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Hong So Yi
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Jeu 9 Aoû - 20:18




A heart that does not accept anyone is cursed. If it does not change, then it won't be freed either.



Ils ne parlaient que de ça. Ils n'avaient que ces mots en bouche, leurs regards pour la dévisager et leurs faux sourires pour enrober leur curiosité mal placée. « Tu nous as caché que t'étais de la party vendredi dernier ! Au bras du nouveau président en plus, chanceuse~ » Elles n'en sont pas à leur coup d'essai et pour le peu que ça l'enchante, Soyi leur file le regard. Froid. Tranchant. Parfaitement désintéressé et qui les incite à aller jouer ailleurs.

Elle n'a plus envie d'y penser à cette soirée. Profil bas. C'est la seule chose qu'elle compte faire ce lundi lorsqu'en arrivant, à peine postée à son bureau, ses cartons sont montés en un rien de temps et ses affaires rangées soigneusement comme on quitterait son premier boulot.

« Soyi-ssi ! Mwo... vous avez déjà préparé vos affaires ? Aish... je savais bien que les murs étaient fins dans ce bâtiment, j'me tue à le répéter depuis des années ! Suivez-moi. Je vous montre votre nouveau bureau alors... vous ne voulez pas discuter de certains points avant de signer ? »

Un carton à bout de bras, elle se laisse entraîner ce qui lui semble un million d'étages plus haut, silencieuse et l'air, sans doute, profondément stupide. Soyi-ssi... Soyi-ssi ? C'est elle. Mais à moins de l'emmener directement à la case Pôle Emploi en guise de Farewell Gift, elle n'a pas la moindre idée de quel bureau il peut bien lui parler.

(...) Le salaire est deux fois mieux payé. (Ok pas compliqué quand on part sur la base d'un salaire de type stagiaire à tendance exploitation.) La banque a fait une erreur en votre faveur, prenez, prenez, c'est cadeau ! Difficile d'y croire, ça ressemble plutôt une mauvaise blague. Assise dans son siège, l'air perplexe et légèrement penchée au-dessus du bureau, elle demande l'air de ne pas y croire. « Excusez-moi... c'est comme ça que vous virez tous vos stagiaires ? » Bon ok c'est plutôt généreux. Ou alors terriblement cruel si l'on considère l'option de lui faire miroiter un avenir pour le plaisir de mieux la voir s'effondrer en le lui retirant. « Virer ? Haha... Hahaha-ha ! Soyi-ssi. Vous êtes très performante mais je ne vous savais pas aussi drôle. » Ah. Elle esquisse un sourire absolument perdu.

Elle n'a pas la moindre idée de ce qu'il se passe mais un entretien d'une heure lui aura suffit pour comprendre que l'aventure n'était pas finie. Comment Ji Hwan le prendrait ? Impossible d'imaginer que cette décision ait été prise en le consultant, lui qui avait émis le souhait de ne jamais la revoir. A présent qu'elle était prête à accepter un poste au sein de son entreprise... était-ce raisonnable ?

Bien sûr que non. Mais elle s'en fichait éperdument.

La signature apposée sur le contrat de travail, elle eut tout le temps de monter un à un ses cartons d'adieu pour les déballer dans son nouveau bureau, à un étage qu'elle n'aurait même jamais suspecté qu'il puisse exister. « Excusez-moi... est-ce que vous pouvez me dire pour qui je vais travailler exactement ? » Sa main effleure le bras de l'homme on ne peut plus secret, mais Soyi le soupçonne de se jouer un peu d'elle avec son sourire malicieux, surtout lorsqu'il glisse une fermeture éclaire sur ses lèvres avant de tourner la clef imaginaire dans le cadenas et la jeter derrière lui.

Mais quel âge il a celui-là, au juste ?

Elle soupire en le regardant partir. « Ahjussi ! Ahjussi !... Quel intérêt de garder le secret ? Il se fiche de moi. Ya, ce n'est pas comme si j'allais travailler pour le président ! » Mais elle se garde bien de ce dernier morceau de phrase largement moins poli lorsqu'il a tourné au coin du couloir.

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Lim Ji Hwan
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Jeu 9 Aoû - 22:27




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Ce soir-là, de retour à la fête, il avait eu le droit à quelques regards curieux. Sans doute n’avait-il pas pu totalement dissimulé combien il était agacé par les événements et la découverte qu’il venait de faire. Sans doute, même dans le plus grand des sourires hypocrites qu’il avait pu offrir, y lisait-on la colère qui bouillait à l’intérieur de lui. Et malgré lui, toute la soirée, toute la nuit et même les jours d’après, il avait revu l’image de So Yi appeler son père, reliant cela à pleins d’indices qu’il aurait pu voir s’il n’avait pas été aveuglé par ses performances.

Il était si rare, pour Ji Hwan, qu’il considère quelqu’un. Si ce n’était sa famille, il avait très peu de personnes à ses côtés à qui il trouvait une valeur – non pas monétaire, mais bien sentimentale. Il y avait très peu de personnes avec qui il était à l’aise, très peu de personnes qui faisaient de leur mieux sans penser que tout leur était permis et tout était fait pour eux. Et si il rencontrait ce genre de personnes, c’était encore plus rare qu’il leur adresse la parole. Il se contentait de penser, tiens, cette personne a l’air bien. Puis il passait à autre chose.

Pourtant avec So Yi, il avait non seulement trouvé admirable les efforts qu’elle mettait dans son travail, mais il avait trouvé ses remarques amusantes, il était allé jusqu’à un peu trop se confier sur ce qu’il ressentait, ce soir-là. Il avait agi comme il n’avait jamais agi en présence de quelqu’un. Il avait confié des choses qu’il avait mis des années à confier à d’autres personnes. Alors de savoir qu’il avait fait confiance à une menteuse l’avait mis à bout. Au fond, ça n’était même pas sa pauvreté le problème, mais ça, il l’avait compris après que sa furie soit passée. Le fait qu’elle ait menti sur son statut social ne la rendait que plus misérable – mais ce qui l’avait vraiment rendu hors de lui, c’était de s’être confié à quelqu’un qui n’avait fait que le mentir.

Qu’avait-elle dû penser de lui quand il l’avait invité à la fête ? Qu’il était tellement stupide, non seulement il tombait dans le mensonge la tête la première, mais en plus il lui offrait un statut que même une vraie riche ne pouvait pas forcément avoir. Oui, il avait dû paraître parfaitement stupide et naïf. Ce simple fait avait fait si mal à son égo qu’il en était devenu fou. Il n’avait été, pendant quelque temps, contrôlé que par la colère qu’il ressentait envers So Yi de l’avoir pris pour un imbécile, et envers lui d’avoir été un réel imbécile.

Alors oui, il lui avait dit qu’il ne voulait plus rien avoir à faire avec elle, et sur le moment, il pensait ses mots. Sur le moment, le simple visage de So Yi lui rappelait l’imbécile qu’il avait été et l’énervait. Mais les heures passants, il avait été un peu plus honnête avec lui. Virer So Yi privait l’entreprise d’une bonne employée. Si pauvre qu’elle soit, ça n’avait rien avoir avec ses capacités et son dévouement. Il n’était pas le genre d’homme à mélanger le privé et le professionnel, il n’allait pas licencier une bonne employée seulement parce qu’elle lui avait menti sur son statut social. Mais il ne pouvait pas non plus laisser cela passer si facilement. S’il ne la virait pas, il lui fallait trouver un moyen pour hanter la vie de So Yi afin de lui rappeler qu’il connaissait son secret, qu’elle regretterait toute sa vie d’avoir menti à Lim Ji Hwan, d’avoir tenu son bras à une party où elle n’avait aucune raison d’être. Alors il y avait réfléchi tout le week-end, à ce moyen de se venger sans se priver des performances de So Yi. Et ça avait fini par lui venir en tête.

Elle savait qu’il connaissait son secret, celui qui le faisait vivre au sein de cette université. Parmi ses proches, sans doute très peu avaient conscience de son réel statut social. En soit, sa vie dépendait totalement de son secret, et par extension, dépendait de s’il révélait la vérité ou non. Sachant que sa vie ne dépendait que de lui, voir son visage tous les jours la rendrait autant anxieuse que la vérité avait énervé Ji Hwan.

« Je veux que la stagiaire Hong So Yi signe un contrat et devienne, dès Lundi, ma secrétaire personnelle. », avait-il ordonné par téléphone. Tout devait être prêt pour Lundi. Il se vengerait en la torturant à petit feu, en la menaçant de révéler la vérité tous les jours. Si elle avait pensé que tout était fini, nous faisait que commencer. Parce que si Ji Hwan ne prévoyait pas de vraiment révéler la vérité au monde – ça lui serait totalement inutile – il savait qu’il avait en sa possession une arme fort utile.

Alors le lundi matin, quand on lui avait annoncé l’arrivée de So Yi à son étage, il s’était levé. Ce n’était plus de la colère mais un désir de vengeance qui l’habitait quand il appela le nom de cette dernière, qui semblait perdue. « Hong So Yi ? » C’était avec malice qu’il avait prononcé chacune des syllabes.

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Hong So Yi
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Mar 28 Aoû - 23:09




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La sensation est agréable ; celle de se lever un matin et de sentir qu'on l'on pourrait avoir le monde au creux de sa main. Si c'est un traquenard, si c'est un rêve, il est bien trop beau pour qu'elle s'en rende compte. Elle a plus de classe que toutes les femmes qu'elle peut croiser dans ces couloirs, peu importe qu'elles ne soient pas nombreuses. Soyi a toute confiance. Elle a trop confiance et c'est bien ça le problème.

Ses ongles glissent sur ses cartons maladroitement fermés, déposés en hâte sur le bureau par des techniciens qui auraient peur d'y croiser le démon. Elle n'y pense pas sérieusement. Qui aurait cru pourtant que l'on accédait aux Enfers par la voie royale ; en y grimpant plutôt qu'en s'y échouant lamentablement.

Les syllabes de son nom glissent à la fois fermes et délicieuses. Un ton qui est froid comme il est malicieux, qui l'oblige à dresser les épaules en même temps qu'elle pivote gracieusement sur ses escarpins. « Oui ! » Elle répond avec entrain et professionnalisme, curieuse de connaître le visage de l'homme ô combien secret ; celui dont l'identité jalousement gardée n'a pas fuitée malgré son indiscrétion quasi insolente.

En toute bonne impression qu'elle aurait voulu faire, le souffle court et le sourire crispé, elle sent l'inquiétude nouer des nœuds dans sa gorge dès qu'elle aperçoit son visage. Peu importe l'homme et peu importe le titre ; il a tout les traits d'un bourreau heureux d'abattre sa victime. Ses traits sont tirés et son regard parvient difficilement à transmettre une seule émotion parmi toutes celles qui l'animent ; lui qui d'ordinaire n'est pourtant pas fichu d'en afficher une seule à la manière d'un robot parfaitement programmé.

Lim Ji Hwan sourit. Or, tout le monde sait qu'il n'est pas du genre à dispenser des sourires par pur esprit de charité. Et Soyi ne saurait dire la signification exacte de celui-ci, sinon peut-être qu'il ne lui inspirait pas la confiance d'un saint. Le loup lui-même lui aurait plutôt conseillé de ne pas rester trop longtemps par ici.

Et reliant petit à petit les points obscures de l'histoire, elle semble comprendre le triste dessein qui vient de l'attirer dans la gueule du requin. La mâchoire pendante, elle ne trouve rien à dire devant la flagrante réalité et pourrait gober les mouches pour un nouveau premier jour de boulot complètement raté.

« C'est un bureau derrière cette porte ? » Elle n'ose même pas lui demander honnêtement si c'est son bureau qui s'y trouve. A sa voix si calme se mélange un soupçon de nervosité qui la trahit. Impossible.

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Lim Ji Hwan
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Mer 29 Aoû - 14:03




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Voir So Yi ainsi décomposée n’avait pas de prix, songea sérieusement Ji Hwan. Il était fier de lui, il avait eu la meilleure idée de vengeance. Voir le visage de la femme tous les jours, lui, ne le dérangeait pas. Il n’avait rien à cacher et voir la tête de ceux qu’ils détestaient quotidiennement était une habitude, puisqu’en tant que fils du Président, il était souvent haï par les employés jaloux. Alors oui, lui, ça ne lui coûtait rien – elle, en revanche, c’était lui rappeler en constance la menace qu’il représentait. Lui rappeler qu’il savait, que rien, absolument rien d’autre que sa gentillesse ne l’empêchait de révéler ce secret à toute l’université. Des contacts là-bas, il en avait encore, et plusieurs – et il pouvait très bien passer par la Trouble Maker. Bref, des solutions pour rendre la vie de So Yi invivable, il y en avait des dizaines – et c’était ce qu’il fallait qu’elle se rappelle en le voyant tous les jours.

C’était aussi un moyen d’avoir une secrétaire compétente. Au moins, So Yi faisait bien son travail et le ferait encore mieux sous la menace de Ji Hwan. Elle ne l’embêterait pas non plus, même s’il ne doutait pas qu’elle ne manquerait pas de lui répondre témérairement de temps à autre comme elle l’avait fait. Elle connaissait Ji Hwan, elle savait que communiquer avec lui était déjà une dure tâche mais le faire quand on était pauvre était impossible. Bref, dans cette situation, il était clairement le gagnant, et si cela pouvait encore plus faire rager So Yi, ça lui plairait davantage.

Il sentit, dans la question de la jeune femme, une pointe d’espoir. Que ce soit un cauchemar, une coïncidence, tant qu’elle n’était pas sa secrétaire, elle pouvait tout entendre. « C’est exact. », se contenta t-il de répondre. « Mon bureau est derrière cette porte. », rajouta t-il, comme si c’était nécessaire d’enfoncer le couteau dans la plaie.

Ji Hwan souhaitait de tout coeur montrer à la jeune femme qu’elle s’en était prise à la mauvaise personne, qu’on ne bernait pas Ji Hwan, qu’on ne lui mentait pas et qu’on ne profitait pas du pouvoir qu’offrait sa compagnie quand on était pauvre. C’était une leçon de vie. Elle s’était prise dans son propre mensonge et autant qu’elle s’était crue invincible quelques secondes, elle était maintenant à sa merci. Mais c’était surtout une vengeance, un moyen de la torturer doucement. Ji Hwan était un pro en la matière – il était très doué au combat, mais plus que les coups physiques, la torture morale était efficace. « Une objection ? » surenchérit-il. Il s’amusait.

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Hong So Yi
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Dim 7 Oct - 23:08




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Il lui rappelait tout ce qu’elle avait voulu oublier ; ses mensonges à répétition et la déception dans le regard de ses parents, des gens qu’elle avait leurré et des amis qui pensaient la connaître. Les messages haineux, les commentaires calomnieux et les regards malveillants qu’elle avait essuyé après le scandale. Ses amis qui un à un la lâchaient, refusaient de lui adresser la parole ou d’être seulement vus en sa compagnie. En l’espace de quelques jours, Soyi avait perdu tout ce qu’elle avait mis des années à construire.

Deux ans après, le destin s’acharnait à lui rappeler les erreurs de son passé. Et si tout recommençait à cause de lui ?

Son sourire ne mentait pas. Il allait faire de sa vie un Enfer et Soyi l’avait compris à peine avait-elle entendu le ton railleur de sa voix, le coin de ses lèvres légèrement retroussé alors que Lim Ji Hwan ne souriait jamais. « Aucune. » Elle en avait des objections ; celle de son contrat à commencer. L’homme des trois entretiens qu’elle avait passé, processus minutieux de son recrutement s’était évaporé avec le bout de papier, zéro moyen de le récupérer à présent qu’il devait faire le tour de l’entreprise jusqu’aux ressources humaines.

L’espace d’un instant, elle se demanda si ce n’était pas quelque chose de vastement planifié. « Tu étais au courant ? » Sa voix brise le silence avec bien plus de familiarité qu’elle ne le devrait. Elle croisse son regard et comprend qu’elle n’a plus le droit à ces simplicités qui faisaient pourtant leur singularité à l’époque. Et pourtant, elle n’avait pas le courage de se reprendre. Il finirait bien par le lui faire remarquer, sèchement, froidement comme il avait toujours su le faire envers les autres. De son côté, Soyi avait bien trop de fierté, bien trop d’égo pour revenir sur ses mots et oser s’écraser d’elle-même face à lui ; face à quiconque d’ailleurs.

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Lim Ji Hwan
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Lun 8 Oct - 11:45




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Le « aucune » de So Yi sonnait faux, mais c’était évident, pensa Ji Hwan. En posant la question, il savait déjà la réponse. Bien sûr qu’elle ne voulait pas travailler pour lui, bien sûr qu’elle ne voulait pas être sa secrétaire. Si la voir lui rappelait combien il avait été berné par ses mensonges, le voir lui rappelait sans aucun doute les conséquences désastreuses de ses mensonges. Deux années étaient passées pour Ji Hwan et tout ça lui semblait bien lointain. Pourtant, lorsqu’il avait vu le nom et la photo sur la lettre de motivation, il avait bloqué un moment, ignorant comment il devait réagir face à ça. Deux ans avant, tout ce qui l’animait à la pensée de son visage, c’était la vengeance. Il avait apprécié une femme qui s’était moqué de lui du début jusqu’à la fin et se rappeler de ça, c’était se rappeler combien il était un simple être humain manipulable. Mais en étant confronté à ça après un peu de temps, il se rendait bien compte que la rancœur s’était en grande partie envolée. S’il n’avait pas contribué au harcèlement qu’elle avait vécu après que la TM ait révélé son secret, il l’avait regardé de loin avec un sourire en coin. Il se rappelait clairement des insultes qui avaient rempli ses comptes SNS, des regards de ceux qui passaient autour d’elle, des chuchotements d’insultes à son propos à son passage. Était-il vraiment nécessaire de la faire retomber dans tout ça après deux ans ? Elle avait déjà payé pour ses délits. Dans cette optique, il avait donc fini par jeter le CV.

Puis il était revenu le chercher ; parce que So Yi n’était pas rien pour lui. Parce qu’avec l’absence de la jeune femme, il s’était rendu compte qu’il l’avait vraiment appréciée, qu’il l’avait appréciée elle, et non pas son statut. Ce qu’il avait pris, sous le coup de la trahison, comme un mensonge prétentieux avait fini par se transformer en un mensonge pitoyable. Avait-elle vraiment menti parce qu’elle aimait ça ? Probablement pas. Elle avait sans aucun doute des raisons pour l’avoir fait, des raisons qu’elle n’avait pas pris la peine de lui dire parce qu’il ne les aurait jamais écoutées. Ce qu’il avait d’abord pris comme une fuite lâche avait fini par se transformer par un départ pitoyable. Était-elle vraiment partie parce qu’elle voulait partir ? Probablement pas. Et une nouvelle fois, même si ça lui avait beaucoup coûté, Ji Hwan s’était rendu compte qu’il s’était laissé emporter par ses sentiments, des sentiments négatifs cette fois. S’il avait écouté un peu plus cette jeune femme, s’il n’avait pas été aussi immature, il aurait peut-être compris et il n’aurait pas laissé partir une des premières personnes qu’il avait appréciée sincèrement.

Ji Hwan s’en doutait, si lui se rappeler clairement d’elle, il n’était probablement pas le seul. Des anciens élèves de la Yonsei comme des élèves actuels pouvaient très bien se rappeler d’elle. Des employés aussi. Et si Ji Hwan avait clairement changé en deux ans, si Ji Hwan s’était rendu compte combien la sympathie qu’il avait ressentie pour elle dépassait de loin sa rancœur, ça n’était probablement pas le cas de tout le monde. Il y aurait encore des gens là pour lui rappeler violemment ce qu’elle avait fait deux ans avant. Qu’on ne s’y méprenne pas ; il n’avait pas parfaitement pardonné So Yi de l’avoir trompé. Mais l’idée qu’elle passe sa vie à payer un mensonge ne lui plaisait pas tant que ça. Puis, était-ce vraiment nécessaire de se priver d’une travailleuse comme elle juste à cause de son passé ? Pour avoir été son tuteur en finances, Ji Hwan le savait ; elle était douée. Elle passerait sans doute les entretiens d’embauche facilement.

Alors oui, il était au courant. Il avait fait en sorte qu’elle soit embauchée en tant que secrétaire. Il savait que le voir lui ferait peur de ce qu’il était capable de faire, parce qu’elle l’avait vue enragé. Et ça lui allait d’être considéré comme le patron démoniaque, après tout c’était déjà sa réputation dans l’entreprise. Lui, il savait aussi que l’embaucher en tant que secrétaire, c’était une façon de la protéger un minimum des rumeurs qui pouvaient revenir à tous moments. « Bien sûr. », se contenta t-il de répondre. Il avait à peine remarqué combien elle s’était adressée à lui ; il était bien trop habitué à lui avoir permis une telle familiarité pour que ça en soit choquant. Il aurait laissé passé ça avec bien moins de facilité deux ans avant. « Je ne suis pas assez stupide pour laisser embaucher une secrétaire sans regarder son CV avant. » Mais il avait été assez stupide pour être berné par les mensonges d’une pauvre.

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Hong So Yi
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Lun 8 Oct - 17:48




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Il lui rappelait ses mensonges, sa vie d’avant dans les meilleurs et les pires moments. « Evidemment. » Mais elle avait été assez stupide pour se laisser embaucher à un parfait inconnu. Ses lèvres disparaissent en une ligne fine, parfaitement inexpressive. Tous ses rêves de grandeur s’étaient évaporés, il n’en restait plus rien. A présent, elle assistait les rêves des autres, elle les délestait du fardeau du travail pour leur en laisser le mérite à la fin. On lui avait fait comprendre qu’un vrai poste avec des responsabilités et un confort de vie, ce n’était de toute façon pas possible sans le diplôme qui va avec ; et ce diplôme, à Vancouver, elle n’avait pas eu ni l’énergie, ni le temps d’aller le décrocher tant les loyers et la vie en général étaient chers là-bas, pour une pauvre étudiante qui travaille de nuit pour ne pas accâbler ses parents.

Pour autant, devait-elle se flatter que son CV intéresse l’œil des recuteurs pour un poste de simple secrétaires ? Cette question n’en serait pas une pour de nombreux cadres, son milieu, son parcours et son background étant autant d’éléments suffisants, pour certains accablants, pour estimer qu’elle devrait s’estimer heureuse de se voir offrir la chance d’un poste au sein d’une telle entreprise.

Du malaise qui naît de cette situation, elle s’entend déjà sermonnée par sa conscience. L’idée qu’après maintes candidatures, s’offrir le luxe de déserter son poste la ferait sans doute courir à sa perte ; mauvaise image certes, mais surtout, retourchez ses parents, dans sa petite chambre restée coincée dans le virage de l’adolescence à un âge auquel pourtant les gens autour d’elles commençaient à se stabiliser. « J’avais pas la moindre idée que cette société appartenait à ta famille. Amusant, pas vrai ? » Elle ironise avec beaucoup de second degré, un peu trop d’ailleurs pour peu que son sourire n’atteigne pas ses yeux. On l’avait accusé de se servir des gens, de leur portefeuille et de leur carnet d’adresses ; mais celle-là, elle ne l’avait pas vu venir. « Mon premier jour commence demain. Est-ce que tu saurais au moins me dire pour qui je vais travailler ? » Ce qui pourrait être une évidence pour lui ne l’est pas forcément pour elle. Ou alors, de tout ce qui est entrain de se passer, elle aimerait encore croire à une simple coïncidence. « Le personnel est assez secret par ici. » Elle fait, en référence à l’homme étrange qui s’est échappé par la porte adjacente. A cela, Soyi s’approche des grandes baies vitrées entourant la pièce. La vue sur la ville est imprenable, et sublime.

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Lim Ji Hwan
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Lun 8 Oct - 18:04




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Ji Hwan songea de longues secondes qu’elle ne semblait pas d’être rendue compte de la situation. Qu’elle lui réponde avec autant de sarcasme, ça ne le dérangeait pas ; il y était habitué et au final, n’était-ce pas cette touche de sarcasme mélangé au reste de sa personnalité qui lui avait plu ? C’était plutôt qu’elle le tutoie, qu’elle se permette de le tutoyer au sein de son entreprise. Il n’avait pas relevé la première fois et il ne savait pas s’il était bon de le relever maintenant. Ce serait sans aucun doute un affront si quelqu’un les entendait parler. Ou bien, cette personne penserait que les deux étaient vraiment proches ; assez pour que le patron diabolique laisse quelqu’un le tutoyer entre les murs de ce qui serait, dans quelques années, son palais. « Je me serais inquiété pour toi si tu étais venue ici, si tu avais postulé ici, en sachant à qui l’entreprise appartenait. » Il la savait imprévisible, mais stupide. Elle était sans aucun doute revenue ici dans l’espoir de faire profil bas ; en tout cas il espérait que tel était son plan. Quoi qu’il en soit, si c’était le cas, elle n’aurait pas choisi de postuler pour l’entreprise de celui qui était prêt à l’humilier deux ans avant.

Il se dit alors qu’il avait oublié de préciser le plus important ; qu’elle serait sa secrétaire. Il avait prévu de lui en faire – l’horrible – surprise dès qu’elle verrait son visage, mais la discussion n’était pas allée dans le sens imaginé. Or encore une fois, il la savait intelligente. Elle avait sans doute compris, à l’ambiance, aux coïncidences, pour qui elle allait travailler. Il n’avait qu’à confirmer la situation. « Je pense que tu sais très bien pour qui tu vas travailler, au contraire. » précisa t-il, avec un certain amusement. Oui au final, quelque chose lui plaisait bien dans cette situation ; il était en position de force. Si les années passées lui avaient enlevé l’envie de l’humilier ou de se venger, il appréciait quand même être en position de force avec quelqu’un qui lui avait menti. « Enfin, je pourrais comprendre que l’idée ne te convienne pas je ne suis pas certain que tu sois en position de refuser un tel poste, et ce peu importe ton patron. » Peut-être prenait-il un plaisir un peu trop grand à remuer le couteau dans la plaie. Mais soit, il s’en donnait le droit. Il avait quand même accepté le CV de celle qui l’avait trahie, dans l’objectif de la protéger un peu des rumeurs qui pouvaient revenir à son propos.

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Mar 6 Nov - 19:02




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Elle serre les dents. "J'imagine que tu dois avoir ta propre définition de l'inquiétude. A part toi, personne n'aurait été étonné que je postule ici." Sa réponse est directe, emprunte d'une amertume qu'à quoi bon la cacher, elle en avait besoin pour survivre à cette conversation. Elle s'était servie d'eux. Ils avaient méprisé la façon éhontée avec laquelle elle avait berné leur confiance, abusé de leur richesse (qu'ils appelaient gentillesse) et pillé leurs plus beaux trésors. Ils avaient réussi à faire d'elle une paria, une bonne à rien et une menteuse. Pour la deuxième fois dans sa vie elle s'était détestée au point de ne plus pouvoir se supporter.

Le bureau avait une vue splendide sur la ville et à laquelle il était difficile de ne pas comprendre pourquoi le président y avait fait installer ses quartiers. Mais surtout, les bras croisés contre sa poitrine, s'était une façon pour Soyi de se détacher des regards froids, de la pitié et du jugement qu'elle sentait émaner de Ji Hwan. Droit sur elle. "Alors c'est comme ça que tu rétablis l'ordre des choses." En faisant de moi ta secrétaire. Elle se moque, ses épaules se soulevant brièvement dans ce qui pourrait être le début d'un rire mais qui n'en est pas vraiment un. "Je pourrais refuser ce poste si je n'avais pas signé le contrat qui va avec. Tu l'as peut-être oublié mais j'honore toujours ma part du marché." Quoi qu'on ait essayé de la faire douter de sa loyauté, ce serait pourtant la seule chose qu'il y aurait de vrai chez elle.

A présent, elle sait que cette embauche n'a rien d'une coïncidence et qu'elle vient peut-être de consentir à ce qui pourrait être la plus grosse erreur de sa vie. "Gardons les choses professionnelles. Je ne sais pas ce dont tu as l'habitude avec tes employés mais je n'imagine pas l'un d'eux te répondre de façon aussi informelle que ce que je suis entrain de faire. Disons qu'aujourd'hui était un entraînement." Elle devrait réapprendre à s'adresser à lui de la manière la plus polie et conventionnelle qui soit ; mais compte tenu des événements dans le fond, de la façon dont il la traite maintenant et du peu d'intérêt qu'il lui porte à présent, elle n'est pas certaine que ce changement les affecte réellement tous les deux.

Après tout, ils sont deux personnes complètement différentes aujourd'hui.

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Sam 10 Nov - 10:52




A heart that does not accept anyone is cursed. If it does not change, then it won't be freed either.



Ji Hwan n’avait pas décroché son regard de la jeune femme, alors qu’elle semblait s’attarder sur la vue extérieur et d’autres détails du bureau. Il ne répondit rien à la réplique de la jeune femme parce qu’il jugeait inutile d’y rajouter quoi que ce soit. Ça n’était rien de plus qu’une pique lancée pour soulager sa rancœur, ça n’avait ni point précis, ni objectif. Il n’y avait rien à répondre. Il comprenait que la pensée de cette époque l’agace et la refasse tomber dans des sentiments négatifs, pourtant il pensait tout-de-même qu’elle n’était pas celle qui était en meilleure position pour s’énerver à la pensée de ce qui s’était passé quelques années auparavant. Ji Hwan avait observé ce qui se passait de loin mais n’y avait jamais pris part. Il ne s’était pas non plus mêlé de ça pour faire cesser le harcèlement qu’elle avait vécu, pour autant il ne pensait pas mériter toute l’amertume qu’elle exprimait. Au final, elle avait voulu jouer et elle avait perdu, alors elle avait eu sa sentence – c’était comme ça que pensait le Ji Hwan de l’époque. Il n’avait eu aucune raison de la défendre alors qu’elle l’avait délibérément dupé. Maintenant, Ji Hwan avait changé et il ne laisserait plus faire un tel harcèlement. C’était pour ça qu’il avait décidé de l’embaucher comme sa secrétaire. Personne ne pouvait toucher sa secrétaire sans qu’il ne le sache. Mais puisque So Yi ignorait tout ce qui se passait dans la tête du directeur, il pouvait comprendre sa rancœur. Il la trouvait normale et prévisible. Il ne s’était pas attendu à la voir sauter de joie à l’idée d’être sa secrétaire et il n’aurait sans doute pas apprécié un tel spectacle.

À la nouvelle moquerie de So Yi, il se demande quelques secondes s’il était nécessaire de répondre cette fois-ci. « Si je souhaitais vraiment rétablir l’ordre des choses, ce n’est pas secrétaire que tu serais. Je pense que tu connais assez le principe d’une entreprise pour savoir que secrétaire du futur héritier est un poste haut. » Ji Hwan se faisait bien plus froid et sadique qu’il ne l’était en réalité. Il disait ça comme si elle ne méritait pas un tel poste, il sous-entendait presque qu’elle lui était redevable d’être sa secrétaire quand ses compétences et son CV ne le valaient pas. Pourtant il n’en pensait rien. Il se rappelait justement très bien que So Yi respectait sa part du marché, et c’était peut-être la seule chose qu’elle avait respecté quelques années avant. C’était ce qui avait attiré le regard de Ji Hwan aussi. Son travail assidu et bien fait. Alors oui, elle le méritait son poste. Il ne l’avait pas placée là que pour la protéger, ou pour rétablir l’ordre des choses comme elle le pensait naturellement.

Il eut un rictus à la réponse de la jeune femme. Elle disait ça comme si c’était lui qui lui avait demandé de s’adresser à lui ainsi. Il l’avait laissé faire parce qu’ils n’étaient que tous les deux mais ne l’aurait, de toute évidence, jamais accepté si des employés les avaient observés. Pour deux raisons ; sa fierté et les soucis que cela pouvaient engendrer pour So Yi. Si la rumeur se répandait qu’elle s’adressait ainsi au directeur des finances, alors qu’elle était non seulement nouvelle dans l’entreprise mais en plus juste secrétaire, elle subirait sans doute quelques remarques désagréables. « Cela va de soi qu’un employé ne puisse pas me parler de cette façon. » Au fond, il ne doutait pas que les quelques piques et impolitesses dont il était habitués venant d’elle lui manqueraient un peu. C’était principalement de ça qu’avaient toujours été constitué leurs conversations. Or, il savait aussi qu’aussi professionnelle soit So Yi, elle ne réussirait sans doute pas à retenir ses remarques désobligeantes aussi bien qu’elle le voudrait. « Et en même temps, dans un cas pareil où on est seul de cette façon, ce serait si hypocrite que tu t’adresses à moi comme un simple employé le ferait. On sait aussi bien toi que moi que ça ne serait pas naturel. » Il venait de se trahir en disant cette phrase trop rapidement. Il se faisait passer pour le diable de patron cherchant la vengeance en la plaçant comme sa secrétaire pour qu’elle soit contrainte de lui parler avec respect et obligée d’obéir à tous ses ordres, pourtant il venait de suggérer qu’il ne pouvait pas supporter l’idée d’échanges hypocrites entre eux. Un peu comme s’il avait peur de se faire berner une seconde fois par les mensonges de So Yi.

Tout en se détestant pour ne pas avoir retenu cette phrase, Ji Hwan ne put s’empêcher de remarquer qu’il finissait toujours par trahir un minimum ses pensées les plus enfouies quand il parlait avec So Yi.

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She smiled and I knew... I was in trouble.
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