètent guère la jeune nippone ayant grandis aux côtés du jeune homme, ils ne correspondent pas à sa personnalité et encore moins à ce qui fait de sana ce qu’elle a toujours été: une femme compréhensive et respectueuse. mais les mots de jasun ne font aucun sens aux oreilles de la jeune femme, elle ne veut pas de ses explications absurdes, elle ne veut pas avoir pitié pour lui pour elle, pas après ce qu’elle avait vécu, pas après tant de souffrances à espérer qu’au bout du couloir elle pourrait enfin retrouver cette lumière. « pourtant c’est ce que tu as fais jasun, vivre sereinement auprès de ces filles, de cette fille. » elle affiche une expression de dégoût, alors qu’elle détache d’hors et déjà sa ceinture, prête à quitter le véhicule dés qu’un nouveau feu rouge se présenterait. « personne ne t’a demandé de vivre sereinement jasun. était-ce trop dur pour toi de me soutenir ? visiblement oui, mais lorsqu’il s’agit de soutenir cette blondasse qui comme par malheur se faisait aussi maltraiter, là ya pas de soucis ? » elle rit nerveusement, cela ne fait aucun sens, elle ne le comprenait pas, elle ne le reconnaissait plus. comment avait-il pu être aux côtés d’une autre lorsqu’il était tout ce dont elle avait besoin ? « tu m’attendais ? » elle rit de nouveau. « la blague. tu m’attendais tellement que tu n’as pas pris la peine de penser à te protéger, tellement que tu as accepté qu’elle garde cet enfant et quoi ? tu crois que je serais sortis de prison et que j’aurais enfilé le rôle de belle maman sans broncher ? mais putain jasun tu me prends pour une idiote ou quoi ? tu crois que jae ça m’a pas suffis ? tu crois que j’ai besoin de continuer à bouffer la terre ? » et les larmes roulent sur son doux visage, elles s’entrechoquent, elles déferlent sans même qu’elle n’y prête attention. sana n’est plus celle qu’elle était avant la prison et n’est même pas capable de savoir ce qu’elle est à présent si ce n’était une multitude de pièces brisés, incapable de s’auto fixer. « tu sais, c’est drôle que tu dises que vous êtes sortis ensemble en secret parcequ’elle avait un mec, parce que je pensais justement que tu avais toi aussi une meuf. mais visiblement ce n’était pas le cas, yu sana, la demi-soeur de yu jasun and that’s all. » désillusion. Lorsque survient un chagrin ou une désillusion, on oublie qu'on oubliera. On le sait pourtant, mais on l'oublie. Tout serait beaucoup plus facile si on s'en souvenait. « regardes la comme bon te semble jasun, cela n’a plus aucune importance. » plus aucune. parce que sana était incapable d’accepter qu’une autre femme puisse partager ne serait-ce qu’une infime partie du coeur de son bien aimé, parce que son égoïsme l’interdisait d’accepter de se soumettre de nouveau, parce qu’elle était incapable de le revoir poser un tel regard sur cette inconnue ou pire encore lui parler. alors le mieux dans tout cela c’était de s’évincer, arrêter avant que la souffrance soit telle qu’elle en deviendrait insurmontable. et main sur la poignée de la voiture, elle attend ce feu rouge pour le quitter. sans aucune rationalité, seulement sa douleur à elle, et elle seule.



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Yu Jasun
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Mer 11 Avr - 17:38

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Peut-il seulement contrôler tout ça? Cette histoire, ces sentiments, le meurtre de Jae? Non bien sûr que non. Ou du moins, il n’en a pas été capable de le faire au bon moment et les choses se sont bousculés dans sa tête. Il a été profondément retourné de tout ce qui s’est passé cette nuit-là, le sang qu’il a fait couler dans cet appartement parce qu’il a vu celle qu’il aimait souffrir physiquement. Sans parler de sa douleur mentale. Quand les avocats ont parlé de 10 ans de prison, Jasun a bien cru qu’il ne s’en sortirait jamais. 10 ans sans elle, sans respirer l’odeur de son parfum ni pouvoir caresser sa peau était plus qu’insoutenable. Il ne pouvait pas se résigner à ça. Elle était devenue vitale pour lui. Sa raison d’être. Il vivait pour ces moments secrets où ils s’enfermaient dans sa chambre pour échanger un baiser furtif, voire même une fois, lui faire l’amour comme il a toujours voulu le lui faire. Mais ce soir, alors qu’il pensait que les choses finiraient par s’arranger entre eux, le voilà qu’il les fait replonger dans les sombres débris du passé, de SON passé. D’une erreur qu’il a commise maintes fois et qu’il assume. Mais assumer, ne veut pas dire ne pas être désolé. Et ça, Sana a du mal à le comprendre. Peut-être doit-il le formuler clairement pour qu’elle comprenne? C’est trop tard de toute façon. Il vient de lui confier honnêtement comment il voyait Malia. Non, elle ne prendra jamais la place que Sana occupe dans son coeur mais toutes les autres filles peuvent également aller se rhabiller. Il sait qu’il lui fait du mal en lui disant ça et il ne peut pas l’éviter, c’est un chemin à prendre. Il repense aux paroles de son meilleur ami, qui en a lui aussi bavé avec sa petite amie. Pourquoi l’amour, si c’est pour souffrir autant?

Ce qui fait le plus mal, c’est de se prendre dans la figure qu’il ne la considérait pas comme sa petite-amie. Elle a raison, mais comment aurait-il pu la considérer ainsi? Ils n’avaient jamais été en couple avant aujourd’hui. Le soir où tout a basculé, elle était encore à ce type. Il n’a pas pu profiter d’elle comme étant sienne, jamais. Ainsi son esprit n’a jamais identifié leur relation de la sorte pendant son absence. De là à dire qu’il la voyait comme sa demi-soeur? Jamais. Pas une fois il n’a eu cette relation avec Sana. Petits, ils étaient plus comme des copains mais aucunement comme un frère et une soeur. Petits, il avait déjà cette idée peut-être de lui voler un baiser discrètement pour enfin savoir ce qu’elle pensait de lui, quand il n’avait pas la peur au ventre de sentir son coeur bruler d’amour pour elle. Quand il n’avait pas l’angoisse de sentir ses attaches l’attraper et ne plus la lâcher. Quand il la laissait voir en lui, lire dans son coeur.

regardes la comme bon te semble jasun, cela n’a plus aucune importance. » Si, ça a une importance. Il a niqué tout ce qu’ils avaient mis des années à construire en une nuit. En un geste. Et Sana n’est plus la même depuis qu’elle est sortie de prison. Elle n’est plus aussi compatissante, elle est aveuglée par cette jalousie qui le bouffe lui aussi. La jalousie c’est ce qui ronge leur couple depuis le début. Il a supporté des années à la voir se ramener à la maison avec un autre. Il a souffert en silence pendant des années, en a-t-elle au moins conscience? Visiblement pas. Et quand il l’entend ouvrir la portière, il la suit du regard. Il la regarde partir, à travers la fenêtre alors qu’il serre la mâchoire. Attends, tu vas la laisser partir comme ça? C’est quoi que tu veux au juste? Avoir le dernier mot, ou finir de vider ton sac?

Les nerfs à vif, il démarre la voiture et tourne dans la rue où Sana a filé. Il tire le frein à main dans un vacarme digne de ce nom et claque la portière avant de se mettre en travers du chemin de sa belle. « Je crois que y'a quelque chose que t’as pas compris. » lance-t-il, coléreux. « Tu me compares à cet enculé qui a osé te lever la main dessus? Te violenter? » Il la fixe un instant dans les yeux. « Ce mec, cette grosse merde là. il t’a eu pendant des années, pendant que moi, Yu Jasun, le demi-frère comme tu dis, attendait que tu reviennes. T’en as conscience de ça? » Il se penche un peu plus vers elle. « Tu les comptes les années que j’ai passées à t’attendre? » Une pause. « C'est quoi que tu veux savoir? que j'suis désolé? Je le suis. » Il ne la lâche pas du regard. « Mais toi tout ce que tu retiens c’est ça. Cette erreur. » Sa mâchoire se serre à nouveau. « Ma demi-soeur et rien de plus? … Tu te fous de ma gueule? » demande-t-il sur un ton étrangement calme. « Je t’aurais jamais demandé de jouer le rôle de la belle-mère dans la mesure où je ne voulais rien savoir de ce gosse. Tu fais l’égoïste, tu crois que t’es la seule à avoir souffert?! » Il revoit le visage de Malia, inondé de larmes quand elle a appris qu’elle avait perdu le bébé. « Elle a perdu son bébé. Et ça, c’est la pire chose qui puisse arriver à une femme. » Il se recule et lève la tête vers les cieux. Elle est en train de lui faire péter les plombs. Son visage se baisse vers elle, il la regarde, et dans un élan d’impatience, il vient se saisir de son visage entre ses mains. « Je t’aime, putain. Tu le comprends ça? Je suis fou amoureux de toi. Et toi aussi tu m’aimes, Sana. » il marque une pause. « Tu m’aimes maladivement. Je t’en veux pas pour autant. Je te demande simplement de réfléchir à tout ça. De prendre du recul. Les choses sont faites maintenant, tu vas ruminer sur le passé alors qu’on est sur le point d’avoir ce dont on a toujours rêvé? » Il cherche une réponse dans ses yeux, mais tout ce qu’il voit, c’est de la rancoeur, de la haine. Et quand il le comprend, ses mains quittent ce visage qu’il aime tant regarder. Il la soutient du regard, mais plus pour longtemps. Il se tourne vers sa voiture, ouvre le coffre et y sort un sac dans lequel se trouve un paquet cadeau. « Tu sais quoi? Fais ce que tu veux. Rend toi malade, t’as raison, on a encore un peu de temps à perdre tous les deux. On en a pas assez perdu. » il lui tend le paquet. « Encore joyeux anniversaire. »  


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Yu Sana
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Mar 1 Mai - 18:34

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jasun & sana

 La fuite du temps, le vide de la vie, toutes ces éternelles banalités jettent leurs ombres dans son âme. elle glisse hors du véhicule, et ce sans même prendre la peine de ferme la porte de celle-ci. elle veut juste s'enfuir, disparaître, loin de lui, loin de tout cela. elle s'engouffre dans l'obscurité de la nuit, ses dents se desserrant alors qu'elle renifle bruyamment, les larmes dévalant son doux visage. Une jalousie trop excessive est bien souvent la première cause d'une séparation. et la jeune nippone était hors d'elle, complètement aveuglée par cette jalousie qui la bouffait littéralement de l'intérieur. elle ne voulait rien entendre, rien qui ne puisse guère effacer ce qui avait eu lieu entre jasun et cette femme. peut-être aurait-elle pu tolérer une aventure d'un soir, voir un plan cul régulier. cela n'aurait guère été simple; mais peut être aurait-elle pu accepter les faits et passer au dessus. mais qu'il y ai pu avoir des sentiments et un bébé ? comment avait-il pu en arriver là ? pas après tout ce qu'ils avaient vécu, pas après l'homicide, pas après qu'elle est poignardé à maintes reprises la chair et le sang de jae. elle avait tellement idéalisé sa sortie de prison, tellement idéalisé leur retrouvaille que tout cela sonnait comme une horrible blague à laquelle elle ne voulait décidément guère rire. ébouriffant nerveusement ses cheveux, elle hurle tout en se cambrant à deux doigts de se laisser tomber genoux contre le béton. elle a l'impression de perdre la tête, de lâcher prise de nouveau, elle n'a plus d'attaches sana, sa seule attache c'était lui, jasun.

elle aurait préféré qu'il disparaisse, qu'il ne prenne guère la peine de la rattraper car elle savait très bien où tout cela les mènerait: nulle part. parce que la colère avait pris le pas sur la raison, que le coup amère de la jalousie ne saurait guère laissait place à autre chose si ce n'est peut-être le dégoût l'un de l'autre. elle sursaute lorsque la voiture de jasun dérape bruyamment avant de se stopper devant elle. elle s'essuie rapidement les yeux tout en reculant alors qu'il descend d'hors et déjà du véhicule loin d'en avoir finis avec elle. elle se refuse à le regarder dans les yeux, tête baissé, dents mordant l'intérieur de sa joue de sorte à s'empêcher de pleurer devant lui. elle ne voulait pas être prise en pitié, elle n'était plus la sana incapable de se défendre, elle n'avait plus besoin de se la jouer victime pour espérer sans sortir sans blessure. elle l'écoute, difficilement mais elle l'écoute. parcequ'elle sait qu'il ne la laissera jamais partir, pas tant qu'elle ne l'aura pas écouter jusqu'au bout. elle pourrait presque accepter ses paroles, presque accepter les faits qu'il énonçait. il avait raison sur bien plus de points qu'elle n'aurait guère intérêt à démordre et cela aurait éventuellement pu la convaincre de l'idiotie de cette dispute mais il fallait qu'il revienne encore et encore sur elle, il fallait qu'il énonce une nouvelle fois cette personne qu'elle haïssait tant, qu'il s'apitoie sur le sort d'une femme qui n'étais pas elle. pourquoi fallait-il qu'il enfonce encore un peu plus le couteau, pourquoi continuer à rappeler ces faits ?

elle sert les dents, quand il lui prend le visage entre les mains, elle les sert si violemment qu'elle en a mal à la mâchoire. elle refuse de parler, pas maintenant, parce que cela ne fera qu'empirer les choses, parceque sa poitrine est rongé par la rancoeur, l'envie, la déception. bien sur qu'elle l'aime, elle renifle refoulant une énième fois son envie de pleurer. mais la question n'est pas là, la question ne réside guère dans la présence ou l'absence de sentiments entre eux. aimer était une chose, mais cela ne faisait pas tout, il ne s'agissait que d'une base, d'une fondation sur laquelle il leur aurait été nécessaire de construire une relation stable et saine. si elle allait ruminer sur le passé ? elle a envie d'hurler, de lui demander comment elle pouvait passer par dessus cela sans un mot, sans une réaction. elle expire, retirant son visage d'entre les mains du jeune homme alors qu'il s'éloigne vers le coffre de sa voiture. sana ne savait plus ce qu'elle voulait, à l'instant présent elle n'avait plus confiance ni en lui, ni en elle, ni même en eux. le paquet qu'il lui tend à raison d'elle, pourquoi fallait-il qu'il rende cela si difficile, pourquoi ne pouvait-il tout simplement pas lui permettre de le hair, ne serait ce que pour une nuit ? elle s'en empare silencieuse, son regard posé dessus sans pour autant l'ouvrir. elle avait arrêté d'aimer fêter son anniversaire l'année de ses dix ans n'était décidément pas prête à l'aimer de nouveau. " tu as raison, je fais l'égoïste jasun, j'en ai rien a foutre qu'elle ai perdu son gosse, votre gosse. parce que ce n'était clairement pas ma responsabilité, quitte à coucher avec d'autres femmes, ne pouvais-tu pas te protéger, ne pouvait-elle pas prendre la pillule ? j'ai clairement l'impression d'être prise pour une conne. " elle remue frénétiquement la tête, elle a l'impression de devenir folle. " la pire chose qui puisse arriver à une femme ? " elle rit nerveusement, les larmes glissant le long de son visage. " et quoi ? je devrais avoir pitié d'elle ? tu crois que je t'ai fait attendre toutes ces années avec plaisir, à qui penses-tu que je pensais quand jae me violait jasun, quand il me frappait ? désolé de ne pas être tombé enceinte de son gosse et de ne pas l'avoir perdu, j'étais suffisamment saine d'esprit pour prendre la pillule et ne pas commettre cette erreur. mais oui pauvre malia, pauvre idiote. " elle passe une main sur son visage, elle est fatigué, fatigué de tout ça, de cette vie qui a pris un tournant à 180 degrés après l'année de ses dix-sept ans. elle rapporte tout à elle parcequ'elle ne supporte pas qu'il ai de la compassion pour une autre et ça l'a tue, ça l'a détruit d'être devenue si peu confiante, si maladive. " tu sais que tu aies eu des aventures en soit ça j'aurais accepté, après tout ce n'est pas comme si tu étais le seul à avoir essayé de m'oublier avec une autre. mais qu'elle ai une place spéciale dans ton coeur ? " elle s'arrête, les poings serrés autour du paquet cadeau, elle estime bien trop jasun pour le balancer et pourtant, pourtant l'envie y est. au fond elle ne pouvait pas lui en vouloir d'avoir coucher avec d'autres femmes, elle l'avait aussi fait, persuadé qu'il l'avait oublié, persuadé qu'il ne l'aimait plus. " c'est pas une question de je t'aime et tu m'aimes jasun, tu le sais bien. mais tu crois pas qu'il aurait été bon de m'informer avant ce soir ? tu croyais vraiment que j'allais être heureuse de partager le nouvel an et mon anniversaire à te voir en regarder une autre ? t'as merdé et là maintenant, oui... j'ai besoin de recul. "





yu sana
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Yu Jasun
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Sam 23 Juin - 22:38

Torturous electricity
jasun & sana

Putain elle lui fout la haine quand elle réagit comme ça. Pourtant, il a rien à lui reprocher à cette femme. Et je ne dis pas ça seulement parce qu’il l’aime. C’est parce qu’elle est irréprochable qu’il est tombé amoureux justement. Parce qu’elle n’a jamais eu un brin de méchanceté en elle, contrairement à lui. La rencontrer l’a fait sombrer, et non, elle n’a pas fait forcément ressortir ses bons côtés. La preuve en est avec le carnage qu’il a fait il y a 4 ans pour la sortir des griffes de son bourreau. Non, Sana, elle a toujours eu le contrôle sur lui et ses émotions. Elle pleure, il est désemparé, elle rit, il rit avec elle, elle doute, il doute. C’était toujours comme ça mais il a toujours essayé de cacher au maximum ces sensations qu’elle lui apportait. Jusqu’à finir par craquer. Il se fout maintenant de lui dire je t’aime, s’il le ressent, où est le problème? Il comprendra jamais ces mecs qui ont peur de le dire. Si ça peut la faire rester à ses côtés, il le lui dira nuit et jour mais pour le moment, elle semble vouloir camper sur ses positions et lui, ça le rend fou. Il veut pas se disputer avec elle, il veut pas la perdre ,devoir supporter des jours sans pouvoir lui parler parce qu’il sait qu’elle en est capable. Quand elle pète un plomb, elle est capable de tout, Sana.

Il lui donne son paquet. Oui, parce qu’ironie du sort, il est presque 3h du matin, ça fait 3 heures que c’est l’anniversaire de Sana et voilà comment ils passent les premières heures de cette journée qu’il avait prévue belle. Il soupire, lui balance quelques mots froids et blessants en lui reprochant entre autres de ne chercher que les ennuis, de ne pas vouloir tirer un trait sur le passé. Il pense que c’est facile, lui, de tirer un trait sur le passé, ça l’est sûrement pour lui en fait mais pas pour tout le monde. Il sait qu’elle ne prend pas ça à la légère, là est la preuve de l’amour sans failles qu’elle lui porte. Mais il fait parfois barrière à leur bonheur et c’est ce qu’il essaye de lui faire comprendre. Mais parler à Sana quand elle est en colère, c’est l’équivalent de parler à un mur. Elle reprend la parole, elle lui reproche de ne pas s’être protégé et elle reproche à Malia d’avoir été imprudente de ne pas prendre la pilule. Ok c’est certain, les deux ont fait les cons. Il croise alors les bras et la regarde sans rien dire, de son air presque arrogant, mais il ne lui coupera pas la parole. Il se contente d’acquiescer à chaque fois qu’elle dit un truc. Énervant. Insupportable. Mais tellement Jasun.

Sur la suite, il doit reconnaître qu’elle a raison. Il a merdé, il aurait jamais dû dire ça, même s’il le pensait. Pour autant, remet-il en doute le carcan qu’elle a vécu pendant des années auprès de Jae? Ce qu’ont vécu Malia et Sana sont deux choses différentes. Toutes deux quasi insurmontables, mais différentes. « Est-ce que j’ai dit que t’as moins souffert qu’elle? » demande-t-il sèchement. « Tu veux jouer sur les mots? » Il fronce les sourcils en la regardant droit dans les yeux. « Écoute moi quand je te parle s’il te plait. » il marque un arrêt. Mais elle reprend de plus belle, il comprend qu’il peut pas lutter. Alors il va juste l’écouter, la laisser finir par respect, tout le respect qu’il a pour elle, et ensuite, il s’en ira. Ou du moins, il la laissera partir. Il se contente de la regarder et d’écouter ce qu’elle a à lui dire. Voilà ce qu’elle n’accepte pas, que Malia ait une place spéciale dans le coeur de Jasun. Ce dernier pousse un soupir, il ne peut rien faire pour ça. Pourtant, Dieu sait qu’il pourrait tout faire pour arranger les peines de Sana, pour les guérir. Mais il ne peut pas tirer un trait sur Malia et sur ce qui s’est passé entre eux. Ça fait partie de l’histoire, de leur histoire, oublier serait effacer le temps. Le temps est bien plus fort que tout, il est le maître. Il n’y a rien qui puisse faire contre ça. Il la regarde alors longuement dans les yeux et secoue la tête longuement, lui faisant comprendre qu’elle devra l’accepter si elle veut continuer avec lui. « Tu vois, c’est ça qui m’énerve chez toi. » lance-t-il, le ton grave. « Tu oublies les choses importantes. Tu te fixes sur ça, et t’oublie que tu es inestimable pour moi. » ça lui fait mal quelque part. C’est incroyable, mais pour la première fois de sa vie, une fille est en train de lui briser le coeur. Et qui mieux que Sana pour ça? Il n’y a qu’elle qui puisse faire une telle chose, puisqu’elle est la seule à avoir ce pouvoir.

Pourtant, sur ses derniers mots, elle arrive à fermer son clapet. Il est incapable de trouver une faille dans ses mots pour la contrer. Alors quoi? Il baisse les bras? Oui. Elle vient de le dire. Elle a besoin de prendre du recul, c’est le coup de massue. Il passe ses mains sur son visage pour se remettre les idées en place. Ouais, la pluie ne lui suffit plus. Il secoue la tête, cligne plusieurs fois des yeux avant de les poser sur elle. Il prend une minute pour l’admirer, se dire qu’il la trouve plus belle que jamais, même si elle pleure, même si elle est énervée. Il acquiesce simplement plusieurs fois en la regardant, avant de prononcer ces quelques mots: « T’as raison. » il s’arrête un instant. Puis il reprend. « T’as raison, Sana. Je suis pas assez bien pour toi. » il lève les mains comme pour lui montrer qu’il la libère. « Ça va être difficile les prochains jours sans toi, je suis prêt à le reconnaître, mais t’as assez eu d’un connard dans ta vie pour en avoir un deuxième. » Il reprend les clés de sa voiture en main et les serre doucement. « Prends le ton recul. » qu’il lui balance à la figure, froidement, vexé. « Je te propose pas de te ramener? Je suppose qu’on en reste là? »  


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Yu Sana
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Dim 29 Juil - 14:38

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jasun & sana

l'amour qui n'avance pas recule; perdu dans des rêves bien trop idéalistes, sana en avait oublié la réalité, elle avait finis par négliger jasun en temps que personne, bien trop obnubilé par ce qu'elle voulait pour eux, pour elle. plutôt que d'avancer vers une vie à deux, une relation qu'ils pouvaient enfin débuter jasun et elle, sana n'avait eu de cesse de reculer, revenant sur des éléments de la vie du jeune homme sur lesquels elle n'avait et n'aurait jamais aucune emprise. peut-être aurait-elle aimé que la vie s'arrête, que la terre cesse de tourner pendant quatre ans, et que tous se retiennent de respirer dans l'attente qu'elle sorte de prison. oui, au fond c'est ce qu'elle lui reprochait. elle lui en voulait d'avoir vécu comme si de rien n'était ou du moins d'avoir vécu en tentant de penser comme tel. et elle était littéralement incapable d'accepter les choses telles qu'elles étaient, incapable d'ouvrir les yeux sur une réalité si déplaisante comparé à ce qu'elle avait pu imaginé jusque là. blessée au plus profond de son être, la jeune nippone était tout bonnement inapte à argumenter de manière raisonné et pondéré. aveuglée par la jalousie et ce sentiment de trahison, seul le négatif semblait ressortir des paroles du jeune homme, effaçant tout propos qui aurait pu, aurait du la calmer. mais avait-elle envie de se calmer ? avait-elle envie d'admettre ses torts et d'accepter l'existence d'une femme pour qui elle éprouvait à présent la plus grande hostilité et méprise possible ? non elle n'en avait guère envie, et jasun qui la défendait éperdument, plaignant celle-ci au vu de tout ce qu'elle avait pu endurcir, était une chose qui lui était foncièrement insupportable. elle n'avait pas besoin de ça, elle n'avait pas besoin de se sentir en concurrence avec celle qui avait su, le temps d'un instant, évincé sana de l'esprit du jeune homme. ses doigts crispés autour du cadeaux du jeune homme, elle finit enfin par l'écouter. elle a pris sa décision, ses mots n'y changerait rien quand bien même aurait-il essayé. ce qui n'était guère le cas. lui comme elle, était dans un tel état d'énervement qu'aucune issue favorable n'aurait été possible.

" ça sera pas plus difficile que les quatre dernières années que j'ai passé sans toi. " prononce t-elle sa voix légèrement plus calme et ce en réponse aux propos du jeune homme. rien ne pourrait être plus difficile que ces mille quatre cent soixante jours passés à espérer qu'il se présenterait au parloir, ces deux cent huit semaines à attendre un coup de téléphone de sa part et cette journée où quittant la prison elle avait du finalement admettre au vu de son absence devant celle-ci, que celui-ci avait tourné la page sur elle, sur eux. cela était encore beaucoup trop douloureux pour qu'il puisse lui reprocher aussi nonchalamment d'oublier les choses importantes. cela était important, atrocement important. si il ne pouvait pas tourner la page sur ce qu'il avait vécu avec cette malia comment voulait-il qu'elle en fasse de même sur quatre années qu'elle avait passée enfermé entre quatre murs ? comment pouvait-il lui demander de comprendre quand lui même ne comprenait rien à ce qu'elle pouvait bien ressentir. " oui tu as raison jasun, je n'ai pas besoin d'un second connard, j'ai besoin de quelqu'un qui puisse me soutenir et ce même dans les moments les plus difficile, j'ai besoin d'être une priorité et pas une option." elle était déraisonnable, ses propos bien trop extrême compte tenus ce que lui aussi avait eu à affronter. mais elle en avait conscience, plus elle parlerait et plus elle détruirait leur amour, et à l'instant précis il s'agissait de la seule manière pour elle de prendre du recul, le blesser, le repousser pour mieux avancer. il n'y avait rien de pire que de bâtir une relation sur de mauvaises bases, au moindre coup de vent, moindre tremblement, cela finirait en miette, irrécupérable. alors quitte à se faire mal, autant le faire maintenant. peut-être qu'avec le temps elle réussirait à comprendre, peut-être pas. elle n'en savait strictement rien. " on en termine là oui. " le mal avait déjà été fait, qu'y avait-il de plus à dire si ce n'est continuer à tourner en rond, ancrés sur leur propre certitude ? " je vais aller vivre ailleurs pendant un moment, ce serait mieux pour tout le monde et ils supporteront surement mieux mon absence que la tienne. " ils s'étaient habitués à ne plus avoir sana sous leur toit, ils avaient eu le temps de se faire à son absence. alors quelques mois, voir années de plus qu'est-ce que cela représenterait. replaçant une mèche derrière son oreille, elle finit par lui tourner le dos, marchant d'hors et déjà en direction de sa seconde maison, là où personne ne la trouverait pendant un moment. le temps qu'elle se remette les idées en place, et qu'elle réalise l'amplitude des dégâts commis lors de cette soirée. Joyeux anniversaire Sana.



yu sana
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